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Les mines de charbon de la Vieille Montagne

Publié le par REVEL Stephane

à l'instar d'autres entreprises dans le Bassin, comme la verrerie de Penchot, le coût du charbon représentait un budget important pour la Vieille Montagne qui montait en puissance à la fin du XIXe siècle. Produire du zinc demandait une importante quantité de houille, notamment pour le grillage du minerai de zinc. La direction décida de devenir autonome, achetant ses propres terrains miniers.

Plusieurs compagnies s'étaient déjà partagé le «gâteau», mais quelques zones pouvaient encore s'avérer productrices dans le Bassin. L'usine viviézoise jeta son dévolu sur quatre concessions : La Planquette, Rulhe, Auzits, Le Cayla. Des sondages furent relancés, des chevalements de mine se hérissèrent, les exploitations s'accélèrent.

La mine la plus connue est celle de La Planquette, située entre Le Crouzet et Aubin, elle possédait un criblage.

La Vieille Montagne y produisit du charbon jusqu'en 1910. Le puits de mine le plus éphémère fut certainement celui de Campargue, entre Aubin et Rulhe, qui ne fonctionna qu'en 1919 et 1920 (la maquette du chevalement en bois, réalisée par Daniel Bénévent, est visible à l'ASPIBD). Le puits de la Soulière se localisait près d'Aubin et avait une profondeur de 114,10 mètres. Ce dernier disposait d'un avantage car il bénéficiait d'un aiguillage pour accéder à la voie ferrée. Ainsi, la production était rapidement acheminée à Viviez.

La mine d'Auzits fut l'une des plus généreuses. Le puits dit «de la Vieille Montagne» se dressait près du Riou-Viou dès le début du XXe siècle.

Suite à une campagne de recherches prometteuses, l'endroit fut modernisé et cracha de l'or brun entre 1916 et 1921. La Vieille Montagne n'avait pas lésiné sur les moyens car on trouvait à proximité du chevalement un imposant bâtiment de triage, des ateliers, un lavoir, la lampisterie, les bureaux et même des maisons ouvrières.

En empruntant la route entre Rulhe et Auzits, vous pouvez voir les vestiges de ce monde évanoui. Puis, la «Vieille» se modernisa. à partir de 1922, elle s'engagea vers une production par électrolyse et la demande en charbon diminua.

Pour en savoir plus : Michel Herranz et Gérard Pertus, «Puits de mines n° 2», édité par l'ASPIBD.

La Depeche e 22/01/2017

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Les premières mines de schiste du monde étaient dans l’Autunois

Publié le par REVEL Stephane

Retour sur l’extraction des schistes bitumineux, qui a débuté dans l’Autunois au début du XIXe siècle.
L’extraction des schistes bitumineux dans le monde a pris naissance dans l’Autunois en 1813. Les mines du bassin d’Autun ont été les premières à être exploitées. En Écosse, où cette exploitation s’est le plus développée, la première usine n’a été élevée qu’en 1848. En Amérique, le pétrole ne fut découvert qu’en 1858.

La victoire du pétrole

C’est cette dernière découverte et la concurrence d’huiles minérales exotiques quelques années après qui arrêtèrent le développement de l’industrie des schistes, malgré l’institution des droits de douane.

Vers 1865, une douzaine d’usines étaient en activité dans le bassin d’Autun. Le nombre d’usines se réduisit peu à peu. Après l’abaissement des droits de douane sur les huiles minérales en 1894 et la fin du régime des primes qui le suivit, il ne subsista dans l’Autunois que la Société lyonnaise des schistes bitumineux fondée en 1881. La société avait trois sièges d’exploitation composés chacun d’une mine et d’une usine de première distillation. Une raffinerie établie à Saint-Léger raffinait les produits bruts des trois usines.

Lors de la Première Guerre mondiale, la Société lyonnaise, atteinte par la mobilisation et les réquisitions, dut arrêter deux de ses sièges pour faire marcher le troisième, situé aux Télots, complété en 1914 par une nouvelle raffinerie construite près de la halte de L’Orme-Saint-Pantaléon de la ligne PLM (Paris-Lyon-Méditerranée). La construction de la raffinerie fut toutefois abandonnée à la mobilisation.

Le siège des Télots comprenait à l’époque une mine où étaient extraites 60 000 tonnes de schiste par an, une usine de première distillation et une fabrique d’engrais azoté, produits français qui pouvaient remplacer les produits étrangers importés à grands frais.

Claude Chermain (CLP)
Le Journal de Saone et Loire Le 21/01/2017

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Saint-Clair-de-Halouze. Ils racontent la mine

Publié le par REVEL Stephane

Gérard Ducreux et Roger Queruel, anciens mineurs, se souviennent du travail dans l’exploitation de minerai de fer à Saint-Clair-de-Halouze. Un passé industriel qui a écrit leur pays.

Sur le parking devant la poste de Saint-Clair-de-Halouze, Gérard Ducreux est là. Boucle à l’oreille, il décharge de sa voiture ce qu’il lui reste de souvenir de la mine. La mine, Gérard y a passé dix-huit ans. Né en 1937, il suit les traces de son père et entre à la mine en 1960. « Quand on me demandait, gamin, ce que je voulais faire plus tard, la réponse fusait : comme papa, je travaillerai à la mine. »

« La mine à papa »

C’est d’ailleurs le titre de l’un des chants que Gérard a écrit et que les mineurs chantaient. Chants qui viennent ponctuer son discours, comme Le chant de la mine, sur l’air du Temps des cerises. Ses chants font replonger dans la vie de l’époque, « la sirène était un peu le cœur de la mine d’aussi loin qu’on puisse l’entendre, elle rythmait la vie de nos cités et de nos campagnes ».

Ouest France Publié le 03/01/2017

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Une mine d'antimoine fut exploitée à Ergué-Gabéric

Publié le par REVEL Stephane

Ergué-Gabéric eut ses propres mineurs de fond ! En 1911, un filon d'antimoine y fut découvert et une mine fut creusée deux ans plus tard. Histoire de cette exploitation aussi succincte qu'insolite.

Qui se souvient des mineurs de Kerdévot ? Ils furent jusqu'à 54 à descendre chaque matin dans les sous-sols d'Ergué-Gabéric pour extraire l'antimoine, un métal gris argenté aux usages multiples. Le filon avait été découvert en 1911, lorsqu'à la suite d'une journée de défrichage, les hommes de Niverrot - près de Kerdévot - brisèrent un bloc de pierre et y découvrirent « des fragments bleuâtres constellés d'éclats métalliques ».

Cette découverte, qui « tient quelque peu du conte populaire », est racontée par Jean-René Blaise. En 1974, jeune stagiaire géologue, il participe aux travaux de prospection minière relancés par le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM). La mine de Kerdévot est alors fermée depuis 46 ans. En 2007, retraité et installé à Ergué, il décide de revenir sur l'histoire de l'exploitation minière de l'antimoine à Kerdévot. Il amasse des archives et écrit un article très documenté pour Arkae, l'association pour la promotion du patrimoine d'Ergué-Gabéric.

Fabriquer des munitions

1911, donc. Un morceau du roc trouvé à Niverrot arrive dans les mains de l'abbé Favé, aumônier à Quimper, qui l'étudie et constate la présence d'antimoine. La découverte arrive aux oreilles de la Société nouvelle des mines de la Lucette, qui exploite des filons d'or et d'antimoine en Mayenne. 1913, elle demande une concession de 120 hectares à Kerdévot. Trois puits furent percés entre 1913 et 1915. « C'était la guerre, contextualise Jean-René Blaise. L'antimoine était alors utilisé pour durcir l'acier. Il servait à fabriquer des munitions. »

« Deux ou trois kilomètres sous la terre »

En 1915, 54 personnes travaillent pour la mine. Beaucoup sont ouvriers agricoles, ce qui cause quelques déconvenues : beaucoup d'hommes sont partis à la guerre, voilà que la mine les fait déserter les champs. Les cultivateurs et fermiers demandent même de l'aide au conseil municipal pour empêcher « domestiques de ferme et ouvriers agricoles d'abandonner les travaux des champs ».

Cette période est relatée dans un témoignage en breton, retrouvé dans les archives par Jean-René Blaise. Yann Even, ancien mineur, raconte : « Comment se passait la journée ? Nous travaillions pendant sept huit heures, mais nuit et jour [...]. Ainsi, je pouvais m'occuper de ma ferme pendant la journée. Nous extrayions de la terre et à l'intérieur se trouvait l'antimoine. Cette terre-là était remontée à la surface par la grue. » Le minerai était ensuite acheminé à l'usine de traitement des mines de la Lucette. L'exploitation s'arrêta en 1916 puis repris plus bas en 1927. Le filon fut vite épuisé et la mine ferma en 1928.

Dans les années 1970, les travaux de prospection du BRGM prirent huit ans. Mais elles n'aboutirent à aucune exploitation. Aujourd'hui, l'antimoine provient à 90 % des mines chinoises et est utilisé dans l'industrie. À Kerdévot, il ne reste de la mine qu'une vieille grille rouillée et les galeries abritent aujourd'hui une riche population... de chauves-souris !

Ouest France Publié le 26/11/2016

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Il y a 35 ans, la dernière mine du pays fermait

Publié le par REVEL Stephane

DIFFERDANGE - Dimanche, cela fera 35 ans que le Luxembourg a tourné la page de l’industrie minière. L'historien Denis Klein évoque cette époque glorieuse avec «L'essentiel».
Le 27 novembre 1981 est un jour noir de l'histoire de l'industrie luxembourgeoise. Ce jour-là, comme tous les jours, 13 mineurs descendent dans la mine de fer du Thillenberg à Differdange. Ils seront les derniers. La fin de leur service marquera la fin de la grande époque de l'industrie minière du Luxembourg, cette époque qui a transformé le pays - encore agricole - en un riche centre industrielle, et cela en seulement un siècle. «Après la fermeture du Thillenberg, plus aucun minerai de fer n'a été extrait du sol luxembourgeois», explique l'historien Denis Klein, du Musée national des mines de fer à Rumelange.

La mine du Thillenberg, ouverte en 1900, était la dernière de son genre. À son apogée, elle employait 650 mineurs. Ils n'étaient plus que 47 à sa fermeture en 1981. Les conditions de travail et de sécurité étaient très difficiles. D’ailleurs 1 500 mineurs trouveront la mort dans les mines. Et ceux qui survivaient jusqu'à la retraite souffraient souvent de lourds problèmes de santé, telle que la pneumoconiose, une infection des poumons causée par les poussières respirées.

«Un jour triste»

La fin de l'industrie minière s’annonçait dès les années 60 au Luxembourg. Les minéraux de fer venus du Brésil ou de Suède, moins chers et plus riches, étaient une concurrence trop grande pour le bassin minier luxembourgeois. «Seulement six grandes mines de fer ont réussi à passer le cap des années 70. La crise de l'acier a fini par les achever», raconte Denis Klein.

En 1978, il ne restait déjà plus que trois mines. Puis très vite, il ne restait plus que le Thillenberg. «Le personnel savait que cela allait se terminer un jour. Mais pour les hommes et femmes de l'industrie minière, le 27 novembre 1981 était quand même un jour triste».

Mais, l'histoire de l'industrie minière luxembourgeois n'est peut-être pas toute à fait terminée. Un nouveau chapitre est prévu dans les années à venir, mais pas sur notre planète...

L'essentiel le 26 novembre 2016

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La Grand-Combe : Nasser Kamel, fils de mineur, expert en lampes de mines

Publié le par REVEL Stephane

Le collectionneur tient un stand sur le marché de Bouzac.

Derrière ce visage familier du marché de Bouzac, se cache un véritable passionné de lampes de mines, "un expert" diront même ses collègues qui partagent cette passion. Nasser Kamel, un nom de famille qui sonne fort du côté de Trescol et autour de la mine d'hier. "Mon grand-père était mineur, mes oncles également et mon père a passé son temps de labeur au fond. C'est dire si je suis imprégné de ce monde-là, duquel j'ai été pourtant épargné."
"J'ai été imprégné par les récits de mon père et de mon grand-père" Nasser Kamel, collectionneur
Les lampes de mines à l’honneur à la Maison du mineur

Il s’agit d’une deuxième édition, après que l’an dernier à pareille époque, l’association des Amis du musée du mineur ait proposé une grande première sous le toit des lavabos de Ricard. Une exposition de lampes de mines ces samedi 26 et dimanche 27 novembre dans ce lieu illustre et à quelques jours de l’événement Charbon ardent, voici qui pourrait bien s’attirer quelques sympathies. C’est en tout cas ce que pense le président de l'association,  André Alberola, qui ne ménage pas ses efforts afin de promouvoir les deux musées de la vallée Ricard avec la Maison des métiers anciens et bien sûr le Pays grandcombien tout entier. Car André représentera dans le même temps en cette fin de semaine l’association des Amis au pôle culturel et scientifique de Rochebelle qui célébrera Sainte-Barbe, autour d’une fête où ils y occuperont une large place.
De nombreux visiteurs sont attendus pour admirer ce que le mineur avait de plus précieux au fond de la mine, ne serait-ce que pour sa sécurité et celle de ses collègues : à savoir sa lampe.  Et pour cela, le président pourra compter sur l’implication de ses proches Amis qui ont répondu une fois encore présent. Nasser Kamel, Guy Michaud, Alain Cavalier, Marc Magnien…, autant de noms très connus parmi les collectionneurs du bassin, qui étaleront de très nombreuses lampes, parmi lesquelles certaines d’une grande portée sentimentale, pour d’autres plus rares et donc très convoitées.
Une exposition qui se place ainsi en tête d’une longue liste de manifestations culturelles et festives sous ce même toit, dans le cadre des festivités autour de Charbon ardent et Sainte-Barbe.
À noter que l’on pourra venir admirer celle collection de lampes de mines, quelque 450, toutes différentes et ce jusqu’à dimanche après-midi.
 
Né dans ce quartier populaire où il a grandi, Nasser est entré dans la vie professionnelle en étant d'abord artisan façadier, puis a poursuivi comme formateur à l'Afpa de Carcassonne, avant de revenir dans le canton. Depuis six années désormais, Nasser tient un stand sur le marché derrière lequel il vend des fruits secs, des olives et adore ce métier qui lui permet de côtoyer beaucoup de monde. À 47 ans, il vit en famille aux côtés de son épouse et de leurs quatre enfants dans le quartier du Galissard. Et le voilà, depuis ces dernières années, parmi les Amis de la maison du mineur, où il se sent bien, directement au contact du monde la mine.
Le week-end des 26 et 27 novembre, il se retrouvera tout naturellement parmi ses collègues exposants sous le toit des anciens lavabos de Ricard à présenter des lampes de mines. Car, sa modestie dut-elle en souffrir, Nasser en connaît un rayon sur le sujet. Ce sont ses collègues qui feront cette révélation, sans bien sûr qu'il s'en offusque. Et Nasser remonte le temps : "J'ai toujours baigné dans ce milieu, celui de la mine et du charbon, imprégné même des récits du fond émanant de mon grand-père et de mon père. Tous les outils et autres objets dont mon père nous parlait étaient pour moi, déjà tout petit, presque fabuleux. Et, un jour, au cours d'une brocante à Saint-Christol, je me suis laissé tenter à acheter ma première lampe de mine. Je voulais avoir quelque chose de concret. C'était une très vieille lampe, une “rave”, à laquelle je me suis attaché. Aujourd'hui, je ne m'en séparerai pour rien au monde, alors que j'en possède quelque 300 de modèles différents". Nasser ne voudra pas aller plus loin dans ses révélations. Il préférera avouer que sa passion le pousse à effectuer encore beaucoup de recherches sur les lampes tout en possédant de très nombreux ouvrages et autres documents. "Sans parler que j'assiste lorsque je le peux, à de nombreuses expositions, même à l'étranger, en Allemagne surtout, permettant des échanges. Mais il y a des lampes qui n'ont pas de prix." 

Midi Libre le 

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Saint-Germain-le-Vasson : Le musée de la Mine passe le cap des 20 ans

Publié le par REVEL Stephane

Le musée de la Mine, qui reçoit environ 1 300 visiteurs par an et fonctionne grâce au bénévolat, envisage quelques améliorations, notamment l’accessibilité pour les personnes handicapées.

Deux questions à…

Benjamin Pérez, président de l’association Mémoire de fer, qui gère et anime le musée communal.

Combien avez-vous accueilli de visiteurs au musée cette année ?Le musée est ouvert aux groupes, sur réservation, d’avril à octobre-novembre, et aux individuels le dimanche après-midi, de juillet jusqu’aux Journées du patrimoine. 1 300 visiteurs, 600 individuels et 700 en groupe ont été reçus cette saison, soit une centaine de plus que les deux années précédentes. La clientèle reste essentiellement régionale.

Comment les nouveaux aménagements extérieurs réalisés en 2016 ont-ils été appréciés ?La scénographie extérieure, achevée aux trois quarts, a constitué une nouvelle attraction en permettant au public d’approcher l’entrée de l’ancienne galerie 100, et de redécouvrir certaines grosses pièces ferroviaires mises en situation.

Cette extension du parcours muséographique offre également de nouveaux espaces pour faire patienter le public avant la visite guidée. Beaucoup nous disent trouver cette nouvelle déambulation plus cohérente et agréable.

Ouest France Publié le 11/11/2016

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Jusqu'à la moitié du XXè siècle, la mine de Champleix, à Vendes, a été en exploitation

Publié le par REVEL Stephane

En 1924, Louis Lampre a racheté la moitié du château de Vendes, l'autre étant occupée par les ingénieurs de la mine.
Fin du XIXe siècle. Les sieurs Brun et Biraben sont propriétaires des mines de Champleix. Deux puits sont en exploitation, celui d'Audiffred et celui de la Gineste. Une cinquantaine d'ouvriers y travaillent et la production moyenne est de 20 tonnes de minerai par jour.

Si le problème de l'acheminement a été réglé par l'ouverture de la ligne ferroviaire Eygurande-Miecaze, une difficulté reste d'actualité : la traversée du Mars entre le carreau de la mine et la gare. Les propriétaires vont avoir une idée de génie, novatrice et quasiment unique pour leur époque.

Ils imaginent un porteur aérien, sorte de téléphérique qui franchit la rivière en une seule portée de 200 mètres, à une hauteur de 40 mètres au-dessus du Mars. Deux câbles, à distance horizontale de 2 mètres l'un de l'autre, servent de rails permettant la circulation des chariots sur lesquels sont fixés les bennes remplies de charbon. De chaque côté, deux constructions à la solide charpente abritent chargement et déchargement sans qu'aucun transbordement soit nécessaire.

En 1906, l'entreprise devient Compagnie des charbonnages du Champleix et c'est l'année suivante qu'elle achète à Paul Peyrac, chanoine à Ydes, la moitié du château de Vendes pour y loger les ingénieurs. Les ouvriers, quant à eux, sont hébergés dans une cité de quinze pavillons, construite à proximité du site de production. Cinquante et un logements peuvent héberger jusqu'à deux cents personnes.

La suite de l'histoire de la mine connaît des hauts et des bas et, de 1919 à 1926, l'activité est sporadique. La création de la SA des Houillères de Vendes, cette année-là, ne changera pas la donne et l'exploitation est stoppée en 1931, le charbon ne s'écoulant plus. Après quelques autres soubresauts de fonctionnement, l'activité de la mine s'arrête définitivement en mai 1953.

En 1924, Louis Lampre, entrepreneur de travaux publics et négociant en bois, a racheté la moitié du château de Vendes, ainsi que plusieurs terrains de l'exploitation houillère. L'un de ses fils, Georges, entre aux mines de Champagnac et sera "gueule noire" toute sa vie. L'autre, René, prend la suite de ses parents au château et y passe son existence, rachetant la seconde moitié en 1953 à la Société des mines de Champleix. Un arrangement familial ramène finalement la propriété à Georges Lampre, qui la laisse en legs à sa fille, Yvette.

Sources. Archives d'Yvette Lampre. Champleix, mémoire d'un site d'André Avrard.

Yveline David La Montagne Publié le 06/11/2016

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Piennes : l'histoire des objets de la mine

Publié le par REVEL Stephane

La lampe à carbure. « J’ai commencé à travailler au centre d’apprentissage de la mine dans les années 1950, se rappelle Stéphane Rog. À l’époque, on n’avait pas encore de lampes électriques, alors chacun avait "sa" lampe à carbure. On remplissait le réservoir le matin – le carbure ressemblait à des petits grains – et parfois, on refaisait le plein à la pause déjeuner. Chaque mineur devait toujours avoir dans sa poche un couteau et un briquet. Eh ben oui : si la lampe s’éteignait quand on était au fond, fallait bien se débrouiller ! »

Les forets. « Il faut soupeser pour s’imaginer un peu… , propose l’ancien mineur. Certains font entre 20 et 25 kg. On les fixait au "jumbo de forage". Quand j’ai commencé, on faisait tout à la main. Avec la mécanisation, il y a eu de moins en moins de monde au fond. À la fin, on était peut-être trois. Moi je suis resté jusqu’au bout, en 1985. »

Le casque de mineur. « En liège, relativement léger et assez résistant, décrit Stéphane Rog. Bon, évidemment, ça dépendait de ce qui nous tombait dessus ! Le reste de la tenue était complété par un tee-shirt rayé, un peu comme à Cayenne (au bagne, NDLR), et un bleu de travail. La plupart des mines avaient une "salle des pendus", où l’on suspendait ses affaires "de civil" quand on travaillait, et les bleus de travail en repartant. Mais à Bouligny, on avait des armoires. » Un ancien camarade le coupe, assurant qu’il y a bien eu une salle des pendus, mais au tout début de la mine (en 1907). « Oui, bah moi, je n’ai pas connu , tranche Stéphane Rog. Parfois, les habits n’avaient pas le temps de sécher pendant la nuit. Ils étaient encore un peu humides le matin. On n’a connu que ça au fond : toujours de la poussière, du bruit, de l’eau.»

La statue de sainte Barbe. En tant que patronne des mineurs, sainte Barbe a sa place à l’exposition de Piennes. À l’époque, elle faisait même l’objet d’une grande fête "au fond", le 4 décembre. « On s’arrêtait de travailler un peu plus tôt que d’habitude. Chacun ramenait un gâteau. À mes débuts, on était bien quarante, cinquante à se réunir. » L’occasion de partager du bon temps dans cette mine qui connut aussi des moments terribles. « On l’appelait "la mine rouge" , fait remarquer Stéphane Rog. Il y a eu des blessés graves. Des morts. Le premier, dès l’ouverture en 1908. Le dernier, c’était en 1976. »

Le vase de trempage. « On y mettait de l’oxygène liquide pour conserver les cartouches qui servaient à faire exploser le minerai. Il faut savoir que cet oxygène est à -190°. C’est un peu comme ce qu’utilisent les dermatologues pour traiter les verrues. Ça brûle ! Et on saisissait les cartouches à mains nues – avec des gants, ce n’était pas du tout pratique : ils se rigidifiaient tout de suite et on n’arrivait pas à plier les doigts. Il fallait faire très vite. On a fonctionné ainsi jusqu’au milieu des années 1970. Après, on est passé au "tir systématique" avec des charges explosives. »

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Musée de la mine d'uranium de Bessines : une fréquentation alarmante

Publié le par REVEL Stephane


Ouvert en 2013 en grande pompe, le musée de la mine d'uranium de Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), le fameux Urêka, n'attire que peu de visiteurs. La fréquentation est bien en-dessous des chiffres annoncés lors du lancement du site. 
Par Lucas Hobé
Publié le 24/10/2016 à 11:30 Mis à jour le 28/10/2016 à 08:35


A son ouverture, le musée interactif de la mine Urêka était présenté comme l'outil touristique qui manquait dans le paysage de Haute-Vienne.

L'objectif annoncé était d'attirer chaque année 25 000 visiteurs. La réalité est tout autre puisque que début octobre 2016, on dénombrait seulement 637 entrées vendues. Au total, seulement 1 000 devraient être vendues d'ici la fin de l'année. 

Plus de caisses, plus de boutique
Le contrat avec la société qui gérait le site et fournissait le personnel a été stoppé début 2016. Aujourd'hui, une seule personne gère les visites, à temps partiel. 

Seuls les groupes de 10 personnes minimum sont désormais acceptés. Autre signe alarmant : le musée Urêka n'a plus de caisses ni de boutique. 
e musée privé a coûté 10 millions d'euros, essentiellement financé par AREVA même si les collectivités locales ont donné 1,6 million notamment pour un passage souterrain sous la départementale. 

Plusieurs départs
Pour les adversaires du musée, Urêka n'a toujours été qu'un outil de communication à la gloire d'AREVA. 

"On aimerait bien qu'il y ait un inventaire global entre les annonces faites par AREVA sur le fait qu'il y aurait également un centre de formation des futurs ingénieurs, sur le fait que ce musée a développé la restauration locale, le tourisme et autres. La réalité, c'est que ce n'est pas le cas" indique Antoine Gatet, de l'association "Sources et Rivières du Limousin".

Urêka n'est clairement pas aujourd'hui l'une des priorités d'AREVA qui est en pleine crise. Selon nos informations et contrairement aux annonces faites initialement, 29 des 140 personnes du site devraient partir du site de Bessines-sur-Gartempe.

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