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Sur les pas des mineurs de Decazeville

Publié le par REVEL Stephane

Plus de 50 ans après la grande grève de 1 962 annonçant la fermeture des puits, Decazeville garde en elle l'esprit des «gueules noires». Et ces vestiges restaurés comme autant de marqueurs de mémoire.

Il trône à la lisière de la cité née de la mine. Tel un colosse aux pieds d'argile. À lui seul, le chevalement a permis l'extraction de millions de tonnes de charbon.

Muet depuis le milieu des années «60», aujourd'hui seul, il témoigne de ce passé qui vit la ville et ses ramifications proches pousser comme autant de champignons. «Decazeville» ! «La Sala», aussi. Fondée au XIXe siècle par le Duc Decazes qui créa en 1826, avec l'aide du polytechnicien François Cabrol, les «Houillères et Fonderies de l'Aveyron».

De village, Decazeville se métamorphosa en cité minière et sidérurgique qui, à son apogée, au XXe siècle compta jusqu'à 9 000 travailleurs. Avant de subir, comme ailleurs, le déclin de l'industrie minière avec la fermeture, d'abord des puits, annoncée par l'État centre. Conséquence immédiate, la grande grève des mineurs de Decazeville qui vit plus de 1 500 mineurs rester 66 jours au fond de la mine.

C'était entre le 23 décembre 1961 et le 26 février 1962. Suite à quoi, il ne resta que «la Découverte», plus importante mine à ciel ouvert du pays, jusqu'à sa fermeture en juin 2001.

Pour mieux connaître cette histoire, l'office de tourisme propose des visites guidées sur le patrimoine minier et industriel de la ville comprenant trois étapes : l'ASPIBD, le Musée de Géologie et le site de La Découverte avec le chevalement de mine. Renseignements et réservations : Tél. 05 65 43 18 36.

Et pour toute autre information touristique Office de tourisme

(visites, randonnées, informations, découvertes…) square Ségalat, tel : 05 65 43 18 36.

La Dépêche du Midi

Publié le 08/06/2015

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