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La Sentinelle: sur les traces de la mine, qui a marqué la commune

Publié le par REVEL Stephane

L’association « Il était une fois La Sentinelle », avec son président Gilles Alexandre, partage ses recherches en dévoilant une petite tranche d’histoire sur le passé de la commune, à l’époque de la mine.

En 1830, des fosses viennent d’être creusées à La Sentinelle, dès que la compagnie a pu se rendre maîtresse du torrent d’Anzin, de 1820 à 1826. « On savait qu’il existait un lac souterrain, le torrent, à demi ensablé, qui empêchait toute recherche de houille entre Saint-Waast et Denain », précise Gilles Alexandre. Dès 1819, la compagnie d’Anzin creuse pendant quatre ans une longue galerie pour le drainage de ces eaux.

En 1826, on peut extraire le charbon des nouvelles fosses. C’est à cette époque qu’Anzin entreprend l’exploitation houillère dans le Denaisis. « Certes, nous n’avons à La Sentinelle qu’un reflet amoindri du pays noir qui se développe autour de Denain », indique le président. Mais quand on considère les rythmes de l’implantation minière à La Sentinelle, le phénomène n’est pas négligeable. Cinq fosses sont mises en route sur ce territoire, de 1825 à 1833. Gilles Alexandre : « La fosse Vedette démarre en 1828 et fournit 2 500 tonnes annuelles en 1830. Elle arrive à son maximum de 9 000 tonnes de 1834 à 1836. La fosse Ernest entre en exploitation en 1825, reprend de l’activité en 1839 pour plafonner aux alentours de 52 000 tonnes en 1860. La fosse Pauline débute en 1828 à 200 tonnes. La fosse Demezière, mise en route en 1825, atteint 13 000 à 15 000 tonnes entre 1834 et 1836. La fosse La Sentinelle est située quant à elle au-dessous du lieu-dit : le nouveau monde ouvre en 1825 et fournit 10 à 14 000 tonnes de houille entre 1826 à 1827. » Figurent aussi, sur le cadastre de Trith et sur la carte des concessions des mines d’Anzin, la fosse de Bone Air et la fosse de la Réussite, entrée en production en 1828.

« Le choix de la profession de mineur est l’attrait d’un salaire beaucoup plus régulier que dans l’agriculture et le textile de l’époque. De plus, dans les houillères, les crises sont moins amples. Signe tangible de l’importance de la mine », indique notre historien. En 1860 fonctionne à La Sentinelle l’école des Dames de la Sainte Union pour les enfants employés aux fosses. Animé par quatre religieuses, l’établissement compte alors 200 élèves.

Publié le 31/10/2015

B. F. (CLP)

La Voix Du Nord

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