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La ville a rendu hommage aux victimes de la mine

Publié le par REVEL Stephane

La ville de Carmaux a rendu un vibrant hommage aux 12 mineurs victimes d'un «coup de poussier», au puits de la Tronquié, le 24 novembre 1965 (notre édition du 25 novembre).

Elus de Carmaux, du département et de la région, le député, les représentants d'associations, dont l'ASPICC (association de sauvegarde du patrimoine industriel de Carmaux-Cagnac), LGNI (Les Gueules Noires d'Inde), le syndicat des mineurs du Carmausin, les familles des mineurs et de nombreux habitants, étaient présents devant la stèle du mineur pour se souvenir et rendre hommage.

«50 ans après, Carmaux se souvient, et rend hommage aux 12 victimes de cette catastrophe, sans oublier les autres victimes, qui doivent être elles aussi reconnues dans cette journée de commémoration et de souvenir», soulignait Alain Espié, maire de Carmaux, après avoir rappelé l'Histoire.

Le jour de cette tragédie, Patrick Garcia, ex-mineur et président de l'ASPICC, avait 8 ans : «J'étais à l'école, on nous a libérés à 10h. Mon père travaillait à la Tronquié. C'est un bel hommage rendu à tous les mineurs victimes de la mine, car il y a eu d'autres victimes, avant, et après, 2 en Inde, et 4 en 1983, à ste-Marie et à la Tronquié. Mais à l'époque, on ne parlait jamais de l'accident, car on savait qu'on allait y retourner. Les mineurs sont pudiques et modestes».

Après lecture des noms des 12 victimes, Alain Espié rappelait l'allocution du maire Jean-Vareilles et des secrétaires des syndicats des mineurs, dont Jean Coutouly, délégué mineur du puits de la Tronquié, lors des obsèques le 27 novembre 1965.

Et concluait avec la lecture du témoignage d'Eric Serieys, qui avait 3 ans en 1965. Son père, Robert Serieys, 28 ans, aide-piqueur, était le plus jeune de l'équipe de nuit (extrait) : «Dans le souvenir, restera le sacrifice de douze copains, morts par la trahison d'un sous-sol que l'on croyait pourtant paisible.

Pour cette profession, trop souvent endeuillée, mais qui par son travail au milieu des ténèbres croyait à la lumière, à la justice, à la fraternité, mais aussi pour toutes les victimes du travail, le souvenir doit demeurer. Car rien ne vaut que le respect de la dignité de l'homme».

La Depeche publié le 06/12/2015

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