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Fontgrande, une cité jardin à l'ombre de la mine

Publié le par REVEL Stephane

Au début du 20ème siècle, pour fixer les familles de mineurs, le patron des mines du Carmausin, le marquis de Solages, fait construire une cité composée de maisons individuelles entourées de jardins. Une réponse patriarcale à la pénurie de main d'oeuvre.

Pénurie de main d'oeuvre
Au début du 20ème siècle après la guerre de 14-18, la France est en pleine reconstruction, l'industrie en plein développement. Il faut de l'énergie, il faut du charbon. La demande auprès des mines françaises, notamment auprès de celles du Carmausin, est de plus en plus importante mais la main d'oeuvre est difficile à trouver. Les étrangers sont rentrés chez eux et les français, paysans pour la plupart, abandonnent la mine régulièrement pour assumer les travaux agricoles saisonniers.

Le hameau de Fontgrande
Le marquis de Solages, patron des mines, trouve une solution : pour attirer les familles de mineurs et les fixer sur le territoire minier, il fait construire dans la commune de Saint-Benoît-de-Carmaux une cité avec tout ce qu'il faut : école, commerces, logements individuels, électricité, gaz, chauffage au charbon.
Recrutés par des agents des mines, les familles arrivent de partout, des Asturies, de Westphalie, de la plaine du Pô ou des faubourgs de Cracovie.
Les conditions d'admission sont strictes, famille nombreuses, compétence professionnelle et bon état d'esprit. Pas question que ces mineurs aillent fricoter avec les carmausins soupçonnés de socialisme, communisme et autre anarchisme.
Le hameau de Fontgrandes va vivre ainsi dans une relative autarcie jusqu'après la seconde guerre mondiale.

La perte de l'héritage
En 1946, la nationalisation des Mines Françaises met fin à la dynastie des Solages. C'est la fin de la gestion patriarcale du hameau mais le mode de vie des mineurs subsiste encore durant plusieurs décennies.
Aujourd'hui, les maisons ont été vendues à une société immobilière qui les réhabilite et les loue.
Les nouveaux habitants ne connaissent pas vraiment le passé minier du lieu. Une partie de cet héritage et de ce patrimoine commence à disparaitre..

France 3 Midi Pyrenées

  • Par Michel Pech
  • Publié le 25/03/2016 |

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