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La Grand-Combe : Nasser Kamel, fils de mineur, expert en lampes de mines

Publié le par REVEL Stephane

Le collectionneur tient un stand sur le marché de Bouzac.

Derrière ce visage familier du marché de Bouzac, se cache un véritable passionné de lampes de mines, "un expert" diront même ses collègues qui partagent cette passion. Nasser Kamel, un nom de famille qui sonne fort du côté de Trescol et autour de la mine d'hier. "Mon grand-père était mineur, mes oncles également et mon père a passé son temps de labeur au fond. C'est dire si je suis imprégné de ce monde-là, duquel j'ai été pourtant épargné."
"J'ai été imprégné par les récits de mon père et de mon grand-père" Nasser Kamel, collectionneur
Les lampes de mines à l’honneur à la Maison du mineur

Il s’agit d’une deuxième édition, après que l’an dernier à pareille époque, l’association des Amis du musée du mineur ait proposé une grande première sous le toit des lavabos de Ricard. Une exposition de lampes de mines ces samedi 26 et dimanche 27 novembre dans ce lieu illustre et à quelques jours de l’événement Charbon ardent, voici qui pourrait bien s’attirer quelques sympathies. C’est en tout cas ce que pense le président de l'association,  André Alberola, qui ne ménage pas ses efforts afin de promouvoir les deux musées de la vallée Ricard avec la Maison des métiers anciens et bien sûr le Pays grandcombien tout entier. Car André représentera dans le même temps en cette fin de semaine l’association des Amis au pôle culturel et scientifique de Rochebelle qui célébrera Sainte-Barbe, autour d’une fête où ils y occuperont une large place.
De nombreux visiteurs sont attendus pour admirer ce que le mineur avait de plus précieux au fond de la mine, ne serait-ce que pour sa sécurité et celle de ses collègues : à savoir sa lampe.  Et pour cela, le président pourra compter sur l’implication de ses proches Amis qui ont répondu une fois encore présent. Nasser Kamel, Guy Michaud, Alain Cavalier, Marc Magnien…, autant de noms très connus parmi les collectionneurs du bassin, qui étaleront de très nombreuses lampes, parmi lesquelles certaines d’une grande portée sentimentale, pour d’autres plus rares et donc très convoitées.
Une exposition qui se place ainsi en tête d’une longue liste de manifestations culturelles et festives sous ce même toit, dans le cadre des festivités autour de Charbon ardent et Sainte-Barbe.
À noter que l’on pourra venir admirer celle collection de lampes de mines, quelque 450, toutes différentes et ce jusqu’à dimanche après-midi.
 
Né dans ce quartier populaire où il a grandi, Nasser est entré dans la vie professionnelle en étant d'abord artisan façadier, puis a poursuivi comme formateur à l'Afpa de Carcassonne, avant de revenir dans le canton. Depuis six années désormais, Nasser tient un stand sur le marché derrière lequel il vend des fruits secs, des olives et adore ce métier qui lui permet de côtoyer beaucoup de monde. À 47 ans, il vit en famille aux côtés de son épouse et de leurs quatre enfants dans le quartier du Galissard. Et le voilà, depuis ces dernières années, parmi les Amis de la maison du mineur, où il se sent bien, directement au contact du monde la mine.
Le week-end des 26 et 27 novembre, il se retrouvera tout naturellement parmi ses collègues exposants sous le toit des anciens lavabos de Ricard à présenter des lampes de mines. Car, sa modestie dut-elle en souffrir, Nasser en connaît un rayon sur le sujet. Ce sont ses collègues qui feront cette révélation, sans bien sûr qu'il s'en offusque. Et Nasser remonte le temps : "J'ai toujours baigné dans ce milieu, celui de la mine et du charbon, imprégné même des récits du fond émanant de mon grand-père et de mon père. Tous les outils et autres objets dont mon père nous parlait étaient pour moi, déjà tout petit, presque fabuleux. Et, un jour, au cours d'une brocante à Saint-Christol, je me suis laissé tenter à acheter ma première lampe de mine. Je voulais avoir quelque chose de concret. C'était une très vieille lampe, une “rave”, à laquelle je me suis attaché. Aujourd'hui, je ne m'en séparerai pour rien au monde, alors que j'en possède quelque 300 de modèles différents". Nasser ne voudra pas aller plus loin dans ses révélations. Il préférera avouer que sa passion le pousse à effectuer encore beaucoup de recherches sur les lampes tout en possédant de très nombreux ouvrages et autres documents. "Sans parler que j'assiste lorsque je le peux, à de nombreuses expositions, même à l'étranger, en Allemagne surtout, permettant des échanges. Mais il y a des lampes qui n'ont pas de prix." 

Midi Libre le 

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