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Les mines de charbon de la Vieille Montagne

Publié le par REVEL Stephane

à l'instar d'autres entreprises dans le Bassin, comme la verrerie de Penchot, le coût du charbon représentait un budget important pour la Vieille Montagne qui montait en puissance à la fin du XIXe siècle. Produire du zinc demandait une importante quantité de houille, notamment pour le grillage du minerai de zinc. La direction décida de devenir autonome, achetant ses propres terrains miniers.

Plusieurs compagnies s'étaient déjà partagé le «gâteau», mais quelques zones pouvaient encore s'avérer productrices dans le Bassin. L'usine viviézoise jeta son dévolu sur quatre concessions : La Planquette, Rulhe, Auzits, Le Cayla. Des sondages furent relancés, des chevalements de mine se hérissèrent, les exploitations s'accélèrent.

La mine la plus connue est celle de La Planquette, située entre Le Crouzet et Aubin, elle possédait un criblage.

La Vieille Montagne y produisit du charbon jusqu'en 1910. Le puits de mine le plus éphémère fut certainement celui de Campargue, entre Aubin et Rulhe, qui ne fonctionna qu'en 1919 et 1920 (la maquette du chevalement en bois, réalisée par Daniel Bénévent, est visible à l'ASPIBD). Le puits de la Soulière se localisait près d'Aubin et avait une profondeur de 114,10 mètres. Ce dernier disposait d'un avantage car il bénéficiait d'un aiguillage pour accéder à la voie ferrée. Ainsi, la production était rapidement acheminée à Viviez.

La mine d'Auzits fut l'une des plus généreuses. Le puits dit «de la Vieille Montagne» se dressait près du Riou-Viou dès le début du XXe siècle.

Suite à une campagne de recherches prometteuses, l'endroit fut modernisé et cracha de l'or brun entre 1916 et 1921. La Vieille Montagne n'avait pas lésiné sur les moyens car on trouvait à proximité du chevalement un imposant bâtiment de triage, des ateliers, un lavoir, la lampisterie, les bureaux et même des maisons ouvrières.

En empruntant la route entre Rulhe et Auzits, vous pouvez voir les vestiges de ce monde évanoui. Puis, la «Vieille» se modernisa. à partir de 1922, elle s'engagea vers une production par électrolyse et la demande en charbon diminua.

Pour en savoir plus : Michel Herranz et Gérard Pertus, «Puits de mines n° 2», édité par l'ASPIBD.

La Depeche e 22/01/2017

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