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Les premières mines de schiste du monde étaient dans l’Autunois

Publié le par REVEL Stephane

Retour sur l’extraction des schistes bitumineux, qui a débuté dans l’Autunois au début du XIXe siècle.
L’extraction des schistes bitumineux dans le monde a pris naissance dans l’Autunois en 1813. Les mines du bassin d’Autun ont été les premières à être exploitées. En Écosse, où cette exploitation s’est le plus développée, la première usine n’a été élevée qu’en 1848. En Amérique, le pétrole ne fut découvert qu’en 1858.

La victoire du pétrole

C’est cette dernière découverte et la concurrence d’huiles minérales exotiques quelques années après qui arrêtèrent le développement de l’industrie des schistes, malgré l’institution des droits de douane.

Vers 1865, une douzaine d’usines étaient en activité dans le bassin d’Autun. Le nombre d’usines se réduisit peu à peu. Après l’abaissement des droits de douane sur les huiles minérales en 1894 et la fin du régime des primes qui le suivit, il ne subsista dans l’Autunois que la Société lyonnaise des schistes bitumineux fondée en 1881. La société avait trois sièges d’exploitation composés chacun d’une mine et d’une usine de première distillation. Une raffinerie établie à Saint-Léger raffinait les produits bruts des trois usines.

Lors de la Première Guerre mondiale, la Société lyonnaise, atteinte par la mobilisation et les réquisitions, dut arrêter deux de ses sièges pour faire marcher le troisième, situé aux Télots, complété en 1914 par une nouvelle raffinerie construite près de la halte de L’Orme-Saint-Pantaléon de la ligne PLM (Paris-Lyon-Méditerranée). La construction de la raffinerie fut toutefois abandonnée à la mobilisation.

Le siège des Télots comprenait à l’époque une mine où étaient extraites 60 000 tonnes de schiste par an, une usine de première distillation et une fabrique d’engrais azoté, produits français qui pouvaient remplacer les produits étrangers importés à grands frais.

Claude Chermain (CLP)
Le Journal de Saone et Loire Le 21/01/2017

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