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Annezin : entre « eul’ caf’tière sus ch’fu » et « chés couets », on a testé la Maison du mineur

Publié le par REVEL Stephane

À cette époque, près de quatre cents mineurs sont employés par la compagnie, dont une majorité au fond. Cette prospérité s’achève le 2 juin 1900 avec la dissolution des mines d’Annezin. Les corons et le château de Roquelaure sont vendus à la compagnie de Bruay. Il reste de nombreux témoignages de cette époque, recueillis grâce au talent et à la volonté des bénévoles de l’association des Amis du musée de poche. Son président Patrick Honoré, amoureux de l’histoire locale, est à l’origine du petit musée situé place de la mairie. Un endroit à découvrir ou à redécouvrir car il ne cesse de se transformer et de s’enrichir au gré des différentes expositions.

Charbonnière et boulets

Un autre lieu raconte la mine et les mineurs : une maison de coron aménagée et restaurée patiemment par la municipalité et les Amis du musée. Cet endroit magique nous transporte dès l’entrée dans les années 1900. À chaque détour de notre visite, on s’attend à rencontrer un membre de la famille. On sent presque l’odeur du café qui bout sur l’authentique cuisinière à charbon, près de laquelle trône la charbonnière remplie de « boulets ». Tout est là, la table, les chaises, la vaisselle, le landau et bien sûr « l’archelle », ce grand buffet à deux corps typique des Flandres revisité si souvent, qui abrite les « couets » (les fait-tout). N’oubliez pas de monter à l’étage, récemment aménagé, toujours avec des meubles d’époque, ça vaut le coup. Un guide anglais de naissance se fera même une joie d’accompagner les touristes d’outre-Manche dans cette plongée in situ.

JEAN-PIERRE RIVIÈRE (CLP)

La Maison du mineur, 11, rue Duguesclin à Annezin.

Contact : +33 (0)3 21 56 77 74.

La Maison du mineur est référencée dans le guide de l’office de tourisme de Béthune-Bruay. http://musee-annezin.apinc.org ou http://www.tourisme-bethune-bruay.fr

Publié le 14/08/2013 par La Voix du Nord

Les quelques corons qui subsistent à Annezin témoignent du passé minier de cette petite ville, une épopée qui commence en 1854 et se termine par l’inondation des deux fosses exploitées par la société houillère de Vendin.

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