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Les roues hydrauliques

Publié le par REVEL Stephane

Nous allons nous arrêter un petit moment sur les techniques des roues hydrauliques utilisées dans les moulins.

On distinguera d’abord deux grandes familles de roues, la roue verticale prédominante dans notre région et la roue horizontale.

Nous commencerons par la roue horizontale car elle est la première à apparaître dans l’histoire, la première forme est composée de 4 pales plates inclinées montés en mortaise dans l’arbre vertical, par la suite le nombre de pales augmentera.

Par contre en terme de rendement il était très faible tant que ce type de roue était installé au fil de l’eau.

Il faudra attendre la création du coursier (canal terminal d’amenée d’eau vers la roue) ce qui permet de canaliser, calibrer l’énergie de l’eau et diriger celle-ci sur la pale incliné pour que l’eau arrive de manière perpendiculaire afin de récupérer le maximum d’énergie.

Un progrès important en terme de rendement sera apporte par le remplacement des pales par des cuillers qui permettent u meilleur transfert d’énergie.

Une combinaison efficace sera d’enfermer la roue le coursier dans une cuve cylindrique ouverte en dessous, l’injection d’eau se faisant juste au dessus la roue, nous nous rapprochons des turbines Pelton actuelle qui utilise un principe voisin.

Mais passons maintenant aux roues verticales là nous en distinguerons trois types suivant la position du coursier par rapport à l’axe de la roue.

Le premier type est la roue pendante  ou en dessous car l’eau passe sous la roue et seul les aubes touchent le courant ce type de roue convient pour les zones de plaine ou on ne peut avoir de hauteur de chute par contre il faut avoir du débit.

Le deuxième type est la roue de poitrine ou de cote cette fois ci l’eau arrive à une hauteur se trouvant juste en dessous de l’axe de la roue.

Ce type de roue est un plus complexe que la précédente car la forme des aubes ne peuvent plus être de simple planche mais elles doivent avoir une forme adaptée pour que l’eau ne s’échappe pas trop vite et qu’elle n’aille pas vers le centre de la roue.

La aussi on peut de contenter d’une faible hauteur de chute.

Le troisième type de roue est la roue au dessus cette fois ci l’eau arrive dans des augets fermés effectivement la roue est obstrue latéralement par deux couronnes évitant ainsi les pertes d’eau.

Ce type de roue convient parfaitement à nos régions car elles nécessitent une certaine hauteur de chute.

C’est ce type de roue que nous pouvons voir au moulin de Vaulnaveys.

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Un temoignage sur le plan Richard

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd’hui je vais vous faire part d’un témoignage d’une personne à la retraite est que j’ai rencontré par hasard en revenant d’une ballade.

J’ai abordé cette personne pour savoir si elle avait des infos sur les anciennes mines de la Mure et là nous avons commencé a discuter du travail à la mine.

Et là ce monsieur m’explique alors qu’il a travaillé à la mine de Susville à partir de l’age de quinze ans et notamment au plan Richard ou il acheminait des wagonnets de 500 litres avec un cheval.

Ce monsieur a commencé en 1945 juste à la fin de la guerre, la mécanisation arrivera plus tard dans les galeries, ce qui lui permettra de passer comme conducteur de locomotive.

Le plus grand regret de ce monsieur vient du fait qu’il y a peu de choses de sauvegarder de la période où il y travaillait à la mine aujourd’hui seul la mine image présente le travail des mineurs.

Toujours d’après ce monsieur les galeries étaient entièrement bétonnées et son regret vient du fait que ces galeries auraient pu devenir un fantastique musée avec accès via le puits de Susville ou bien à partir du plan Richard.

Les galeries ayant une ventilation naturelle ce qui évitent tout problème de rétention de gaz dangereux.

Il y aurait pu avoir des locomotives des wagonnets de 500 litres et de 3000 litres avec les bandes transporteuses et tout le matériel d’extraction.

Enfin après avoir pas mal partage de point de vue avec ce monsieur j’ai repris mon chemin.

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Un moulin a Vaulnaveys

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd’hui nous voici reparti en direction de Montchaffrey quand nous décidons de nous arrêter sur la place du village de Vaulnaveys pour examiner un bâtiment se trouvant au bord de la nationale.

Ce bâtiment est laisse à l’abandon mais il n’a pas souffert des crues de 2005 contrairement à la maison de l’autre cote de la route.

Un indice nous avez était donné par la plaque du nom de rue « rue du moulin », nous décidons donc de faire le tour de ce bâtiment est là à l’arrière nous voyons les restes d’une roue hydraulique, nous avons bien à faire à un moulin.

Cette roue est un peu particulière car elle est double, de construction entièrement métallique, c’est une roue verticale au dessus c'est-à-dire que l’eau était amenée au dessus des augets.

Ce type de roue utilise le poids de l’eau grâce à la gravite, un canal amène l’eau au niveau des augets qui se remplissent en entraînant la roue, les augets se vident en bas de la roue, la vitesse de celle-ci est réglé par une vanne placé sur le canal d’amenée de l’eau.

Un point important vient du fait qu’il faut impérativement que les augets ne touche pas l’eau du canal d’évacuation car cela gênerait la rotation de la roue.

Ce type de roue de moulin est l’une de celle qui a le meilleur rendement, mais celui-ci est bien inférieur à celui d’une turbine.

Mais revenons à notre découverte nous pouvons deviner la position du canal d’amenée de l’eau à la roue, ce canal devait être soit métallique soit en bois en tout cas il n’en reste plus aucune trace aujourd’hui.

Les seuls éléments restant sont un cadre métallique support du canal d’amenée d’eau enjambant la roue, un poteau massif en béton sur l’axe du canal, une porte surmontée d’une poulie est visible sur la façade du moulin, la vanne de réglage de la vitesse de la roue devait certainement se trouvaient à cet endroit, de même à la verticale de cette porte légèrement décalé sur la gauche se trouve une autre porte donnant sous le canal d’amenée.

L’ensemble étant entièrement envahi par la végétation il est difficile d’en savoir plus pour le moment il faudra attendre le prochain hiver pour que le froid fasse disparaître la végétation est rende accessible au plus près la roue pour prendre des mesures et compléter notre étude.

Nous pensons que le canal d’évacuation devait passer sous le moulin pour ensuite traverser la route et ressortir de l’autre coté.

De même le bief d’amenée d’eau au canal disparu lui aussi pour faire place à une zone de parking, le bief a certainement était remblaye.

Nous faisons le tour du bâtiment pour nous rendre sur le coté donnant sur la route nationale.

De ce coté le canal d’évacuation est encore visible bien que partiellement obstrué par du remblai.

Quoique que ce nous prenons pour le canal n’est peut être qu’une simple arche mettant au niveau de la route le rez de chaussé du moulin car il faut dire que celui-ci est en dessous du niveau de la route le bâtiment se trouvant dans un décaissage pour profiter d’une hauteur de chute d’eau correcte.

Au travers d’une vitre cassé pour pouvons voir une partie de l’intérieur du moulin, est là effectivement nous voyons le canal d’évacuation de l’eau dans le plancher il y a une trappe donnant dessus, celle-ci étant absente cela nous permet de voir le canal.

Toujours par la fenêtre nous distinguons une trémie de chargement de sacs de farine, juste à coté de celle-ci se trouve une deuxième trémie mais nous n’en sommes pas sure car il nous semble distinguer trois embouchures au dessous le tout étant habillé de bois nous n’en saurons pas plus il faudra que nous creusions cette question.

Au fond à gauche de la pièce nous distinguons une grande couronne dentée qui devait certainement entraîner une machine, comme ne témoigne les massifs bétons et les poutres en bois autour.

Nous ne saurons pas ou se trouvait les meules à ce niveau ou bien à l’étage au dessus, nous penchons en faveur de cette dernière hypothèse au vu des trémies de chargement.

Il faudrait pouvoir effectuer une visite du bâtiment pour en avoir le cœur net et compléter nos réflexions sur cet ancien moulin.

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La poste de St Egreve

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd’hui nous voici parti en direction de St Egreve afin de rendre une petite visite à la poste de cette ville, bureau de poste appelé à disparaître.

Effectivement le bureau de porte n’est pas banal fait en ciment brut de décoffrage avec sa statue abstraite d’Alexander Calder devant.

Le bureau de poste est construit comme une œuvre d’art utile et visitable, son escalier monumental vous accueille.

Ce bureau de poste est effectivement un monument d’architecture moderne certes il ne répond pas du tout au besoin d’accès des personnes à mobilité réduite.

Une surface totalement vitrée entoure le bâtiment supporte par deux piliers centraux.

Je ne peux que vous inviter à jeter un regard à ce bâtiment avant sa destruction pour faire place à un nouveau bureau de poste beaucoup plus standard.

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De la Festiniere au Peychagnard

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd'hui je vous propose une promenade sur l'ancien chemin de fer Le Peychagnard niveau 10 La Festiniere

Carte IGN TOP25 3336 OT

Altitude départ La Festiniere 964 m

Altitude arrivée Le Peychagnard 1018 m

Parking La Festiniere

Horaire de montée 45 mn

Horaire de descente 45 mn

Difficulté niveau 1 promenade familiale

Balisage aucun

Dénivelé 54 m

Distance depuis Grenoble 29 km

 

Prendre la route de La Mure en passant pas St Georges de Commiers, se  rendre au col de la Festiniere par la D529

Au col prendre la route des Signareaux et ce garer sur la place.

Traverser le hameau en direction de la cité de la gare en contournant l'ancien dépôt de vente du charbon, mur en pierre avec une maison au dessus.

Montée

Traverser la citée de la gare pour prendre le chemin goudronné qui passe entre les maisons en dessous et les prés au dessus le chemin est facilement repérable car les clôtures sont faites à l'aide de tronçons de rails.

Traverser la prairie par le chemin pour vous engager dans une zone boisée, vous allez croiser un chemin sur votre droite qui monte ignorer le et continuer sur le chemin plat.

Ignorer les différentes sentes partant dans le bois pour continuer tout droit.

Vous allez arriver au niveau d'une petite plateforme sur laquelle se trouve un pylône électrique profitez en pour vous arrêtez un moment pour admirer le paysage, à vos pied se trouve la route avec le rond point du Peychagnard, vous verrez le village du Crey la ligne du SGLM l'étang du Crey de ce point de vue vous dominez toute le plateau matheysin, avec au loin le village de Pierre Chatel et en fond les montagnes.

Apres ce petit moment de repos continuez le sentier attention il se fait soudainement plus étroit à cet endroit vous voilà parti en direction du fond de la combe.

Faire attention au VTT car le chemin n'est pas large.

Bientôt le bruit de l'eau se fait entendre et un ruisseau se dévoile à votre vue, il faut le franchir pour repartir après dans l'autre sens pour ressortir du fond de la combe.

Le chemin longe surplombe maintenant le village du Crey là aussi ignorer les différentes sentes pour continuer tout droit, sur votre droite vous croiserez le réservoir d'eau du village du Crey, un peu après le chemin marque une petite montée pour arriver au Peychagnard niveau 10.

Les premières maisons du niveau 10 sont visibles alignés tout d'abord une série de maisons neuves et ensuite les anciennes maisons, faire attention aux chiens attachés devant les maisons. 

Descente

Reprendre le même chemin en sens inverse

Supplément

Profiter de cette promenade pour monter le long de la route afin d'arriver au niveau haut du mur qui surplombe le chemin  par lequel on arrive, au passage on observera le trou dans le mur par lequel l'eau d'exhaure de la galerie du niveau 10 est évacué.

Une fois au dessus du mur prendre le chemin qui mène aux maisons, arrêtez vous juste après la première maison pour admirer la sortie de la galerie du niveau 10 aujourd'hui obstrué, on ne peut pas aller plus loin car après vous entreriez dans le domaine privé.

Une promenade pour les trois saisons hors hiver à faire en famille pour passer un moment agréable sous la frondaison des arbres et visiter un patrimoine aujourd'hui disparu.

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La Casamaure

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd’hui en passant sur l’ancienne route de St Egreve nous nous arrêtons au niveau de St Martin le Vinoux pour admirer un magnifique monument hommage à l’or gris de Grenoble La Casamaure.

Ce bâtiment classé monument historique aujourd’hui fut édifié en 1855 par Joseph Julien dit Cochard qui l’a fit construire en y mettant toute sa fortune à l’age de 52 ans.

La demeure de style orientaliste dans son écrin de verdure avec ses fontaines ses statues ses cadrans solaire représente un rêve d’Orient et nous invite à un voyage au pays des milles et une nuits.

Cette demeure rend aussi hommage à la technique su ciment moule ancêtre du béton non armé ici pousse à son paroxysme par l’adoption de l’art oriental pour faire des dentelles de ciment entourant les fenêtres, mais aussi les colonnades, les terrasses, les rambardes.

De même ma couleur bleue apporte une touche supplémentaire à la féerie auquel est convié notre regard.

Ode à l’or gris de Grenoble aujourd’hui appelle ciment il faut souligner le point suivant car un gisement souterrain de ciment prompt naturelle est encore en exploitation par la société Vicat de nos jours à peu de distance de cette demeure.

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De la Festiniere à la Grand Draye

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd’hui suite à une visite à La Festiniere nous rencontrons une personne qui nous communique des informations intéressantes sur la ligne Peychagnard niveau 10 La Festiniere.

D’après ce monsieur la ligne se poursuivait jusqu'à la Grand Draye effectivement en y repensant il y a comme une plateforme de voie en partant de la Festiniere et en nous dirigeant vers La Motte.

Il va falloir attendre d’avoir les photocopies des planches au 1/25000 pour pouvoir affirmer ce point mais en attendant nous avons planifie une sortie de reconnaissance sur ce tronçon que nous avons déjà vu mais par bribe seulement et sans en faire de rapprochement.

Suite au prochain numéro..

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Deux ouvrages fortifies à Brandegaudiere

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd’hui nous voici de passage à Voreppe nous en profitons donc pour aller voir le petit ouvrage qui protége la route, mais d’abord il est nécessaire de faire un rappel historique des faits.

Les Allemands menacent Grenoble en date du 20 juin 1940, les troupes du Général Cartier chargés de la défense se sont déployés dans la cluse de Voreppe afin d’interdire toute progression.

Pour cela une artillerie très hétéroclite allant du 25 mm anti char au 75 de montagne a était déployée.

La protection du village est assuré par 2 compagnies du 81eme RI (Régiment d’Infanterie), la aussi les éléments composants ces compagnies sont très variés on trouve une compagnie du 4eme de Génie, des chasseurs alpins, des éléments du 614eme Régiment de Pionniers, des éléments du 4eme de Génie, de l’Infanterie Coloniale, des éléments de la Défense Aérienne du territoire et même des marins de Toulon servant des canons de 47 de marine, comme je vous le disait la troupe provient d’horizon très divers.

Le génie a fait saute le pont de Brandegaudiere interdisant ainsi le passage des chars.

Des abris ont étaient improvises pour embosser les canons anti chars.

Le tunnel du train lui a était obstrues par du matériel déraillé de manière a interdire tout contournement.

De même des réseaux de barbelés ont était mis en place.

Les premiers chars feront leur apparition le 23 juin un violent échange de feu s’en suivra se qui obligera les chars allemand à se replier.

Un tir de contre batterie sera alors effectue ce qui obligera le retrait des 47 de marine à Voreppe, sinon le tir de contre batterie restera inefficace.

Les allemands prennent conscience du point de résistance et change de stratégie la décision est prise de faire attaquer le mole défensif par l’infanterie.

Le 24 juin les allemands se regroupent pour préparer leur attaque mais ils seront mis en déroute par l’artillerie.

A aucun moment le mole défensif de Voreppe ne reculera l’armistice mettra fin au combat sans que la troupe n’ai était vaincu.

Le 24 Avril 1943 verra l’installation d’une garnison italienne qui pour protéger la route construira un mole défensif beaucoup plus résistant car elle entreprend la construction de pas moins de quatre blockhaus sur le ruisseau de la Roise à Brandegaudiere, ainsi qu’un d’un blockhaus de protection de la ligne de chemin de fer à l’entrée du tunnel de Brandegaudiere, dont deux seulement subsiste aujourd’hui.

 Le plus avancé des deux blockhaus visible aujourd’hui se trouve à coté du pont actuel, le blockhaus de forme ronde prend appui sur la pile de l’ancien pont, il a un toit plat et possède trois embrasures pour  armes individuelles ou FM.

L’accès à ce blockhaus est un peu particulier car il se fait par l’arrière de celui-ci par une sorte de puits.

La forme des embrasures est une simple découpe dans le béton il n’y avait aucune trace de masque blindé, je pense que l’efficacité de ce genre d’ouvrage surtout à la fin de la guerre devait être bien faible.

Le deuxième ouvrage se trouve en léger retrait derrière le premier, celui-ci est de forme rectangulaire, on devine encore aujourd’hui une embrasure principale sur la face avant certainement pour un canon antichar de petit calibre car le blockhaus n’est pas bien grand.

Sur le coté droit du blockhaus se trouve une excroissance avec un créneau de défense rapproche non blindé protégeant l’accès à la porte qui se trouve à l’arrière celle-ci étant bouche par des moellons.

Voilà l’histoire de ces petits ouvrages qui mériterait un sort plus enviable que le leur aujourd’hui.

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L'exploitation du kaolin

Publié le par REVEL Stephane

Le kaolin était généralement exploite en carrière à ciel ouvert, mais aussi dans des carrières souterraines par puits pouvant atteindre plusieurs mètres de profondeur dans les toutes petites exploitations familiales.

Les outils utilisés pour l’extraction étaient le pic, la pioche, la pelle, la brouette pour le transport.

Il faut se dire que l’exploitation dans les carrières était très dure à cause de la réverbération sur la pierre blanche qui rendait la chaleur encore plus difficile à supporter.

La pierre était ensuite broyée pour séparer le gravier de l’argile.

Le broyage s’effectuait à même le sol avec des meules en pierre tires par des chevaux, derrière les meules se trouvait une herse en bois pour éviter le compactage de la terre.

Il fallait trois séances de roulage de quinze minutes chacune, avec entre chacune d’elle le passage d’un racloir de décompactage.

Ensuite on rassemblait la terre en tas pour l’opération suivante.

On tamisais la terre des tas pour donner une terre raffinée celle-ci pouvant rester sur la zone de broyage en attendant son évacuation, les intempéries éventuelles ne nuisant pas à la qualité de la terre.

L’évacuation s’effectuait avec des charrettes appelés tombereaux tirés par traction animale ensuite on utilisera des chemins de fer à voie étroite.

Ces activités de chargement des tombereaux s’effectuaient bien souvent en famille.

La terre raffinée pouvait être utilisé telle quelle pour donner des briques réfractaires pour les fours à pains par exemple.

Pour obtenir du kaolin il fallait un raffinage par décantation dans des bassins afin de séparer finement l’argile du sable, après dépôt de celui-ci au fond du bassin il restait un liquide blanchâtre  qu’on appelle barbotine.

On extrayait le kaolin soit par évaporation de l’eau, mais surtout par moyen mécanique comme à l’aide d’un cyclone, la poudre ainsi récupère était mise à sécher dans des grandes tuiles, à l’abri des intempéries dans des séchoirs en bois bardés de planches pour permettre un passage maximum de l’air semblable au séchoir à noix ou à tabac.

Le produit fini après séchage était mis en sac pour la vente.

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Vestige d'exploitaiton du kaolin à Hostun

Publié le par REVEL Stephane

Lors d’une promenade au pays d’Hostun connut pour ces carrières de sables et de kaolin, nous sommes attiré par des vestiges industriels à coté d’une ancienne carrière dans le village des combes d’Hostun.

Nous décidons de nous garer pour aller visiter ces vestiges.

En marchant nous remarquons en premier les restes d’une plateforme cimenté qui devait supporter un bâtiment dont il ne reste plus aucune trace aujourd’hui, hormis des moignons de poutrelles métalliques..

Pourtant en nous promenant dessus nous remarquons une double file de rails enchâssé dans le sol, ces rails se dirige vers un mur en ciment sur lequel se trouve sur le coté gauche deux corbeaux support, qui ne supporte plus rien aujourd’hui.

De part la physionomie de ces vestiges et notamment les doubles rails cela nous fait penser qu’il y avait peut être un transformateur électrique a cet endroit, autre argument en cette faveur les rails s’arrête au pied du mur, de plus celui-ci porte les traces de nombreuses fixations.

De plus la plateforme est bordé sur un coté par le talus sur le cote adjacent par un muret d’une vingtaine de centimètres.

Juste à coté de cette plateforme ce trouve un bâtiment encore en état qui ressemble à un hangar avec sa porte coulissante, de même un boîtier qui servait à abriter un extincteur est visible sur un mur, nous avons certainement à faire à un bâtiment de maintenance de véhicules comme en témoigne les fenêtres éclairant l’intérieur du hangar.

Autre surprise au pied des fenêtres se trouve un coupon de voie de 60 Decauville portable abandonnés là.

Un deuxième hangar se trouve juste derrière le premier avec cette fois ci une porte à double battant là aussi ce devait être un bâtiment de maintenance ou une remise pour le matériel extérieur d’exploitation de la carrière.

Un peu au dessus de ce  bâtiment notre regard est attiré par une masse métallique dans l’herbe en nous approchant nous tombons sur une benne basculante  de wagonnet qui gît là.

En continuant nous arrivons au niveau d’un bassin de grande dimension qui fait une profondeur de 1,20 à 1,40 mètres entièrement cimenté.

Ce bassin devait certainement servir à la décantation du kaolin comme en témoigne les vestiges de tuyaux métalliques de captage de l’eau du ruisseau voisin.

De plus sur le bord avant gauche du bassin un tuyau repart du bassin et s’enfonce dans le sol pour alimenter d’autres bassins.

Une rigole est visible sur l’avant du bassin a cette endroit le mur est légèrement plus bas, nous pensons que le bassin devait fonctionner par débordement la rigole collectant l’eau et le tuyau l’évacuant vers d’autres bassins.

Nous ne trouvons plus aucun vestige à cet endroit nous décidons donc de repartir et de reprendre la route quand nous remarquons en contre bas de la route un bassin double de décantation.

Il faudra que nous revenions à cet endroit afin de compléter nos recherches sur les vestiges d’exploitation du kaolin.

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