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Saint Bruno fondateur de la Grande Chartreuse

Publié le par REVEL Stephane

Saint Bruno, Canonisé en 1514 par le pape Léon X, né à Cologne, en 1030. Chanoine et maître de renom formé à Reims, il tourna le dos à un avenir ecclésiastique brillant pour choisir une vie de solitude et de contemplation "avec six de ses compagnons, ayant formé la généreuse résolution de s'éloigner du monde, partit de Reims pour aller trouver St Hugues, évêque de Grenoble, et lui communiquer leur pieux dessein. Ils arrivèrent dans cette ville vers le milieu de l'année 1084. S'étant prosternés aux pieds du St Prélat, ils le supplièrent de leur accorder dans son diocèse un lieu solitaire où ils puissent servir Dieu, loin du tumulte et des embarras du monde"... Ainsi commence le récit "officiel" de la rencontre entre les deux futurs saints. Les chercheurs s'accordent à penser aujourd'hui que Bruno n'était pas venu par hasard à Grenoble et Hugues, sans aucun doute, l'attendait depuis quelque temps et avait déjà préparé son installation en Chartreuse, dans un endroit assez reculé, appelé désert car il n'était pas habité, à 1 175 mètres d'altitude, à l'ombre du Grand Som. C'était le début de l'été. Bruno et ses compagnons se mirent tout de suite au travail et construisirent avec les matériaux qu'ils avaient sous la main un premier ermitage, fait simplement de cabanes reliées entre elles et à la chapelle par des galeries. Un ermitage vite fait, qu'ils savaient provisoire : il fallait construire rapidement des bâtiments avant l'hiver. En quelques semaines, ils furent montés et le 2 septembre 1084, la première petite chapelle de ce qui deviendra la Grande Chartreuse était consacrée.
(Récit tiré dans "les propos du Dauphin"). Six ans plus tard, Bruno quittait la Chartreuse pour Rome, il ne resta pas longtemps, après avoir refusé l'archevêché de Reggio, il reçoit l'autorisation du pape de créer un second monastère en Calabre. C'est au cœur de cette communauté qu'il s'éteint le six octobre de l'an 1101, sans jamais retrouver ses chères montagnes et son monastère de cœur.

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La recherche des anciennes mines

Publié le par REVEL Stephane

La recherche des anciennes mines est une activité combinant plusieurs techniques de même que la mise au point de topo,

Tout d'abord la recherche des anciennes galeries qui représentent entre 80 et 90% des activités il faut bien les retrouver avant de pouvoir les explorer et encore quand elles sont encore accessibles,

Tout d'abord la recherche se fait par des recherches documentaires dans les livres les archives par discussion avec les anciens qui savent bien souvent un tas de choses,

Donc la recherche commence par une lente collecte d'informations et en recoupages de celles-ci notamment avec des cartes anciennes,

Eh oui il est important de situer le chantier d'exploitation le plus précisément possible sur une carte topographique au 1/25 000 afin de limiter le champ de recherches sur le terrain,

Apres avoir reporte les informations sur la carte vient la phase de recherche sur le terrain proprement dit

La les choses commencent a se compliquer et oui car le terrain c'est très loin d'être simple surtout dans les régions montagneuses, le dénivelé la végétation compliquant à l'infini les choses,

Voici pour ce premier jet mais je reviendrais sur cet article

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Visite d'une ancienne mne de fer

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd'hui nous voici reparti pour faire la visite d'une ancienne mine de fer,

Apres une courte marche d'approche nous voici sur le site,

L'entrée est difficilement repérable masque qu'elle est par la végétation,

Nous nous préparons alors pour rentrer à l'intérieur nous mettons nos casques vérifions nos éclairages, mais vérifiant aussi l'absence de bêtes comme un renard dans la galerie,

Ca y est nous somme prêt nous rentrons les pieds en avant couches sur le dos pour passer l'étroiture de l'entrée puis nous basculons de l'autre cote afin de nous relever dans la galerie sans pour autant pouvoir nous mettre totalement debout,

La galerie commence par un travers banc avec deux petits soucis le premier vient d'une colonie d'insecte qui vit là dans le faisceau de nos lampes cela volettent de partout point positif il ne pique pas mais s'en est pas moins désagréable pour autant, le deuxième problème vient de l'eau présente le niveau s'avérant rapidement élevé frôlant parfois le haut des bottes il nous chercher du bout des pieds des endroits moins profonds tout en prenant appuis sur les parois pour éviter de tomber dans l'eau là aussi on voit l'utilité des gants sur la roche humide,

Nous parvenons au fond du travers banc là une galerie d'exploitation perpendiculaire part sur notre gauche,

Une tentative de continuation du travers banc a était commence puis apparemment abandonné, autre hypothèse cela pouvait être aussi un lieu de stockage,

Ca y est nous voici enfin les pieds au sec enfin au sec je m'entends le sol est humide mais pas noyé,

Nous commençons l'exploration de la galerie d'exploitation proprement dite, là les couleurs qui se révèlent dans le faisceau de nos lampes sont absolument magnifiques du rouge du jaune du bleu du vert du blanc,

Toutes ces couleurs révèlent la présence de fer de cuivre de calcite, par endroit même le sol est totalement rouge,

Au tout début la galerie est dégage sur plusieurs mètres de haut suivant la direction d'une faille le minerai a était dépilé sur toute la hauteur, un pilier en bois maintient un écartement entre les parois il devait probablement servir à tenir le chantier d'excavation, en nous retournant nous voyons nettement une amorce de galerie au dessus de celle ou nous sommes arrivé, de même en face une autre galerie par de manière parallèle à celle que nous allons découvrir,

Nous ne pourrons pas cette fois ci explorer ces galeries supérieures car nous n'avons aucune échelle permettant de grimper jusqu » là haut, il faudra lors d'une prochaine sortie venir avec du matériel pour pouvoir explorer ces galeries,

Nous décidons donc de continuer notre exploration de la galerie basse comme nous l'appellerons, nous rencontrons toujours des couleurs magnifiques au fur et à mesure de notre progression,

La hauteur sous le ciel varie tantôt relativement bas tant relativement haut en fonction de la couche de dépilage, nous arrivons d'ailleurs sur une zone ou les mineurs ont certainement rencontré une zone un peu plus fragile car il ont renforce le ciel à l'aide de planches pour éviter les chutes de pierres il faut dire sur nous progressons le long d'une faille,

Nous continuons d'avancer pour arriver rapidement sur la fin de la galerie avec un front de taille un peu chaotique car il est encore encombre par de nombreuses pierres vestige sans doute du dernier tir de mine,

Effectivement ces galeries ont étaient tailles à l'explosif comme en témoigne les nombreuses traces de fleuret encore visible sur les parois, une conclusion peut être tires de ces traces garce au diamètre relativement petit des forages, ce qui nous permet de dire que les trous ont certainement étaient fores à la main, ce qui peut amené une autre conclusion sur la date d'exploitation de cette galerie qui remonte certainement avant 1930 car il n'y avait pas de perforateur, mais cela reste une hypothèse qu'il faudra confirmer par des recherches documentaires,

Nous décidons donc de ressortir, nous refaisons le chemin en sens inverse traversant le travers banc avec son eau et ses nuées d'insectes, enfin nous franchissons l'étroiture de l'entrée pour nous retrouver l'air libre,

Cela nous fait un gros choc thermique nous avions pris soin de prendre un thermomètre avec nous pour mesurer la température dans la galerie ou il faisait 7 degrés au fond du travers banc et là à l'extérieur il fait 22 degrés,

En prenant un instant de repos nous examinons l'entrée de la galerie et notamment ce monticule présent devant et en nous déplaçant nous remarquons à la hauteur à laquelle devrait sortir la galerie si ce monticule ne se trouvait pas devant ce que nous avions pris en premier lieu pour une source mais en y prêtant un autre regard cela est une exhaure qui correspondrait tout à fait au carreau de la mine,

Ceci nous amène des questions comme pourquoi l'entrée est ainsi obstrué à l'époque probable de l'arrêt d'exploitation cela ne devait pas être un souci en soi de laisser une galerie ouverte, de plus il y  a quand même un nombre conséquent de mètres cubes de terres et de roches devant nous n'imaginons pas les mineurs en train de reboucher l'entrée, de plus la végétation a entièrement recouvert le monticule signe là aussi d'un age assez ancien ayant permit la formation d'une couche d'humus, en décapant la couche d'humus sur un petit carré nous tombons immédiatement sur des stériles de la mine et il y en a apparemment tout autour de nous, cela reste un mystère pour le moment car on ne peut pas imputer ce remblais à un glissement de terrain car dans ce cas la galerie ne serait plus possible d'accéder à la galerie,

Apres nous être déséquipe nous décidons d'explorer le dessus de la galerie car d'après les informations que nous avons la faille visible de l'extérieur à était initialement exploité en tranchées et en découverte,

Nous montons droit au dessus de la galerie pour croiser la faille que nous trouvons rapidement, le terrain devenant plat a cette endroit signant ainsi la présence d'une découverte, malgré la végétation et les arbres ces éléments reste bien visible, de plus en parcourant la découverte nous tombons sur un trou de forme vaguement circulaire et d'une profondeur de un mètre à 1 mètre vingt dont le fond est rempli de feuilles et d'humus vestige très certainement d'une tranchée d'exploitation,

Un autre élément viendra conforté cette hypothèse de nombreuses pierres se trouve en contre bas non encore recouverte par la végétation, signe évidemment non naturelle d'une accumulation locale lies à la main de l'homme,

Nous parcourons la faille à la recherche d'autres vestiges de ce type nous en trouverons deux de plus dans les bois, avec toujours en contre bas cette accumulation de pierres,

 

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la ligne de la mure à corps partie 1

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd'hui nous voici parti en direction de Corps pour parcourir et repérer les restes du chemin de fer de La Mure à Corps,

Dans cette sortie nous ne ferons pas la section La Mure Valbonnais mais uniquement la section Valbonnais Corps,

Nous commençons d'abord par rechercher la gare de Corps avec une photo d'époque en main car elle à une forme bien particulière,

En arrivant sur le village nous remarquons que nous longeons la voie avant que celle-ci cisaille la route pour passer en dessous,

Arrivé sur un rond point nous bifurquons en direction du barrage du Sautet, après un petit moment la route se met à descendre là nous comprenons que nous sommes trop loin et nous faisons demi tour pour revenir sur nos pas,

Et là nous remarquons sur notre droite un bâtiment qui pourrait être l'ancienne gare, nous bifurquons alors et nous nous garons devant l'hôtel des impôts,

Nous faisons le tour du bâtiment et là nous avons confirmation que c'est bien l'ancienne gare aujourd'hui reconvertie en bâtiment pour la DDE, des modifications ont étaient apportés au bâtiment ce qui rend son identification peu simple,

De là nous reprenons notre véhicule pour parcourir la route afin de voir les autres restes de la voie, notamment des bâtiments comme des haltes ou bien des gares car de la voir il ne reste plus grand chose la route ayant pris le dessus en éliminant toutes traces ferroviaires,

Le seul reste de plateforme se trouvant juste au départ de Corps l'ancienne voie passant au dessus de la route et allant jusqu'à à un petit viaduc il faudra que nous revenions faire cette section de voie à pied pour voir si on trouve des choses intéressantes,

En roulant sur la route nous remarquons plusieurs anciennes gares facilement reconnaissable à leur forme particulière, par contre un détail attire notre attention aucune de ce ces gares ne se trouve dans un village, il faudra que nous vérifions cela sur l'excellent ouvrage traitant du SGLM en comparant les photos que nous avons prises et le plan de voie,

Nous avons pas mal de travail à posteriori à faire afin de recouper les données de notre excursion avec le plan de voies afin de préparer une prochaine sortie plus détaillé cette fois-ci,

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l'abattage à la pointerolle

Publié le par REVEL Stephane

Une technique de taille dans les mines et le marteau et la pointerolle le mineur travaillant alors en gradins pour détacher des éclats de roche, le mineur conserve ses gradins au fur et a mesure de l'avance dans la galerie,

La forme des galeries est très particulière car elles sont de section régulière en trapèze

Il est bien évident que la taille de la galerie va suivre au plus près le filon

La difficulté venait quand il fallait amorcer le front de taille, la technique consistait alors à enfoncer 4 pointerolles pour former une pointe de diamant au centre, on appelait ça creuser le bouchon,

Apres avoir ouvert le bouchon il est plus facile de creuser la roche en partant du centre vers les bords en enlevant des esquilles de roche

Les cadences d'avancement était très lente de l'ordre de 10 mètres par an ce qui représente entre 10 et 50 tonnes de déblais,

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Le percement au feu des galeries de mine

Publié le par REVEL Stephane

Le percement des galeries de mine notamment dans la roche dure s'effectuait autrefois par la technique d'étonnement au feu ou d'abattage au feu,

Il faut dire que les pics et les pointerolles ne suffisaient pas toujours en fonction de la nature de la roche à abattre,

La technique est simple au pied du front de taille on élève un bûcher, celui-ci lors de sa combustion va élever fortement et rapidement la température de la roche, qui vers 600°C va se fissurer on appelle cela l'étonnement,

Cette technique fut pratiqué depuis les temps préhistoriques, mais son inconvénient était une consommation excessive de bois ce qui entraînera son arrêt par épuisement des forets,

En général les bois utilisés pour cette pratique étaient des résineux, les autres essences de bois étaient certainement réservés à d'autres fins comme les foyers domestique la construction il faut se rappeler qu'au moyen age le bois était le seul combustible disponible

L'avancement des galeries par cette technique était assez lent de l'ordre de quelques centimètres à chaque bûcher, je vous laisse imaginer la consommation de bois nécessaire pour avancer de 1 mètres,

Lors de la combustion du bûcher des éclats de roches sont projetés d'après certaines encyclopédies anciennes on voit des hommes jetait de l'eau sur la roche afin de provoquer un deuxième chocs thermiques afin de déclencher un deuxième étonnement,

Apres les déblais de l'étonnement seront ramassés puis la paroi sera attaquée au pique et à la pointerrolle afin de la purger,

Ensuite on recommençait l'opération, je vous laisse imaginer les risques liés au gaz de combustion lors de l'allumage du bûcher, le fait de devoir jeter de l'eau sur le front de taille avec des éclats qui volent de partout,

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Le monastere de la Grande Chartreuse

Publié le par REVEL Stephane

Nous voici en route aujourd'hui pour aller visiter la grande chartreuse,

Apres nous être gare au parking de la Correrie nous prenons la route goudronnée qui mène au monastère,

Avec la chaleur la montée sur le goudron surchauffé s'avère rapidement pénible, mais on a rien sans rien,

Ca y est nous voyons les premières toitures du monastère,

En continuant de monter nous remarquons un petit bassin de rétention de l'eau sur notre gauche le tout surmonté d'un petit cabanon en pierre tout de même comme le reste de l'édifice,

Nous pensons que les moines s'en servaient de retenue d'eau pour alimenter les écuries qui se trouve juste en face,

D'ailleurs elles sont ouvertes à notre passage ce qui nous permet de jeter un rapide coup d'oeil à l'intérieur, mais les chevaux et autres montures ont laissés leur place à des véhicules motorisés comme des voitures et même un camion avec une lame de déneigement,

En fermant les yeux nous essayons d'imaginer ce que cela devait être à l'époque,

Nous continuons notre ascension pour arrivée devant la bifurcation menant à gauche à l'hôtel pour les familles des moines à droite à l'entrée du monastère,

Nous décidons de monter au dessus du monastère pour en avoir une vue d'ensemble nous continuons donc notre chemin pour bifurquer dans le bois sur notre droite,

Nous grimpons maintenant un petit sentier dans le bois qui nous protége des rayons ardents du soleil même si le sentier monte nous goûtons avec plaisir ces instant ombragés,

Ca y est nous voici au dessus du monastère à la hauteur des réservoirs d'eau qui l'alimentent, nous traversons la prairie pour retrouver un coin ombragé afin de nous reposer et admirer le paysage,

De là ou nous sommes nous pouvons voir une grande partie de l'intérieur de la Grande Chartreuse avec son cloître et ses immenses bâtiments,

A ce jour il y a une trentaine de frères abrites dans cette immense bâtisse, venant de plusieurs nationalités la langue parlé entre eux est désormais l'anglais le latin étant réservé aux offices religieux et aux prières,

Nous décidons de redescendre jusqu'au chemin pour continuer notre chemin en direction de ND de Casalibus, mais au passage nous voulons nous arrêter au niveau de l'immense croix au pied de laquelle la Vierge Marie et Marie Madeleine veille sur le Christ l'ensemble est harmonieux et ce détache magnifiquement sur le bleu du ciel,

Nous voici revenu au chemin mais un brutal coup de fatigue nous saisi et nous renonçons à monter jusqu'& ND de Casalibus et la chapelle St Bruno cela fera l'objet d'une prochaine sortie peut être trop de chaleur,

Nous décidons donc de retourner à la Correrie, nous ne voulons pas tenter l'impossible il faut parfois savoir renoncer et se dire que la chapelle ne va pas d'envoler,

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Le monastere de la Grande Chartreuse

Publié le par REVEL Stephane

Nous voici en route aujourd'hui pour aller visiter la grande chartreuse,

Apres nous être gare au parking de la Correrie nous prenons la route goudronnée qui mène au monastère,

Avec la chaleur la montée sur le goudron surchauffé s'avère rapidement pénible, mais on a rien sans rien,

Ca y est nous voyons les premières toitures du monastère,

En continuant de monter nous remarquons un petit bassin de rétention de l'eau sur notre gauche le tout surmonté d'un petit cabanon en pierre tout de même comme le reste de l'édifice,

Nous pensons que les moines s'en servaient de retenue d'eau pour alimenter les écuries qui se trouve juste en face,

D'ailleurs elles sont ouvertes à notre passage ce qui nous permet de jeter un rapide coup d'oeil à l'intérieur, mais les chevaux et autres montures ont laissés leur place à des véhicules motorisés comme des voitures et même un camion avec une lame de déneigement,

En fermant les yeux nous essayons d'imaginer ce que cela devait être à l'époque,

Nous continuons notre ascension pour arrivée devant la bifurcation menant à gauche à l'hôtel pour les familles des moines à droite à l'entrée du monastère,

Nous décidons de monter au dessus du monastère pour en avoir une vue d'ensemble nous continuons donc notre chemin pour bifurquer dans le bois sur notre droite,

Nous grimpons maintenant un petit sentier dans le bois qui nous protége des rayons ardents du soleil même si le sentier monte nous goûtons avec plaisir ces instant ombragés,

Ca y est nous voici au dessus du monastère à la hauteur des réservoirs d'eau qui l'alimentent, nous traversons la prairie pour retrouver un coin ombragé afin de nous reposer et admirer le paysage,

De là ou nous sommes nous pouvons voir une grande partie de l'intérieur de la Grande Chartreuse avec son cloître et ses immenses bâtiments,

A ce jour il y a une trentaine de frères abrites dans cette immense bâtisse, venant de plusieurs nationalités la langue parlé entre eux est désormais l'anglais le latin étant réservé aux offices religieux et aux prières,

Nous décidons de redescendre jusqu'au chemin pour continuer notre chemin en direction de ND de Casalibus, mais au passage nous voulons nous arrêter au niveau de l'immense croix au pied de laquelle la Vierge Marie et Marie Madeleine veille sur le Christ l'ensemble est harmonieux et ce détache magnifiquement sur le bleu du ciel,

Nous voici revenu au chemin mais un brutal coup de fatigue nous saisi et nous renonçons à monter jusqu'& ND de Casalibus et la chapelle St Bruno cela fera l'objet d'une prochaine sortie peut être trop de chaleur,

Nous décidons donc de retourner à la Correrie, nous ne voulons pas tenter l'impossible il faut parfois savoir renoncer et se dire que la chapelle ne va pas d'envoler,

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l'argile

Publié le par REVEL Stephane

L'argile  résulte de la désagrégation de roches feldspathiques et de micas,

La décomposition chimique des feldspaths est le produit de l'action de l'eau de pluie qui dissout les minéraux donnant les sels alcalins et calcaires (carbonates et bicarbonates) et de la solution colloïdale de matière argileuse,

La présence de l'argile se voit lors de la condensation de celui-ci,

Plusieurs phénomènes se conjuguent pour former l'argile,

En premier vient l'action mécanique de la pluie du vent de la fonte des neiges qui détruisent la roche la transformant en fines particules,

Une action végétale vient aussi participer à la formation au travers des lichens des racines des plantes qui participent à la désagrégation de la roche mais aussi en dissolvant les silicates,

La pluie par action chimique suite à l'acidification de celle-ci par la décomposition de la matière végétale morte, qui s'attaque aux feldspaths et aux micas des roches primaires,

Les  feldspaths étant des minéraux composés de silice en excédent et d'alumine liés d'alcalis et de calcium, sont attaques par l'acide carbonique de l'eau qui transforme les alcalis et le calcium en sels servant de nourriture aux plantes, qui ensuite rejettent à leur tour de l'acide qui vient amplifier le phénomène en dissolvant  les feldspaths et autres silicates laissant de la silice et de l'alumine ce qui entraîne un enrichissement en alumine qui formera de l'argile, le mica peut sensible aux attaques chimiques reste,

La formation de l'argile nécessite un climat chaud et humide comme on pouvait ne trouver au tertiaire,

Les dépôts d'argile résultent de dépôts successifs de fines particules ayant sédimenter dans des eaux tranquilles,

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les tuileries

Publié le par REVEL Stephane

La fabrication des tuiles commence tout d'abord par la carrière qui va fournir l'argile nécessaire,

L'argile est extraite de carrière à ciel ouvert,

Au début l'extraction se faisait à la pelle et à la pioche l'argile étant ensuite transporté à l'aide de brouette ou au mieux avec une ou des charrettes suivant l'importance de la tuilerie,

Suivant l'importance de la tuilerie l'extraction pouvait se faire aussi à l'aide d'une drague les godets de déversant en général dans des wagonnets identiques à ceux des mines,

L'ensemble prenant ensuite la direction de la tuilerie il existe encore aujourd'hui en France des vestiges de voie de 60 pour les tuileries,

Le progrès venant les trains de wagonnets laisseront leur place au bulldozer et au camions,

A la tuilerie de Sousville seul le transport manuel par brouette ou peut être animal a était utilisé nul trace de voie étroite ou d'installation mécanique n'est visible autour de la carrière,

Maintenant commence un difficile travail il faut préparer l'argile,

Différentes opérations vont alors se succéder, il va falloir la broyer et la malaxer cette opération était faite par des hommes qu'on appelait les marcheux car il piétinait l'argile ensuite venait les batteurs qui coupaient, retournaient et arrosaient l'argile pour extraire les impuretés,

Cela explique pourquoi sur la photo de la tuilerie de Sousville que nous avons pu consulter les hommes étaient tous sauf un pieds nus,

Aujourd'hui des moyens mécaniques sont venus remplacer les actions des hommes des meules broient l'argile,

Afin d'améliorer la qualité finale de la tuile on ajoutait aussi différents ingrédients comme de la baryte ce qui permettait de faire rougir les tuiles, mais aussi d'autres nuances d'argiles et du sable pour aérer la tuile pour améliorer sa respiration,

Venait ensuite l'opération de moulage de la tuile la forme de celle-ci vient dit on de la cuisse des mouleurs car avant l'apparition de forme mécanique de moulage la personne utilisait sa cuisse pour mettre en forme son pâton d'argile,

Ensuite viendra le temps des formes en bois, en premier lieu on donnait une forme plane à la tuile  le moule un simple cadre de bois  étant alors posé une table qu'on saupoudrait de sable afin que l'argile n'adhère pas dessus, on pressait alors l'argile avec une contre forme et on coupait tout ce qui dépassait, après on pose la forme ainsi obtenu sur une empreinte pour lui donner sa forme de canal,

A la fin du XIX siècle cette activité manuelle se mécanisera grâce à la machine à mouler les tuiles,

L'argile étant un produit gorgé d'eau il faut maintenant passer à une étape très importante le séchage, auparavant cette étape se faisait en plein champ les tuiles séchant à l'air libre,

La aussi le progrès amènera son lot tout d'abord le séchage se fera sur des clayettes ranges dans un local ventile naturellement comme les séchoirs à noix ce qui permettait d'économiser de la place au sol, par la suite des fours de séchage feront leur apparition les tuiles étant alors toujours charges sur des clayettes mais celle-ci sont maintenant sur des wagonnets qui traverse le four tunnel de séchage,

Maintenant vient l'étape la plus critique de l'opération la cuisson des tuiles car il faut que les tuiles soient bien sèches,

Les premiers fours de cuisson étaient à ciel ouvert l'empilement des tuiles devenant alors le four en lui même,

Ensuite on verra apparaître des fours plus construits avec une cheminée pour améliorer le tirage et la circulation de la chaleur,

Les fours ont continuer à se perfectionner pour arriver au four Hoffmann celui-ci était un four à combustible tournant je m'explique le four était une grande pièce dans laquelle on déplaçait la source de chaleur ce qui permettait pendant la cuisson d'une partie des tuiles d'enlever celles qui étaient cuites et en même temps de recharger le four le travail de chargement était effectués par des enfourneurs et le déchargement par des défourneurs,

L'évolution continuant on vit apparaître alors le four tunnel avec une source de chaleur fixe contrairement au four Hoffman,

L'enfourneur mettait alors sur des wagonnets des tuiles sèches et les séparait avec des tasseaux pour laisser passer les gaz chauds entre les rangs de tuiles,

Ensuite à l'autre bout du four le défourneur sortait les tuiles et les vérifier au son pour voir si elles n'avaient pas de défaut internes il faisait aussi une inspection visuelle pour éliminer les tuiles tordues ou bosselés

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