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Deux ouvrages sur la mine et une expo proposés par « Haveluy et son histoire »

Publié le par REVEL Stephane

L'association « Haveluy et son histoire », créée en 1996, ...

 

vient d'éditer deux nouveaux ouvrages dont le thème est, cette fois, le passé minier de la commune. Ils s'intitulent : « Soixante-dix ans d'activité minière, 1866-1936 ». Ils seront présentés au public lors d'une exposition sur la mine, prévue à la salle des fêtes les 5 et 6 décembre.

 

Le but de l'association est de réaliser des ouvrages sur Haveluy. La collection complète se compose de sept fascicules qui parlent du patrimoine religieux, du patrimoine agricole, etc. Le dernier en date porte sur les écoles d'Haveluy, de 1789 à 1960.

Deux à trois ans de travail

« Nous avons choisi la mine pour écrire les deux derniers ouvrages. Notre commune a gardé des traces bien présentes de cette époque, avec les corons des cités minières, le terril, etc. Cela nous a demandé de deux à trois ans de travail, entre la recherche de documents, il y en avait beaucoup, le tri, la mise en pages et l'édition des deux tomes » insiste, le président, André Dremière.

Le groupe de passionnés d'histoire locale s'est plongé, entre autres, dans les archives du centre minier de Lewarde et aussi dans celles de la compagnie des mines d'Anzin pour approcher au plus près du vécu. Les deux tomes proposent de s'intéresser aux raisons de l'implantation de la mine à Haveluy, de découvrir les hommes qui y ont travaillé mais aussi le matériel utilisé dans les fosses, les conditions de travail et de vie des mineurs et de leurs familles, les conflits sociaux, les accidents, etc.).

Dans la foulée, les membres de l'association ont eu la bonne idée de monter une exposition sur le même thème qu'ils présenteront aux Haveluynois au début du mois de décembre.

Outre les documents, les organisateurs réuniront de l'outillage minier, prêté par le musée de Lewarde et aussi émanant du site minier de Wallers-Arenberg.

Ils ont pensé également à reconstituer un estaminet et une maison de mineur avec tout ce qu'elle pouvait contenir : la vaisselle, le mobilier, etc.

Plusieurs artistes bien inspirés feront découvrir aux visiteurs des tableaux et des sculptures, se rapportant bien entendu au thème choisi, la mine. Un des membres, Bernard Delplanque, amateur de vidéo présentera un film qu'il a réalisé et monté à partir de témoignages récoltés auprès de familles, de veuves ou d'enfants de mineurs haveluynois.

L'expo sera complétée par un stand proposé par la section des anciens combattants qui présentera les mineurs pendant la guerre.

Pour les membres d'Haveluy et son histoire, la meilleure récompense sera le nombre de visiteurs qui prendront un peu de temps sur leurs loisirs pour venir découvrir l'expo ouverte le samedi de 10 h 30 à 18 h 30 et le dimanche, de 10 h à 19 heures. L'entrée sera gratuite. • Y. C.

Les fascicules ont été réalisés par André Dremière, Armande Gosse, Francine et Claude Jouglet, Jacqueline Langlet, Annick Parent, Pierre Soriaux.

 

jeudi 19.11.2009, 05:03 - La Voix du Nord

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Aulus-les-Bains. Les mines de Castelminier n'ont pas livré tous leurs secrets

Publié le par REVEL Stephane

Ci joint un article trouvé dans la Depeche

La SAFEMM (Société archéologique française d'études mines et de la métallurgie) s'est une nouvelle fois réunie à Aulus pour son colloque annuel.

Une quarantaine de personnes allaient plancher sur l'archéologie des métaux allant de l'an 2000 jusqu'au XXe siècle. Un séjour qui débute traditionnellement par la visite du site de Castelminier.

Un site extraordinaire, reconnu pour avoir été une grande exploitation minière, qui propose, en plus des ateliers destinés au traitement de la galène argentifère, un château et des structures datant du XIVe siècle. Une exploitation qui s'est poursuivie jusqu'au XIXe siècle.

De retour au village, le groupe s'est réuni à la salle du temps libre pour des communications traitant d'archéologie. Une rencontre permettant aux spécialistes des diverses périodes de l'histoire de vérifier des hypothèses, de retrouver les méthodes et procédés anciens oubliés.

Suivant les époques, les méthodes d'extraction et de séparation des minéraux diffèrent. Avec des analyses chimiques, on arrive à retrouver des éléments traces à l'intérieur des métaux qui permettent de connaître leur origine. Des éléments qui permettent d'évaluer le rayonnement de la mine, sa commercialisation.

Laissons la conclusion à Florent Tereygeol, docteur en archéologie et chargé de recherche au CNRS, organisateur du colloque : « Le site de Castelminier est loin d'avoir livré toutes ses richesses, dévoilé tous ses mystères. C'est avec le même plaisir que nous reviendrons l'an prochain. A Aulus, la qualité du site n'a d'égale que la qualité de l'accueil ».

Une conclusion qui va droit au cœur des habitants de la commune, fiers de posséder un tel patrimoine, d'accueillir un groupe d'une telle qualité scientifique et humaine.

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La concession des Boines

Publié le par REVEL Stephane

Nous voici parti aujourd'hui pour explorer la concession des Boines aux Signareaux.

Après nous être garés au niveau du parking de la station de ski là nous nous équipons puis nous montons en direction de la remontée mécanique on ne risque pas de se tromper il n'y en a qu'une seule.

En effet en examinant le terrain depuis le parking on remarque bien des traces noires dans la prairie de plus en cette saison il n'y a plus de feuille aux arbres ce qui rend encore plus simple l'observation.

Il faut en profiter car la neige ne va pas tarder à tout recouvrir rendant impossible les recherches sur le terrain.

Nous grimpons en direction de la première zone que nous avons aperçu celle-ci est couverte par un petit bosquet de pins.

En effet les petits bosquets comme celui-là dissimule bien souvent des vestiges de razziers en tout cas c'est le cas a la concession des Boines.

En explorant le bosquet nous constatons que nous sommes bien sur un razzier en fouillant celui-ci nous trouvons des petits morceaux de charbon.

Nous voyons une splendide tranchée qui devait continuer par une galerie aujourd'hui éboulée.

D'apres les informations en notre possession il y avait une dizaine de galeries sur cette concession.

Juste au dessus nous remarquons un autre razzier nous montons et effectivement la aussi nous sommes en présence d'un autre galerie éboulée.

Encore au dessus il y a une trace d'un razzier qui a était remaniée pour faire passer une piste de ski mais celui-ci reste clairement identifiable.

Par contre la position exacte de la galerie est plus difficilement identifiable du fait des travaux qui ont eu lieu mais on peut supposer qu'elle se trouve sous la piste.

Encore au dessus un autre razzier est visible là aussi on peut voir les restes à peine visible d'une probable galerie.

Nous remarquons une autre zone plus basse et plus à gauche nous redescendons donc en direction d'un petit bois.

En arrivant par au dessus nous remarquons immédiatement une tranchée en descendant dans celle-ci nous constatons que nous sommes bien en présence d'une ancienne galerie de charbon comme en témoigne les petits morceaux de charbon que nous ramassons dans le razzier.

Maintenant nous partons sur la gauche de la remontée mécanique car nous avions remarqué la aussi une trace noire dans la prairie.

En traversant nous remarquons une zone qui pourrait être des razziers avec des anciennes galeries mais en examinant le terrain nous ne trouvons pas de traces de schistes houillers seulement une sorte de cargneule et du calcaire.

Nous reprenons donc en direction de la zone que nous avions repéré et là il s'agit bien d'un razzier puisque nous trouvons des morceaux de charbon.

Là aussi des travaux pour faire la piste de ski on eu lieu bouleversant le terrain, mais on peut encore clairement identifié la galerie.

Nous remontons le long de la piste de ski car  au dessus il y a aussi des traces noires d'un  razzier jusqu'à couper une piste de ski de fond et là devant nous avons une splendide exhaure de mine comme en témoigne l'eau de couleur rouge qui sort.

Aucun doute possible nous sommes bien en présence d'une ancienne galerie.

Nous longeons la piste quand nous voyons une probable tranchée de recherche en effet un accident de terrain de cette taille est peu probable.

Voilà nous reprenons le chemin du retour satisfait de nos découvertes.

 

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Les carrieres de marbre du Dauphiné

Publié le par REVEL Stephane

Voici des extraits concernant les carrières de marbre de la région dauphinoise ces informations sont extraites de Google Books

Parmi les carrières exploitées , les plus importantes sont celles qui fournissent le marbre noir. Cette variété a été recherchée,il y a une douzaine d’années, dans plusieurs localités,notamment au Villars-Saint-Christophe et à Nantes,près la Mure , à la SalIc-en-Beaumont et à Corps.
C’est dans cette dernière commune que les fouilles ont eu le plus de succès; on y a découvert du marbre de belle qualité, mais qui avait le défaut d’être traversé par de fortes veines blanches,en sorte que c’est à peine si un tiers des blocs était exploitable.
En 1843, M. Bernard, devenu concessionnaire de toutes les carrières communales de Corps, a entrepris de nouvelles recherches dans la montagne dite des lia viol les,et a été assez heureux pour y rencontrer des bancs qui l’emportent de beaucoup en qualité sur ceux qui avaient été découverts précédemment.
Les veines blanches, qui se montraient çà et là à la surface, disparaissent peu à peu à mesure que l’on s’approfondit, et dans quelque temps l’on pourra extraire des blocs d’un noir parfait et de grandes dimensions.
Les carrières de Corps et de ses environs fournissent annuellement 60 mètres cubes de marbre noir; celles de Laffrey, à 15 , et celles du Peychagnard et des Chuzins , 5 à 10 seulement.
L’industrie des marbres a fait, depuis une vingtained’années, de grands progrès dans le département de l’Isère.
En 1820, il n’existait que deux marbreries situées à Grenoble, et occupant en tout une dizaine d’ouvriers. Les marbres qu’on y travaillait venaient du Peychagnard et de Laffrey.
La production locale était bien faible.
On était obligé d’avoir recours aux marbres du Vivarais, deChumerai, de Crussol et de Saint-Amour (Jura). Les marbres étrangers nous arrivaient tout sciés, attendu que les scieries de cette époque ne pouvaient mettre en mouvement qu’une douzaine de lames.
Aujourd’hui nous possédons trois usines avec moteurs hydrauliques, situées au pont de Pique-Pierre, commune de Saint-Martin-lc-Vinoux ; à la Mure et à Vizille.
Ces moteursmettent en mouvement 50 à 60 lames, et scient entre en trois, par an, 120 à 140 mètres cubes ; ce qui fait un ensemble de 3600 à 3800 mètres carrés en tranches.
Une grande partie de ces produits est vendue pour être confectionnée et polie, soit à Grenoble, soit à la Mure.
Ce qui ne peut être placé dans notre département est transporté à Lyon, à Saint-Etienne, à Valence, à Chambéry et dans d’autres villes des environs.
Ce n’est que depuis une douzaine d’années que les marbres du Dauphiné sont ainsi vendus comme matière première aux marbriers étrangers.
Les trois usines dont on vient de parler produisent moyennement chaque année 3700 mètres carrés de marbre scié en tranche, qui, à raison de 18 fr. le mètre carré, valent 66,600 fr.
Chaque scie est servie par trois ouvriers travaillant 300 jours par an; le nombre total des journées est par conséquent de 2,700.
Le total des salaires ne s’élève qu’à 3,300 francs, on, moyennement, à 1 fr. 22 par jour.
Ce prix moyen de la journée est peu élevé, parce que parmi les ouvriers employés se trouvent des femmes et des enfants.
Le travail des tranches occupe, dans les ateliers de M. Bernard et dans ceux de M. de Venta von , 40 ouvriers, qui travaillent 300 jours par an , et dont le salaire total s’élève à 24,000 fr. environ.

Journal des mines
De France Conseil général des mines, France Agence des mines

Marbres du département de l’Isère.
blanc de Flumay.
des Chalanches. Voir Chalanches
gris des Chalanches. Voir Chalanches
blanc du désert. Voir Désert
de diverses couleurs. Voir Désert
d’Angray. Voir Angray
de corps. Voir Corps
de Laffrey. Voir Laffrey
de la grande – Chartreuse. Voir Grande Chartreuse
de la Porte de France. Voir Porte de France
de Malaval. Voir Malaval
de Meylan. Voir Meylan
de Peychagnard. Voir Peychagnard
de Peysonnier. Voir Peysonnier
de Saint-Ëgrève. Voir Saint Egreve
de Saint-Girond. Voir Saint Girond
de Saint-Hugon. Voir Saint Huguon
de Saint-Quentin. Voir Saint Quentin
de Sassenage. Voir Sassenage
de Théys. Voir Theys
du Fontanil. Voir Fontanil
Noir, etc., de Seissin. Voir Seissin

Annales de l’industrie nationale et étrangère
De Louis Sébastien Lenormand, Jean-Gabriel-Victor Moléon
VI. MARBRES DE L’!SÈRE.
On trouve dans plusieurs endroits du département de l’Isère, et notamment dans les ruines de Vienne, des monuments et des fragments de sculpture ou d’architecture en beaux marbresde ce département, ou des départements voisins qui en possèdent également de riches carrières.
Les marbres de l’Isère sont de différentes époques de formation ; quelques-uns appartiennent à la grande chaîne granitique; leur gisement , leur manière d’être et leur disposition entre les couches de roches primitives, micacées, feldspathiques, ou amphiboliques , prouvant évidemment que leur origine est contemporaine de celle de ces roches , nous les désignerons sous le nom de marbres primitifs.
Parmi les autres , les uns appartiennent à la classe des roches de transition , ou intermédiaires , dénomination que nous leur conserverons et les autres aux terrains secondaires.
Ce sont les marbres secondaires ou coquilliers, que nous distinguerons d’une dernière espèce de marbre , celle des marbres pouddingues.
Marbres primitifs.
Nos marbres calcaires primitifs ont la contexture grenue, à grains plus ou moins gros, d’une structure lamelleuse, et d’une apparence cristalline ; leur couleur est communément peu variée; ils sont mélangés accidentellement de mica, de quartz, de hornblende, de talc, de grenat, de fer, etc.
1°. Marbre blanc, des aiguilles de Flumay. Pesanteur , 2,676 kilog. le mètre cube.
Le Flumay est un ruisseau qui arrose la vallée de Vaujani en Oisans.
Il a ses sources dans les montagnes de la Clochette, sous les Grandes-Rousses.
On trouve sur la rive droite de ce ruisseau un marbre blanc à cassure grenue ; il est un peu micacé, mais très compacte et homogène ; il est recouvert par un calcaire argileux secondaire, dont les couches sont verticales et dirigées nord et sud.
Au pied de ces couches calcaires on trouve de grands amas de chaux sulfatée anhydre.
Ce marbre, qui est très-beau, serait propre pour les statuaires et les ornements d’architecture des intérieurs et des extérieurs.
Il est susceptible d’un poli vif; son exploitation est facile, mais les transports ne peuvent se faire qu’à dos de mulets , ou avec des traîneaux sur la neige, faute de chemins à voiture.
2°. Marbre blanc , des Chalanches d’Allemont; pesanteur, 2,673 kilogrammes le mètre cube.
Ce marbre est en couches dirigées du nord au sud , et inclinées de 6o degrés environ à l’ouest; elles alternent avec des roches granitiques, micacées et amphiboliques ; ces couches sont peu épaisses et d’un accès difficile.
Ce marbre est très-compacte , il a la contexture grenue et saccharoïde ; il est d’un blanc assez pur, et quoiqu’il soit quelquefois un peu micacé il serait bon pour les sculpteurs.
3°. Marbre gris des Chalanches ; pesanteur ,2,764 kilogrammes le mètre cube.
Ce marbre est du même gîte que le précédent; il provient d’une couche inférieure qui est adhérente à l’amphibole; il est très-serré et très-compacte.
4°. Marbre blanc , gris et rose des Chalanches ; pesanteur, 2,674 kilogrammes le mètre cube.
La teinte rose de cette variété, qui me parait due à du manganèse oxydé , la rend- très précieuse.
Ces trois variétés de marbre d’Allemont ne peuvent être exploitées que difficilement.
Elles se trouvent dans le chemin des mines d’argent , des Chalanches , dans un escarpement à plus de 1800 mètres au-dessus de la mer  et à 1 kilomètre environ à l’ouest des maisons de la raverse, dernier hameau de la montagne : on ne pourrait descendre les blocs de marbre que sur la neige , avec des traîneaux.
5°. Marbre blanc du Désert ; pesanteur , 2,672 kilogrammes , le mètre cube.
Au désert de Valjouffrey, dans la vallée de la Bonne, on trouve un marbre blanc saccharoïde, à contexture grenue, et spathique laminaire.
Il est d’un accès facile, mais la Carrière ne peut être exploitée, faute de chemin.
Ce marbre est très-beau et serait propre pour les statuaires et les beaux ornements d’architecture.
6°. Marbre blanc, rose et vert du Désert, pesanteur, 2,672 kilogrammes 5o , le mètre cube.
Cette variété se trouve dans les couches inférieures du gîte précédent; c’est un véritable cipolin ; il est micacé irrégulièrement, et contient quelquefois des grenats, de l’épidote vert et du fer oxidulé.
C’est un de nos plus beaux marbres ; mais il faudrait pratiquer des chemins pour pouvoir parvenir aux carrières.
Au revers de la montagne et dans les Hautes-Alpes est le Valgodemar, dans lequel on trouve les mêmes roches plus abondantes, plus variées et d’un accès plus facile.
SUITE DES MARBRES DE 1′lSÈRE
Marbres intermédiaires .
Ces marbres sont plus nombreux que les précédents. Plusieurs d’entre eux sont exploités avec succès.
7°. Marbre noir de Seissin ; pesanteur, 3,583 kilogrammes le mètre cube.
Ce marbre est d’un noir assez intense ; parfois il présente , dans sa couleur , des lignes grises ou noirâtres, parallèles et ondulées, qui rompent l’uniformité du fond noir : son grain est uni, fin , serré et compacte ; il ne se trouve que par blocs isolés et roulés , d’un volume plus ou moins considérable , on en a fait beaucoup de cheminées , de tables et de consoles , à Grenoble.
8°. Marbre noir et jaune de Seissin ; portor ,pesanteur, 2,585 kilogrammes le mètre cube.
Le fond noir ou gris du précédent est coupé de filets jaunes ou jaunâtres plus ou moins intenses.
Cette variété est un véritable portor; il est très-recherché ; il se trouve également dans
les montagnes voisines , en blocs isolés et roulés : nous n’avons pu en découvrir le gisement primitif.
9°. Marbre noir, jaune et blanc de Seissin, pesanteur, 2,583 kilogrammes le mètre cube.
C’est la même variété de portor que la précédente, dans laquelle des veines blanches irrégulières et plus ou moins larges se coupent en tous sens, et croisent en même temps les veines jaunes du portor. Ce marbre est un des plus beaux de France; il prend un poli très- vif, il est très-recherché.
On en voit de superbes cheminées et de très-belles tables dans Grenoble.
10°. Marbre noir et brèche de Seissin ; pesanteur ,2,583 kilogr. le mètre cube.
Le marbre noir de Seissin et ses deux variétés ci-dessus présentent souvent, dans leur masse , des fragments d’un marbre blanc très-dur et très-compacte, qui est parfois nuancé ou veiné de rose ou de violet. Ce marbre est très beau , et encore plus recherché que les précédens ; son grain est fin et serré : il se trouve ,comme les autres, en blocs irréguliers et souvent très-volumineux.
11°. Marbre noir, jaune et blanc de Theys ; pesanteur, 2,588 kilogrammes le mètre cube.
Le marbre noir de Theys est en blocs isolés et roulés, ainsi que je l’ai dit ci-dessus.
Il est très-beau et présente beaucoup d’analogie avec celui de Seissin; le fond est de gris noir, et veiné parallèlement et coupé de filons jaunes et blancs avec des fragments de marbre blanc, rose et violet de diverses couleurs.
Ce superbe marbre convient parfaitement pour les ameublements et les décors d’architecture de grand caractère.
Le transport de ces< blocs me paraît dû aux mêmes courants qui ont charrié les blocs de Seissin.
12°.• Marbre noir et blanc de Saint- Hugon; pesanteur, 2, 585 kilogrammes le mètre cube.
La chartreuse de Saint-Hugon est bâtie avec un beau marbre gris-noir, veiné de filets blancs, qui est un calcaire argilo-schisteux , très-dur et susceptible d'un beau poli.
On ignore le lieu d'où venaient primitivement les marbres qui ont servi à décorer cette chartreuse.
On en trouve dans le fond de la vallée des blocs roulés d'un volume très-considérable, .
13°. Marbre gris-blanc de Peyssonnier; pesanteur, 2,485 kilogrammes le mètre cube.
Peyssonnier est situé près de la Mure.
Le marbre qu'on tire de cet endroit est gris , nuancé de blanc par taches pommelées et irrégulières ; il est assez dur , un peu cristallin , mais sujet à s'écailler; cependant il est un des plus beaux marbres du pays; on en fait des tables et des cheminées.
14°. Marbre du Peschagnard ; pesanteur, 2,49° kilogr. le mètre cube.
Le Peschagnard est situé au nord-ouest de la Mure, au pied d'une haute montagne calcaire
de transition , dont on exploite les masses supérieures avec assez d'avantage pour les employer comme marbre.
Ce calcaire est gris-noir , nuancé de taches blanches irrégulières; il est susceptible d'un beau poli ; il est d'un très-grand emploi dans le département; il serait d'un bel effet en grande architecture monumentale.
La carrière est située dans un lieu d'un assez difficile accès, il est vrai , mais où l'on pourrait ouvrir, à peu de frais, un chemin qui favoriserait en même temps l'exploitation des belles mines de houille voisines. Présentement on descend les blocs de marbre ébauchés sur des traîneaux attelés de bœufs, jusqu'au pied de la montagne , où des voitures viennent les charger pour les transporter à Grenoble.
On les débite, dans cette ville, en grandes tables, au moyen d'une scie à eau puis on les embarque sur l'Isère pour leur faire descendre ou remonter le Rhône.
15° Marbre de -Laffrey ; pesanteur, 2,585 kilogrammes le mètre cube.
La carrière de Laffrey, au-dessus de Vizille, est une véritable carrière de marbre très-dur, très-compacte, et très-susceptible d'un poli vif.
Ce marbre est peu varié pour ses couleurs ; il est gris-noir, ou gris-blanc , veiné de filets blancs.
Le pont de Vizille et les travaux d'art de la montée de Laffrey sont faits avec ce marbre.
C'est dans ces bancs que se trouvent les beaux cristaux de zinc sulfuré , vulgairement connus sous le nom de Blende jaune spéculaire de Vizille.
Marbres secondaires. — .
16°. Marbre noir d'Angray ; pesanteur , 2,590 à 2,595 kilogr. le mètre cube. .
Angray est une dépendance de Sainte-Luce ,en Beaumont, près de la grande route de la Mure , à Gap.
Le marbre d'Anvray est un calcaire noir , un peu argileux , très-compacte et très-vif, qui est susceptible d'un beau poli : il contient des bélemnites et des ammonites.
Les carrières sont d'une facile exploitation ; elles sont sur le bord de la grande route.
Ce marbre, qui a servi pour les constructions du port de Sainte-Luce, serait très-beau en architecture intérieure et extérieure.
17°. Marbre de la porte de France ; pesanteur , 2,485 à 2,500 kilogr. le mètre cube.
La carrière de la porte de France à Grenoble ,dans le grand nombre de bancs qui sont exploités pour faire du moellon et de la pierre à chaux, présente deux ou trois bancs gris et nuancés de blanc , très-compactes , très-durs , et susceptibles d'un beau poli, qu'on a souvent employés avec succès à Grenoble, pour marbre d'ameublement.
18°. Marbre gris -jaune de Sassenage,- pesanteur, 2,485 à 2,500 kilogr. le mètre cube.
Le calcaire de Sassenage est communément gris, blanc ou jaune.
Il fournit une pierre très- dure et très-estimée à Grenoble ; souvent elle est assez compacte et assez pleine pour recevoir un poli vif.
C'est le même calcaire que les Romains employaient de préférence pour leurs monuments et leurs inscriptions, dont le département offre tant d'exemples.
Il est souvent très-coquillier.
Il est d'un très-grand usage à Grenoble, comme pierre de taille, et très-recherché pour les constructions, notamment pour celles des édifices publics.
19°. Marbre de Saint-Êgrève ; pesanteur ,2, 485 à 2,500 kilogr. le mètre cube.
Les carrières de Saint-Egrève fournissent des bancs de pierre d'un gris-blanc , mélangé de jaune et de blanc.
Cette pierre jouit d'une grande dureté ; elle est très-compacte et très-vive et susceptible d'un beau poli.
Elle peut être employée comme marbre pour de grands monuments publics.
20. Marbre de Fontanil; pesanteur, 2,485 kilogr. le mètre cube.
Ce -marbre qui est très-dur , et susceptible d'un poli vif, est le même que le précédent, mais plus varié dans ses couleurs.
La chaîne calcaire de Fontanil est de même nature que celle de Saint-Égrève.
Elles contiennent l'une et l'autre une très-grande quantité de dépouilles marines, notamment des zoophytes, des ammonites, des oursins, etc.
21°. Marbre de Meylan • pesanteur, 2,500 kilogr. le mètre cube.
Les marbres de Meylan sont gris-blancs et noirâtres , par taches veinées et irrégulières ; ils sont vifs et très compactes; ils prennent un très-beau poli : ils sont d'une exploitation facile.
Le célèbre monastère de Montfleury, voisin de Meylan, offrait beaucoup de monuments et de décors de ce marbre.
22°. Marbre gris-bleu de Saint- Quentin,- pesanteur, 2, 485 kilogr. le mètre cube.
Le marbre de Saint-Quentin est un calcaire bleu ou gris , assez dur , qui prend un beau poli, mais qui craint la gelée.
On ne peut l'employer avec succès qu'intérieurement.
Les côtés de la cathédrale de Vienne, et la sacristie sont pavés avec ce marbre.
23°. Marbre bleu de Montalieu ; pesanteur ,2,485 kilogr. le mètre cube.
Le marbre bleu de Montalieu est un calcaire bleu ou blanc, très-compacte, qui est susceptible d'un assez beau poli, mais qu'on ne peut employer comme marbre que dans les intérieurs.
24°. Marbre gris-brun , de la grande Chartreuse; pesanteur, 2,670 à 2,580 kilogr. le mètre cube.
Les hautes chaînes de calcaire compacte de la grande Chartreuse présentent des bancs très dure, susceptibles d'un poli vif.
L'intérieur de ce célèbre monastère offrait des exemples très variés des marbres du désert.
Le plus commun est d'un fond gris veiné de taches brunes, fauves et violettes.
25°. Marbre gris-blanc de la grande Chartreuse; pesanteur, 2,570 à 2,58o kilogr. le mètre cube.
Ce marbre est le même que le précédent.
Il est également très-compacte et susceptible d'un beau poli; le fond est gris , mais il est veiné de belles nuances blanches ou blanchâtres.
26°. Marbre gris-rouge de la grande Chartreuse; pesanteur, 2,670 à 2,680 kilogr. le mètre cube.
Cette variété est plus rare que les précédentes, mais elle est beaucoup plus gaie et plus agréable ; elle présente de belles nuances rouges et violettes sur un fond gris-blanc.
L'extraction en serait facile et peu dispendieuse , d'autant qu'on pourrait établir une scie-à-eau sur le cours du Guiers-Mort.
27°. Marbre gris-noir de Corps; pesanteur, 3,580 kilogr. le mètre cube.
Les bords du Drac , au-dessus de Corps , présentent de grandes couches d'un calcaire compacte gris-bleu, et souvent d'un noir veiné de blanc par taches irrégulières.
On y distingue parfois des coquilles.
Ces pierres sont dures ,très-vives, très-compactes, et susceptibles d'un beau poli ; mais elles sont d'une exploitation très-difficile.
Marbres Pouddingues.
28°. Pouddingue de la Chapelle Saint- Giroud; pesanteur, 2,5g5 kilogr. le mètre cube.
>Cette chapelle est située au-dessus du hameau de Cours , près de la grande combe qui sépare les communes d’Auris et du Frénay dans l’Oisans.
Le fond de cette combe présente un superbe marbre pouddingue de calcaire compacte, à ciment de spath calcaire, gris ou verdâtre ,qui a lié ou réuni une très-grande quantité de petits cailloux calcaires, blancs , jaunes, rouges, verts, gris, noirs, qui l’ont fait désigner sous le nom de pouddingue universel à cause de toutes ses couleurs.
On y trouve aussi quelques pyrites éparses ça et là dans la masse.
Ce marbre , qui est susceptible d’un très beau poli , est d’une exploitation difficile faute de chemin.
On en a cependant fait quelques monuments et de très-beaux décors à Grenoble : c’est un des plus beaux marbres de France.
29°. Pouddingue de la gorge de. Malaval ;pesanteur, 2,5go kilogr. le mètre cube.
On trouve sur les rives de la Romanche , dans la gorge de Malaval , de beaux blocs isolés d’un pouddingue .universel, blanc, gris , rouge ,vert , jaune et noir.
Les carrières sont près du hameau de la Chardoussière , dans la commune du Villars d’Arène.
Il y a lieu d’espérer que la nouvelle route d’Italie par l’Oisans facilitera l’exploitation et l’exportation de ces deux espèces de marbres, qui sont, l’une et l’autre, très-variées, très-agréables et très-recherchées.

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Un site à visiter absolument

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd'hui nous venons vous parler d'un site qu'on nous a chaudement recommandé et ce à juste titre.

Les photos sont magnifiques et pour les passionnées de mines nous vous conseillons de visiter Régions de France puis d'aller sur Patrimoine industriel minier.

Apres nous vous liasserons le soin de visiter.

Voici le plus important l'adresse su site http://www.photo-seb.net/index.html et bonne visite nous devrions dire bon voyage.

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Un site à visiter absolument

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd'hui nous venons vous parler d'un site qu'on nous a chaudement recommandé et ce à juste titre.

Les photos sont magnifiques et pour les passionnées de mines nous vous conseillons de visiter Régions de France puis d'aller sur Patrimoine industriel minier.

Apres nous vous liasserons le soin de visiter.

Voici le plus important l'adresse su site http://www.photo-seb.net/index.html et bonne visite nous devrions dire bon voyage.

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