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L'Association des villes de France a découvert la mine de bauxite

Publié le par REVEL Stephane

Gilbert Crépel, ingénieur divisionnaire de l'industrie et des mines, ancien de la Drire, a retracé dernièrement la grande épopée de l'exploitation de bauxite dans le monde et plus particulièrement en Languedoc-Roussillon. Dans son exposé devant des membres de l'Association des villes de France, venus de Montpellier, on a ainsi appris que la bauxite, découverte à Villeveyrac en 1873, est traitée à Salindres pour obtenir l'alumine, transformée en aluminium.
La composition du minerai, les productions, les utilisations, les difficultés d'exploitation et beaucoup d'autres sujets ont été abordés, apportant à l'assistance un panorama complet et très pédagogique de cette industrie. A suivi un diaporama.
En fin de matinée, la visite de l'atelier de conditionnement, dans lequel travaillent des

personnes handicapées à l'initiative de M. Courtieu, directeur de la Sodicapei, a permis de découvrir un exemple d'insertion professionnelle dans le monde industriel.
Après le déjeuner, les visiteurs ont plongé dans les souterrains de la mine, dite Chemin de Poussan, pour découvrir le monde mystérieux du tréfonds avec toutes les explications des guides. La journée s'est terminée par la visite de la mine à ciel ouvert dite de Combe-Rouge.

 

Midi Libre du 22 juin 2010

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Musée de la Mine à Petite-Roselle

Publié le par REVEL Stephane

Présenter la vie quotidienne du mineur. C’est l’ambition de l’extension à venir du musée de la Mine. Le nouvel espace ouvrira ses portes au printemps 2012. Des travaux en forme de renouveau pour le site qui se veut désormais le point d’ancrage de la vie culturelle dans l’ancien Bassin houiller.

C’était tellement un paradoxe qu’on ne le voyait même plus. A savoir, le site unique du patrimoine industriel lorrain, la réunion sur un même lieu de toutes les technologies d’extraction charbonnière, présentant toutes les machines… et pas les hommes.
Au fond du cirque naturel où ont été dressés les bâtiments de briques rouges, d’autres volumes écarlates. Une architecture en livre ouvert, une reconstitution précise des veines de charbon horizontales, diagonales ou verticales. Et un petit train jaune pour s’y rendre. Mais, pour celui qui n’est pas du milieu, pour celui qui n’a pas eu la chance d’être emmené là par son père ou de suivre les explications d’un guide, c’est assez obscur. On peut être ému par les prouesses techniques, mais pas forcément touché par tous ces destins humains. Les Italiens passés de leurs statuts d’ouvrier agricole à ceux d’ouvrier du sous-sol, ces Slovènes qui ont traversé l’Europe pour décrocher enfin un emploi et vivre dans ces corons de Freyming-Merlebach…
C’est le but de la prochaine phase du musée de la mine, celle qui s’intitule justement le cœur du musée. Il ne s’agit pas (encore ?) de présenter les vagues migratoires mais en tout cas de montrer la vie quotidienne du mineur, de rappeler quelques explications géologiques fondamentales, de théâtraliser un peu plus la salle des pendus ou la lampisterie…

Présenter le Cœur

En clair, de fournir enfin un corps à ce musée qui présentait jusqu’alors plutôt la tête. C’est toute l’importance de la manifestation tenue la semaine dernière sur le site de Petite-Rosselle. Elle marque un nouveau départ en bouclant très officiellement le financement du Cœur du musée qui devrait ouvrir ses portes dans deux ans. Elle se veut la volonté de refermer la parenthèse après la séparation difficile avec l’ancienne conservatrice du site, Estelle Fruleux. C’est d’ailleurs le président du syndicat chapeautant le site qui a animé cette rencontre, petit foulard noir floqué au nom du musée noué autour du cou. Promenade juste, où ces mots racontant l’avenir. « Le plus grand site muséographique minier de France, en quasi-hibernation depuis trente ans, avait déjà commencé à vivre en 2006 avec la l’inauguration de la représentation du fond.»

Place désormais à demain, rendu possible par « la deuxième phase du musée financée à hauteur de 1,07 million d’euros par l’Etat, à 1,07 million d’euros par la Région. » Le syndicat injecte quasiment 600 000 euros. Bouffée d’oxygène indispensable pour boucler le financement des travaux, les 300 000 euros apportés par la fondation Total par le biais de la Fondation du patrimoine. Un engagement d’autant plus symbolique du géant pétrolier pour soutenir la mémoire charbonnière. Un engagement d’autant plus important dans cette Moselle-Est qui vit dans la douleur la diminution de cette entreprise dans son activité chimique sur la plateforme de Carling. « Le Cœur du musée commence à battre. Le nouveau souffle impulsé par le mécénat Total nous renforce dans cette concrétisation. » Et le calendrier est visiblement serré.
« Au moment où nous programmons le début des travaux pour le mois d’octobre », l’objectif est d’ouvrir au public le nouveau espace pour le printemps 2012.
Concrètement, le visiteur pourra notamment découvrir dans une partie de l’ancienne salle des pendus une exposition permanente sur l’environnement social et familial du mineur. La muséographie présentera également la période-phare du site du carreau Wendel, c’est-à-dire les années 1950. Troisième étape importante, le réaménagement de la salle polyvalente afin de pouvoir y organiser des conférences, représentations théâtrales et cinématographiques.
Des travaux qui dépassent une simple valorisation muséale mais qui s’inscrivent dans une stratégie globale d’intégration du musée dans le développement local de l’agglo de Forbach. « Nous sommes en train de travailler sur la mise en place de projets communs avec le musée de Völklingen, avec la ville de Sarrebruck, tout cela financé pour partie par des fonds européens. Nous ambitionnons également que la Scène nationale du Carreau puisse davantage s’investir sur le site pour proposer du contenu culturel », annonce le président de l’intercommunalité forbachoise, Laurent Kalinowski.

Formidable défi

Un travail de mise en valeur d’autant plus important que le site ne pourra vivre que de son action mémoriale. Pour beaucoup d’habitants de l’ancien Bassin houiller, les mines ont fermé depuis bien longtemps déjà. Ils ont éloigné ce qui ne constitue qu’un repère flou. Terrible menace pour le Carreau Wendel. Ou plutôt formidable défi que de continuer à vivre dans un environnement de ce type. Les acteurs semblent enfin l’avoir compris.

 

Par Matthieu VILLEROY • Journaliste La Semaine • 19/06/2010 à 11h49

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Ales. MémoireA Rochebelle, jadis, en harmonie avec la mine

Publié le par REVEL Stephane

Rochebelle, au temps de la mine , était une ruche bourdonnante. Le va et vient des mineurs assurant les trois postes animait le quartier, tout le temps.
« Les bureaux des mines comptaient à eux seuls, 200 employés », rappelle Louis Lafont, ancien du service comptabilité des houillères.
« On payait les salaires, en liquide seulement, et ce, chaque quinzaine. Le bureau de la paie était ouvert toute la journée. » Mais Rochebelle c'était aussi l'Harmonie des mines, musique qui compta dans ses rangs Maurice André, le trompettiste de renommée mondiale. Cette phalange avait son local dans un bâtiment des houillères et se produisait non seulement à Alès mais aussi, compte tenu de sa réputation, un peu partout dans la région.

Le 4 décembre, l'harmonie défilait, en empruntant le

faubourg jusqu'à l'église du quartier pour la messe de Sainte-Barbe, à laquelle elle participait en interprétant plusieurs morceaux de circonstance de son répertoire.
« Chaque année pour Sain te-Barbe, raconte Louis Lafont, de bon matin on tirait des bombes pour annoncer la fête. » « Dans la matinée, c'était la traditionnelle distribution des médailles, récompensant les nombreuses années de service des mineurs et des em ployés précise Jean Benoit. Le médaillé, souligne-t-il avec humour, avait droit à un gâteau ou à un apéritif ! C'était au choix ! » Sainte-Barbe é tait pour la corporation minière la fête la plus importante de l'année.
A l'époque de la prospérité des mines et ce jusqu'après la seconde guerre mondiale, les calèches des houillères amenaient les femmes des ingénieurs au marché de l'abbaye ou au Vieux-Marché et leurs enfants à l'école.
La vie au faubourg était aussi celle d'une grande famille. Tout le monde se connaissait « On se retrouvait, les soirs d'été, entre voisins, dehors pour prendre le frais, sur le trottoir, chacun apportant sa chaise » , rappelle Jean Benoit. Dès le mois de juin, des fêtes champêtres, avec bal, étaient organisées, sur la Place Rouge. « Avec au programme des concours de chants où se produisaient des chanteurs régionaux ou locaux, comme M. Canonge ou Maurice Guigue. » Maurice Guigue était aussi compositeur, il est l'auteur de la célèbre chanson "Sur le pont de Rochebelle" dont le refrain commençait ainsi « Sur le pont, le pont de Rochebelle, les amoureux s'en vont par deux... » « C'est lui, raconte Jean Benoit, qui organisait et animait la kermesse de l'école privée dont le directeur fut longtemps M. Ginestet. » Chaque association de Rochebelle faisait sa fête. Il en était de même pour l'école publique de garçons et celle de filles du Panséra, à la fin de l'année scolaire.

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La géologie miniere

Publié le par REVEL Stephane

La géologie minière est un élément important dans l'archéologie pour l'étude d'une exploitation minière.

En effet la minéralogie, la teneur en minerai, le type du gite mais aussi la collecte de déchets sur les razziers permet de compléter les études sur le terrain.

On s'intéressera aussi à l'exploitation des données géologiques disponible sur le site du BRGM par exemple ce qui permet de préparer les sorties sur le terrain, de même que les recherches bibliographiques qui sont bien souvent le seul moyen de retrouver d'anciens sites d'extraction.

L'étude d'un site minier ou carrier par son contexte fournit des éléments qui permettent de comprendre les modes d'exploitation des mineurs.

Plusieurs éléments comme le pendage des couches, la présence de failles, de ruptures, de plissements, de karst conditionnent la nature des travaux souterrains ou de surface.

Ainsi on retrouve des carrières, des tranchées, des galeries, des puits, des descenderies, des travers-bancs, des exhaures, des chambres et des piliers tournées dans les zones d'exploitation le tout étant adapté à la morphologie du site.

L'analyse des déchets disponibles sur les razziers est aussi très importante par la présence de minerais, mais aussi des  matériaux encaissant, de même le volume des razziers amène des informations sur les volumes extraient.

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L'archéologie minière

Publié le par REVEL Stephane

L’exploration des anciennes mines fait appel aux techniques de la spéléologie et ceux que les mines soit horizontales ou verticales.

Ou retrouve donc l’éclairage à led qui a supplanté l’aceto, l’avantage des leds est de fournir une lumière plus proche de la lumière naturelle ce qui permet un meilleur rendu des couleurs.

L’avantage de l’aceto était de prévenir les speleos dans le cas de baisse du taux d’oxygène la flamme ayant tendance à diminuer.

Par contre il pouvait présenter des risques dans le cas des gaz combustibles notamment le grisou.

Les descentes de puits se font classiquement avec fixation de spits et plaquette utilisation de cordes statiques.

Parfois la roche encaissante ne permet pas de mettre en œuvre ces techniques on utilise dans ces cas des chèvres pour équiper les puits.

La différence par rapport à la speleo vient de certains risques liés aux anciennes mines

Comme les puits borgnes qui peuvent présenter un taux extrêmement bas d’oxygène, mais aussi la présence de CO2 notamment dans les mines d’anthracite.

Des passages très instables doivent être équipés soit de boisage soit de buses afin de les stabiliser.

L’exploration d’une ancienne mine permet d’observer celle-ci dans l’état ou les mineurs l’on laissé à l’arrêt de l’exploitation.

L’observation des traces laissés permet de comprendre comment l’exploitation c’est déroulé et avec quel technique.

L’exploration relève d’une démarche scientifique tout d’abord géologique par l’observation des roches encaissantes des filons exploités, archéologique ensuite par l’observation des restes laissés par les mineurs comme les outils le mobilier ect...

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Ales. Mémoire Le faubourg de Rochebelle, fief de la mine

Publié le par REVEL Stephane

Rochebelle, un des quartiers les plus anciens et aussi des plus populaires de la ville, vivait jadis à l'heure du charbon.
Les mines de Rochebelle dont l'exploitation, autrefois patrimoine industriel, est étroitement liée à l'identité d'Alès. Son faubourg est riche de son passé, de son histoire forgée par le labeur des hommes. Faubourg vivant, marqué par la convivialité et la solidarité, valeurs nées au fond de la mine.
« Il y avait, autrefois, au moins une dizaine de cafés » rappelle Jean Benoit, le marchand de meubles bien connu à Alès, originaire de ce quartier. « On trouvait, à l'entrée du faubourg, le café Thérond, le Bon Coin, toujours là, en face le café Faure et à côté le café du Pont de Pierre Jalu. Un peu plus haut, le café-tabac, puis celui de Mme Yvonne que fréquentaient

certains joueurs de l'Olympique. Ensuite le bar du "Plumet" qui avait mis dans son établissement un écriteau où on pouvait lire "Viens et bois" ! Plus loin c'était le café-restaurant de Mme Bord, puis le bistrot de M. Gineste qui faisait le coin, enfin le bar-café restaurant de l'Harmonie et à la cime du faubourg, sur la gauche le café de la "Fifi". » Le faubourg était également riche en alimentation avec les succursales du Casino, des Docks Méridionaux, des Economats du Centre, les épiceries Villaret, Sanchez. On trouvait aussi, au centre du faubourg, deux boucheries, trois boulangeries dont celle de M. Lavie « qui pétrissait la pâte à la main, précise Jean Benoit, dans un pétrin de bois que mon père avait fabriqué. » De nombreux artisans étaient établis au faubourg : le marchand de cycles Cabane, un peu plus haut le local de l'estamaïre M. Comte, l'atelier du menuisier-ébéniste Raoul Benoit, le garage automobiles Domeizel ; enfin le magasin du marchand de vin M. Bès devant lequel, raconte Jean Benoit, « il y avait souvent la queue le matin car la population était nombreuse et le vin se vendait au détail. C'était du vin léger qui devait titrer 9 degrés environ. » Deux écoles pour les en fants du quartier. L'école publique de filles et celle de garçons du Panséra et l'école privée catholique. Près de celle du Panséra se trouvait le lavoir où les "bugadières" venaient laver le linge, en particulier les bleus de travail des mineurs appelés chez nous en Cévennes "la despoillo". A côté, l'immense bâtisse est une ancienne filature qui fut, par la suite, un asile de vieillards avant de devenir, de nos jours, la bourse du travail. C'est près de là qu'avaient été aménagés des abris anti-bombardements, pendant la Seconde Guerre mondiale. La mine c'était le trait d'union entre les différentes nationalités des travailleurs du sous-sol. Polonais, Espagnols, Italiens, Maghrébins, avec Cévenols, Lozériens, Ardéchois, ils étaient surtout et avant tout... de Rochebelle.

 

Roger Roux

Midi Libre 13/06/10

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Recherche miniere dans la zone d'Allemont

Publié le par REVEL Stephane

En examinant la carte topo suite à notre visite à la centrale de Baton nous remarquons deux points intéressant autour d’Allemont.

Non nous ne voulons pas parler des mines de plomb argentifères des Chalanches.

Il y a deux autres points signalés en direction de La Fare.

Le premier concerne une ancienne ardoisere et le deuxieme une mine de plomb.

Il faudra que nous allions explorer la zone pour voir si nous pouvons trouver des vestiges intéressant dans cette zone.

En consultant le site du BRGM la zone est extrêmement intéressante est nécessitera certainement plusieurs visites sur le site.

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Le schiste

Publié le par REVEL Stephane

Le schiste.
n'est pas très différent d'une ardoise mais Ie métamorphisme a été plus intense et les nouveaux cristaux de mica formés sont plus grands et donnent une direction nette de clivage micacé à la roche,

Il est difficile de tracer une limite entre les ardoises, d'une part, et les schistes, d'autre part. En effet, les schistes possèdent souvent une surface ondulée plutôt que plane ; l'éclat micacé, sur la face de clivage, est assez prononcé.
Les schistes peuvent être verdâtres, grisâtres ou rougeâtres comme les argiles. On ne les trouve que dans des régions de faible métamorphisme où les contraintes ont été de faible ampleur.

On ne les signale pas dans les régions où les sédiments inaltérés prédominent.

Seules quelques espèces d'arbres adaptés à ces conditions peuvent y évoluer.  

C'est le cas, par exemple, du bouleau pubescent, qui peut pousser dans un sol de ce type.

On parle de micaschiste dans le cas d'un métamorphisme de plus haut grade, qui conduit à la présence de micas blancs (muscovite) ou noirs (biotite) dans le plan de schistosité.

Les schistes tirés des terrils houillers (du Nord-Pas-de-Calais et de la Loire notamment), servent à la réalisation des assises de chaussées.

Il en existe deux types :

les rouges résultant d'une cuisson à l'intérieur de terrils entrés spontanément en combustion, ce qui leur a donné une meilleure résistance mécanique,

les noirs, à l'état naturel, plus friables et plus gras.

Il existe aussi de la cornéenne, un autre type de schiste, obtenu par métamorphisme à partir de roches sédimentaires.

Il se trouve souvent au contact d'intrusions magmatiques, par exemple en Normandie.

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L'ardoise

Publié le par REVEL Stephane

L'ardoise est une roche métamorphique d'origine sédimentaire, de l'époque Ordovicienne (il y a 550 millions d'années).

Ses principaux composants sont le quartz, la séricite et des minéraux du groupe du chlorite. Du peuple égyptien aux habitants des "Castros" du nord-ouest espagnol, tous ont utilisé l'ardoise comme matériau de construction.

L'ardoise est présente tout au long de l'histoire de l'humanité.

Son origine vient de la superposition de sédiments argileux dans les fonds marins.

En raison des hautes pressions, des températures élevées et des intenses déformations durant l'orogenèse hercynienne, ces sédiments argileux ont été soumis à des phénomènes de métamorphisme.

Ainsi s'opéra un changement de la composition minéralogique primitive des argiles et une orientation des minéraux en plans parallèles, appelés "schistosité" ou "fissilité".

La pression et la chaleur qui accompagnent le profond enfouissement des roches sédimentaires rendent instables les minéraux oxydés et hydratés qui s'étaient formés à la surface du sol lorsque les roches primaires se sont décomposées et désagrégées.

Eventuellement, l'eau, l'oxygène, le gaz carbonique qui provenaient de l'air sont expulsés.

Les sédiments constituant les argiles, les calcaires et les grès commencent à se transformer. Quelques minéraux, ceux qui changent le plus comme les argiles, se transforment complètement et donnent à nouveau des micas et des feldspaths.

Cependant, en dépit du changement minéralogique, les roches métamorphiques conservent encore leur litage dû à leur origine sédimentaire,

Les sédiments sont généralement formés par la concentration d'un ou deux minéraux, alors que la roche ignée était plus hétérogène.
Ainsi les minéraux de haute température des roches cristallines renaissent, la complexité minérale originelle détruite, réapparait.

L'ardoise ressemble à une argile, à l'exception près que c'est la première étape de l'évolution de l'argile en mica.

De petits feuillets de mica apparaissent le long des nouvelles surfaces de clivage et donnent à l'argile durcie un éclat que l'on ne remarque pas dans les argiles non métamorphiques.

Les feuillets brillants de mica tendent à se placer de telle sorte que leurs faces planes se trouvent disposées perpendiculairement à la direction de pression; il en résulte que le clivage des ardoises suit la nouvelle direction donnée par les feuillets de mica, ceux-ci se trouvant disposés à angle droit par rapport à la direction de contrainte.

Souvent les feuillets d'ardoise recoupent profondément les lits de l'argile à l'origine stratifiée, ces lits étant le trait structural principal des sédiments.

En tant que minéraux secondaires, il est habituel de voir apparaître des oxydes et des sulfures de fer, une matière charbonneuse, des carbonates, des feldspathiques, etc.

L'ardoise est résistante et sa couleur peut varier du blanc au noir, en passant par toutes sortes de gris, de rouges sombres et de verts.

L'ardoise peut être droite (rectangulaire) ou en forme d'écaille.

Son épaisseur varie de 3 mm à 9 mm.

Entre 20 mm et 40 mm, il s'agit de lauze, autre schiste plus massif et moins plissé.

La pose à l'ancienne est la pose au clou, fin XIXe siècle apparaît la pose sur crochet (l'ardoise est simplement appuyée en pied).

Les gisements d'ardoises sont nombreux dans les anciennes formations paléozoïques, dans les zones de métamorphisme régional de faible degré.

Les caractéristiques géologico-minières qu'un gisement d'ardoise pour couvertures doit réunir pour son exploitation sont :

Une composition chimique et minéralogique adéquate.

Un degré de déformation idéal pour le développement d'une schistosité trsè pénétrative.

Une puissance minimale des niveaux d'ardoise productive.

Faible fracturation du gisement et absence de discontinuités (Kinks-Bands, fil de quartz, crénulation, etc.).

Anjou

Aux XVIIIe et XIXe siècles, les principaux centres de production de l'ardoise se situent en Anjou.

Les mines ardoisières se développent à Angers, Combrée, La Pouëze, Noyant-la-Gravoyère, Saint-Barthélemy-d’Anjou, Trélazé, et Renazé en Mayenne angevine.

On compte près de 2000 ouvriers qui font vivre plus de 6 000 personnes.

Au fil des siècles, Trélazé s’affirme comme le centre le plus important, pour la quantité comme pour la qualité.

Le gisement angevin fournit l’essentiel de la production française. Le maximum est atteint en 1905 avec 175 000 tonnes.

Ardennes

Autrefois, le département des Ardennes possédait également d'importantes exploitations (Fumay, Haybes, Rimogne, ...) qui ont toutes cessé leur activité à la fin du XXsiècle (1971).

Autres régions 

On trouve aussi des bassins ardoisiers en Bretagne (ardoisières de Maël-Carhaix), en Corrèze (Allassac et Travassac), dans les Alpes et dans les Pyrénées.

L'extraction peut s'effectuer à ciel ouvert ou bien de manière souterraine.

Certaines régions, Corrèze et Anjou, ont vu les deux techniques co-exister.

Dans d'autres, comme dans les Ardennes, la Savoie, elle est ou fut exclusivement souterraine. Le principal facteur qui conditionne le mode d'extraction repose sur le pendage de la veine.

Ensuite, les blocs sont découpés en blocs proches des formats d'ardoises à fabriquer étape au cours de laquelle le fendeur veille à placer le longrain, qui correspond à la direction selon laquelle la roche a été plissée, dans le sens de la longueur de la future ardoise.

Ensuite, vient l'étape du fendage qui consiste à diviser le bloc dans son épaisseur, en désolidarisant les feuillets de la roche.

La dernière étape, la taille, consiste à donner à l'ardoise sa forme définitive.

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La mine sort de terre ! a Graissessac

Publié le par REVEL Stephane

Que s'est-il passé lors de la destruction des garages sur le plateau Saint-Barbe ? Qu'a-t-il été découvert ? Les ouvriers ne s'attendaient certainement pas à découvrir l'entrée d'une mine ainsi qu'une ancienne galerie.
En effet, la galerie est longue d'une quinzaine de mètres environ.
Elle abritait le treuil permettant de creuser le puits d'aérage Sainte-Barbe (1868).
Plus tard, c'était la locomotive "la taupe" à air comprimé qui tractait les wagons de la mine.
Afin d'honorer les mineurs de Graissessac, la municipalité a décidé de reconstituer une galerie traditionnelle.
La réalisation du boisage classique a été réalisée par M. Gimenez-Impérial, ancien mineur, avec des outils anciens.
La municipalité lui a adressé ses sincères félicitations et remerciements pour la

mise en valeur du patrimoine qui pourra être admiré même de nuit.

 

Midi Libre du 31 mai 2010

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