Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Patrimoine minier du Biros

Publié le par REVEL Stephane

Le Biros, c’est un siècle d’histoire minière: Montolieu, Bentaillou, Bulard, autant de noms qui au siècle dernier ont marqué l’histoire de ce petit pays au pied des plus beaux massifs du Couserans.
Dans les années 1880, un important filon de plomb argentifère est découvert entre les couches de schiste et de calcaire… une richesse inespérée pour un pays montagneux!
Le plomb (galène) et le zinc (blende) font la fortune de Sentein qui, au plus fort de l’exploitation dans les années 1910, compte plus de 1800 habitants, près de deux cent enfants fréquentent l’école et un tramway dessert la vallée.
Aujourd’hui ils, ne sont plus que 144 habitants sur la commune et juste suffisamment d’enfants pour maintenir l’école ouverte.
De ce passé minier, il ne reste que des installations rongées par la rouille à flanc de montagne ou des bâtisses délabrées… autant de symboles de la richesse de ce pays mais aussi de la souffrance des hommes.
Les paysans du cru mais également des Espagnols ou des Italiens qui, fuyant la misère, devenaient mineurs six mois de l’année (de mai à octobre)… ils étaient près de cinq cents à travailler sur les sites du Bentaillou (1900m d’alt) ou du Mail de Bulard (2754m d’alt).
Les uns chaussés de simples espadrilles de corde («espartina»), les autres ne quittant pas leurs sabots de bois («esclops») moins souples mais qui les protégeaient lors de l’extraction du minerai dans les galeries.
Des conditions extrêmes que nous fait revivre Claude Taranne dans son ouvrage sur la mine de Bulard, appelée dans le Biros «la mangeuse d’hommes»
Ce passionné d’histoire a eu la chance de rencontrer un ancien fils de mineur, de récupérer des photos d’époque et de travailler sur des archives.
C'est donc à partir de faits réels qu’il compose la trame de son ouvrage, bâti sur l’histoire d’un jeune ouvrier espagnol, José Manuel Garcia, qui en octobre 1900 fait partie de ce convoi d’«hirondelles», appelé ainsi car ces hommes passent la frontière à la belle saison pour venir gagner leur vie en France.
«Il ne subsiste de cette époque que la mémoire orale des anciens et la thèse de Claude Dubois» explique Claude Taranne, le cœur serré de voir ce patrimoine minier tomber dans l’oubli.
A Bulard, la valeur marchande du minerai est de 65%, du jamais vu dans une exploitation minière… mais le filon s’élève dans une faille à la verticale de l’étang d’Araing, à plus 2000m d’altitude.
Malgré cet accès difficile, on va bâtir dans ces lieux aussi improbables que vertigineux le village minier du mail de Bulard perché à 2500m, le plus haut d’Europe.
Baraques rudimentaires perchées sur un piton rocheux ( «le Machu Picchu ariégeois» d’après l’ingénieur Cholin qui avait voyagé en Amérique Latine), après avoir construit cantine, dortoirs et forges au pied du promontoire, en 1901, un chemin de plus de 700 mètres est taillé dans la roche à coup de dynamite.
L’extraction se fait sur six niveaux, le minerai d’abord évacué sur wagonnets, finit d’être acheminé par câbles et bennes jusqu’au bocard d’Eylie.
A partir de 1901 jusqu’en 1919, plus de 80 000 tonnes de tout venant sont arrachés de la montagne.
Bien que ce soit à l’époque la mieux payée des Pyrénées, c’est aussi la plus dangereuse, la mine laisse chaque saison son lot de victimes: blessés par les explosifs, les mineurs côtoient tous les jours le vide (plusieurs d’entre eux ne survivront pas à leurs chutes), la poussière des sulfures, (pneumonies, saturnisme aigu)… autant de raisons pour lui donner le triste surnom de «mangeuse d’hommes»
Si bien qu’en 1903, le directeur Louis Roussel crée «la société de secours» pour les ouvriers et employés de la mine de Sentein, de Bulard et de Carboire.
Le siège social se trouve au bocard d’Eylie et les ouvriers de ces trois mines en sont membres de droit: on prélève 2% sur leur salaire afin de doter la caisse de cette société de secours de fonds permettant en cas d’accident d’indemniser les familles, de prendre en charge les frais médicaux, voire même les obsèques des mineurs et d’accorder une pension à leurs veuves.
Soudain, la logique boursière s’emballe et emporte ce que les tempêtes, les avalanches et les risques insensés pris par les hommes, n’avaient pas réussi à entamer: la mine de Bulard ferme ses portes au mois d’août 1919, celle de Bentaillou connaîtra plusieurs soubresauts et deux tentatives de réouvertures, en 1963 et 1973 qui se solderont par des échecs.
«C’est au prix de grèves et de souffrances, qu’il ya aura aussi à cette époque de sérieuses avancées sociales, comme l’indique Claude Taranne.
On est dans l’euphorie de la révolution industrielle […] les étrangers arrivent dans la vallée avec leurs coutumes, leurs spécialités et il ya des échanges avec les autochtones, ce brassage de population ouvre également les esprits des Biroussans [...]
De plus, depuis le début du XXe siècle la vallée a l’électricité grâce à la mine»
Aujourd’hui l’empreinte de l’homme est présente sous forme de cicatrices anciennes.
Des mines abandonnées, il ne reste que pylônes, galeries ou bâtiments fantômes.
Claude Taranne a travaillé avec l’Office de Tourisme du Biros pour réaliser un topo guide autour de ce patrimoine minier trop méconnu.
Mais il cultive le rêve avec quelques passionnés, de voir réaliser un jour un centre d’interprétation autour de ce patrimoine oublié ou un projet qui pourrait allier sport, nature et culture comme une via ferrata à Bulard…
En attendant, il nous fait partager son amour pour la mine dans la salle de son gîte d’étape à Eylie sur le GR 10 où il a aménagé un petit musée.
Son ouvrage sur la mine de Bulard est là pour témoigner de cette époque révolue.

La Mine de Bulard, par Claude Taranne
Edition d’Aylie
ISBN: 978-267466-1614-1
Contact: gite.eylie@wanadoo.fr
Ouvrage disponible à l’OT et à l’épicerie de Sentein; aux librairies: La Mousson à Saint -Girons, Surre  à Foix et Les Beaux Livres à Ax les Thermes

Voir les commentaires

Marchez sur les pas des mineurs «Bien des choses»

Publié le par REVEL Stephane

Le musée de la Mine à Cagnac fait découvrir chaque année à près de 20 000 visiteurs une partie de l'histoire et du patrimoine du département. Crée sur un ancien puits de mine de charbon, le musée est ouvert de 14 heures à 18 heures le dimanche et jusqu'à 17 heures en semaine.

Une découverte

« En général les gens sont impressionnés par l'environnement, notamment par les galeries dans lesquelles ils peuvent imaginer la vie des mineurs », explique Philippe Larroque, guide au musée. Les salles d'expositions, dont l'entrée est libre et gratuite font découvrir une partie du patrimoine local.

La visite guidée d'une heure en galerie, permet de se rendre compte du quotidien de tous ces hommes qui ont passé leur vie dans le charbon, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, puisque le dernier puits de charbon de la région a fermé en 1987. Grâce à l'engagement d'anciens mineurs, le musée a ouvert en 1989 sous forme associative, et appartient désormais au conseil général du Tarn. Le matériel récolté par les travailleurs a permis de reconstituer 350 mètres de galerie, et de pouvoir mettre des images sur ces techniques d'exploitation du charbon.

Expositions temporaires

Depuis le 18 septembre et jusqu'au 20 mars, le musée du Saut du Tarn à Saint Juéry, le musée du textile à Labastide-Rouairoux, et le musée de la mine de Cagnac se sont unis pour proposer au public une exposition itinérante, « W in mémoria », réalisée par Sébastien Cirroteau et Pierre-Olivier Boulant. Objets, témoignages, et vidéos des musées ont été réinterprétés par ces artistes contemporains. « C'est une création originale qui est vraiment à voir », indique Myriam Devalette, conservatrice départementale.

« W in memoria » est à apprécier jusqu'au 20 mars 2011 dans ces trois musées du département. « En général, les gens sortent d'ici surpris et contents », assure le guide. Roxane Nicolas

Visite guidée en galerie : 7 €/ adulte ; 4 €/ enfants.

Voir les commentaires

L'hématite

Publié le par REVEL Stephane

L'hématite est un minerai de fer très commun apparaissant dans des contextes géologiques variés.
Ce minéral se forme dans les environnements ignées, métamorphiques et sédimentaire.
D'origine primaire il se forme dans les fumerolles, il peut former des concentrations dans les gites de contact.
On peut le trouver en gite important avec limonite et sidérite dans les roches sédimentaires.
Il peut aussi être un produit de l'oxydation de la limonite, sidérite et magnétite.
Dans les environnements sédimentaires, l'hématite précipite et cimente les grès rouges et les shales rouges.
C’est un minéral très courant, de couleur noire à gris argenté, brun à rouge, ou rouge, avec de nombreuses formes cristallines.
L’hématite, est une espèce minérale composée d’oxyde de fer(III) de formule Fe2O3 avec des traces de titane Ti, d'aluminium Al, de manganèse Mn et d'eau H2O.
C'est le polymorphe α de Fe2O3, le polymorphe γ étant la maghémite.
Son existence est rapportée par Pline l'Ancien dès 77. Le nom de l’hématite est emprunté au latin haematites, lui même emprunté du grec αίματίτης, dérivé de αίμα qui signifie « sang ».
La poudre d’hématite était d’ailleurs utilisée comme pigment rouge.
L'hématite peut être utilisée comme granulats (taille comprise entre 0 et 25 mm) dans les bétons dits lourds, destinés à la fabrication de contrepoids et d'écrans de protection anti-radiations.
Broyée finement, elle peut servir de pigment et entre dans la composition d'émaux et d'engobes pour la céramique.
Certaines pierres peuvent être taillées comme pierres fines.

Voir les commentaires

1957. L'étain retrouve bonne mine

Publié le par REVEL Stephane

La présence de l'étain en Bretagne, du nord jusqu'à l'embouchure de laLoire, remonte àl'Antiquité. Le centre en est également pourvu. Abandonnée au fil du temps, l'industrie a retrouvé une seconde jeunesse àSaint-Renan en1957.

Trois noms de lieux émergent de l'histoire de l'étain en Armorique aux XIXe et XXe siècles. Il s'agit de Nozay (Loire-inférieure), Pénestin (Morbihan) et Saint-Renan (Finistère). Suite à la découverte d'anciennes fouilles attestant d'un bassin sédimentaire près d'Abbaretz dans le canton de Nozay, une compagnie nantaise d'exploitation minière s'y installe en 1920. D'emblée les résultats s'avèrent prometteurs puisque, dès la première année, vingt-deux tonnes sont extraites. La société emploiera environ 300 personnes au plus fort de son activité. Néanmoins celle-ci devra s'arrêter faute de capitaux. À son emplacement, aujourd'hui, se trouvent un étang fréquenté par les amateurs de ski nautique ainsi qu'un terril appelé « Mine d'Abbaretz ».
Étain is money
L'aventure contemporaine de Pénestin, dans l'estuaire de la Vilaine, commence, elle, de façon anecdotique que rapportent des scientifiques de l'époque. En grève du fait d'un litige survenu avec l'administration, deux ouvriers anglais employés à la mine d'étain de Piriac (Loire-inférieure) décident de travailler ailleurs pour leur propre compte. Les voilà donc qui entreprennent, en 1850, de fouiller à Pénestin un filon abandonné et autrefois exploité pour son étain aurifère. Si ce n'est la fortune, du moins cela laisse-t-il augurer de profits consistants. Jusqu'au jour où le maire, Bauceret, ayant eu connaissance de la nouvelle, se rend sur place pour s'assurer de la réalité qui lui saute aux yeux : les Anglais sont en possession de 22 caisses pesant chacune une trentaine de kilos. En toute illégalité bien sûr puisqu'extraites du domaine public. Informé à son tour, le préfet Boulage, conciliant, admet la bonne foi des pillards mais charge le premier magistrat de la commune de mettre un terme à leur piochage.
Le bon filon
Dans le même temps, il demande au service des Mines d'étudier la richesse effective du gisement. Il apparaît alors que ce dernier était, jadis, très productif et que d'importants tonnages ont été transportés par la Vilaine à destination des îles Scilly. Ce qui explique l'appellation « Mine d'or » donnée à une plage voisine et l'origine bretonne du nom de la commune : Pen Staen. La réouverture du gisement de l'Aber-Ildut, à Saint-Renan, s'effectue en 1957 à l'initiative de M. Moussu, ingénieur du Bureau des Recherches Géologiques et Minières, et de Charles Pavot, fils d'un industriel de l'algue établi au Conquet et à Landunvez. Quelque temps auparavant, le conseiller général du canton, Paul Larreur, avait émis sérieusement l'idée que le sous-sol de la région contenait de l'étain. Commencent donc des travaux d'investigations dont le succès dépasse les espérances. Avec une moyenne de 750 grammes d'étain au mètre-cube, le filon se révèle comme l'un des meilleurs du monde. L'histoire rapporte d'ailleurs que plusieurs siècles avant J.C., ce minerai était exploité dans les parages.
Une carrière... brève
À trois millénaires d'intervalle, l'extraction est, cette fois, entreprise par la Compagnie Minière de Saint-Renan, associée à des partenaires financiers et industriels. L'affaire, il est vrai, nécessite de lourds investissements. Nous sommes en 1960 et un million de francs ont déjà été dépensés pour l'exploration durant les trois années précédentes. Mais pas en pure perte, heureusement. À ses débuts, le chantier présente l'aspect d'une mine à ciel ouvert. Une lance à haute pression désagrège à une dizaine de mètres de profondeur les sédiments avant leur passage en laverie. Deux dragues installées sur des plans d'eau la remplaceront ultérieurement. L'étain récupéré est traité en Angleterre ou en Espagne, selon la demande et les conditions financières. Au faîte de son activité, l'entreprise emploie 130 ouvriers travaillant nuit et jour. Hélas, le gisement n'est pas inépuisable. C'est ainsi que quinze ans seulement après les premiers forages, c'est-à-dire en 1975, l'entreprise doit plier bagages et licencier en totalité son personnel. Six mille tonnes auront tout de même été extraites représentant les deux tiers de métal pur et la coquette somme de 51 millions. Sans compter les 500.000 mètres-cubes de sable de haute qualité résultant des lavages qui ont trouvé preneur pour différents travaux. Toutes choses qui ont valu à Saint-Renan le titre de capitale européenne de l'étain et de posséder aujourd'hui une rue ainsi qu'un musée commémorant cette épopée.
De la navale à la géologie
Écologiste avant même que le mot ne passe dans le langage courant, Charles Pavot, l'un des deux inventeurs de la mine de Saint-Renan, avait certifié lors de la fermeture du chantier que le terrain serait remis dans son état initial. Promesse tenue. À l'emplacement des excavations se trouvent à présent cinq grands lacs, propriétés de la commune, dont l'un, appelé Ty-Colo, est utilisé par les pratiquants de ski nautique. Élevé dans un milieu industriel spécialisé dans le traitement des algues, cet ingénieux personnage diplômé de Sup-Élec choisit après ses études d'embrasser la carrière des armes. Il entre donc à l'École Navale. Mais voilà qu'une sérieuse maladie vient contrarier ses vues. De sorte que, une fois guéri, il décide, en 1948, de prendre en main les usines de son père au décès de celui-ci. Sans enthousiasme, persuadé que ce métier n'offrait que peu de perspectives d'avenir. Sceptique, il l'était d'autant plus que l'énergie atomique présentait alors des opportunités dans la recherche de l'uranium. Et c'est ainsi qu'équipé d'un compteur Geiger il se retrouva... géologue. Pour en savoir plus «L'âge de l'étain s'ouvre à Saint-Renan» par Yves Cariou (Hors-série Le Télégramme, 1999). «Saint-Renan capitale européenne de l'étain» par Pierre Pailler (éditions Chautemps Saint-Thonan, 1989). Maison du patrimoine et Musée d'histoire locale : 16 rue Saint-Mathieu - 29250 Saint-Renan. «Mine de la Villeder à Pénestin», article de Durocher in Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan (1878). «Exploitation des gisements d'étain de Bretagne par le commandant Houssemaine» in Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan (1940). «Quartz en Bretagne» par L. Chauris in «Minéraux et fossiles» (numéros 353, 354 et 355, parus en 2006).

Claude Péridy 9 janvier 2011

À quoi ça sert ?

Depuis l'Antiquité, l'étain constitue, avec l'or et l'argent, l'un des minerais les plus recherchés de la planète. Dans ses mémoires, Jules César lui-même a décrit l'exploitation de mines en Grande-Bretagne. Par ordre d'importance, les principaux pays producteurs sont la Malaisie, la Bolivie, les Indes néerlandaises, la Thaïlande, etc. Le commerce du métal est centralisé à Londres. Il entre dans les alliages nobles pour fabriquer des objets d'art, tuyaux d'orgue, cloches et canons de l'artillerie à poudre. Mais la plus grande partie est utilisée dans l'étamage de tôles de fer, du cuivre des câbles électriques et la confection de feuilles minces dont on entoure certaines denrées alimentaires, encore qu'il soit de plus en plus remplacé par l'aluminium en raison de sa cherté.
Des visiteurs du monde entier
Comme aux premiers temps de la monnaie, on en trouve encore de nos jours dans certaines pièces d'euros. La production de Saint-Renan, dénommée capitale européenne de l'étain, a suscité dans ses fastes années un tel intérêt que des chefs d'entreprises minières du monde entier se sont déplacés pour visiter les installations. Notre photo : c'est dans ces fûts qu'était récupéré et transporté le minerai.

Voir les commentaires

Du chien de mine au wagonnet

Publié le par REVEL Stephane

Les chiens de mine évolueront au fil du temps, tout d'abord la capacité de la caisse va augmenter pour transporter 400 kg à 500 kg de minerai.
Pour cela les roues étaient cerclés de feuillard métallique, elles avaient des boites de roulement en bronze pour les fusées d'essieux.
De même le déchargement s'effectuait latéralement, le chariot pesant en tout 120 kg, 
Les solives évoluaient elles aussi passant a 5 cm d'épaisseur pour 32 à 36 cm de largeur le tout chevillé sur des madriers pour tenir l'écartement
Il était nécessaire d'avoir une valeur de pente assez importante de pente afin d'assurer un roulage correct du chariot sur des solives en bois.
C'est pour cela qu'on les remplacera par des bandes de fer fondu ou de fer forgé ce qui permettra d'augmenter la capacité d'emport du chariot.
Dans le cas de galerie de dimensions suffisantes le travail des rouleurs et assuré par des chevaux.
Ce système laissera la place au chemin de fer celui exista sous deux formes.
La première forme est le chemin de fer à ornières creuses et a rebord construit exclusivement en fer fondu on les nomme tramm road ce qui est l'équivalent des profils de type tram aujourd'hui.
La deuxième forme est le chemin de fer à ornières saillantes construit en fer fondu ou en fer forgé on le nomme railway là on se rapproche plus du profil champignon.
Chaque type nécessitant des roues adaptées bien entendu 
Le poids utile transporté montant maintenant à 1 tonne.
Le premier système laissera rapidement sa place et dans les mines on n'utilisera que des railway.
Afin de faciliter les manœuvres des wagonnets puisqu'il faut bien parler de wagonnets et non plus de chien de mine des plaques de fonte format un plancher était disposés aux extrémités des rails permettant ainsi des manœuvres dans toutes les directions.
Les aiguillages n'étant pas utilisable on laissait un espace entre la jonction des rails avec des bouts arrondis on dirigeait alors l'effort de traction dans la direction ou l'on voulait aller.

Voir les commentaires

Mémoire de la mine : les métiers (1/6)

Publié le par REVEL Stephane

IL Y A VINGT ANS, LA FIN DU CHARBON |

En 1947, 220 115 personnes travaillaient aux Houillères du bassin du Nord - Pas-de-Calais. Tous des mineurs armés de leur pic et de leur rivelaine ou plutôt, à cette époque, de leur marteau-piqueur ? Évidemment non. Les métiers de la mine sont multiples et, avec le temps et la mécanisation, ils ont évolué. Qui étaient les mineurs ?

« Pas une parole n'était échangée. Ils tapaient tous. On n'entendait que ces coups irréguliers voilés et comme lointains. Les bruits prenaient une sonorité rauque sans un écho dans l'air mort ». Ainsi Émile Zola décrivait-il le travail pénible des mineurs au fond, ces hommes qui abattaient le charbon munis de leur rivelaine, leur pic et leur marteau. Mais seuls, ils n'étaient rien

À la fin du XVIIIe siècle, à la fosse du Mouton noir à Anzin, sur 115 ouvriers s'activant sous terre, seule une quinzaine abat le charbon. Ils sont les seigneurs. Presque tous les autres sont occupés à le traîner dans les galeries (les hercheurs) et à le remonter au jour où seules cinq personnes travaillent. Le tout sous la surveillance d'un seul porion, le chef.

À cette époque, les berlines sont encore des traîneaux (esclittes), les chevaux ne sont pas au fond et les cages sont encore des échelles. Les enfants sont précieux pour se faufiler dans des passages exigus. La plupart sont hercheurs, ou plutôt demi-hercheurs. Ils travaillent par deux, garçon ou fille, l'un hale l'esclitte grâce à un harnais et l'autre la pousse, les deux mains posées sur le rebord. Le tout pour un demi-salaire chacun. Quand d'autres, plus chanceux sans doute, portent le titre de galibot et sont adjoints à un ouvrier expérimenté. Incendies, éboulements, inondations et surtout chutes de l'échelle (parfois de 20 m), les enfants, inexpérimentés et plus faibles, paient un lourd tribut au fond. En 1813, une loi interdira aux moins de dix ans de « dévaler », en 1874 aux moins de douze ans et aux moins de treize en 1892.

Les femmes, également, voient leur métier évoluer. Dès le début de l'exploitation minière et pendant plus d'un siècle, elles descendront au fond. Mais les emplois qualifiés leur sont fermés. Comme les enfants, elles sont hercheuses. Mais dès le milieu du XIXe siècle, elles resteront au jour. Une loi de 1874 leur interdisant les travaux souterrains et de nuit ne fera qu'entériner ce qui existe déjà depuis dix ans.

Désormais, elles seront employées comme trieuses au jour (cafus), manoeuvres ou le plus souvent lampistes. Dans les années 1950, la mécanisation du triage et la généralisation des lampes à chapeau que le mineur retire en libre service entraînent la fin du travail des femmes mineurs. Quand elles ne sont pas employées dans les bureaux, dans les services des oeuvres sociales ou de santé, elles deviennent simples femmes de mineurs.

Mais qui sont les mineurs ? Lister l'ensemble des métiers est difficile. Désiré Lefait, chef porion du dernier puits, à Oignies, résume : « Il y avait tous les corps de métier dans la mine. Il s'agissait un peu de faire tourner une ville. » Tous sont mineurs ! Le statut du mineur de 1946 s'applique au personnel travaillant dans toutes les branches.

Au fond, donc, nous évoquions les abatteurs et les hercheurs, mais il y a aussi les boutefeux (les artificiers) et les foreurs, qui ouvrent le chantier. Les raccomodeurs, boiseurs ou poseurs d'étançons dont le travail évite l'effondrement des galeries. Il faut aussi assurer l'aérage, quand les hommes d'about sont chargés de l'entretien et de l'équipement des puits (d'où partent les galeries d'où ensuite démarrent les chantiers).

Au jour, entendez sur le carreau, certains ont en charge de préparer les matériaux et outils utilisés au fond : à la forge, à la scierie ou dans les ateliers. Vétérinaires et palefreniers soignent et préparent les chevaux, les machinistes veillent aux signaux de descente. Au triage-criblage, hommes et femmes vident et trient les berlines de charbon. Les lampes sont nettoyées, réparées et remplies. Il faut s'occuper de l'administration et de la paye.

L'introduction du chemin de fer jusqu'au carreau (dès 1838 à la compagnie d'Anzin) va solliciter beaucoup de personnel. Enfin, dans les lavoirs, les centrales thermiques, les cockeries ou les usines de carbochimie, on traite et on transforme le charbon pour sa commercialisation.

Quand, à Oignies, la mine ferme, sur 435 personnes au total, un tiers travaille à la surface et deux tiers au fond, rapporte Désiré Lefait. Bien loin des 5 sur 115 du début de l'épopée à la fosse du Mouton Noir d'Anzin. Car sous terre, le mineur est devenu un technicien. L'abatteur conduit des machines : haveuses ou rabots. Les tunneliers ou les marteaux perforeurs remplacent peu à peu le foreur. On utilise même le radar pour orienter ces creusements. Et à la surface, où de plus en plus de choses se passent et sont préparées, il y a même des sismologues pour savoir où est le charbon. On n'arrêtait pas le progrès. Le mineur descendant à l'échelle, pics et marteau accrochés, c'était devenu de l'antiquité.

Les chevaux, ces travailleurs soignés.

Le cheval, au fond, bénéficie de la sollicitude des mineurs comme des compagnies minières. Il est plus soigneusement nourri que ceux qui travaillent au jour. La durée de sa journée de travail est limitée et il voit souvent le vétérinaire. Quant à l'idée que les chevaux du fond ne sont jamais remontés de leur vivant tant il est difficile de les descendre, les archives montrent que cela relève de la légende.  

lundi 20.12.2010, 05:14 - PAR LAURENT DECOTTE

Voir les commentaires

Motte castrale à Brédent et Roche Paviotte

Publié le par REVEL Stephane

Nous voici parti ce jour afin d'explorer les zones de Brédent et de Roche Paviotte.
Nous avions lu un article fort intéressant dans Mémoires d'Obiou N°5 sous le tire 'L'an mil... Le temps des mottes castrales" de Madeleine Casanova.
Dans cette article il était fait mention d'anciennes fortifications de terre à Roche Paviotte et de Breydent sur la commune de Susville.
De plis nous avion recueilli un témoignage orale d'une personne indiquant l'existence d'un souterrain partant de Roche Paviotte et arrivant aux Chuzins.
Fort de tous ces éléments nous voici donc parti afin de fouiller cette zone.
Depuis Susville nous prenons la route qui mène en direction des Merlins nous nous garons au niveau de la petite carrière juste en dessous du hameau de Versenat.
Après nous être équipée nous prenons la piste forestière qui part juste en face.
D'après notre carte il y e un sentier qui monte droit en direction du sommet du Brédent nous ne prenons pas celui-ci préférant continuer le long de la piste forestière.
Nous arrivons à une intersection là nous continuons sur la piste l'autre chemin descendant sur Nantizon.
La piste s'élève lentement puis on arrive à un virage à partir de là la piste monte plus fortement le long de la ligne de crête.
On arrive finalement un peu en dessous su sommet de là la piste contourne sur le même niveau la sommet du Brédent.
Nous décidons de monter directement sur le sommet car s'il y avait une motte castrale celle-ci se trouvait sur le point le plus haut.
En parcourant la zone sommitale nous remarquons une première plateforme.
Sur celle-ci nous tombons sur des vestiges de mur à peine visible dans la végétation vestige probable de bâtiment.
Par contre nous ne sommes pas au sommet en effet face à nous s'élève un monticule haut de 4 à 5 mètres environ.
Nous montons sur ce monticule que nous parcourons la partie sommitale est totalement plate de nombreuses pierres sont éparpilles sur le sol.
Nous sommes tres certainement en présence des restes d'une motte castrale qui devait abriter une fortification en bois.
Après cette visite nous redescendons en direction du pré se trouvant un peu en dessous.
De là nous le traversons pour arriver à la route, puis nous prenons le sentier qui descend en direction des Chuzins.
Arrivé au niveau du ruisseau nous cherchons un passage pour accéder de l'autre coté.
En remontant dans le pré nous en trouvons un certes fort boueux mais praticable.
Il faut dire que des coupes de bois ont lieu en ce moment et nous profitons du chemin taillé pour avancer en direction de Roche Paviote.
Nous arrivons directement en dessous nous commençons alors l'exploration du site.
En premier lieu nous remarquons un abri en pierre sèche semi enterre la partie sommitale ayant disparu.
En fouillant autour nous trouvons des morceaux de tuile en terre cuite qui sont manifestement de facture ancienne au vu de l'épaisseur irrégulière de la tuile.
De même nous trouvons des briques elles aussi sont de formes irrégulières.
Dans l'abri nous remarquons un renfoncement sur la gauche de l'entrée qui devait probablement abrité un foyer.
La aussi on remarque sur le sol des vestiges de murs en pierre sèche avec un nivellement du sol.
Un point fortement remarquable quand on se trouve là et le piton rocheux qui s'élève face à nous, celui-ci donnant sur sa face sud sur le vide.
Nous montons vers ce qui semble être une deuxième plateforme ou motte même si celle-ci semble moins visible par rapport a celle de Brédent elle n'en est pas moins impressionnante.
En grimpant dessus nous remarquons en premier lieu les restes d'un  pan de mur toujours en pierre sèche haut d'une cinquantaine de centimètres.
En passant par dessus celui-ci nous arrivons sur un chemin comme un chemin de ronde en effet de ce coté nous sommes en dessous du niveau de la motte.
En parcourant ce vestige de mur nous arrivons sur ce qui semble être un départ de tunnel taillé dans le tuf.
Nous avions entendu parler d'un tunnel allant de Roche Paviotte au Chuzins en regardant ce que nous avons là nous pensons l'avoir retrouvé.
Nous continuons donc de parcourir la motte d'autre vestige de mur sont visibles, il devait y avoir un bâtiment de taille respectable à cet endroit.
En nous approchant de la falaise dominé par le pic il nous semble apercevoir des trous dans le roc comme s'il y avait eu de part le passé une passerelle au dessus du vide pour faire un chemin de ronde tout autour de la forteresse.
Aujourd'hui les deux endroits sont totalement recouverts par les arbres et la végétation l'ensemble n'est visitable quand saison hivernale et sans neige.
Après cette visite nous reprenons le chemin que nous avions pris pour revenir à la route et descendre le logn de celle-ci jusqu'à la carrière de Versenat.
Au passage nous remarquons ce qui semble etre des panneaux de signalisation dans la grande carrière de Versenat il faudra que nous retournions voir ce site.

Voir les commentaires

Il y a vingt ans, la toute dernière gaillette

Publié le par REVEL Stephane

Alors que dans le Nord les puits depuis un siècle fleurissaient, c'est à Oignies en 1842 que l'épopée du charbon gagne le Pas-de-Calais. C'est aussi là qu'il y a vingt ans a été remontée la dernière gaillette de tout le bassin minier. Le 21 décembre 1990, à Oignies, une page de l'histoire de notre région s'est tournée.

Il est aux alentours de 10 h 45 en ce matin hivernal quand les portes de la cage orange métallique de la fosse 9/9 bis du siège 10 s'ouvrent sur les dernières « gueules noires ». Ils ont chacun ramassé une grosse gaillette ou des petits éclats de charbon et sortent sous les cris et les applaudissements des centaines de riverains, élus, mineurs et familles ainsi que les nombreux journalistes avant de se fondre dans la haie d'honneur qui leur a été préparée.

Ils sont les derniers soldats de cette épopée de deux siècles et demi qui a profondément bouleversé l'Artois, le Douaisis et le Hainaut.

Ils furent 220 000 mineurs au plus fort de l'exploitation, ils ne sont plus que 350 à la « der » de Oignies, pour la plupart marocains, pour la plupart des anciens d'autres fosses qui tour à tour ont fermé. Ce matin-là, ils ne furent qu'environ 200 à descendre, se souvient Désiré Lefait, le chef porion, adjoint du directeur pour les travaux du fond. « À 6 heures du matin, j'ai croisé ceux qui terminaient leur poste de nuit, souvent tristes de ne pas pouvoir participer quelques heures plus tard à la remontée de la dernière gaillette. » Un symbole fort. Une cérémonie organisée pour les mineurs, les familles et les médias à chaque fermeture de site. Mais celle-ci avait le goût de l'Histoire avec un grand H.

La véritable fin de l'exploitation avait eu lieu la veille, le 20. « Jusqu'au bout, les mineurs ont travaillé », a constaté Désiré Lefait. « Quand ils ont appris que ça fermait, ils ont parfois dit à leur femme : "Je ne me ferai plus crever", mais dès qu'ils descendaient au fond... »

Inéluctable

Michel Doligez, le dernier patron du siège, que tous appelaient « grand-père », a même fait un discours pour les en remercier. « Si ça devenait la chienlit au fond, ça devenait trop dangereux et puis il y avait chez les mineurs la fierté du travail bien fait... » Pour lui, la fin du charbon était inéluctable à cause de la cherté de l'extraction dans la région, comparée à la concurrence. Et il avance : « S'il n'y avait pas eu les deux chocs pétroliers et l'arrivée de la gauche en 1981 pour relancer les embauches, ce serait même arrivé bien plus tôt. » Quand les choses se précisent pour Oignies en 1988, il reste 1 500 mineurs. « D'abord il a fallu convaincre les syndicats que cette fois c'était la bonne puisqu'on leur avait déjà fait trois fois le coup. Puis on a dû préparer la reconversion du personnel qui, au final, s'est relativement bien passée. On a eu peu de mouvements sociaux et très peu de gens sont restés sur le carreau. » Une centaine de mineurs ont été embauchés pour creuser le tunnel sous la Manche, d'autres à EDF, à Renault Douai... et la plupart dans le BTP.

« On était tellement conditionnés, tellement résignés, que le jour de la fermeture, il y avait assez peu d'émotion », se rappelle Édouard, alors technicien au jour.

Le chef porion évoque néanmoins « une vieille femme qui, en pleurs, a ramassé un bout de charbon, l'a mis dans un sac plastique et s'est tournée vers son petit-fils pour lui dire : "Voilà, maintenant c'est fini". » Voix tremblante, Désiré raconte avoir appris plus tard qu'elle était une veuve dont le mari était mort de la silicose. La tueuse étant déjà dans toutes les têtes, la pilule de la fermeture est ainsi plus facilement passée.

Document d'exception

À l'issue de cette journée qui, selon Désiré, finalisait « le long accompagnement de la mourante vers la fin », il n'en était pas encore complètement terminé du fond. Pendant plusieurs mois, des équipes ont récupéré ce qui pouvait l'être avant de remblayer les kilomètres de galeries. Les visiteurs étaient les bienvenus, empruntant le même trajet que les mineurs : la descente à la base du puits, les deux kilomètres de train, les centaines de mètres allongés sur les tapis roulants et enfin le télésiège d'un kilomètre pour arriver au chantier. « On n'a récupéré que 1 % de ce qui était au fond, les grosses machines et le cuivre, mais par exemple le télésiège est resté », lance Désiré. Mais avis aux intéressés, le remblaiement est définitif grâce à une partie du terril déversé et d'importantes couches de béton. Avant que ce caveau ne soit scellé, ils sont quelques-uns à avoir foulé les entrailles de la région.

Jean-Marie Minot, l'un des meilleurs spécialistes de la mine, possède un document d'exception : la lettre envoyée par Michel Poilevé, chef de la sécurité des puits et des sites arrêtés, au dernier patron des houillères, M. Verlaine. Michel Poilevé écrit que le 29 août 1992, à Oignies, il a laissé remonter les collègues puis « j'ai tenu à rester seul en pensant à mon père, deux oncles et deux beaux-frères qui y ont laissé leur vie et à tous ceux qui y ont laissé la vie ou une partie de la santé pour apporter à la France ce dont elle avait alors besoin, l'énergie du charbon »... « Dans la parfaite solitude, je pense avoir vécu la plus belle et la plus émouvante cérémonie de ma vie. » Fier : « De retour à la surface, j'ai démonté l'attache de la cage pour être sûr d'avoir été le dernier à avoir mis le pied au fond, satisfait d'avoir été le dernier mineur du bassin du Nord et du Pas-de-Calais. » •

La voix de Bruno Vouters

Garder son âme

Quand remonte la dernière gaillette, des profondeurs d'Oignies, Michel Doligez, le patron de la fosse 9, ne peut s'empêcher de pleurer. Plus tard, cet homme « qui a toujours été dans le trou » s'adresse aux
journalistes : « La région minière a perdu son charbon, veillons à ce qu'elle garde son âme. »

Il pensait sûrement : courage, solidarité, persévérance… Esprit d'entreprise, aussi. Sur plus de 120 kilomètres de long, l'industrie charbonnière a chamboulé le paysage. Mais elle a aussi marqué les chairs, les esprits et les coeurs. Impossible d'oublier à quel point la région fut irriguée par les « veines » de son sous-sol. Et blessée de ce trop-plein. Mais impossible de ne pas évoquer les nouveaux défis qui dégagent l'horizon…

Demain, avec votre journal, un supplément réalisé par nos équipes en 1990 pour marquer « la fin de l'épopée ». Ensuite, des pages spéciales centrées sur notre patrimoine commun déboucheront sur les aventures à suivre. Huit jours pour donner de nouvelles couleurs au pays noir.

dimanche 19.12.2010, 05:17 - PAR LAURENT DECOTTE La Voix du Nord

Voir les commentaires

Recherche des ardoisieres de REVEL

Publié le par REVEL Stephane

Nous voici parti ce jour pour tenter de retrouver les anciennes ardoisières de Revel.
Cela fait déjà un petit moment que nous tournons autour afin de tenter de localiser ou elle pouvait se situer.
Nous avons pris la route qui va de Venon a Revel tout au long de celle-ci nous regardions la chartreuse pour voir si nous retrouvons le point de vue de la photo qui nous sert à notre recherche.
La photo en notre possession est une carte postale représentant les ardoisiers de Revel.
En arrivant à La Pérérée il nous semble que le panorama ressemble fort à celui de la photo bien que nous ne soyons pas au bonne endroit, langle de prise de vue se précise.
En examinant notre carte nous pensons que la zone à explorer se trouve dans la combe entre La Chenevarie et La Sarrasine.
Il faudra que nous prenions le sentier qui part de La Bourjat à La Tour de maniere a explorer le Bois de l'Envers.
Toujours en examinant notre carte une zone pourrait faire l'affaire autour de la Sarrasine car sur la photo on aperçoit trois constructions.
Pour le moment tout ceci ne sont que des hypothèses il nous reste à valiser cela sur le site.

Voir les commentaires

Chasse aux portraits dans les écoles pour la candidature du Bassin minier à l'Unesco

Publié le par REVEL Stephane

C'est un bassin minier « customisé » ou « relooké » qui pourrait naître du travail d'un millier de petites têtes, scolarisées à Lens, Liévin, Oignies mais aussi Douai ou Auby. Une vingtaine d'établissements au total ont décidé de participer avec leurs classes au nouveau projet de l'association Bassin minier uni. Parmi les thèmes choisis et « inspirants » de ce projet intitulé Portraits: l'enfance dans les cités minières, la lumière ou encore les polars... Comme lors des projets précédemment menés, l'idée récurrente de l'association Bassin minier uni est de mobiliser le plus grand nombre de personnes possible, jeunes comme adultes afin d'emporter les suffrages du comité Unesco d'ici à juin 2011. « On a décidé de travailler cette fois sur le portrait pour permettre à tous les élèves, même ceux qui ont des problèmes d'écriture, de s'exprimer. Dessins, photos, créations comme l' instrument de musique qui va être imaginé ou un chevalement stylisé, toutes les formes sont acceptées », explique Florence Mini, chargée de mission de l'association.

Un nouveau journal

À l'école Carnot de Lens, la classe de CM1-CM2 de M. Bricout souhaite concevoir un journal relatant la vie dans une cité minière. Pour nourrir leur réflexion, les apprentis journalistes ont bénéficié d'une visite guidée sur le territoire du bassin minier en compagnie d'un guide de l'association La Chaîne des terrils. Ils ont également pu poser des questions à deux membres des clubs Bassin minier uni, Joséphine Noworyta et Maurice Denis. Les deux octogénaires ont raconté avec force détails et photos d'époque la vie dans les corons. Les enfants ont ainsi pu apprendre qu'il était fréquent que les femmes lavent leurs mineurs de maris dans un baquet. « Mais ils pouvaient pas se laver tous seuls ? », s'étonna d'abord la classe, qui découvrit aussi l'origine du mot « briquet ». « Très longtemps, les mineurs n'ont pas eu le droit de manger au fond. C'est grâce au député Raoul Briquet, qu'ils ont pu avoir une pose casse-croûte payée pendant leur temps de travail », leur expliqua Maurice, passionné de répondre à une jeune assistance captivée. Comme pour les autres participants, les élèves de l'école Carnot ont jusqu'au mois d'avril pour finir leurs travaux. Une publication du projet est ensuite prévue pour l'été

MARIE LAGEDAMON La Voix du Nord

Voir les commentaires

1 2 > >>