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Une catastrophe à la mine, le jour de Noël 1917, à Fléchinelle

Publié le par REVEL Stephane

Dins l'temps, in s'cauffot avec du bouos, et après, avec du carbon, ...

qu'y fallot d'abord trouver, avant de l'rassaquer du fin fond d'elle terre, avec gramint d'maux !

Y parait qu'ch'est dins les années 166O qu'in airot trouvé l'premier gisemint, dins l'région d'Boulonne : chà s'applot « La Providence », à Locquinghen.

À Réty, à Hardinghem, à Ferques, y'avot du carbon aussi, mais pont d'trop bonne qualité, avec des puits trop souvint inondés, chà qui fait qu'in a arrêté l'exploitation, vers la fin du dix-neuvième siècle !

Chà qui précède, in n'sin souvient pus d'trop et, quand qu'in parle éd'bassin minier, in parle des houillères du Nord et du Pas-de-Calais, avec in filon qui s'étind jusqu'in Belgique !

Et, à l'ouest, chà keuminchot du côté d'Estrée-Blanche et d'Enquin-les-Mines. Si bien, si qu'ô passez par là, y'a kor un terril, que l'végétation al'n'a pont kor armuché !

Ch'est à Fléchinelle, un hameau d'Enquin, qu'y avot l'Fosse n°1, d'elle compagnie d'Ligny-les-Aire.

Et y s'a produit un drame, él'jour éd'Noël 1917 : malgré la guerre, y fallot travailler pour fournir du carbon à la France !

Six chints ouvriers y'étaittent deschindus au fond, et, après deux heures éd'boulot, l'ouvrache avinchot bien, et in avot rimpli gramint d'berlines. Chétôt trop biau : un début d'inondation risquot d'nöyer l'puits, et ches galibots, invöyés par un porion, y sont arrivés in courant... et in criant « sauffe qui peut » !

Y'avot pont d'temps à perde, et tout l'monde y d'vot s'dépêcher, pour essayer d'arriver jusqu'au Transvaal, à Ligny, pour armonter à ch'puits n°2 (ch'est d'sus l'territoire éd'Ligny, à peu près à chinq kilomèttes). Seul'mint, y'avot des galeries d'effondrées, et par plaches, y fallot ramper à plat vintre, dins l'noir, comme des taupes... Dins l'min-temps, à l'accrochache, soit à quate chint chinquante mèttes éd'fond, y'avot des camarattes in train d'essayer d'colmater chelle fuite : y leur a fallu vingt quate heures éd'boulot pour y arriver !

Fort heureusemint, chà s'a bien terminé, et tous ches mineurs y zont pu armonter au jour pont un n'manquot à l'appel, comme l'ingénieur en chef y'a pu l'constater : toutes ches lampes y zavaittent été rapportées à l'lampisterie !

Armontés au jour, in peut pinser qu'tous ches braffes mineurs y zont dû pousser un fameux soupir éd'soulagemint - et boire un bon coup pour énne n'arvénir (et laver l'poussière !) - mais, quique jours après, y'a bien fallu ardéschinde au fond ! (ches hommes d'about ayant réussi à arboucher ches fuites, et l'iau ayant été pompée, pour dénöyer ches galeries).

Pour gagner s'croûte, et aussi, sur orde éd'la défense nationale : tout ch'bassin minier y'étôt occupé par l'armée allemande, jusqu'aux alintours éd'Béthune, et y fallot du carbon à tout prix, pour ches trains, ches usines, à l'arrière du front !

Telle est l'histoire éd'Noël 1917, à Fléchinelle et, à l'époque, y'avot pont d'télévision pour suiffe l'affaire au jour él'jour, comme chà s'a passé dernièremint au Chili.

Ch'est énne histoire qui s'a bien finie, et comme y'a pont grand monde qu'y peut s'in souv'nir, j'a pinsé à vous l'raconter... Si bien, d'êtte mobilisés au front, cloés dins énne tranchée, ou bien au fond, cloîtrés dins énne galerie, y'avot autant d'dangers, et chétôt quoi l'sort él'pus inviappe ?

Tout chà pour vous dire éq'nous autes, in 2O10, avec tout l'confort éd'la vie moderne, in airot tort de s'plainde... Et pourtant, inna kor gramint pour esse plainde éd'leux sort ? ! Mais, ch'est vrai qu'in est in France, un päys dù qu'y a autant d'gins que d'sujets d'préoccupation

samedi 25.12.2010, 05:14 - La Voix du Nord

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Dans le monde, le charbon est une énergie d'avenir

Publié le par REVEL Stephane

Il y a 20 ans, fermait la dernière houillère de la région, à Oignies. Le spécialiste Jean-Marie Martin-Amouroux, ancien directeur de l'IEPE, décrit pourtant une ressource pleine d'avenir. CHARLES MONTMASSON > france.monde@nordeclair.fr

Utilise-t-on encore le charbon comme source d'énergie aujourd'hui ?
>> C'est la deuxième source d'énergie au monde !
Derrière le pétrole, 27 % de l'énergie consommée dans le monde provient du charbon. Et cette part continue de s'accroître. Aujourd'hui, le charbon est utilisé à 70 % pour produire de l'électricité, et à 10 % dans la sidérurgie, pour produire de l'acier. Le reste est notamment employé dans la fabrication de ciment.
Où sont les mines de charbon aujourd'hui ?
>> Dans la production actuelle de charbon, il y a un mastodonte : la Chine représente presque la moitié de tout le charbon qui est extrait dans le monde. Il y a une dizaine d'années, elle a rattrapé les États-Unis, qui restent un grand pays charbonnier, avec 15 % de la production mondiale. Les autres pays sont loin derrière...
En France, la dernière mine a été fermée en 2004 en Lorraine. Produit-on encore du charbon en Europe ?
>> L'Europe est encore un producteur conséquent de charbon. Les principaux pays concernés sont la Pologne et l'Allemagne, qui a récupéré les gisements de l'Est avec la réunification.
La Russie pourrait augmenter sa production, mais le charbon souffre de la concurrence du gaz naturel, très bon marché dans le pays. Autres producteurs, la Grèce et la Turquie. Mais même si l'on additionne la production de tous les pays, l'Europe est aujourd'hui largement distancée par la Chine.
Pourquoi continue-t-on de produire du charbon ?
>> La réponse est simple : le charbon est le moins cher des combustibles, car il est abondant. Le progrès des techniques permet aujourd'hui de l'exploiter à ciel ouvert. Cela n'était pas possible dans le Pas-de-Calais, car les ressources étaient trop profondes. Mais aux États-Unis, par exemple, cette technique permet d'exploiter à bon marché des réserves énormes. Contrairement au pétrole, le charbon ne risque pas de s'épuiser dans les prochaines années : c'est la seule ressource fossile quasi illimitée. Le pétrole et le gaz auront des durées de vie moins longues. Si l'on divise les réserves de charbon connues par la production annuelle, nous avons du charbon pour encore 150 ans. Mais cela ne prend en compte que les réserves accessibles aujourd'hui. En fait, il pourrait exister dix fois plus de ressources. On commence à peine à exploiter le charbon de Mongolie, du Mozambique... Plus largement, si l'on exploite le charbon, c'est que certains pays ont des besoins énormes en énergie.
Quelles sont les conséquences de l'utilisation du charbon pour l'environnement ?
>> Au niveau local, la production de charbon pose parfois des problèmes, surtout dans les pays où les règles ne sont pas strictes pour protéger les sites naturels. La combustion de charbon dans les centrales électriques pose aussi un défi. Mais on sait aujourd'hui contrôler ces difficultés. Le principal problème, c'est le rejet de CO2, de gaz à effet de serre. Théoriquement, nous avons la technologie pour capter le CO2 et pour le stocker, mais en l'état actuel de la recherche, cela aboutirait à doubler le coût du kilowatt/heure. Le jour où l'on sera capable de régler le problème du carbone, le charbon n'aura plus que des avantages.
La production de charbon, à l'avenir, dépend-elle de ce défi écologique ?
>> Que les problèmes environnementaux soient résolus ou non, la consommation de charbon va continuer à croître dans les prochaines décennies. Les pays qui ont le plus besoin de cette croissance n'ont pas d'autre ressource. La Chine, l'Inde, le Vietnam, la Thaïlande n'ont pas d'autre choix pour alimenter leur économie. Au moins pendant tout le 21e siècle nous continuerons d'utiliser le charbon. Après, rien n'est sûr !w Pour en savoir plus : Charbon, les métamorphoses d'une industrie par Jean-Marie Martin-Amouroux, éd. Technip, 2008.

Publié le mardi 21 décembre 2010 à 06h00 Nord Eclair

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Le 24 avril 2004, la dernière mine de charbon française fermait en Lorraine

Publié le par REVEL Stephane

Il y a six ans, Nord Éclair titrait « L'adieu des mineurs ! » : la dernière « gaillette » de charbon français était remontée du puits de la Houve, à Creutzwald, en Moselle.
Une cérémonie scellait trois siècles d'histoire charbonnière en France.
À 21 h 20, sous le chapiteau dressé sur le carreau de la Houve, à Creutzwald. Le dernier bloc de charbon français fait son apparition sur la scène, éclairé des seules lampes frontales d'une poignée de mineurs, scellant ainsi à jamais l'histoire charbonnière du pays. L'émotion est alors à son comble, les yeux brillent dans la salle où 2 500 invités ont pris place. Quelques larmes perlent pudiquement sur les dernières « gueules noires ». L'hommage voulu par Charbonnages de France pour marquer la fin de l'extraction du charbon en France a trouvé son point d'orgue dans ce moment digne et solennel où les derniers mineurs français, accompagnés de quelques enfants, ont dit adieu à la mine.
La soirée avait démarré vers 19 h 30 avec l'arrivée du ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian. Une minute de silence avait été observée en hommage aux nombreuses victimes des accidents de la mine . « Au fond, j'ai ressenti des choses qu'on ne peut pas ressentir à la surface et j'ai compris le changement qui peut s'opérer entre les hommes lorsque l'on est dans cette situation » , a déclaré Patrick Devedjian, invité à descendre dans le puits de la Houve, à 500 m sous terre. La soirée devait se poursuivre par un spectacle vivant, préparé par des mineurs et leur famille sur le thème de l'aventure du charbon. « Le spectacle est une façon pour nous de donner la parole aux mineurs » , a estimé Philippe de Ladoucette, président de Charbonnages de France. Quelques mineurs ont évoqué avec nostalgie leurs années de mine. « C'est vrai que c'était dur. Plusieurs fois, je suis remonté blessé. Mais pour rien au monde je n'aurais voulu faire autre chose de ma vie » , assure Daniel Kocevar, un mineur retraité venu soutenir ses derniers camarades.

 « Un vrai gâchis »
Louis Gauthier, ancien chef porion (contremaître) à la Houve, est amer : « Jamais cette mine n'aurait dû fermer, elle était performante et technologiquement en pointe. C'est un vrai gâchis » . D'autres déçus de la fermeture, les mineurs de la CGT, dont le syndicat n'avait pas signé le pacte charbonnier en 1994, ont manifesté leur désaccord en distribuant des tracts à l'entrée du site.
L'hommage doit se poursuivre ce week-end sur le site de la Houve. Des expositions seront présentées aux visiteurs : portraits de mineurs de toutes les époques, clichés signés Jacques Grison présentant le travail du mineur au fond, sélection de photos anonymes des familles de mineurs. Demain matin, une messe sera célébrée sous le chapiteau par l'évêque de Metz, Mgr Raffin, en hommage à la mine... et aux mineurs.

Publié le mardi 21 décembre 2010 à 06h00 Nord Eclair

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En France et en Allemagne, les mines de charbon sont reconverties en musée

Publié le par REVEL Stephane

Depuis le début de l'année, le bassin minier du Nord - Pas-de-Calais est officiellement candidat à l'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco.

Une expérience réussie en Allemagne, où la mine de Zollverein XII fait figure de modèle.
Que faire des sites d'extraction après leur fermeture ? Structures gigantesques, témoins du passé industriel de l'Europe, les anciennes mines posent aujourd'hui le problème de leur reconversion.
En Allemagne. Le complexe de Zollverein XII, à Essen, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, est un modèle de reconversion. Les anciennes structures de la mine ont été transformées en musée géant, où les visiteurs empruntent le chemin des mineurs. L'immersion est impressionnante, le plus émouvant restant l'exposition des objets personnels des mineurs, laissés après la fermeture de la mine en 1986. Ouverte en 1851, cette mine permet de remonter dans le temps, les machines utilisées successivement ayant été laissées sur place, comme si la vocation de musée de la mine datait de plusieurs dizaines d'années.

En fait, le mémorial a été ouvert à partir de 2001, un projet dynamisé par l'inscription du site au patrimoine mondial de l'Unesco.
En France. Le centre historique de Lewarde, à 8 km de Douai rassemble la mémoire régionale de l'extraction minière. Sur le site de la fosse Delloye, exploitée de 1931 à 1971, le musée rassemble 15 000 objets ainsi que 500 000 documents iconographiques. C'est le plus grand musée de France consacré à l'extraction minière.
Les sites français ne sont pas encore inscrits à l'Unesco, mais depuis le 25 janvier 2010, le bassin minier du Nord - Pas-de-Calais est officiellement candidat. Pour l'association en charge de sa promotion, créée il y a 7 ans, il ne s'agit pas d'entrer dans « une logique nostalgique », indique-t-elle sur son site Internet. L'objectif est de créer un « levier tourné vers l'avenir » et changer l'image d'un bassin minier « longtemps méprisé et stigmatisé ».
Au conseil régional, la structure « Mineurs du Monde » a été créée début septembre pour « travailler aux échanges avec des sites du monde entier » explique la responsable du projet. L'échange d'idées sur la reconversion des sites devrait être un des chantiers prioritaires.w Rens : http ://www.chm-lewarde.com

Publié le mardi 21 décembre 2010 à 06h00 Nord Eclair

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Exploration a Clarafin suite

Publié le par REVEL Stephane

Après analyse des données collectées sur le terrain et comparaison avec les données BRGM nous n'avions pas à faire à une galerie mais à un forage AEP Alimentation en Eau Potable.
Donc a cet endroit il n'y a pas eu de galerie comme nous l'avions pensée mais les déblais que nous avions pris au départ pour un razzier ne sont en faite que les déblais du forage.
La plate forme ayant était faite pour installer le système de forage.
Le forage est repéré 08204X0020/HY dans la base du BRGM.
Pour les cristaux a éclats métalliques nous venons de trouver a quel type de minéraux nous avions à faire, après différents essais détermination de dureté approximative et test de du trait nous pensons que c'est de la blende noire.
Nous avons trouvé mention de blende de cette couleur dans l'ouvrage "Les minerais métalliques et les sources minérales de la région de la mure" par J. Sarrot Reynaud

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Il y a 20 ans, le dernier souffle du charbon

Publié le par REVEL Stephane

L'épopée charbonnière de la région s'est arrêtée à Oignies le 21 décembre 1990. Ce jour-là, devant une foule de journalistes et de curieux, les mineurs de la fosse 9 ont remonté au jour leur dernière berline...

 « Après la fermeture, certains mineurs ont réussi à faire descendre femmes et enfants pour leur montrer où ils avaient travaillé toutes ces années. Je suis allée au fond avec trois de nos cinq enfants. Il y avait des endroits où on gelait et d'autres où on avait très chaud. Et puis la poussière ! Je l'aurais pas fait tous les jours ! » À Oignies, dans la petite maison que la famille occupe depuis 1964, au coeur de la cité de la Justice, un vieux coron en cours de rénovation, Jeannette Coquelles montre fièrement la gaillette qu'elle a ramenée de son expérience souterraine. La date est gravée sur le socle en bois : c'était le 26 janvier 1990, un peu plus d'un mois après la fermeture du dernier puits de mine de la région, le 21 décembre, et la dernière journée de mineur de son mari...
Eugène, 67 ans, est moins loquace que son épouse sur la fin de l'exploitation charbonnière. Ne comptez pas sur lui pour verser une larme devant l'album photos de sa carrière au creux de la terre, commencée en tant que galibot à 14 ans et 9 jours précisément. Une pudeur assez caractéristique des gueules noires. Pas de chichi. « Trente quatre ans de bons souvenirs et d'esprit de camaraderie, ça marque, mais on s'y attendait depuis longtemps. On a vu fermer toutes les fosses les unes après les autres. Déjà en 1976, quand ça a été le tour de la 2 d'Oignies, on savait que ça devenait critique. Le plan de relance de la gauche, en 1982, avec l'arrivée des mineurs marocains, nous a rendu un peu d'espoir, mais ça n'a pas marché... » Eugène rappelle, en outre, que la cérémonie du 21 décembre 1990 était une mise en scène symbolique pour les journalistes de la presse nationale et régionale, venus en nombre immortaliser l'instant historique. Il y avait déjà un bout de temps que les quelque 600 mineurs de la fosse 9, sur les 1 200 qu'elle a comptés au plus fort de l'activité, remontaient au jour par un puits voisin. Qui plus est, la dernière gaillette photographiée sous toutes ses coutures ce jour-là, ne serait pas vraiment la dernière. « Il fallait aller rechercher le matériel. Il y en avait pour plusieurs millions au fond » , précise Eugène. La veine « Michelle 224 », la der des ders encore exploitable, n'a véritablement été condamnée qu'en février 1991. Et les mineurs ont continué à bourrer d'or noir les berlines jusqu'à cette date ultime.
« On était tous préparés »
« Quand j'ai été embauché en 1966, on m'avait dit qu'il y en avait pour 30 ans. Tout était programmé depuis des lustres. Ce n'était pas une surprise, on était tous préparés », commente André Hédin, devenu le président des Amis de la mine d'Oignies, une association de sauvegarde de ses vestiges matériels. Électricien au fond dès l'âge de 20 ans, il a fini sa carrière chez EDF après un bref passage à l'usine Renault de Douai. La maçonnerie, l'automobile, la sidérurgie, voilà les principaux secteurs d'activité dans lesquels se sont reconvertis les mineurs. À quelques exceptions près. À 47 ans, Eugène, lui, a passé la seconde partie de sa vie professionnelle chez un fleuriste lensois. Mais de son propre aveu, malgré la silicose qui a consumé la moitié de ses poumons, il préférait avoir le nez dans le charbon que dans les pétales de rose...w

Publié le mardi 21 décembre 2010 à 06h00 - GAËLLE CARON Nord Eclair

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Vingt ans après la fermeture de son puits, la fosse 9/9 bis d'Oignies entre dans le futur

Publié le par REVEL Stephane

Des décennies durant, elle fut noire de charbon, comme les trognes des mineurs qui remontaient du fond. Mais hier soir, couverte d'un manteau de neige, la fosse 9/9 bis d'Oignies est entrée pour de bon dans une ère nouvelle où la musique et le boucan de la vie moderne ont remplacé le bruit des machines. Avec toujours dans l'air, les voix des mineurs.

Elle avait fière allure, la fosse 9/9 bis hier soir. Blanche comme jamais, elle fêtait le vingtième anniversaire de la fermeture de son puits. Et qui aurait imaginé, il y a vingt ans, une telle fête ? Alors que la fosse était promise à la démolition, quel mineur aurait pu penser, au lendemain de la fermeture, que le carreau d'Oignies symboliserait bientôt l'avenir. Et même les prouesses technologiques. Car hier soir, Daniel Percheron et le préfet de région, accompagnés des élus locaux, ont posé la première pierre de ce qui sera bientôt (dans une vingtaine de mois) une salle de concert unique au monde : le Métaphone. Imaginée par le précurseur du design sonore en France, Louis Dandrel, la salle, par une prouesse dont on vous épargnera le détail, sera elle-même capable de produire de la musique. Ses murs seront comme un immense instrument.

« Franchement, ça aurait été dommage de raser tout ça, non ? » Dommage, ce n'est rien de le dire. Liliane et Richard, Oigninois pure souche et enfants de mineurs, en avaient la gorge serrée de voir tant de personnalités réunies sur ce carreau de fosse où leurs pères se sont tués à la tâche, pour de vrai.

Tête en l'air, ils regardaient les ballons brésiliens s'envoler, avec un peu de fierté quand même. « Je suis très émue. Mon père, il n'aurait déjà pas pensé qu'un jour ça fermerait, encore moins que ce site deviendrait historique... Là, on est contents, ils ont fait quelque chose de bien.

 » Plus loin, Jules sourit. Il y a vingt ans, sur son siège de mécanicien d'extraction, c'est lui qui avait fait remonter la dernière balle de charbon. Alors ce soir, il n'aurait raté ça pour rien au monde. Son avis ? Pudique : « On ne pouvait pas raser ça... C'est formidable ! »

mercredi 22.12.2010, 05:15 - PAR ANNA MORELLO La Voix du Nord

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Exploration a Clarafin

Publié le par REVEL Stephane

Nous voici parti ce jour pour explorer la zone de Clarafin a la recherche d'anciens travaux suite à une info trouvé sur une photocopie.
Nous nous rendons en voiture à la station des Signaraux ou nous laissons notre véhicule.
Après nous être équipée nous prenons la piste qui mène au col du Senepy.
Après que nous ayons débouché dans les pâturages du Senepy nous bifurquons pour prendre la direction de Bois Luyat par une piste fraichement tracées
Nous suivons cette piste qui fini par déboucher au niveau de Bois Luyat sur une zone clôturée.
Juste avant cette zone nous remarquons une plateforme fraichement aménagée avec des restes de sable et de gravier comme si on avait fait du béton sur place.
La partie de l'autre coté de la clôture est entièrement déboisée en effet il ne reste plus que des souches d'arbres.
Nous décidons donc dans un premier temps de pénétrer dans cette zone en passant par dessus la clôture.
En arrivant depuis le haut nous remarquons rapidement une zone plus plate comme une terrasse celle-ci ressemble fort à un razzier.
Nous commençons à examiner le sol car la zone est assez bouleversée suite aux travaux qui ont eu lieu.
Nous observons'abord une zone de calcaire de couleur jaunâtre semblable à du travertin là ou un passage pour les engins ont était taillés nous sommes donc dans la roche qui se trouve à cet altitude.
Au sol nous trouvons une roche de couleur rouge nous en ramassons des échantillons afin de voir si nous pouvons faire une identification à posteriori mais nous pensons que nous avons à faire à un ocre.
Toujours dans cette zone nous trouvons des blocs de calcite massive, mais nous sommes attirés par des grumeaux pris dans des blocs calcaires.
Ces grumeaux ont un éclat métallique, de part leur forme ils peuvent rappeler la pyrite mais ils sont de couleur noire nous pensons alors à du cinabre altérée par l'oxygène.
Là aussi nous prélevons des échantillons afin de voir si nous pouvons faire une détermination du type de minerai plus tard.
La zone est encore partiellement recouverte de neige ce qui ne facilite pas les recherches mais on va faire avec.
On descend donc jusque au niveau du razzier est nous explorons celui ci à la recherche de minerais la aussi nous trouvons des blocs de calcite du calcaire jaune et par endroit des cristaux à éclats métalliques pris dans une gangue calcaire.
Au pied du razzier se trouve l'objet des travaux un réservoir d'eau potable tout neuf ceci explique pourquoi la zone est clôturée ainsi que la piste toute fraiche que nous avons suivi.
Toujours au pied du razzier nous remarquons un ensemble de sources à faible débit qui sont collectés puis rejetés en dessous du niveau du réservoir.
Ces sources n'alimentent pas le réservoir la source qui l'alimente à un débit tout autre comme en témoigne le trop plein qui s'écoule au dessous.
Une chose est sure il y a eu des travaux a cet endroit soit une galerie de mine soit des travaux pour l'eau ce qui semble plus étonnant en effet pourquoi creuser une galerie pour faire un captage.
Une hypothèse probable serait que la galerie fut une galerie de recherche qui a sectionnée une voie d'eau entrainant son abandon.
Au vu de la taille du razzier la galerie ne devait pas être bien longue tout au plus quelques dizaines de métrés.
Quelle était l'objet de la recherche difficile de le dire au vu des échantillons récoltés on devait être en présence d'une faille avec une remplissage de type hydrothermal ce qui n'a rien d'exceptionnel dans la région.
En tout cas le trop plein du réservoir coule avec un jolie débit preuve que la venue d'eau est importante.
Nous décidons de repartir par la ou nous sommes venus.
De retour chez nous nous entamons l'identification des échantillons collectés en commençant par la roche rouge nos doutes sont bien vite confirmés nous sommes bien en présence d'ocre rouge.
Par contre pour les cristaux a éclats métalliques nous n'avons pas encore pu déterminer le type de minerai.

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L'ultime mine du Nord narrée à ses enfants

Publié le par REVEL Stephane

C'est à Roost-Warendin, près de Douai, qu'aurait dû être tirée la dernière gaillette, mais des difficultés d'exploitation du chantier ne lui ont pas laissé cet honneur. Le 26 octobre 1990, moins de deux mois avant Oignies, la fosse de l'Escarpelle a fermé. Paul Bar en a été une figure, délégué syndical si charismatique qu'il a été fait chevalier de la Légion d'honneur. ...

D'avis partagés, peu de mineurs parlaient de leur métier. Mais Paul, lui, est si intarissable que ses quatre enfants pourraient sans nul doute travailler au fond si demain on rouvrait les puits. Il leur a raconté son travail, quand il a été « méneux d'quévaux », ses dix ans de marteau-piqueur quand il avait des bras comme ça. Il tape sur la table en bois. Véronique et Jean-Paul, ses « tiots » de 40 et 46 ans sourient tendrement. « On ne l'a pas beaucoup vu. Entre la mine, son travail de délégué et ses activités associatives. »

Il a tant fait qu'il a une salle à son nom « d'sin vivant ». « Moi, ce dont je me souviens le plus, c'est sa grève de 1985 », raconte sa fille.

Des valeurs

Paul et quatre « camarades » sont restés une semaine au fond « in plein courant d'air » pour bloquer le puits avant de passer une semaine sous la tente. « On voulait qu'ils réapprofondissent, on aurait eu 15 ou 20 ans de boulot. Au final, on a gagné cinq ans. » Véronique avait 15 ans. « On l'appelait au téléphone, quand il était au fond. » Une lutte dont ses camarades parlent comme si c'était hier. « En sortant, on a découpé les boutons de la veste de Paul », raconte Serge.

Il sort un porte-clefs avec un de ces boutons accroché. « Te t'souviens ça Paul ? » Ses yeux bleus pétillent.

À cette époque, Serge n'a que 25 ans mais il dit avoir appris toutes les valeurs qui l'ont fait au fond : solidarité, non au racisme, travail. Des mots qui reviennent aussi dans la bouche des enfants de Paul. « C'est tout ça que notre père nous a inculqué », se félicite Jean-Paul, « fier » de son père mineur.

Les treize petits-enfants de l'ancienne « gueule noire » - « il se lavait sur le carreau, mais quand il rentrait, le tour de ses yeux était encore noir » - aussi en connaissent long sur la mine. Suffit de rentrer chez papy Paul. Une maison de cité qui a tout du musée avec ses photos, ses statues, des bibelots et même son autel. « Ici, le mineur, c'est un peu Bouddha, des fois mon père allume des bougies pour leur rendre hommage », plaisante Véronique. Paul regrette que ce soit fermé. « Avec la mécanisation, c'était devenu de l'ouate. Il n'y avait quasiment plus de poussière. J'ai deux fils, si l'fosse elle avait pas fermé, ils auraient travaillé au fond. »

dimanche 19.12.2010, 05:17 - L. D. La Voix du Nord

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Le charbon, depuis 1720 à Fresnes-sur-Escaut

Publié le par REVEL Stephane

Le maire de Fresnes-sur-Escaut, bien qu'originaire de Boulogne-sur-Mer, connaît bien l'histoire de sa ville. Notamment l'événement qui a bouleversé la commune du Valenciennois, comme bien d'autres dans la région : la découverte de la première gaillette. ...

« C'était le 12 février 1720, dans le champ de Jeanne Collard, rue Jacques-Renard », relate Luc Coppin.

Des habitations à la place des puits

Pourquoi être venu creuser ici ? « Il y a deux raisons. La première, c'est qu'on en avait déjà trouvé en Belgique depuis un certain temps. Et les géologues s'étaient dit qu'en suivant le filon, ils en trouveraient en France. La seconde, c'est qu'après le traité de Nimègue en 1668, ayant rattaché le Valenciennois à la France, il y avait des droits de douane à payer, pour acheter le charbon en Belgique. » Et les verreries de la ville ayant de gros besoins énergétiques, beaucoup d'exploitants, comme le vicomte Desandrouin, financent les recherches.

En 1750, l'extraction charbonnière s'est étendue à toute la région Nord - Pas-de-Calais. Mais l'âge d'or embrassera la période 1850 - 1950. Avant que le nucléaire (voulu par de Gaulle !) et le pétrole ne prennent le pas. Avec les conséquences que l'on sait : les soixante-trois puits de Fresnes-sur-Escaut, comme tous les autres, sont aujourd'hui définitivement à l'arrêt.

Aujourd'hui, rue Jacques-Renard, les habitations ont pris la place des puits. Avec en héritage les risques d'affaissement, que la loi sur l'instauration des périmètres de protection n'a pris en compte qu'à partir de 1980 : les maisons étaient déjà construites...

dimanche 19.12.2010, 05:17 - RENO VATAIN La Voix du Nord

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