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La bournonite

Publié le par REVEL Stephane

 

La bournonite est un sulfure de plomb, de cuivre et d’antimoine de formule PbCuSbS3, cristallisant dans le système cristallin orthorhombique.
Ses cristaux sont souvent maclés, de couleur gris acier à noire et opaques.
La bournonite contient environ 42 % de plomb, 13 % de cuivre, 25 % d’antimoine et 20 % de soufre.
Tout d’abord appelée endellione suite à sa découverte à St Endellion – sa localité type, elle sera dédiée plus tard au Comte Jacques Louis de Bournon, naturaliste français, également cristallographe et minéralogiste, par Robert Jameson en 1805 qui l’a décrite et fut appelée bournonite.
Elle fut mentionnée pour la première fois par Philip Rashleigh en 1797 comme étant un minerai d’antimoine…
Dans les veines hydrothermales formées à temprérature moyenne.
Conditions de formation et/ou de gisement : On trouve fréquemment la bournonite dans les filons BGPC (blende = sphalérite, galène, pyrite, chalcopyrite) mésothermaux à épithermaux de types divers .
En France, elle est surtout répandue dans ceux de ces filons à gangue barytique ou fluorée, passant aux dépôts de fluorite (Le Barlet, Haute-Loire) ou de baryte (Les Malines, Gard).
Propriétés optiques et autres : Opaque. Trés altérable aux affleurement, elle donne des mélanges d’oxydes jaunes de plomb et d’antimoine (bindheimite) avec des carbonates bleus ou verts de cuivre, d’où des masses compactes ou terreuses de couleur bleu à vert plus ou moins jaunâtre pseudomorphosant (voir : pseudomorphose) souvent complètement les cristaux originels.
Couleur : Gris acier, gris de plomb. Souvent ternie en gris noir en surface.
Éclat du minéral : Métallique, mat, brillant. Pouvoir réflecteur de 33,6 à 35,5 %.
Trace : Gris acier.
Utilisations : Appréciée des collectionneurs, la bournonite ne l’est guère des métallurgistes car elle introduit dans les concentrés plombeux des quantités peu désirables d’antimoine et de cuivre.

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La biotite

Publié le par REVEL Stephane

La biotite (dédiée au physicien français J-B Biot) est un minéral important et plutôt commun de la famille des micas que l'on trouve dans les milieux intrusifs, effusifs,sédimentaires et métamorphiques. 
La biotite est un mica noir contenant du fer et du magnésium.  .
Comme tous les micas, la biotite possède un clivage parfait permettant de se séparer en minces feuillets.
Ces feuillets transparents d'éclats vitreux, résistants, flexibles et élastiques offrent des propriétés thermiques et électriques intéressantes.
On utilise la biotite dans la fabrication d'équipement électrique et   électronique, des matériaux d'isolation, des peintures, des ciments et des plastiques.
Elle se présente le plus souvent en lamelles élastiques dépourvues de contour cristallins, en lamelles irrégulières ou en agrégats lamellaires. 
Moins souvent, on peut trouver la biotite en cristaux tabulaires pseudo-hexagonaux. 
Il existe de nombreuses variétés de biotite suivant les différents éléments chimiques qui la composent. Exemples : lépidomélane, annite, méroxène, manganophyllite etc... 
Ce mica est attaqué par l'acide sulfurique, il fond au chalumeau, mais difficilement sur les bords, il s'altère facilement en se transformant en chlorite (vert), ou muscovite (presque incolore).
Elle n'est plus reconnue depuis 1998-99 comme une espèce à part entière par l'Association internationale de minéralogie.
Le terme biotite peut être vu comme un synonyme incluant le phlogopite, la siderophyllite, l'annite (Fluorannite, Tetra-ferri-annite) et l'eastonite.
Le terme est empoyé par le commun pour désigner les micas de couleur sombre à noire.
C'est un des principaux composants des granites, du gneiss et des micaschistes.
La biotite est un des minéraux constituant des roches plutoniques (granites, diorites, syénites, surtout dans les familles intermédiaires calco-alcalines), des roches métamorphiques (schistes,gneiss et micaschistes), et plus rarement dans les roches volcaniques (ryolites, dacites, trachytes, andésites).
La biotite s'hydrate en vermiculite ou en chlorite, souvent avec reste de Ti sous forme de microcristaux de rutile.

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Les types de gisements

Publié le par REVEL Stephane

Nous avons tous visité le site infoterre et quand on consulte les fiches on est tous tombés sur les informations suivantes notamment dans les gîtes gisement disséminé sans toujours comprendre ce que cela peut vouloir dire.
Alors regardons ces termes avec leur définition
Gisement alluvionnaire,
gisement superficiel dont la substance exploitable est un minéral lourd.
Les gisements alluvionnaires sont des sédiments dus à l'action des cours d'eau dans un bassin continental. Tous les dépôts continentaux sont des matériaux détritiques plus ou moins arrondis ; Ils sont le produit de diverses formes d'érosion telles que l'érosion éolienne, glaciaire, fluviale, etc.
Gisement disséminé,
gisement dans lequel le minerai est réparti dans la roche de façon diffuse.
Gisement éluvionnaire,
gisement minéral exploitable grâce à la désagrégation de la roche qui le renferme, évitant ainsi le broyage.
Gisement filonien,
gisement dont les parties minéralisées sont constituées de filons.
Gisement fissural,
gisement composé d'une concentration de fissures minéralisées.
Gisement stratiforme,
gisement dont l'une des dimensions est faible par rapport aux deux autres et dont le plan moyen est conforme à la stratification.

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Un guide pour le patrimoine industriel

Publié le par REVEL Stephane

Non loin des châteaux et des églises, de l'autre côté de la voie ferrée, dans les quartiers périphériques, se trouve un patrimoine qu'on a longtemps, trop longtemps, négligé. Pourtant, ce sont des bâtiments, souvent fort beaux, qui racontent notre histoire industrielle avec ses fastes et ses soubresauts et gardent la mémoire de ceux qui y ont travaillé. Les collectivités locales se sont émues de cet abandon et partout font l'effort de réhabiliter cet héritage qui prend toute sa place dans le tourisme industriel.

Fidèle à l'esprit de sa collection « Patrimoine de France », Michelin invite à la découverte de 200 de ces lieux insolites en mettant en vente le 14 février « les plus beaux lieux du patrimoine industriel ».

On y trouve, la tuilerie -briqueterie d'Aureillan dans les Hautes-Pyrénées, « l'usine rouge » dont la façade arbore des décors de brique en damier et ses quatre fours d'origine. Les passionnés de géologie y apprendront qu'à Bach, dans le Lot, les phosphatières du Cloup d'Aural, appelées « Les escaliers du temps » se visitent. Carmaux, sa verrerie et ses mines y ont leur place, comme le musée de la mine à Cagnac -les-mines et le site de Decazeville en Aveyron. A Graulhet dans le Tarn, le cuir se fait la peau douce. La mégisserie y révèle ses secrets. Non loin de là, à Labastide -Rouairoux, dan s une manufacture du XIX e siècle, machines et bobines de fil se cotoient et nous replongent dans l'ambiance des anciens ateliers de tissage. Il est même possible sur réservation de s'initier aux impressions textiles. Au « Saut -du Tarn » à Saint-Juéry, dans une ancienne centrale hydroélectrique, des salariés font partager ce que fut leur univers pendant de nombreuses années. A Toulouse ce guide nous conseille de nous arrêter à l'espace EDF Bazacle, à l'extrémité du quai Saint-Pierre où, dès 1180, on exploitait des moulins. On peut aussitôt retourner dans le présent et le futur en se rendant sur le site d'Airbus ou venir voir comment raconter ce beau voyage à La Dépêche..

 

Publié le 09/02/2011 08:58 | LaDepeche.fr

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La mine vue des cinq continents

Publié le par REVEL Stephane

L'histoire de la mine ne s'arrête pas aux frontières du Nord- Pas-de-Calais. Elle continue même de s'écrire un peu partout dans le monde. Pour rendre hommage à tous ces « Mineurs d'ici et d'ailleurs », le centre historique minier leur consacre, jusqu'au 5 juin, une expo photos inédite.
CÉLINE DEBETTE > celine.debette@nordeclair.fr
« Vingt ans après la fermeture du dernier puits de mine dans la région, les regards ont beaucoup changé sur le charbon », affirme André Dubuc, directeur du centre historique minier de (CHM) de Lewarde. Preuve en est, la célèbre joaillerie Hermès est même allée jusqu'à lui emprunter une gaillette afin de l'utiliser comme support de bijoux de luxe à l'occasion d'une campagne de photo publicitaire. Par ailleurs, de nombreux artistes, dans le monde entier, s'emparent de plus en plus de ce « beau matériau ». Et surtout, s'intéressent à cette communauté d'hommes, et parfois de femmes et d'enfants, qui ont risqué et risquent encore leur vie pour extraire de la terre l'or noir mais aussi un grand nombre de minerais et de pierres précieuses. C'est donc pour leur rendre hommage que le centre historique minier leur consacre sa première exposition temporaire de l'année.
« Mineurs d'ici et d'ailleurs » regroupe pas moins de 206 clichés réalisés par 25 photographes dans 17 pays. Tout est parti de la « rencontre » d'André Dubuc « avec les photographies d'Aleksander Prugar », en janvier 2010, alors qu'il était en déplacement à Zabzre en Pologne. « Quand je les ai vues, je me suis dit qu'il fallait qu'elles viennent ici », lâche le directeur du CHM.
Voilà chose faite. Dès la première salle, on découvre, sur un pan de mur, l'une de ses séries de doubles portraits de mineurs silésiens pris à l'issue de leur remontée, avant et après leur douche. Même lavés, la poussière du charbon cercle toujours leurs yeux, tel un maquillage indélébile. Arkadiusz Gola, quant à lui, s'est davantage intéressé au travail des femmes au fond des fosses polonaises. Devant l'objectif, certaines s'amusent à prendre des attitudes très masculines, d'autres à jouer, au contraire, de leur féminité alors qu'elles sont entourées d'imposantes machines d'extraction. « Je ne leur ai jamais rien imposé. Ce sont elles qui ont choisi l'endroit et l'attitude qu'elles voulaient que je capture », insiste l'artiste.
Privilégiant, lui aussi, la participation et la complicité de ses modèles, Jean-Louis Schoellkopf, a immortalisé les visages des derniers mineurs de La Ricamarie, ville industrielle de Saint-Etienne. Ses portraits, exposés en petits formats et sans cadre, « invitent le regardeur à s'approcher afin de favoriser l'intimité ». Des clichés emprunts d'humanité et dégageant l'intérêt qu'il porte à ce peuple du sous-sol.
Une fraternité transfrontalière
Un « peuple » que Claude Druelle connaît bien. « J'ai été mineur pendant plus de 12 ans à Somain, raconte le pétillant octogénaire. Mais j'ai toujours été passionné par la photo. Du coup, j'ai remplacé Paul Walet, le photographe officiel des houillères du Nord - Pas-de-Calais en 1969 ». Résultat, des portraits d'un grand esthétisme qui, de l'aveu de l'ex-gueule noire, ne reflètent pas tout à fait la réalité du fond. « J'avais des contraintes de la direction car c'était ensuite publié dans le journal Le Relais. Il ne fallait pas qu'apparaissent des fautes de sécurité ou que les hommes aient le visage trop sale ».
À l'inverse, Sebastiao Salgado et Charles Henneghien n'ont pas hésité à montrer les conditions de travail pénibles, voire inhumaines, de certaines exploitations. L'un, en nous entraînant au coeur des mines d'or de la Serra Pelada, au Brésil, l'autre, au Maroc où il a réalisé toute une série de clichés, au cours des années 60 alors qu'il officiait auprès de ces populations en tant que pneumologue. Des témoignages rares qui résonnent comme des cris d'indignation. L'expédition se poursuit jusqu'en Chine, en passant par l'Ukraine, la Bolivie ou encore l'Afghanistan. Autant de regards différents « qui témoignent cependant d'une même attitude de tous les mineurs du monde : une dignité, voire même une certaine fierté », conclut André Dubuc.w

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Musée de la mine du puits Couriot :

Publié le par REVEL Stephane

Pour fêter le classement « Monument historique » du site Couriot (voir notre édition d’hier), la Ville de Saint-Étienne offre, durant tout ce week-end, un accès gratuit au Musée de la mine du puits Couriot.
Ce classement, officialisé par un arrêté du Ministère de la culture et de la communication, confirme l’importance patrimoniale du site du parc-musée Couriot tout en reconnaissant la politique menée par la municipalité stéphanoise pour préserver et valoriser son patrimoine.
La Ville a en effet lancé un ambitieux projet de mise en valeur du site, confié à l’équipe d’architectes Gautier et Conquet associée au paysagiste Michel Corajoud et aux scénographes SCENE.
Ce projet, tout en affirmant le paysage patrimonial tant bâti que naturel, étendra et valorisera l’offre muséographique : ouverture de la strate haute du site, réhabilitation des ateliers compresseurs et réparation des locomotives, refonte de la mise en lumière des bâtiments.
L’ouverture au public est prévue pour la fin d’année 2013.
Musée de la Mine de Saint-Étienne. Accès gratuit aujourd’hui samedi et demain dimanche.
publié le 05.02.2011 Le Progres

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« Mineurs d'ici et d'ailleurs » : une galerie de « gueules noires » à Lewarde

Publié le par REVEL Stephane

Depuis quelques jours, le Centre historique minier de Lewarde propose une nouvelle exposition temporaire « Mineurs d'ici et d'ailleurs » : près de 200 images de « gueules noires » du monde, et de leur environnement. PAR NATHALIE LABREIGNE
Cinq continents, des mines de charbon, d'or, d'étain, de cuivre... même de talc, et jusqu'à cinquante ans d'écart entre les prises de vue mais un point commun : le mineur. Du Nord - Pas-de-Calais, ou du fin fond du Vietnam, « Les mineurs d'ici et d'ailleurs » partagent la même posture face à leur travail éreintant. En bleu de travail, au fond ou au jour, ils ont été fixés sur pellicule par vingt-cinq photographes, en noir et blanc ou en couleur. Sélectionnés par le Centre historique minier, près de 200 clichés, prêtés par des agences, des musées et le Centre régional de la photographie, sont ainsi exposés et proposent des portraits de mineurs, hommes et femmes, composés par des photographes d'horizons multiples et aux regards forcément différents. « Parce que son exploitation a cessé dans notre région, on a tendance à oublier que le charbon est toujours d'actualité ailleurs , note Sabine Dequin, chargée de programmation au CHM. Or, l'actualité, avec ce qu'il s'est passé au Chili, ou les catastrophes récurrentes en Chine, nous rappelle qu'à travers le monde, des hommes descendent chaque jour au fond. » Montrer l'actualité du mineur, et ses conditions de travail plus ou moins pénibles, tel était donc l'objectif du CHM en montant cette exposition qui s'intègre dans le thème général de la saison : « La culture minière dans l'art contemporain. » Et d'art il est question, au fil de ces portraits pris selon diverses techniques et traités avec divers procédés, mais toujours composés avec précision. « Les photographes qui ont parcouru notre bassin minier travaillaient à la commande, pour les Houillères. Ce qui n'enlève rien à leur l'oeil, à leur sensibilité personnelle, présente dans chacune des photos, même les plus posées », commente Sabine Dequin.
Pour organiser l'exposition, le CHM a opté pour trois espaces, le premier réunissant les portraits d'Europe, le second, des autres continents, et le troisième, de la région. Dans chaque espace, le visiteur découvre le travail de chaque photographe, parfois une galerie de portraits comme c'est le cas avec la série Deux Mondes du Polonais Aleksander Prugar, ou seulement quelques clichés, ainsi les trois portraits de mineurs pris par l'Italien Lorenzo Castore, au fond, à la lueur du faisceau de sa lampe. Le résultat est très esthétique et privilégie l'ambiance, comme c'est le cas à chaque fois que cette technique a été retenue : « Souvent, le photographe qui travaillait au fond n'avait pas le choix. Faute de matériel, sans flash anti-déflagration, il faisait des photos avec le minimum, juste à la lueur des lampes frontales », confirme Sabine Dequin.
Jeunes photographes, ou grands noms du photoreportage se partagent l'espace : on croise ainsi les regards incroyablement profonds de mineurs afghans fixés par Steve Mac Curry, rendu célèbre dans le monde entier pour sa photo de femme afghane réfugiée au Pakistan, ou encore le mineur « icône » photographié par Robert Capa, en 1951 à Essen (Allemagne).
Tantôt exaltés, comme ces mineurs de Bolivie mâchant de la coca, tantôt désabusés, à l'image des gueules noires de Donbass, en Ukraine, dont le quotidien a été saisi par Dannys Veys, prenant la pose à la façon de mannequins de mode sous l'objectif du Chinois Song Chao, ou encore écrasés sous le poids de leur tâche au Brésil, dans les compositions terribles et magnifiques de Sebastiao Salgado, cette galerie de portraits nous plonge dans les deux dimensions du travail de mineur : pénibilité et dignité. •
L'exposition est visible jusqu'au 5 juin 2011, de 13 h à 19 h du lundi au samedi en février, les dimanches et vacances scolaires de 10 h à 19 h, à partir de mars, tous les jours de 9 h à 19 h 30. Entrée : 9 E. www.chm-lewarde.com

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La mine se vit en famille au Centre historique minier !

Publié le par REVEL Stephane

LEWARDE
Un millier de mineurs y ont travaillé pour extraire 1.000 tonnes de charbon par jour entre 1931 et 1971. À moins de 40 minutes de Lille, un voyage au coeur des trois siècles d'histoire de la mine, à découvrir lors des portes ouvertes de ce week-end...
DANIÈLE POLLET > daniele.pollet@nordeclair.fr
Le Centre historique minier vous réserve de nombreuses nouveautés : des nouvelles formules de visite, des espaces réaménagés, des rencontres-témoignages pour approfondir vos connaissances, des nouvelles expositions. Classé Monument historique depuis 2009, il abrite un musée, un centre de ressources documentaires où sont consultables les 2,7 km linéaires d'archives des Houillères du Bassin du Nord/Pas-de-Calais, et un centre de culture scientifique de l'énergie.
La fosse Delloye, tout un monument ! Dans ce site témoin d'une aventure industrielle et humaine passionnante, arpentez le carreau de la fosse Delloye, et découvrez une nouvelle scénographie dans la salle des pendus, la lampisterie, l'infirmerie et l'écurie, désormais en visite libre. Les vêtements suspendus dans la salle de bains, l'alignement des centaines de lampes authentiques en lampisterie, les imposantes bobines de la machine d'extraction, le hennissement des chevaux dans l'écurie... vous plongent dans l'atmosphère du monde de la mine.
Plein feu sur les expositions. Sept expositions thématiques à voir ou revoir : touchez du doigt le charbon, partagez la vie quotidienne du mineur et de sa famille, parcourez 270 ans d'exploitation minière... Et à découvrir, la place de la culture minière dans l'art actuel avec l'exposition « Mineurs d'ici et d'ailleurs » jusqu'au 5 juin : vingt-cinq photographes, nous entraînent en Bolivie, en Angleterre, au Brésil, à Cuba... et offrent leurs regards sur le mineur dans son environnement de travail, à travers 200 photographies.
Étage - 480 : visite guidée au coeur de la mine. Prenez votre casque et apprêtez-vous à rejoindre les galeries du « fond », guidés par les médiateurs culturels du Centre, découvrez l'univers des travaux souterrains en rejoignant les chantiers d'extraction dans les galeries. Une visite d'une heure rythmée par le vrombissement des machines et les projections d'images pour comprendre les gestes et postures des mineurs au travail.
De nouveaux rendez-vous. Le Centre historique minier vous réserve deux nouveaux temps forts. Lors des rencontres-témoignages, partagez un moment unique avec un ancien mineur ou un médiateur culturel. Les anciens mineurs aborderont leur expérience et leur vécu : la première descente, la colombophilie... alors que les médiateurs culturels donneront la possibilité d'approfondir des connaissances techniques, scientifiques, historiques...
Les enfants et la mine. Menez l'enquête dans les expositions du musée grâce aux livrets-jeux gratuits pour la famille.
Faites preuve de logique et d'observation et collectez les indices afin de percer le mystère. Deux niveaux de difficultés vous seront proposés.
w Samedi de 13 h à 19 h et dimanche de 10 h à 19 h, (fermeture de la billetterie à 17 h) au Centre historique minier, Fosse Delloye.
Entrée gratuite pour tous. Rens. : 03.27.95.82.82 - www.chm-lewarde.com

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Quand la fonderie crachait route de Saint-Gilles Beaucaire

Publié le par REVEL Stephane

La cimenterie Calcia   - qui s'appelait naguère les Ciments Français - a succédé à une autre industrie qui s'est maintenue à Beaucaire pendant quarante ans : les hauts-fourneaux.
Sur une surface qui incluait non seulement la cimenterie actuelle mais aussi l'emplacement de l'ancienne Compagnie commerciale et industrielle du Midi (CCIM), aujourd'hui occupée par une entreprise de transport, et d'autres parcelles plus au sud, la fonderie des Forges et ateliers de Châtillon et Commentry s'installe à partir de 1873.
Pourquoi à cet endroit ? Parce que la voie de chemin de fer et le canal de navigation passent à proximité.
Le charbon du bassin houiller de La Grand Combe - alors en exploitation -, arrive par le premier et le minerai par le second. Ce qui nécessite la
création d'un port et d'un embranchement ferroviaire.
La fonderie produit notamment des rails et des baignoires en fonte émaillée. Les hautes cheminée en briques ont disparues depuis longtemps, mais des blocs de mâchefer et les vestiges du réseau de ventilation des fours existent encore par endroits dans le sol.
La fonderie fonctionne jusqu'au début des années 1900. Elle n'est plus en service quand ses propriétaires la vendent en 1913 à la Société des produits électro-chimiques d'Alès et de Camargue. En 1921, c'est la Compagnie commerciale et industrielle du Midi qui s'établit sur ces terrains, dont elle cède une bonne partie à la cimenterie nouvellement créée.
Les cimentiers ont prit la suite d'une industrie autrefois florissante ici : celle de la pierre de taille, la fameuse "pierre de Beaucaire".
Les carrières beaucairoises, anciennement pourvoyeuses de cette pierre de construction réputée, fournissent donc un calcaire excellent pour la production de ciment. Les aménagements (rail, canal), qui avaient facilité l'installation de la fonderie, ont été tout aussi déterminants pour la mise en place de la cimenterie, qui compte, à l'heure actuelle, plus de quatre-vingts ans d'existence à cet endroit.
Elle a heureusement résisté jusqu'à ce jour à la vague de fermetures qui a frappé de plein fouet le tissu industriel beaucairois pendant la seconde moitié du XXe siècle, avec la disparition des structures anciennes telles la CCIM, les produits chimiques ou les brasseries du Sud-Est. 

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Y a de la vie sous les pavés

Publié le par REVEL Stephane

Sous nos pieds courent 840 km de réseau et une trentaine d'employés de Reims métropole. Ils nous ont embarqués dans une de leur tournée.

DES pistolets qui semblent dater des brigades du tigre de ce bon vieux Clemenceau, un couteau de boucher, l'attirail du parfait consommateur d'héroïne avec seringue, petite cuillère et tout et tout, un serpent, des scanners pour écouter la police, un boulet, des montres dont une à gousset, un poing américain, des téléphones portables, des pièces de monnaie, des godemichés… mais aussi quelques obus et grenades.

Objets en tous genres
Les égouts de la ville donnent une vision assez fine des préoccupations de nos contemporains mais aussi de ceux qui les ont précédés. Arme à feu jetée à la va-vite à la vue d'une patrouille des forces de l'ordre ou arme d'un crime jamais élucidé ? L'égoutier qui tombe nez à nez avec un tel pétard peut tout imaginer.
Les égouts de Reims totalisent 840 km de réseau dont 480 pour les eaux usées et 360 pour les eaux pluviales avec des centaines d'avaloirs (un tous les cinquante mètres), qui sont autant d'entrées pour les eaux de pluie et les objets en tous genres. Nous avons fait la visite avec Thierry, Christophe et Sébastien, trois égoutiers, pas nés de la dernière pluie, puisqu'ils cumulent entre 10 et 17 ans d'égouts. On peut faire le tour de la ville en passant par son côté obscur, entrer rue du Jard et ressortir au stade Delaune sans avoir vu la lumière ni croiser le moindre rat. Très peureux, l'animal a tendance à détaler avant l'arrivée de l'homme.
C'est, harnachés et casqués comme des spéléos, avec combinaison du type les experts Miami que nous sommes descendus avec eux avenue Brebant et rue de Vesle. « Avant toute descente d'un égoutier, on vérifie la présence de gaz, histoire d'éviter d'être intoxiqué par de l'hydrogène sulfuré ou de faire péter une poche de méthane », prévient Sébastien. Pas si facile de s'engouffrer dans un puits qui ne mesure que quelques centimètres de diamètre. « Attention à la tête, attention où vous mettez les pieds, attention au brun (excréments) », l'endroit est sombre et hostile, on a peine à tenir debout.

Aventure et tranquillité
Les langues commencent à se délier. Thierry aime l'ambiance, le côté aventure et spéléo, mais aussi la tranquillité. Ici, les ondes des téléphones portables ne passent pas. Même les talkies-walkies sont inutilisables. « Le mauvais côté du métier, c'est qu'on est toujours cradingues et on met nos mains dans la merde au sens propre. » Même dans les réseaux d'eau pluviale, moins puants que ceux d'eaux usées, ça ne sent pas toujours la rose. On confirme. « Il faut dire aussi que ça manque de filles », plaisante Thierry, celui qui dirige la descente ce jour-là. L'équipe des égoutiers de Reims métropole, composée d'une trentaine de personnes, est 100 % masculine.

Savoir-faire
Le réseau doit toujours rester en état sous peine de voir la ville envahie par les eaux. L'entretien est de plus en plus mécanisé et peut maintenant se faire depuis la surface. « Malgré cela, les descentes sont encore quotidiennes et sont le cœur du métier », poursuit Thierry. Un métier qui ne s'apprend que sur le tas, il n'y a pas d'école pour devenir égoutier. Le savoir-faire est transmis d'anciens à jeunes même si le métier est devenu très technique avec utilisation de microcaméras.
Les égoutiers répondent présents 24 heures/24 et 7 jours/7 pour les distraits qui perdent : portables, trousseaux de clefs ou encore chaussures. Il leur arrive même parfois d'être sollicités par la police pour retrouver le butin d'un braquage. « On a retrouvé la caisse d'un chauffeur de bus des Tur qui avait été balancée dans un égout, il y a quelques années. »
Pendant notre périple souterrain, on se retrouve nez à nez avec des bouteilles et sacs en plastique et autres canettes. Tout ce que les inconscients jettent à l'occasion, par fainéantise, ni vu ni connu je pollue, en faisant mine de ne pas savoir qu'au bout du réseau d'eau pluviale, il y a la Vesle, une petite rivière qui reçoit tout et n'importe quoi et qui subit tous les affronts. N'en jetez plus.
Alexandre ROGER

Publié le mercredi 19 janvier 2011 à 11H00 L'Union

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