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Musée Laumônier : sur une dynamique à... toute vapeur !

Publié le par REVEL Stephane

Le musée Laumônier de la locomotive à vapeur s'est refait une beauté, cet hiver. Une meilleure lisibilité des collections et des nouveautés sont à découvrir.
Ça y est, le musée Laumônier de la locomotive à vapeur a rouvert ses portes en milieu de semaine. Si on se retrouve dans le même site, il y a du changement qu'on découvre d'ailleurs dès l'extérieur. « On a voulu redonner une nouvelle jeunesse, redynamiser », résume le maire adjoint à la culture, Frédéric Couturier.
Fini les affiches en vitrine, dont les couleurs au fil du temps étaient passées, pâlies par le soleil. À la place, des pièces de collection qui interpellent (voir ci-contre) et qui donnent envie d'entrer dans le musée pour en savoir plus.
À l'intérieur, ceux qui connaissent l'endroit vont découvrir des changements. Changement dans l'organisation, qui est aujourd'hui par thème, dans un souci d'offrir une visite plus lisible et plus aérée, pour notamment mieux circuler.
Avec le thème de l'Orient Express, un train à l'échelle 1\20e, un superbe monogramme au dessus et quelques affiches rappellent le luxe de ce moyen de transport.
Un peu plus loin, voici le pont et le dépôt de Vierzon avec photos et plans. Quelques pas après, la maquette du Pont de Toulouse est enrichie de petites voitures et derrière, sur le mur, des photos et son plan. Voici un siècle qu'il a été construit !
On découvre aussi des nouveautés comme un réseau avec un train jouet de marque LGB ou encore les outils de la voie ferrée et les métiers en relation avec gravillons et ballast.
Plusieurs anciens téléphones SNCF sont également installés sur le site.
Les enfants ne sont pas oubliés puisqu'un espace fait aussi partie des nouveautés. Un bureau d'école avec autour quelques poèmes du fondateur du musée, Raymond Laumônier, décédé l'an dernier à l'âge de 90 ans.
Dans un angle, un nouveau mannequin, habillé d'une tenue de contrôleur des années 1960-1970, veille sur ces belles collections.
Marie-Noëlle Porte
marie-noelle.porte@centrefrance.com
Le Berry.fr le 27 mars 2011

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Marcel Barrois, une grande « gueule noire »

Publié le par REVEL Stephane

Il est né à Sains-en-Gohelle, entre Lens et Bruay. A grandi à Barlin où, à 14 ans, il a rejoint son père à la fosse 7. Sans trop se poser de questions. Enfant du Front populaire, il est devenu communiste et syndicaliste. 1941, 1948, 1963... il a été de toutes les luttes sociales des travailleurs du fond. Templier de la Maison syndicale de Lens, Marcel Barrois, 85 ans, se bat aujourd'hui pour sauver et transmettre les trésors de la mine.
Après plusieurs années de combat, les mineurs grévistes de 1948 ont finalement obtenu gain de cause auprès de la cour d'appel de Versailles le 11 mars dernier. Une victoire attendue ?
>> Une victoire a posteriori. La grève de 48, c'était contre les décrets Lacoste qui révisaient le statut du mineur voté en 1946 et remettaient en cause toute une série d'acquis, comme la suppression des comités d'entreprise et de nos sièges au CA des Houillères. C'était un mouvement très fort qui a duré deux mois. Jules Moch (ministre de l'Intérieur socialiste, ndlr) nous a envoyé l'armée. Les parachutistes ont débarqué à Liévin. Le bassin minier était envahi. Je n'avais jamais vu ça, même avec les Allemands... Pour avoir participé à cette grève, 3 000 mineurs ont été licenciés et pas n'importe lesquels. Je les connaissais, ils avaient participé à la Résistance et à la reconstruction de la France. Et leur récompense a été la remise en cause de leur statut... L'arrêt de la cour d'appel de Versailles est une victoire du point de vue des droits.
Malheureusement, il ne reste plus beaucoup de mineurs.
D'un côté il y a cette réhabilitation, de l'autre le rapport Bur qui organise la liquidation du régime spécial de sécurité sociale des mineurs...
>> La Carmi, créée en 1946, c'était déjà une privatisation du régime social minier... Mais là on est en train de détruire tout le réseau de santé des mineurs, alors que c'est quelque chose d'extraordinaire. Les centres de soins, les hôpitaux, les dispensaires mis en place avant-guerre sont désormais intégrés au régime général. Pourtant on n'entend pas beaucoup les syndicats sur cette politique de démantèlement. Ils poussent un coup de gueule de temps en temps, mais c'est tout.
Les mineurs disparaissent en même temps que leur statut. Se pose alors la question de la transmission de leur mémoire. Que va-t-il rester ?
Lewarde ? L'Unesco ?
>> Ce qui m'inquiète le plus, c'est que cette région est nulle pour valoriser l'héritage de la mine. Les grands projets, les grands discours, je veux bien, mais qu'est-ce qu'il y a derrière ? On n'a pas vu beaucoup de monde à l'inauguration de l'exposition sur la grève patriotique de 41. À part Dominique Dupilet, le président du conseil général du Pas-de-Calais, il n'y avait pas un élu de la région minière, même pas un communiste... On fait tout sauf l'essentiel. Le Louvre-Lens, c'est un plus, mais ça ne va pas sauver le bassin minier. Il faudra voir ce que ça va coûter en fonctionnement. Le 11-19, c'est pareil, on en parle beaucoup, mais ça ne représente pas les mineurs. D'ailleurs, il n'y en a jamais eu un seul là-bas...
Les symboles, c'est bien, mais il vaudrait mieux parler des mineurs, de leurs luttes, de leurs souffrances. Les élus vont verser des larmes au monument de Courrières une fois l'an, mais ne disent pas un mot sur les responsables de cette catastrophe qui a fait plus de 1 000 morts. C'était un crime...
Vous présidez l'association Mémoires et Cultures, quel est son rôle ?
>> Au départ, en 1991, quand on l'a créée, il s'agissait d'une association sur la grève de mai-juin 41 et la contribution des mineurs à la Résistance. On a organisé des cérémonies et posé des plaques dans des lieux de mémoire complètement oubliés, comme le fort du Vert-Galant à Wambrechies, les citadelles de Lille et Arras et la prison de Cuinchy, où ont été fusillés de nombreux mineurs résistants. Ensuite, en 1995, l'association est devenue Mémoires et Cultures de la région minière qui mène une campagne populaire, à travers les expositions notamment, pour faire connaître l'histoire de la mine et transmettre sa mémoire.
Temple de cette mémoire, la Maison syndicale de Lens fête ses 100 ans, mais son avenir paraît incertain...
>> C'est le haut lieu des luttes sociales de la région, incontestablement l'endroit le plus fort pour sauvegarder la mémoire des mineurs. La Maison syndicale est classée aux monuments historiques depuis 1996 et dispose d'archives exceptionnelles, comme les exemplaires depuis 1906 de La tribune de la région minière (le journal des mineurs dont il est le directeur de publication, ndlr). Malheureusement, les archives sont fragiles. Mal entreposées, à l'humidité, elles périssent. On voudrait créer un fonds d'archives, mais on n'a pas les moyens...
Que font les collectivités locales pour protéger et valoriser ce trésor ?
>> Après concertation avec la Région et le Département, j'ai accepté de céder la Maison syndicale à l'euro symbolique à la communauté d'agglomération de Lens-Liévin en échange d'un travail de sauvegarde de ce patrimoine et de la mémoire des mineurs. C'était en 2004. Depuis, rien ne se passe. On nous a coupé le chauffage et notre association, qui fait vivre la Maison syndicale, ne reçoit pas un seul centime... Il y a de quoi s'interroger. On se demande si les élus n'attendent pas que je disparaisse pour se débarrasser de la Maison syndicale. On a déjà vu des affairistes traîner autour... w
Avec la grève patriotique de mai-juin 1941, les mineurs ont ouvert la voie de la Résistance
PROPOS RECUEILLIS PAR CÉLINE DEBETTE ET GAËLLE CARON  region@nordeclair.fr Nord Eclaire le 26/03/11Une expo sur la grève patriotique des mineurs au printemps 41 est visible jusqu'en septembre à la Maison syndicale de Lens. Témoin et acteur de ce premier mouvement de Résistance en France, sévèrement réprimé, Marcel Barrois raconte. Selon vous, la grève patriotique des mineurs en mai-juin 41 a marqué le début de la Résistance... >> Incontestablement, ce mouvement très fort des travailleurs du sous-sol en a été le précurseur. À 5 heures du matin, dans tous les corons, tous les habitants étaient dehors, sur le pas de leur porte, pour être sûrs qu'aucun mineur ne descendrait. Personne ne passait. Mais de toute façon, à ce moment-là, il n'y avait pas de jaunes. C'était une grève très motivée, car on subissait une invasion. Les Allemands pillaient non seulement la production mais aussi les ressources alimentaires. On a eu faim. On est allé au fond le ventre vide. Et ça ne pouvait plus durer. Plus de 100 000 mineurs ont alors fait grève. Les femmes ont également joué un rôle considérable. Elles se sont engagées auprès de leurs maris, en première ligne même, parce qu'on se disait que les Allemands n'oseraient pas toucher aux femmes. Mais non... La répression a été particulièrement dure... >> Les Allemands voulaient qu'on travaille, qu'on leur donne du charbon, alors ils ont déployé les grands moyens pour faire cesser la grève. À leurs yeux, on était des terroristes. Sur 500 arrestations, il y a eu 240 déportés. On ne le dit pas assez, mais le premier convoi de déportés français était un convoi de mineurs du Nord - Pas-de-Calais, vers le camp de Sachsenhausen, où il n'y avait alors que des prisonniers allemands et tchécoslovaques qui s'étaient rebellés contre Hitler. Finalement, que vous ont apporté les grèves de 41 ? >> On a obtenu de quoi satisfaire des besoins primaires : du vin, du tabac, de la viande, mais aussi du savon. Ça peut faire sourire aujourd'hui, mais pour nous le savon était précieux. Quand on remontait du fond, tout noir, et qu'on n'avait que de l'argile pour se laver, du bon savon c'était considérable. C'était même, à l'époque, une de nos revendications premières. Sait-on précisément quel tribut a payé la corporation minière pour libérer le pays ? >> Selon les études réalisées par La Coupole d'Helfaut, sur la durée de l'Occupation, 1 400 mineurs du Nord - Pas-de-Calais ont été arrêtés et fusillés pour faits de résistance et cinq d'entre eux ont même été décapités dans la cour de la prison de Cuinchy sur décision du tribunal français. La liste de toutes ces victimes est actuellement visible à la Maison syndicale de Lens, où nous avons mis en place une exposition pour le 60e anniversaire de ces grèves, et nous allons aussi la publier dans notre journal La tribune de la région minière. Vous êtes passé au travers des mailles du filet. Vos proches aussi ? >> Non. Mon frère a été interné à Cuinchy, puis à Douai, avant d'être transféré à la prison de Loos. Il faisait partie du dernier convoi juste avant la Libération. Mais avec quatre autres déportés il a réussi à ouvrir la porte du wagon et à sauter du train en marche en Belgique...
PROPOS RECUEILLIS PAR CÉLINE DEBETTE ET GAËLLE CARON  region@nordeclair.fr Nord Eclaire le 26/03/11

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La Mure le petit train reste en gare

Publié le par REVEL Stephane

A première vue l'une des principales attractions de La Mure en période estivale est condamnée.
Le petit train touristique restera sûrement en gare cet été.
Le conseil général de l'Isère refuse de mettre la main au portefeuille et aucun accord n'a été trouvé avec Veolia, l'ancien exploitant.
Un redémarrage partiel, en amont de l'éboulement, est jugé trop coûteux par les élus.
Le 26 octobre dernier un éboulement bouleverse le fonctionnement du petit train de la Mure. 3.000 tonnes de roches endommagent 50 mètres de voie.
L'accident tombe vraiment mal pour les 10 salariés.
Il survient alors que le contrat d'exploitation de leur employeur, Veolia, arrive à échéance.
Les travaux sont si importants que Veolia fait rapidement mine de rebrousser chemin.
Un appel du pied au conseil général de l'Isère, propriétaire des lieux, n'y change rien.
Autre embûche, cette affaire tombe en pleine campagne pour les élections cantonales, ce moment si étonnant où plus aucun dossier ne bouge sur les bureaux des politiques !
Depuis février, les 10 employés bénéficiaient du chômage technique.
Mais l'allocation, limitée à 60 % du salaire, n'est plus versée au bout de 6 semaines.
L'employeur leur a signifié une inscription au Pôle emploi mais légalement c'est impossible : Veolia, n'a pas encore rompu le contrat de travail.
L'ancien exploitant attend la confirmation officielle que le petit train ne roulera pas cet été.
En attendant les salariés restent en gare.

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L'archéologie miniere la reglementation

Publié le par REVEL Stephane

Après avoir effectué moultes recherches sur le volet archéologie minière nous avons pu regrouper pas mal d'informations.
Nous commencerons par le volet législatif de la chose il faut bien en passer par là.
Tout d'abord il faut bien avoir en tète une chose prospecter n'est pas ramasser des objets.
Il faut tout d'abord monter un dossier expliquant qui on est, quelle sont nos compétences, et dans quel but on sollicite une autorisation.
L'autorisation devant couvrir un espace géographique clairement défini, il est nécessaire de montrer que l'on connaît déjà la zone géographique.
Il est essentiel d'expliquer ou sera conservé le matériel récolté le temps de la recherche
De plus l'autorisation de prospection n'est valable en général que pour une année.
Il faudra toujours avoir une photocopie de son autorisation préfectorale lors des prospections.
Le ramassage doit être fait de manière rationnelle, en effet les échantillons collectées doivent être mis dans des sacs zip marquées (commune, lieu dit, parcelle cadastrale, coordonnées GPS...)
Avant toute prospection il faut avoir l'autorisation des propriétaires des parcelles que l'on veut prospecter, cela permet en autre de discuter avec les locaux pour avoir recueillir des informations.
Outil indispensable de toute prospection le GPS en effet pour toute déclaration il faut les coordonnées Lambert au lieu de faire cela avec une règle sur une carte au 1/25 000 autant l'avoir directement.
Ensuite vient le temps du marquage du matériel collecté le marquage peut se faire de la manière suivante première lettre de la commune, première lettre du lieu dit, numéro de parcelle cadastrale.
Le marquage devra être cohérent tout au long de la prospection et ne pas varier en cours d'année, le mieux étant de définir une fois pour toute la méthode de marquage et de la noter.
La rédaction du rapport viendra clôturer l'année de prospection qui sera remis au SRA.
Le rapport devra se présenter de la manière suivante 
Une introduction pour présenter la zone géographique, le(s) type de sol(s), les ressources géologiques, le contexte archéologique, les méthodes de collectage et l’interprétation que vous faites du passé de la zone prospectée.
Après on fera une présentation des découvertes site par site en remplissant la fiche de déclaration fourni lors de la demande, localisation sur une carte au 1 / 25 000 et cadastre pour cela vous pouvez utiliser geoportail en activant les bonnes couches, décompte du matériel, un paragraphe explicatif et aux mieux des dessins des échantillons ou des photos ou des scans.
Après il faut rédiger une conclusion dans laquelle on résume le travail en quoi le travail est important et éventuellement s'il y a une justification a approfondir ou étendre celui-ci
Cela permet d’obtenir une nouvelle autorisation.
On joindra utilement une copie de l'autorisation ainsi qu'une carte générales des découvertes.
Autre point a bien conserver à l'esprit vous ne serait que le dépositaire du matériel collecté et en aucun cas le propriétaire de celui-ci, il sera alors a votre charge de le conserver dans les meilleurs conditions de stockage, il ne devra pas être dispersée, ni vendu, de plus vous devez tenir le matériel à disposition des chercheurs. Voilà nous avons fini de dresser un tableau par forcement tout rose et encore je ne parle pas des parcs naturels ou il est interdit de tout voici l'extrait du règlement "Ni cueillette, ni prélèvement : animaux, plantes, minéraux et fossiles appartiennent au paysage. Les activités traditionnelles des habitants perdurent : pâturage, fauche des prairies, cueillette de quelques plantes et fruits à usage familial."
Voila j'ai tout dit, l'activité de prospection est loin d’être simple mais je laisse a chacun le soin d'en tirer les conclusions qu'il voudra.
Dans mon cas j'ai fait mon choix.

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À la découverte des anciennes mines de la Baume avec les Bastides du Rouergue

Publié le par REVEL Stephane

Dans le cadre   du cycle de visites thématiques du Pays d'art et d'histoire des Bastides du Rouergue, Raymond Pulou, minéralogiste émérite, fera découvrir demain à 11 heures les anciennes mines de la Baume à Villefranche. Rendez-vous au pont de l'Alzou où se fera le départ en voiture (covoiturage possible) jusqu'au site de la Baume (à environ 2 km).

Exploité pendant l'époque gallo-romaine, très actif au Moyen âge, le site minier de la Baume participa à l'enrichissement de la bastide (orfèvres, atelier monétaire). La mine connut une reprise spectaculaire de 1857 à 1903 pour devenir l'une des premières mines métalliques de France.

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Musée de la mine. La 37 e assemblée générale de la Mine et les hommes s’est tenue hier.

Publié le par REVEL Stephane

Hier lors de l’assemblée générale de la Mine et les hommes, l’association a déploré que l’intégration des musées à la CCM ne se fasse pas en 2011, ainsi que le manque d’adhérents.

Fréquentation. Le musée de la Mine est le musée de la CCM
le plus fréquenté après l’Écomusée, surtout par des groupes (174). Statut. Le musée est municipal et associatif : les collections appartiennent à la Mine et les hommes et les murs à la ville de Blanzy.

L’année 2010 s’ouvrait sur de grandes promesses d’évolution pour le musée de la Mine, l’année 2011 sera finalement encore une année d’attente. Pour « sauver les musées de la CCM », le Groupement d’intérêt public de l’Écomusée (GIP) a préconisé, en avril 2010 et au bout de quatre ans de réflexion, de « communautariser » les six musées du territoire afin qu’ils passent sous le joug de la CCM. Les élus communautaires ont certes accepté cette perspective, mais ils se donnent un an de réflexion supplémentaire pour mieux préparer cette intégration dont le coût de fonctionnement est évalué à un million d’euros. « La suite, l’année prochaine », a conclu Jean-Claude Lagrange, président de la CCM, dans un courrier lu hier en assemblée générale.

Préjudiciable

« Cette phase d’attente est préjudiciable au musée de la mine et à l’association, a déclaré Frédéric Lagrange, président depuis 1993. Comment faire de nouveau projets et de nouveaux achats sans connaître l’avenir ? » Par exemple, malgré un solde de trésorerie positif (17 962 €), aucun achat n’a été effectué pour la boutique en 2010 car le musée pensait être communautarisé cette année. À l’horizon incertain, s’ajoute le problème récurrent de l’association, soulevé chaque année lors de l’assemblée générale : les forces de la Mine et les hommes déclinent. Selon Frédéric Lagrange, les journées d’animation (pendant lesquelles les machines tournent) mobilisent 20 personnes… C’est-à-dire toute presque toute l’association qui compte 25 adhérents dont une vingtaine d’anciens mineurs. Trop juste. Et même trop risqué car ces journées spéciales, qui connaissent un formidable succès, doivent absolument être pérennisées : en 2010, la Journée du patrimoine et le 15 août ont rassemblé 1 400 visiteurs sur un total de 11 130 visiteurs sur l’année (en baisse de 2,5 % par rapport à 2009). Quant au programme culturel, il n’a pas connu le succès escompté avec peu de visiteurs pour la conférence sur « l’après-mine » ni pour l’exposition de peintures de Paul Bouillot. En 2011, Emmanuelle Clerc, salariée, a concocté un programme attrayant avec une veillée de contes sur l’obscurité lors de la Nuit des musées en mai et une exposition sur les mineurs poètes avec des lectures de Jean Mousseron et du poète local, M. Monneret.

Marion Giouse

Publié le 13/03/2011

Le Journal de Saone et Loire cat

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Le musée de la Mine rouvre ses portes pour la saison 2011

Publié le par REVEL Stephane

Aubin
Le musée de la Mine   d'Aubin, qui accueille environ 10 000 visiteurs en moyenne à l'année (3 800 en groupes soit + 10 %, et 6 200 particuliers, + 4 %) va ouvrir ses portes au public au début du mois d'avril, les mardis, jeudis et samedis, de 14 heures à 17 h 30, horaires valables pour mai et octobre. Néanmoins,   « il reçoit toute l'année les groupes sur réservation » (05 65 43 58 00 ou encore au 05 65 63 17 80),   comme le souligne le président de l'association des Amis du musée, Francis Mazars, qui recevait vendredi après-midi l'auteur-musicien-interprète Alain Hivert, qui chantait Ferrat en soirée à Firmi, où il a fait salle comble.
L'artiste ardéchois d'origine lyonnaise a découvert la structure muséographique aubinoise, qui retrace
toute l'épopée minière et industrielle du Bassin et qui s'est affiliée depuis cette année au club des Sites touristiques et muséographiques aveyronnais, lequel compte environ cinquante sites. Bien évidemment, cette entrée dans ce club permet au musée aubinois d'être présenté dans tous ces endroits, ceci grâce aux dépliants mais aussi à des cartes de visite que l'on trouve dans des hôtels et restaurants.
Vendredi, l'ouvrage   Terres de mine en images a été offert à Alain Hivert par les Amis du musée, qui se sont chargés, président en tête, de lui présenter leur structure, qui retrace l'histoire de la mine et de l'industrie, de ses balbutiements en passant par son apogée avant d'arriver à sa disparition, notamment le fond avec la fermeture du dernier puits, celui de Bourran, en 1966.

Une visite émouvante
Des membres de l'Aspibd étaient de la visite, et les Amis du musée d'Aubin n'ont pas manqué de noter que le chanteur était curieux de cette histoire du Bassin et qu'il a posé maintes questions, et dont la reconstitution du coup de grisou dans la galerie l'a particulièrement interpellé. Celui-ci rappelait qu'il doit sa présence   « à mon ami Gérard Palhol, fils d'un mineur du Banel (Combes), qui m'a mis en relation avec Jean-Marie Cros, président du syndicat d'initiative firminois, organisateur de la soirée 'Qui vivra Ferrat' »   .

Un hommage à Jean Ferrat qu'il a connu en août 1995 et auquel il a consacré un spectacle, interprété pour la première fois en décembre 1995. Comme son mentor l'aurait sans doute été, Alain Hivert a été sensible à la découverte du musée et de l'histoire qu'il retrace. Il reviendra d'ailleurs dans le Bassin en janvier 2012 pour participer au 50e anniversaire de la grande lutte des mineurs, où il interprétera des textes de Gérard Pertus, de l'Aspibd, qui retransmettront par la chanson ces événements vieux d'un demi-siècle.

 

Midi Libre samedi 12 mars 2011

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Gueules Noires au Centre Minier de Faymoreau

Publié le par REVEL Stephane

Conseil Général de Vendée - 07/03/2011 16:01:58

L'ancienne cité minière de Faymoreau accueille du 12 février au 27 novembre 2011 l'exposition photo « Gueules Noires », consacrée aux mineurs du monde entier.

Cinq photographes ont posé leurs regards et leurs objectifs sur les visages noircis de mineurs aux quatre coins du monde. L'exposition « Gueules Noires » dévoile près de cent portraits saisissants de mineurs en activité, de l'Amérique du Sud à l'Asie, en passant par l'Europe.

Le charbon, énergie du 21è siècle ?


Malgré la fermeture de la dernière mine en France à Creutzwald (Lorraine) en 2004, le charbon est encore aujourd'hui une des ressources énergétiques les plus exploitées dans le monde, notamment dans les pays émergents. Il constitue la seconde source d'énergie utilisée après le pétrole et assure 40 % de la production mondiale d'électricité. Selon des statistiques, le charbon pourrait être extrait pendant plus de 120 ans au rythme actuel, contre 40 ans seulement pour le pétrole. Une ressource toujours exploitée malgré son émanation de CO2 (gaz à effet de serre) et des conditions d'extraction dangereuses, comme en témoignent les nombreux accidents dans le monde.

Un voyage photographique au coeur des mines du monde


Cette année, le Centre Minier a choisi de mettre en lumière les mineurs dans le monde, à travers le regard artistique de cinq photographes : Youry Bilak (Au fond de la mine, Ukraine), Eric Bouvet (La dernière mine en France), Song Chao (Miners, Chine), Julien Guezennec (Mines de charbon en Pologne) et Jean-Claude Wicky (Mineros, Mineurs de Bolivie).

Près de cent portraits de gueules noires en noir et blanc nous révèlent une formidable humanité, une incroyable force intérieure. Ces mineurs sont beaux, fiers et deviennent, à travers le regard des photographes, des icônes. L'exposition « Gueules Noires » nous conduit au coeur des mines de trois continents, l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Sud. Youry Bilak, lié au monde de la mine, salue le courage de ces héros ukrainiens. Eric Bouvet nous livre un reportage poignant sur les derniers mineurs français. Song Chao, lui-même mineur, choisit de photographier les ouvriers chinois sur fond blanc et tente de dévoiler leur caractère par leurs expressions. Julien Guezennec, curieux de découvrir l'univers minier, pose un regard tendre et humain sur les ouvriers polonais. Jean-Claude Wicky pénètre quant à lui au plus intime de l'âme des mineurs boliviens, en s'enfonçant avec eux dans les mines.

Parcours d'exposition inédit et trait d'union entre le musée et la Chapelle des Mineurs


L'exposition « Gueules Noires » nous plonge dans l'univers des mineurs d'Ukraine, de France, de Chine, de Pologne et de Bolivie, au coeur de l'ancienne cité ouvrière de Faymoreau : une balade surprenante du musée à la Chapelle des Mineurs, en passant par le coron de la haute terrasse où vivaient les familles de gueules noires.

L'exposition Gueules Noires est réalisée par la Communauté de Communes Vendée Sèvre Autise - Centre Minier de Faymoreau, avec la collaboration du Conseil général de la Vendée - Conservation des Musées.

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Bouquiès : des mines et un port oubliés

Publié le par REVEL Stephane

Retour sur l'importance qu'avait autrefois, pour les Decazevillois, l'accès au Lot. Il se faisait grâce à l'exploitation des mines de Bouquiès.

Pour beaucoup d'entre nous, le charbon se résume à la Découverte à ciel ouvert ou encore au puits de Bourran, ultime symbole des mines souterraines decazevilloises. Mais une mine a longtemps été exploitée à Bouquiès, à proximité du Lot. Il n'est pas trop tard pour y apporter un éclairage nouveau.

Ce secteur appartenait auparavant à la municipalité de Livinhac-le-Haut. En 1836, une route relie la rive gauche de la rivière à Decazeville qui vient de naître, via le col des Estaques. Vers 1839, suite à l'avènement de l'industrie fondée par le duo Decazes-Cabrol, la commune decazevilloise, en pleine expansion, fit l'acquisition de la section de Saint-Roch, comprenant en autres le lieu dit de Bouquiès. Ce choix stratégique s'avéra vital car c'était une manière de se relier au Lot afin de recevoir diverses marchandises et d'expédier la production locale. On n'insistera jamais assez sur l'importance de la navigabilité en ces temps là et Bouquiès devient un petit port.

En parallèle, une ordonnance royale, du 2 janvier 1832, octroya la concession des mines de Bouquiès et de Cahuac, sur une surface de 330 hectares, à Jean-Didier Lacour. Jusque là, des petits propriétaires terriens, sans véritable connaissance de métier de mineur, extrayait ici ou là de la houille, de façon artisanale.

En 1859, la mine fut arrêtée, consécutivement à un feu de grande ampleur. A côté du feu, un deuxième danger guettait les forçats des ténèbres : l'eau.

Les infiltrations s'expliquent facilement par la proximité du Lot. Puis, au fil des propriétaires, des modernisations et des efforts sur la sécurité furent apportées et on finit par produire du charbon de bonne qualité. En 1905, 40 000 tonnes de houille furent extraites et le site employait 240 ouvriers. Le port cessa quasiment ses activités lorsque la ligne de chemin de fer passa par Penchot où s'effectua ensuite le transbordement du charbon.

Fermeture définitive en 1915

Le trajet de Bouquiès à Penchot s'effectuait à l'aide de gabares. Au retour, à contre-courant, des chevaux tiraient les bateaux. Quand le débit de l'eau était important, les embarcations pouvaient faire des écarts et si le gabarier n'avait pas la rapidité de décrocher ou de couper la corde de halage, les chevaux tombaient dans les eaux tumultueuses du Lot et se noyaient ! La Société Métallurgique de l'Ariège fut la dernière propriétaire de la concession de Bouquiès qui ferma définitivement en 1915.

Pour en savoir plus : «Mines et mineurs», un ouvrage édité par l'ASPIBD, et «Livinhac-le-Haut», un livre de Pierre Poujol.

 

La Depeche le 06/03/2011 03:47 | Didier Latapie

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PARLACHES Mémoire du fond : les gardiens de la mémoire de la mine

Publié le par REVEL Stephane

Trente ans après la fermeture du dernier puits de mine, la mémoire a des défaillances et déjà circulent des affirmations des plus fantaisistes « à caire sus l'daine ». Raoul Briquet (1875-1917) aurait inventé le briquet du mineur, ceux du Pas de Calais seraient des « boïaux rouches » parce qu'ils buvaient du vin… L'association Mémoire du Fond, basée à Liévin, a pour but de sauvegarder et transmettre la mémoire de la mine et des mineurs et organise des circuits en car d'une journée sur différents sites miniers où le public a l'occasion de mettre ses pas dans les pas des mineurs et de faire connaissance avec l'histoire de la région.
« I bafelle et i dit qu'i pleut », dit un vieux proverbe pour désigner celui qui parle sans savoir ! On a oublié, qu'avant les progrès sociaux, les mineurs « saquaient d'dins » durant 14 heures au fond !
Un règlement de la Compagnie d'Aniche du 4 mai 1802 précise que le travail débute à 5 heures le matin pour se terminer à 7 heures du soir et que trois pauses sont prévues « pour déjeuner, dîner et goûter ». En 1885, Zola écrivait dans Germinal « C'était le briquet du mineur, la double tartine emportée chaque matin à la fosse » : cette année-là, Raoul Briquet est encore en courtes culottes !
Dans son livre Les Mots de la mine, Béatrice Turpin, membre du conseil scientifique du Centre historique minier de Lewarde, ne craint pas d'écrire que le terme « boïau rouche » viendrait de la couleur politique des travailleurs de la région…et pourrait venir du fait que les mineurs aimaient beaucoup le vin rouge !!! D'après cette spécialiste, seuls les mineurs du Pas-de-Calais étaient communistes et ivrognes !!! « Y a d'quo grimper à molettes ! » Car, c'est ignorer qu'au cours des guerres de succession d'Espagne, l'Artois était complètement dévasté, que les Artésiens étaient réticents au rattachement de leur province à la couronne de France et que pour gagner leur confiance le roi les avait exemptés de l'impôt sur le sel, la gabelle. Ce privilège permettait de garder la viande au saloir à moindre frais et déclenchait la jalousie des provinces voisines qui se moquaient des ulcères sanguinolents (« ches fameux boïaux rouches ») que pouvait occasionner l'excès de sel.
Pour la préservation du souvenir, l'association Mémoire du Fond propose quatre circuits en car en compagnie de guides expérimentés, chtis confirmés, et au contact d'anciens mineurs. Le 20 mars, embarquez pour le circuit du Pas-de-Calais, les 10 avril et le 22 mai se déroule le circuit Nord jusqu'à la frontière belge, et le 25 septembre, au cours du circuit belge les participants ont l'occasion de dévaler réellement et d'aller au « carbon » dans des galeries d'une mine.
Dans un autre style, l'association Pour que vivent les chtimis organise un cabaret patoisant à Vendin-le-Vieil le 3 avril avec spectacle et briquet du mineur : trois heures avec Patrick Collon, Chti Robert, Marie-Laurence Delille, Mauricette Tanière, Claudine et Alain Lempens. Là, également, il sera question des traditions de la mine, en chanson et en poésie, mais aussi avec beaucoup d'humour. •  GUY DUBOIS.

Mémoire du Fond : 10, square du Grand Condé, 62 800 Liévin, 03 21 45 61 36 et/ou memoiredufond@orange.fr.
Info et réserv. spectacle : 4 rue Facq 62880 Vendin le Vieil. 03 21 28 51 13.

 

Nord Eclair dimanche 6 mars 2011

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