Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Le patrimoine industriel lorrain en suspens ?

Publié le par REVEL Stephane

Non loin de Thionville, à mi-chemin entre la Moselle et la voie de chemin de fer, se dresse un ensemble gigantesque, qui échappe à la description. Un rescapé de la destruction, devenu aujourd’hui lieu de mémoire : le haut-fourneau d'Uckange.

Enorme cité grondante et fumante, l'usine sidérurgique d'Uckange n'est plus. Des 6 hauts-fourneaux, dont les sommets culminaient à près de 70 mètres, il n'en subsiste désormais plus qu'un.

Cathédrales de feu

Ces "cathédrales de feu" ont pourtant caressé le ciel pendant près d'un siècle à partir de 1891. Dans les entrailles de ces géantes, l'alchimie du gaz, du coke, du fer et du feu produisait de la fonte liquide. Un alliage brûlant de 1300°C, qui terminait sa course folle dans des moules pour former des lingots de 12 à 16 kg, naguère appelés "caramels". Au plus fort de sa production, Uckange exportait jusqu'à un million de tonnes de fonte par an. 110 sortes différentes. Des "caramels" aux goûts variés avec des teneurs hétérogènes en carbone. 1200 personnes travaillaient sur le site. Depuis 1991, le monstre est refroidi. Sacrifié sur l'autel de la rentabilité. A Uckange comme dans tout le bassin industriel lorrain, cette décision a suscité la réaction virulente de tous les sidérurgistes. L'ensemble de la population et des acteurs syndicaux, politiques, économiques, sociaux s'est engagé aux côtés des travailleurs lorrains en lutte. Toute la vie des habitants s'articulait autour du site. Salaires corrects, logements et produits de consommation à bas prix, loisirs de qualité. Une "Cité idéale", celle de l'Entre-deux-guerres. Une cité où les industriels développaient une culture paternaliste, apportant aux ouvriers des avantages sociaux, politiques ou économiques, mais aussi éducation, logements salubres, soins médicaux, cercles de loisirs et lieux de culte. Une cité dont le souvenir défunt reste encore douloureux.

Monument historique en 2001

Laissé à l'abandon pendant 15 ans, le site est devenu monument historique en 2001, après des années de débats avec les pouvoirs publics. M. Paradeis, l'ancien maire d'Uckange a mené une lutte sans merci, formant le comité Mecilor (Mémoire culturelle et industrielle en Lorraine) pour sauver le dernier haut-fourneau de sa commune. 20 ans plus tard, le U4 est toujours debout. Grâce à sa technique de chargement originale et peu courante par des bennes Staehler à fond ouvrant. C'est le seul exemple qui subsiste en France. Les anciens sidérurgistes devenus guides bénévoles assurent la transmission de cette mémoire en partageant l'histoire des hommes et des techniques avec le public.

Roger Bague a travaillé aux hauts-fourneaux d'Uckange pendant 24 ans. Il a fait tous les postes. A l'origine employé dans l'alimentaire, "il a troqué le blanc pour vivre dans le noir, là où il y avait plus de débouchés". Au départ opposé à la conservation du site, il a réfléchi, puis s'est ravisé. "J'ai regardé mes petits-enfants et je me suis dit qu'il fallait conserver des traces de notre histoire. De l'histoire de la Lorraine". Une aubaine pour les visiteurs à qui il raconte moult anecdotes et détails. Et le parcours s'humanise davantage encore, car c'est aussi la vie des ouvriers qui surgit au milieu de ce cadavre d'acier définitivement réduit au silence. "Un haut-fourneau, c'est vivant, ça grouille, un peu comme un marché", explique le sidérurgiste. Accroché aux garde-fous, ses yeux se déposent avec fougue sur les pièces massives désormais abandonnées. On sent ses souvenirs affluer par vagues. Les bons et les mauvais. Un peu comme cette fonte qui surgissait à grands flots. Les feux de l'acier seront bientôt tous éteints en Europe.

Déjà la nature reprend son cours

Que restera-t-il du sens profond de cette mémoire lorsque ces témoins auront disparu ? Comment rendre compte d'un quotidien que l'on n'a pas vécu ? Qui évoquera ce lieu pour les générations qui n'ont jamais connu la magie et l'éclat du métal liquide ? Qui décrira l'héroïsme quotidien des fondeurs ? Des questions qui restent en suspens. Le patrimoine industriel est-il voué à ne plus être à l'avenir qu'un objet d'art ? Devra-t-on se contenter d'un géant de métal théâtralisé par des éclairages nocturnes ? Peut-être faut-il encore se précipiter sur ces sites tant que la mémoire n'est pas refroidie ? Déjà, la nature reprend son cours et des arbustes commencent à pousser ça et là, dans les scories, sur les tuyères du haut-fourneau…

Roger Bague, lui, semble serein. Philosophe, il sait que "d'autres passionnés de l'histoire prendront le relais". Pour ne jamais laisser tomber dans l'oubli la mémoire de ces gens qui ont dédié leur vie à la sidérurgie. La lumière d'été effleure maintenant les nuages et caresse ce paysage séculaire d'où les fumées sont parties…
Par Emilie CLER • Correspondante La Semaine • 04/05/2011 à 07h45

Voir les commentaires

Voyage au centre de la terre

Publié le par REVEL Stephane

patrimoine Le musée de la mine de Gréasque propose des visites guidées par d'anciens mineurs

C'est un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… Le musée de la mine de Gréasque propose un retour dans le passé grâce à des visites guidées réalisées par d'anciens mineurs. A 77 et 81 ans, Albert Salvagiot et Ruiz Salvador n'ont rien perdu de leur fraîcheur.

12 bennes de 500 kg
Dans la salle d'accueil, les murs sont ornés de photos de mineurs. Au centre, trône une maquette du Puits Hély d'Oissel. Elle donne une vision globale du site à l'époque de son fonctionnement, de 1919 à 1960. « Avant d'aller au puits, on se rendait à la lampisterie pour récupérer nos “lumières”. J'avais le numéro 28 », se souvient Ruiz Salvador. « J'ai commencé en 1944 au pic et à la pelle. A mon époque, pour gagner une bonne journée, il fallait remplir 12 bennes de charbon de 500 kg, précise-t-il, une fiche de paie à la main. Elle date de 1962, je gagnais 290 anciens francs », sourit l'octogénaire.
Dans la salle des machines, un treuil, gigantesque, occupe tout l'espace. « Cet outil faisait monter et descendre les cages, explique Albert Salvagiot. Les pilotes étaient dans cette case, explique-t-il tout en montrant du doigt la cellule. Ils étaient remplacés toutes les heures car ils travaillaient dans le noir. On communiquait par signaux sonores. Un coup [le bruit retenti en même temps] ça voulait dire halte. » Lui a commencé dans la mine de Meyreuil à 14 ans. « Je n'ai connu que la mécanisation [En 1946, toutes les mines ont été mécanisées], pas comme Ruiz », taquine-t-il. Dans la salle de contrôle, au premier étage, il est comme chez lui. « De là, on pouvait surveiller toute la production. Cet outil, à droite, là, nous permettait de détecter le grisou », précise-t-il. Dans la pièce des objets, Ruiz Salvador revient sur ces conditions de travail : « A l'époque, on descendait souvent avec la peur… » Une visite pleine d'anecdotes qui permettra au public de découvrir toutes les facettes du métier de mineur.

Voir les commentaires

Mémoires vives... Elles racontent l'époque de la mine à Vieux-Condé

Publié le par REVEL Stephane

Rencontre

Des femmes de mineurs ont livré à des artistes les souvenirs de leur jeunesse. A lire, le recueil «Une Mine de femmes».

Ces femmes n'ont rien accompli d'exceptionnel mais sont héroïques. Martha, Josiane et dix autres ont collaboré à un projet fou : raconter dans un livre leur vie de femme ou de fille de mineurs. Martha Drobinski n'a jamais quitté Vieux-Condé et Josiane Van der Hoeven, réside à Hergnies. Elles témoignent de cette rencontre avec les artistes de la Cie Entre chien et loup (lire ci-dessous). Des mois après, Martha est encore emballée : « J'ai parlé tout l'après-midi, sans m'arrêter. La nuit, je n'ai pas pu en dormir, c'est comme un tiroir que j'avais rouvert : tout me revenait en tête... » Même si elles ne se connaissaient pas, elles ont des anecdotes communes d'une vie somme toute gaie, mais parfois pénible. Josiane n'a pas oublié qu'« une femme de mineur, ça devait rester à la maison. Les garçons étaient considérés différemment parce qu'ils travaillaient. » A croire que gérer une maison et un budget d'une famille de cinq enfants, ce n'est pas du travail. Mariée à un mineur syndicaliste, Josiane a choisi de travailler une fois les enfants élevés : « J'ai commencé à 43 ans. A ce moment j'ai commencé à vivre pour moi, plus seulement à travers mon mari et mes enfants. » Le recueil Une Mine de femmes aborde donc le quotidien de ces femmes de l'ombre : les fins de mois difficiles, les grèves, les taches ménagères, l'école, l'angoisse de l'accident, le drame de la silicose. Mais aussi les bals et les vacances à La Napoule, la solidarité entre femmes, la communauté polonaise. Chacune parle avec sa gouaille, épatée par ce qu'elle a enduré. Rien d'exceptionnel non, mais un peu héroïque, mine de rien.

Des enregistrements ont été rassemblés, servant de support à une exposition itinérante qui sera présentée ce week-end à l'occasion des Turbulentes.
Une table en formica avec le tiroir où est rangée la quinzaine, une fiche d'aide au ménage pour être une femme au foyer parfaite, une scène de mariage polonais, des casques relayant en boucle les témoignages,
des photos de famille, des magazines, des journaux télévisés rendant compte des mouvements de grève... Des objets et des détails vous plongent dans la maison d'un mineur et de sa famille, avec ses soucis et ses plaisirs.
Exposition « Une Mine de femmes », à voir samedi 30 avril et dimanche 1er mai, 15 h 30-18 h 30 au centre socio-culturel, 136 rue Emile-Tabary, à Vieux-Condé. Gratuit.

Le livre est né à Vieux-Condé de la complicité entre la Cie Entre chien et loup et le Boulon, pôle régional des arts de la rue. Il y a un an, les artistes ont rencontré des femmes de Vieux-Condé et alentours, installant leur magnétophone jusqu’en Belgique. Les témoignages ont donné un livre émouvant, composé de textes spontanés et de photos noir et blanc.
Une Mine de femmes (15E) est en vente au Boulon, 69 rue Gambetta, Vieux-Condé. Tél. 03 27 20 35 40.

La voix du Nord  vendredi 29.04.2011, 18:18 - LUCIE VIDAL

Voir les commentaires

Les belemnites

Publié le par REVEL Stephane

Les bélemnites sont des mollusques à coquille interne (rostre),  abondantes au jurassique et au crétacé (dont ce sont des fossiles typiques et fréquents) mais actuellement complètement disparus.
L’aire de répartition des Bélemnites est mondiale.
Leurs fossiles ont une forme caractéristique en "balle de fusil".
Le nom de ces fossiles vient du grec belemnon signifiant : semblable à un javelot.
Leur vraie nature n'a été identifiée qu'en 1765, par Jean-Louis Alléon-Dulac, dans son Mémoire pour servir à l'histoire naturelle des provinces de Lyonnais, Forez et Beaujolais.
Les belemnites sont des céphalopodes dibranchiaux apparentés aux seiches actuelles.
Leur squelette interne comporte deux parties : le rostre plein, en balle de fusil, il se termine soit en pointe aiguë, soit par une protubérance appelée mucron ou enfin soit par une partie arrondie.
Et le phragmocône, partie cloisonnée de la coquille dans laquelle vivait l’animal.
Le phragmocône se prolongeait par une lame cornée, le proostracum, rarement conservé.
Les belemnites possédaient une poche à encre, comme les seiches.
Leurs bras ne portaient pas de ventouses, mais de petits crochets pour capturer leurs proies.
Elles étaient elles-mêmes consommées par certains Ichthyosaures.
La taille des Bélemnites était très variable. La plupart des espèces mesuraient entre 30 et 50 cm. Cependant, certaines espèces, comme  Megateuthis pouvaient mesurer 2 à 3 m de long.
Elles sont apparentées aux calmars , aux pieuvres et plus particulièrement aux seiches dont elles avaient l'allure générale et certainement un style de vie proche.
Un remarquable fossile du toarcien de Holzmaden (Allemagne) montre en empreinte, outre le rostre, le muscle palléal, l'alvéole brisé, l'encre versée et une couronne de 10 tentacules identiques avec des ventouses garnies de crochets chitineux.
En dehors de cette exception, on ne retrouve que le rostre, partie dure plus facilement fossilisée.
Les Bélemnites possédaient une partie dure interne en calcite dont une part présentait une forme rappelant une balle de fusil.
Elle correspondait à la coquille classique des mollusques, présente normalement à l’extérieur de l’animal, mais ayant dans ce cas migré à l’intérieur.
La partie en forme de balle de fusil était formée d’un seul cristal de calcite, et agissait comme un contrepoids pour que l’animal garde une certaine position pendant qu’il nageait.
Les Bélemnites étaient des chasseurs actifs. Selon leur taille, le menu se composait d’animaux planctoniques, de poissons ou de crustacés.
Au début du Jurassique, les mers recouvraient la plus grande partie de l’Europe. Des bancs d’Ichtyosaures nageaient et bondissaient dans les eaux peu profondes à la poursuite de poissons et de bélemnites.
Les Bélemnites étaient également très appréciées des requins du Jurassique et des plésiosaures d’après des restes fossiles retrouvés dans l’estomac de ces animaux.
Le terrible Liopleurodon ne dédaignait pas les Bélemnites.
Les Bélemnites étaient particulièrement répandues au Jurassique et au Crétacé. Elles s’éteignirent en même temps que les Ammonites, les dinosaures, les reptiles marins et plus de la moitié des différentes familles planctoniques dans la mers.
Elles ont laissé la place aux Seiches actuelles et aux Teuthoïdes, leurs descendants probables, dont une grande partie est encore vivante actuellement.

Voir les commentaires

À la Maison du mineur, une presse à briquettes est exposée

Publié le par REVEL Stephane

Jean Laurent, le Sallois, avait rallié les   'Amis du musée du mineur   ' il y a de cela deux ans et n'était pas arrivé les mains vides.
Il avait donné deux superbes maquettes, celle du puits Destival, mais aussi celle des installations de Ricard. Toutes les deux tiennent donc une large place dans l'exposition des lavabos de Ricard. Tout dernièrement, Jean en a franchi les portes avec un petit colis sous le bras. Il s'agit de la maquette de la presse à confectionner les briquettes de charbon, qui avaient fait la réputation de la cité minière.
On sait que la Marine française en était une grosse consommatrice avec ces millions de tonnes de briquettes qui ont brûlé dans les chaudières des bateaux de la Marine marchande et de guerre.
D'ailleurs, bon nombre,

avec l'emblème de l'ancre de marine, ont été retrouvées au fond de la Méditerranée par des plongeurs téméraires et ramenées au musée.
Et voici que la presse à briquettes a trouvé elle aussi une place privilégiée, exposée à l'admiration des visiteurs.   « Mais au fait, Jean, combien d'heures de travail pour réaliser cette petite merveille ? » La réponse sera vague :   « Pas beaucoup, car j'y ai tellement travaillé dessus lorsqu'on la révisait ou la réparait, que je l'avais en tête. »
Une superbe reproduction qui explique le mécanisme sophistiqué de la réalisation de ces briquettes qui sortaient seules de la chaîne, avant d'être récupérées, par des bras cette fois, et entassées en vue d'être expédiées.
On se souvient aussi que les briquettes servaient à chauffer les foyers des familles de mineur, même si les boulets étaient plus prisés.
Un nouveau coup de chapeau à Jean ! Correspondant : 06 81 86 56 49 

Midi Libre le 17 avril 2011

Voir les commentaires

La carriere de Versenat

Publié le par REVEL Stephane

La carrière de Versenat fermée de nos jours présente une balafre visible dans la paysage quand on va en direction des Merlins.

Quand on passe sur la route on ne se rend pas compte de la taille de la carrière celle-ci semble insignifiante.

Par contre quand on est dedans ces dimensions sont autres avec un front de taille de 6 a 8 mètres de haut .

Je sais ces dimensions paraissent ridicules de nos jours mais il fait imaginer que l'exploitation à la fin du XIX siecle n'avait rien à voir avec celle que l'on connaît aujourd'hui.

La taille se faisait dans des lits de calcaire d'environ 50cm d’épaisseur séparés par une fine couche de remplissage non exploitable.

Le pendage de ces couches est assez peu marqué.

Si au premier abord la pierre nous apparaît sombre quand on regarde des fractures fraîches celle-ci est de couleur blanc beige a ocre.

La surface exploité fait environ 40 m de coté.

Autour de la carrière au dessus on peut voir des traces d'affleurements qui ont étaient certainement dégagés.

En dessous de la carrière au bord de la route on peut voir la trace de deux petites carrières exploitant les même bancs, essais de mise en exploitation ou bien carrière complémentaire difficile de le dire.

Les blocs ont servi notamment à la construction du tunnel de la Festiniere, du viaduc de la Roizonne quand au viaduc de la Bonne celui-ci est entièrement en pierre de Verseant sauf les couronnements.

Les pierre de taille de la maire de La Mure viennent elles aussi de cette carrière.

Voir les commentaires

Les 'amis du musée du mineur' sont toujours aussi appréciés

Publié le par REVEL Stephane

Pour peu que l'on ait pu trouver une petite place vendredi dernier dans une salle de projection bondée, on a pu se faire une idée sur la popularité de cette équipe, tant du côté de la population que des élus du Pays grandcombien largement représentés à cette assemblée générale.
C'est ainsi que les 'défenseurs du patrimoine'   comme on se plaît à les appeler, avaient bien fait les choses, afin de présenter les divers bilans d'une saison passée bien remplie.
Mais avant cela, on avait pu déambuler dans cette illustre   'Maison du mineur'   et y découvrir les nombreuses nouveautés, sans parler des aménagements au pied du chevalement du puits classé au Monuments historiques.
Le président Christian Brun avait donc plaisir à accueillir tout

ce monde, signe tangible que l'association des   'Amis'   accapare une grande place sur le plan sentimental auprès de la population.
Travaux effectués lors de la fermeture
Mais l'on avait décidé d'innover afin d'illustrer par l'image les temps forts de ce qu'il s'était passé dans les anciens lavabos de Ricard. Le film d'introduction réalisé par Marc Jouve en était un agréable témoin. Tous les 'Amis' étaient donc passés en revue, avec pour chacun une petite spécificité, soit en raccourci du président d'honneur et inamovible André Pezon, à l'homme à tout faire Abel Escalier, en passant par le technicien Jean-Pierre Bouvier.
Et de donner un aperçu du travail effectué durant la période de fermeture par ces messieurs se réunissant tous les mardis après-midi. Un vrai sacerdoce.
Si les rapports de Marcel Delhaye le secrétaire et Francis Aujoulat le financier de service, ne devaient souffrir d'aucune contestation, il aura été intéressant d'entendre dans la foulée l'avis des élus.
Des propos élogieux émanant du vice-président au tourisme Jacques Pépin, tout comme ceux du premier adjoint Joseph Perez avant le mot de la fin du président Patrick Malavieille et quelques messages forts.     « En tant que vice-président chargé de la culture au conseil général, un nouveau dépliant verra notre 'Maison du mineur' côtoyer le Pont du Gard, mais aussi le château d'Assas ainsi que les remparts d'Aigues-Mortes, soit quatre entités Gardoises… En attendant la visite du président Christian Bourquin ici même, notre souhait est de redonner vie au puits de la Trouche et bien sûr la mise en lumière de notre chevalement de Ricard… ».

Correspondant : 06 81 86 56 49

Midi Libre du 14/04/11

Voir les commentaires

GardSoixante-trois ans après la grève de 1948 : victoire pour les 17 mineurs révoqués

Publié le par REVEL Stephane

Un jugement récent a donné raison à 17 salariés abusivement licenciés en représailles de la grève de 1948. Un premier espoir pour les anciens mineurs survivants du bassin gardois.

Ces anciens mineurs grand-combiens incarnent un combat collectif parmi les plus longs de l’histoire. Depuis 63 ans, ces désormais octogénaires contestent les conditions de leurs licenciements... en 1948. Un jugement récent de la cour d’appel de Versailles (Yvelines, lire ci-contre) pourrait enfin faire valoir leurs droits bafoués.

Retour au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Les prix flambent (120 %) en un an, les travailleurs des fonds réclament des augmentations de salaire. « Le déplacement de la gestion des accidents du travail

 

de la Sécurité sociale aux Houillères, devenant juge et partie, fait déborder le vase », raconte Edon Arcangioli. Un mouvement de grève gagne tout le pays. Le gouvernement socialiste de la IVe République, voyant un mouvement insurrectionnel dans le climat tendu de la Guerre froide, envoie la troupe pour reprendre en main le puits Ricard où le 20 octobre se livre une véritable bataille.

Deux mille manifestants envoient par-dessus mur des CRS paniqués qui venaient de prendre de force le carreau. En représailles, ces derniers tapent encore plus dur, les balles sifflent. À Alès, un mineur décède sous les tirs. Après 56 jours de grève, la CGT appelle à reprendre le travail. Une répression féroce s’abat sur tout le bassin minier. Couvre-feux, réunions interdites, arrestations au domicile des “meneurs”, tous syndicalistes, « comme 80 % des mineurs ». Interrogatoires musclés, « un jeune m’a dit : “Touche ma tête, s’ils te traitent comme nous, qu’est ce que tu vas prendre, prépare-toi à souffrir” », raconte Aimé Cussac, encore marqué par son chemin de croix, « les genoux en sang, les bras tendus, sous une pluie de coups de casques ».

Suivent les emprisonnements. Bruno Arcangioli passe trois mois à Sainte-Anne à Avignon. Son cousin Edon, Aimé Cussac et Pierre Extrat font trois mois de plus au Fort-Vauban. Comme si cela ne suffisait pas, ils sont révoqués manu militari des Houillères. Et quand on perd son emploi à la mine, on perd lourd : le charbon pour se chauffer, le logement, la médecine gratuite... À l’instar de tous les licenciés, ils retrouvent du travail chez un sous-traitant, l’entreprise Deluster. « On était parqués dans une baraque en bois, longtemps interdits de réfectoire, de lavabo. » Pour le reste « c’était le bagne », s’exclament Vincent Scolieri et Salvator Cammarata, qui en 1952 ont subi la même injustice : « On est restés 21 jours au fond de la mine avec la même revendication, faire reconnaître la silicose, qui tuait toujours plus, comme maladie professionnelle. »

À peine revenus à la surface, les prud’hommes les condamnent pour faute lourde, ils rejoignent les gueules noires punies à entasser les roches entre deux montagnes de la vallée de Lascous. « Pour 170 francs par mois quand les camarades gagnaient 650 francs. » Autant dire que leurs familles ont connu des hivers rigoureux.

Et lorsque les Houillères les reprennent au fond de la fosse en 1974, « c’est sans ancienneté ni primes de résultats. On est repartis de zéro ». Aujourd’hui retraités, leurs pensions sont amputées d’environ 400 euros.

Désormais, une décision de justice nourrit l’espoir d’indemnisation pour toutes ces pertes très concrètes. Même s’il est vrai que les Charbonnages de France et l’ANGDM se sont pourvus en cassation pour tenter de la faire annuler. Un tel recours ne s’appuie que sur d’éventuels vices de procédures et ne remet en aucun cas en cause le jugement sur le fond. Victoire, il y a bel et bien. « C’est bon de savoir qu’on est enfin reconnus, on a porté ce poids sur le dos toute notre vie. » Une victoire pour la dignité que ne peuvent savourer qu’une vingtaine de survivants sur les 150 mineurs révoqués du bassin.

30 000 euros d’indemnisation
La cour d’appel de Versailles, le 10 mars dernier, saisie après  le tribunal des prud’hommes de Nanterre (Hauts-de-Seine), a reconnu le caractère discriminatoire, abusif et donc nul du licenciement de 17 mineurs et employés des Charbonnages de France, intervenu pour une majorité à la suite de la grande grève de 1948,  dans le Nord-Pas-de-Calais.

Les Charbonnages et l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM) ont été condamnés à verser 30 000 euros de dommages et intérêts à chacun des plaignants survivants ou à leurs ayants droit. En évaluant en particulier le montant des droits perdus en chauffage et logements suite à leurs révocations.

Cette décision d’ampleur est historique dans le sens où il n’est pas banal de faire valoir une discrimination plus de 60 ans après. En 1981, une loi d’amnistie permettant aux travailleurs sanctionnés pour faits de grève et action syndicale d’obtenir réparation a été promulguée. Curieusement et contrairement à tous les travailleurs des entreprises nationales, les 300 mineurs survivants de l’époque en ont été exclus de fait. Et ils le sont toujours au titre de cette loi. Toutefois, cette amnistie a permis que ne soit pas recevable l’argument du délai de prescription de 30 ans. La CGT des mines vient une nouvelle fois d’interpeller le gouvernement pour que « cette décision de justice soit prise en compte en régularisant au plus vite chacune des situations des mineurs et veuves concernés ».

RENÉ DIEZ

Suite à la liquidation des Charbonnages de France en 2007, c’est l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM), principalement financée par le budget de l’État, qui garantit les droits sociaux des anciens mineurs et de leurs ayants droit.

Midi Libre le 11 avril 2011

Voir les commentaires

Sainte-Marie-aux-Mines Comme les pionniers, embarquez pour la ruée vers ...l'argent !

Publié le par REVEL Stephane

L’Asepam propose une visite étonnante de la mine Saint-Louis dans le rôle d’un mineur. Archives Françoise Marissal

 

Cling cling ! Entendez-vous ces bruits qui proviennent du sous-sol ? La mine a retrouvé un souffle de vie alors que le minerai réapparaît, 100 m sous terre et qu’à l’appel de l’argent, les anciens mineurs viennent de se réveiller d’un long sommeil et ont besoin d’un sérieux coup de main pour arracher le minerai de la montagne ! Nous sommes en 1549, l’année de la mise en chantier des filons nouvellement découverts du Neuenberg.

Les 30 avril et 1er mai prochains, les visiteurs sont invités à se mettre dans la peau de futurs candidats à l’embauche ; à cet effet ils seront accueillis par des membres de la Caisse des Mineurs d’Echery, lieu-dit de Sainte-Marie-aux-Mines. Ces derniers les présenteront au Juge des Mines qui pour la circonstance siégera en la Tour des Mineurs à Echery. En prêtant le serment des mineurs, les futurs ouvriers deviendront membres de la Knappschaft ou Société des mineurs qui regroupait l’ensemble du personnel salarié de la communauté minière. Le versement hebdomadaire et obligatoire du centième de leur salaire faisait d’eux également des membres de la Caisse de secours des mineurs, la Knappschaftskasse zu Eckirch.

Cette dernière a été créée vers le milieu du XVIe siècle et après avoir accompagné les hauts et les bas de l’aventure des mines de Sainte-Marie-aux-Mines, elle a le grand mérite d’exister aujourd’hui encore. Néanmoins, cette association, comme toutes les autres, a besoin de membres nouveaux afin d’assurer la pérennisation des traditions minières locales. Parallèlement à l’accueil des visiteurs de la Ruée vers l’Argent, la Caisse des Mineurs tiendra deux journées de portes ouvertes avec le souhait d’y rencontrer toutes les personnes intéressées par la vie associative et le patrimoine local.

En organisant ces deux jours d’animations et de découverte, l’Asepam mettra à profit près de trente années d’étude, d’exploration et de valorisation du patrimoine minier de Sainte-Marie-aux-Mines pour vous offrir un voyage dans le temps, dans la montagne, à la découverte du quotidien de ces milliers de mineurs qui ont sculpté pendant plus d’un millénaire les entrailles du Val d’Argent.

Le temps d’une balade souterraine inédite, l’association emmènera le public à l’aventure dans l’univers reconstitué et animé d’une mine en activité au XVIe siècle, la mine Saint-Louis, considérée comme l’une des plus belles mines de la Renaissance en Europe, et qui a bénéficié de plusieurs décennies d’aménagements destinés à la rendre accessible au grand public ainsi qu’à présenter des reconstitutions d’équipements ayant fonctionné au temps de son exploitation. Une autre ruée vers l’argent.

Y ALLER Les 30 avril et 1er mai, à 10 h, 14 h, 15 h et 16 h. Durée de l’animation : 3 h. Rendez-vous à la tour des Mineurs à Echery avec les véhicules. Tarifs : 15 €, 7€ (enfants de 5 à 12 ans), gratuit pour les moins de 5 ans. Prévoir des vêtements chauds (pull, veste, chaussettes chaudes) que l’on ne craint pas de salir et de bonnes chaussures. L’Asepam fournit casque avec éclairage, cirés, bottes en caoutchouc. Réservations obligatoires au 03.89.58.62.11 ou contact@asepam.org. Site : www.asepam.org

le 09/04/2011 à 17:05 L'Alsace.fr

Voir les commentaires

Réouverture des musées avec la forge de la mine - Le Molay-Littry

Publié le par REVEL Stephane

De l'extraction du charbon à l'utilisation de la forge. C'est l'une des nouveautés au Musée de la mine au Molay-Littry. « C'est une forge créée au XIX e siècle appartenant à Aimé Banchet, un fabriquant de charrue de Nonant », expliquent Agnès Marie et Jean-Marc Dupont, agent du patrimoine des musées, animateurs et les initiateurs de cette restauration.

À l'occasion de cette nouvelle saison, l'ancien site minier du XVIII e siècle va revivre avec la diffusion d'un diaporama sur l'histoire de la forge et les visites avec l'audioguidage individuel traduit en anglais et en allemand. Ces 200 ans d'intense activité industrielle sont caractérisés par la reconstitution d'une galerie de mine, de l'exposition de la pompe à feu des frères Périer, de la maquette de la fosse de Bruay-en-Artois, des fouilles archéologiques... Après la découverte de la vie des mineurs, les visiteurs pourront se diriger vers le moulin de Marcy pour redécouvrir une autre vie, celle des meuniers du Bessin d'autrefois.

À partir de jeudi 7 avril, réouverture des deux musées du Molay-Littry de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, sauf le lundi. Durée de chaque visite 1 h 30. Tarifs : 5 € par adulte pour un musée (1,50 € par enfant) et 7 € pour les deux sites (2 € par enfant).

Musée de la Mine, rue de la fosse Frandemiche, tél. 02 31 22 89 10.Musée de la Meunerie au Moulin de Marcy, tél. 02 31 21 42 13.

Ouest France Jeudi 07/04/11

Voir les commentaires

1 2 > >>