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Le cri d'un Moulinage

Publié le par REVEL Stephane

Nous allons vous parler du moulinage des Mazeaux à l'occasion de la sortie d'un DVD "Le cri d'un Moulinage".
En effet ce film consacre un témoignage à un patrimoine industriel du 19e siècle unique en son genre en Europe.
Nous avons là le berceau des moulinages de la Haute Ardèche et de la Haute Loire.
Ce film n'est pas non plus un documentaire en tant que tel même si on l'on voit de très belle image avec la nature la force de l'eau et les témoignage des anciennes ouvrières
Il laisse la place aussi à la destruction programmé de ce magnifique patrimoine.
Les fausses promesses des décideurs locaux.
Ce film est produit par l'association Rochepaule Pour Memoire, Memoire d'Avenir qui œuvre pour sauvegarder ce fleuron du patrimoine.
Le cri d'un Moulinage est disponible au prix de 15 euros + 3 euros de frais de port  auprès de Productions Rochepaule Pour Memoire BP 403 07134 Saint Peray Cedex renseignement au 06 26 31 22 73.

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Le musée du charronage et du car

Publié le par REVEL Stephane

Nous allons vous parler du musée du charronnage et du car de Vanosc ce musée se compose de deux bâtiments l'un en haut du village et le deuxième a quelques centaines de mètres sur la route d'Annonay.
Le premier bâtiment est consacré au charronnage et carrossiers du début du XX siècle, dans cet espace on trouve des outils des photos d’époque des véhicules.
Le deuxième bâtiment lui est consacré aux cars avec des pièces rares comme un Rolland Pilain de 1929 un P32 Citroen ou un Isolbloc de 1955.
Le musée est ouvert du 1er mai au 30 septembre du mercredi au dimanche
Voir leur site web http://www.cc-bassin-annonay.fr/Musee-du-Car.htm
Le musée rend aussi hommage à Joseph Besset enfant de Vansoc qui sera un pionnier de la construction des cars.
Né en 1890 à Vanosc il apprendra tout d'abord le métier de charron puis face au développement de l'automobile il carrossera sa première voiture une Rolland Pillain dans les années 20, ensuite il se tournera vers les cars en implantant son usine à Annonay.
Lors de l'exposition internationale de Lyon en 1938 il présentera le premier car à structure autoportante avec moteur à l’arrière.
Les cars de type Isobloc viennent de naître donnant naissance à une longue lignée de car notamment ceux de Irisbus-Iveco succédant a la société de Joseph Bess

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La mine de charbon de Valbonnais

Publié le par REVEL Stephane

Nous voici reparti ce jour en direction de Valbonais afin de chercher non pas la carrière de gypse rouge mais pour chercher la mine d'anthracite présente au dessus de la carrière de gypse.
En effet nous avons trouvé cette information sur le site infoterre du BRGM sou la référence 08216X4002/GT ou il est fait mention d'un tracage à l'altitude 1100m.
Comme la dernière fois nous nous garons au lieu dit Rousillon de là nous prenons le sentier qui part du même endroit pour aller en direction des Sauvons.
Par contre nous continuons en direction de l'Espinasse Grange une fois arrivé à la grange nous bifurquons pour prendre le chemin en direction du GR50.
En parcourant le sentier en direction du GR50 nous remarquons un départ de sentier avec vieux tracteur chenillé de marque International qui était équipée en forestier.
Celui ci se trouvant sur un petit sentier qui partait à droite nous l'avons parcouru celui-ci finissant au bout de quelques dizaines de mètres.
Là en regardant par terre nous avons vu vu charbon de l'anthracite pour être plus exact, celle-ci a une particularité elle est soyeuse au toucher à l’identique du charbon de Villard d'Entraigues en effet celui de La Mure n'a pas cette aspect soyeux au toucher il se rapproche plus d'un verre comme l'obsidienne.
Donc nous étions bien sur un vestige de razzier hélas le temps qui n’était pas de la partie il tonnait depuis un bon moment déjà décida à ce moment de déverser sa colère sur nous.
Une pluie importante ce mis alors à tomber rendant la prise de clichés impossible la seule qu'on a pu faire c'est le relevé GPS de l'endroit.
Après une courte recherche dans la zone la pluie rendant le terrain extrêmement glissant nous avons pu apercevoir pas moins de 5 probable galeries de mines juste au dessus du razzier.
Mais tout cela demande encore à être confirmé la aussi nous prévoyons une sortie hivernal dans la zone afin de cartographier exactement le nombre probable de galerie et faire des prélèvements d'échantillons.
Voilà il est probable que le charbon fut exploité localement pour le chauffage et la cuisson du gypse par contre je ne pense pas qu'il est alimentée les fours du Pont des Fayettes du fait de la presence des galeries de Villard d'Entraigues à proximité.
Il faudra que nous revenions l'hiver pour faire le tour des différents vestiges.
En attendant nous redescendons en direction du village pour rejoindre notre véhicule.

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La carriere de gypse rouge de Valbonnais

Publié le par REVEL Stephane

Nous voici parti ce jour en direction de Valbonais afin de chercher la carrière de gypse rouge 
En effet après avoir trouvé des informations sur la présence de carrière de plâtre rouge pour la première fois au niveau du Pont des Fayettes suite à la restauration des fours à chaux ou nous avions lu cette information sur un panneau d'informations.
Ensuite nous avons creusé sur la toile pour trouver des informations nous en avons trouvé sur l’excellent site http://geologie_patrimoine_matheysine.perso.sfr.fr.
De plus une recherche sur le site de geoportail nous apprend en visualisant la carte de Cassini qu'au lei dit les Sauvons il y a une carrière de plâtre rouge
Grâce aux indications fournis nous nous garons au lieu dit Rousillon de là nous prenons le sentier qui part du même endroit pour aller en direction des Sauvons.
Nous suivons le sentier qui part en direction du GR50 mais nous bifurquons pour prendre le sentier qui part en direction de L'espinasse Grange.
Nous remarquons rapidement que nous traversons un banc de gypse celui-ci étant visible de part et d'autre du sentier
En continuant nous arrivons sur une falaise faite de gypse rouge en examinant celle-ci il est évident que l'exploitation ne se faisait pas à cet endroit.
En continuant nos explorations nous trouvons la carrière sur la droite en montant par le sentier.
La carrière est difficilement visible de nos jours car elle est totalement envahie par la végétation les arbres et surtout les ronces.
Il faudra que nous revenions l'hiver pour faire le tour de cette carrière est l'explorer plus complètement.
En attendant nous redescendons en direction du village pour rejoindre notre véhicule.

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La mine sans frontières, c'est par ICI

Publié le par REVEL Stephane

Un Itinéraire de la Culture Industrielle : c'est le projet mis sur pied dans le Nord - Pas-de-Calais et en Wallonie. Un projet qui ne connaît pas les frontières, et bénéficie de ce fait de financements européens.



ISABELLE HODEY > isabelle.hodey@nordeclair.fr
Karima Haoudy est conservatrice de l'écomusée du Bois-du-Luc, à Houdeng Aimeries (lire notre édition d'hier). Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ces derniers mois, elle n'a pas chômé. Avec la mission bassin minier du Nord - Pas- de-Calais, son musée est en effet porteur d'un projet transfrontalier de grande ouverture : Itinéraire de la Culture industrielle ou ICI pour les initiés.
Un projet qui fait fi des frontières, comme le sillon houiller : « Le but est d'établir un fil conducteur entre le Nord - Pas-de-Calais et la Wallonie. On est reliés par une histoire commune : l'aventure charbonnière. Le projet consiste à créer un réseau centré sur la valorisation du patrimoine » , explique la jeune femme. Ce projet, qui a germé en 2007, d'autres l'ont rejoint depuis : le Bois du Cazier et le Pass côté belge, le musée d'histoire naturelle de Lille et la communauté d'agglomération Hénin-Carvin côté français.

 

160 témoignages, cinq routes
Il ne restait plus qu'à se mettre au travail. Un lourd travail d'inventaire des témoignages matériels de cette culture industrielle : les usines bien sûr, mais pas seulement : les châteaux des directeurs, les cités ouvrières, les terrils, les ascenseurs à bateaux et autres ponts qui assuraient la logistique, les églises vouées au culte de Sainte-Barbe, les tableaux évoquant la mine... : « La culture industrielle, ce ne sont pas que les usines, elle fait partie de notre environnement quotidien ». Voilà le credo des promoteurs du projet.
Ce travail de titan - en tout, 160 témoignages matériels ont été identifiés - a débouché sur l'édition d'une carte gratuite, trilingue, diffusée dans les sites partenaires et les offices du tourisme. Les 160 sites y sont reliés par cinq routes thématiques : D'ICI ou d'ailleurs, le voyage des hommes, des idées et des techniques ; vers le Pays de Vulcain, le creuset artistique ; paysages « empreintés » ; la lutte sociale en marche ; de l'art de l'ingénieur. De quoi offrir un panorama complet de cette culture industrielle, que l'on peut aussi découvrir à vélo sur de petits parcours. « Le but est d'inviter le visiteur à traverser la frontière, à avoir ce dialogue entre les sites », insiste Karima.
La jeune femme met actuellement la dernière main à un catalogue, dont elle coordonne la publication, qui sera éditée en septembre pour ceux qui veulent aller plus loin. Pour un prix modique, ils y trouveront les contributions de 27 auteurs spécialisés, qui détailleront témoignages et routes : « Nous y ajoutons des encarts, sur la place de l'ouvrier dans le cinéma ou la chanson populaire par exemple. Le catalogue proposera aussi une analyse comparée du contexte industriel en Nord - Pas-de-Calais et en Wallonie du début du XIXe siècle à nos jours », précise Karima.
À plus moyen terme, un guide GPS multimédia proposera en sus témoignages oraux, images d'archives et autres reconstitutions. Sans compter les rendez-vous ICI, qui dynamisent le tout. Festival de contes, festival de musique, raid de la mission Bassin minier sont autant de cailloux sur le chemin qui mène ICI.

 

Publié le lundi 30 mai 2011 Nord  Eclair

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Ne pas hésiter à exploiter le gaz de la mine

Publié le par REVEL Stephane

Francis Melliez est géologue à l'université de Lille I. Il a énormément étudié le sous-sol du bassin minier et pose un regard d'expert sur l'exploitation des gaz piégés dans les entrailles de la Terre.

- Gaz de schiste, gaz de mine, quelle est la différence ?
« Dans toute cette histoire, il y a un énorme problème de vocabulaire parce qu'il y a des gens qui ont intérêt à faire du flou. Derrière ces appellations, il n'y a qu'un seul mécanisme : l'évolution de la matière organique. Tout être vivant, à partir du moment où il n'est plus vivant, se décompose au contact de l'oxygène. Si la matière organique est enfouie, à l'abri de l'oxygène de l'air, cette transformation se fait plus lentement à l'aide de bactéries. C'est ce qui va donner le pétrole, le gaz, le méthane, le propane... »

- Il y a tout de même des différences dans les techniques d'exploitation...
« Le gaz de schiste, on va le chercher dans les couches d'argile où les molécules les plus légères, les plus gazeuses ont été piégées. Comme ces molécules ne sont pas rassemblées, les exploitants font appel à la fracturation hydraulique et envoient de l'eau sous très haute pression et des produits chimiques pour séparer les molécules gazeuses de leur substrat minéral. Avec le gaz de mine, ils n'ont pas besoin de fracturation hydraulique parce que les roches sont déjà fracturées naturellement. »

- Le recours à la fracturation hydraulique, interdite récemment par l'Assemblée nationale, n'était donc pas envisageable dans notre région ?
« Non. Il y a des habitants partout dans notre région. On ne peut pas s'amuser à faire ça. »

- Que faut-il penser de l'exploitation du gaz de mine ?
« Il faut savoir que dans le bassin minier, l'eau monte dans les galeries et pousse le gaz (du méthane autrement appelé grisou) vers le haut. Ce gaz ressort par des fissures naturelles, il sort par tous les anciens puits de mine. Le risque, c'est qu'il ressorte dans des égouts ou dans une cave et que quelqu'un, par exemple, se mette à souder. Là, c'est l'explosion et ça s'est déjà produit. Tant que l'on n'a pas saturé les vides miniers, il ne faut pas hésiter à exploiter le gaz qui est dans la mine. Je dis bien dans la mine. »

- Êtes-vous inquiet face au projet de Gazonor d'exploiter du gaz qui se trouve dans des veines de charbon qui n'ont pas encore été exploitées ?
« Je ne suis pas inquiet a priori mais il faut rester vigilant. »

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Retour sur le passé. Le tunnel du Tracol : de la voie ferrée à la voie verte !

Publié le par REVEL Stephane

Un temps cave d’affinage de fromages puis ancienne champignonnière, le souterrain va trouver une nouvelle vocation touristique

Sous la ligne de crête des Cévennes qui barre les bassins de la Loire et du Rhône, il est un souterrain jusqu’alors oublié dont l’existence est en passe de s’inverser. Il s’agit du tunnel du Tracol, abandonné par le rail depuis un demi-siècle, mais qui devrait conquérir une destinée verte avec son acquisition par la communauté du Pays de Montfaucon (lire par ailleurs).

Construit entre 1880 et 1884 sur la ligne ferroviaire Firminy-Saint-Rambert-d’Albon, via Dunières, Riotord, Bourg-Argental et Annonay, l’ouvrage de 2 392 mètres de long a été un véritable trait d’union économique et démographique entre la vallée du Rhône, le Pilat et le Haut Velay.

Le « souterrain » (terme technique ferroviaire utilisé à l’époque) du Tracol c’est 1,4 km sous le territoire de la Haute-Loire, dans la partie forézienne de la commune de Riotord, et 1 km environ dans la Loire, essentiellement sur la commune de Saint-Sauveur-en-Rue et quelques mètres sur celle de Saint-Régis-du-Coin. Il possède deux cheminées d’aération, une de chaque côté, et il est un des rares à avoir un drainage en son milieu au lieu des deux côtés habituellement. Ce qui fait que certaines eaux destinées à la Loire, se déversent dans le Rhône !

Le versant rhodanien était très pentu avec une boucle intégrale sur Burdignes afin d’atténuer la déclivité. La rampe depuis Bourg-Argental en direction de la Haute-Loire, de l’ordre de 30 mm/mètres, nécessitait une double traction de convoi jusqu’à la sortie du tunnel versant Dunières. Là, une voie d’évitement permettait aux machines de repartir en sens inverse pour freiner à leur tour les trains qui descendaient sur Bourg-Argental. D’où la large plateforme à l’entrée du tunnel côté Riotord qui permettait de garer les locomotives d’appoint.

C’est là, à 920 mètres, le point culminant de la ligne de ce tronçon entre Bourg-Argental et Riotord qui fut fermé aux voyageurs dès 1940 : par mesure d’économie et à titre provisoire… Mais il n’y eut jamais de reprise et le trafic de marchandise, concurrencé par la route, était définitivement stoppé en 1953 : la dépose de la voie ferrée sur 18 kilomètres devait intervenir fin 1954 et début 1955. L’arrêt concernera ensuite la section Riotord-Dunières le 31 mai 1959. Un temps, on avait envisagé d’ouvrir le tunnel au trafic routier avec un système d’alternance. Mais des particuliers l’avaient acheté pour l’utiliser comme champignonnière. Ils avaient envisagé un projet de chai pour faire vieillir du vin, puis affiner du fromage, mais elle redevint champignonnière.

La galerie demeure en bon état, sauf à l’entrée de Saint-Sauveur, où des pierres ont été récupérées au fil du temps, prélèvements qui ont entraîné des infiltrations.

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Ar mein glaz, une association pour préserver le patrimoine - Maël-Carhaix

Publié le par REVEL Stephane

Trois questions à...

Jean-Yves Conan, président

de l'association Ar mein glaz ?

Parlez-nous de cette association ?

Cette association, on la doit à des passionnés de la mine, des ardoisières. À la création un homme, le regretté Guy Morvan. Toute sa famille a travaillé là. Avec quelques amis, ils ont créé cette association pour ne pas oublier que sans la mine, la commune n'existerait sans doute pas. Sans elle que seraient devenues toutes ces familles ? Il y a là tout un patrimoine qu'il faut sauver et présenter aux générations futures. C'est aussi une association qui va à la rencontre des écoles pour présenter ce travail du mineur et la dangerosité du métier de leurs grands-parents.

Justement, que présentez-vous ?

Nous avons un musée qui est ouvert par les bénévoles plusieurs journées dans l'année. Notre bureau expose et explique le matériel. C'est aussi des photos et toute la vie de la commune que l'on retrouve ici. À chaque visite, on reconnaît untel ou untel. Certains Maël-Carhaisiens ne sont jamais venus, ils ont sans doute tort car ils seraient surpris.

Quel est le lien entre le musée et le vide-greniers de samedi ?

C'est de récolter de l'argent et le vide-greniers est notre seule source de revenus. C'est aussi l'autre passion de notre regretté président. Dans ces vide-greniers justement, on trouvait des photos, des outils. En fait le passé et le présent sont ainsi réunis.

Samedi 21 mai, à l'étang des Sources, de 7 h à 19 h. Entrée gratuite pour les visiteurs. Inscriptions : tél. 02 96 24 70 05 et 02 96 24 63 33.

 

 

jeudi 19 mai 2011Ouest France

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Agrandissement du musée la Mine Image

Publié le par REVEL Stephane

Après deux années de travaux, le musée La Mine Image à La Motte-d'Aveillans( 38) fait peau neuve. Cet espace dédié à la mémoire des mineurs de la Matheysine, agrandi de 600 m², lèvera le voile sur son nouveau réaménagement le 30 juin prochain. L'occasion de découvrir un parcours muséographique enrichi d'objets, de photographies, de films, de témoignages d'anciens ou encore de gros engins blindés, jamais exposés jusqu'ici faute de place. L'accueil et la boutique ont également été redéployés pour davantage de confort. Rappelons que le musée La Mine Image est implanté sur le lieu même des galeries creusées au XIXe siècle et invite à découvrir in situ, les conditions dans lesquelles les mineurs travaillaient au fil des siècles jusqu'à la fermeture du site en 1997. Ouvert tous les jours pendant les deux mois d'été, visite guidée toutes les heures. Entrée 6€ pour les adultes, 3,50€ pour les enfants. Tarifs groupes sur demande.

 

Nota j'ai visité le msuée lors de la Nuit de musées helas les nouvelles salles n'etaient pas accessibles

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Avec la crise du schiste, le code minier a pris un coup de vieux

Publié le par REVEL Stephane

PARIS — Au 19e siècle, on n'organisait pas de consultation publique avant de creuser une mine de charbon. La controverse autour des gaz de schiste a montré qu'on avait changé d'époque, et qu'il était temps de toiletter le vieux code minier.

Le texte de 113 pages, qui régit l'exploitation du sous-sol français, a un "caractère un peu antique", a reconnu la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a lancé une mission pour connaître la situation dans le reste de l'Union européenne.

Issu d'une loi de 1810, le code est "d'essence industrielle, pour ne pas dire productiviste. La priorité était de donner des droits aux entreprises pour exploiter le sous-sol", explique l'avocat Arnaud Gossement, à qui été confié la mission.

Charbon, minerai de fer, potasse... et la France prenait son essor industriel et commercial.

"Mais il correspond à une époque où on ne se souciait pas, comme aujourd'hui, d'environnement et de participation du public. Il y a donc aujourd'hui un besoin urgent de le réformer profondément", ajoute-t-il.

Une nécessité qui s'est imposée avec la controverse des gaz de schiste : trois permis de prospection octroyés très discrètement en mars 2010 dans le sud de la France, et élus locaux et populations se levaient comme un seul homme contre ces futurs forages et la très critiquée technique de la fracturation hydraulique.

"Le principe de faire évoluer le code est acté de longue date, mais il est évident que les mouvements actuels contribuent à faire prendre conscience que certaines parties (du texte) sont en décalage par rapport à ce que souhaite la population, notamment la consultation du public", explique-t-on au ministère de l'Ecologie.

En France, l'Etat dispose du sous-sol, et peut octroyer des concessions, contre l'accord du propriétaire du sol.

Jusqu'à présent, les demandes de permis d'exploration ne sont précédées que d'une simple information du public, le niveau le plus faible.

Le Parlement va très prochainement examiner un projet de loi qui institue "de nouvelles procédures de consultation" du public avant la délivrance de permis de recherches.

De nombreuses associations de défense de l'environnement voudraient qu'elles aillent jusqu'à l'enquête publique, procédure qui oblige à informer largement le public, recueillir son avis et éventuellement ses contre-propositions. Actuellement, seules les demandes de permis d'exploitation y sont soumises.

Mais d'autres questions se posent : le code a été écrit à une époque où la décentralisation n'existait pas. Or, lors de la récente crise du schiste, de nombreux élus locaux ont donné de la voix. Faut-il leur octroyer un droit de veto ? Par ailleurs, à partir de quel moment exiger des études d'impact environnemental ?

Ce débat intervient alors que le sous-sol français est soumis à de nouveaux défis, dans un monde où l'énergie fossile traditionnelle (pétrole, gaz et charbon) se raréfie et où la lutte contre le changement climatique oblige à lui trouver des substituts.

Les hydrocarbures non-conventionnels sont un exemple, mais il est aussi question de creuser davantage le sous-sol pour stocker notamment du carbone, ou encore pour de nouvelles sources de chaleur, comme la géothermie.

Même plus récentes, les dispositions sur cette question ne sont déjà plus à jour, relève Philippe Vesseron, qui préside le Comité national de la géothermie.

"En 1977, on pensait à la géothermie très profonde, jusqu'à 5 km. Ce qui s'est énormément développé depuis 30 ans, ce sont des géothermies à très basses températures, à des profondeurs beaucoup plus faibles. Et là, le code minier ne dit rien", explique-t-il.

e Claire SNEGAROFF (AFP) le 14/05/2011

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