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Au sud de Caen, descendez à 475 mètres sous terre, au musée de la mine

Publié le par REVEL Stephane

Le musée de la Mine, situé à Saint-Germain-le-Vasson, à 30 km au sud de Caen, propose de pénétrer dans les entrailles de la terre, pour découvrir les anciennes mines de fer de Soumont.


D’extérieur, le musée ressemble à un hangar désaffecté. Il jouxte l’entrée de la mine, actuellement condamnée. « Sa profondeur est de 650 mètres sous terre. Elle est remplie d’eau », montre Benjamin Perez, de l’association Mémoire de Fer. La visite débute par la projection d’un documentaire. Une porte dérobée permet d’accéder à la salle des douches, dédiée aujourd’hui à la présentation des ressources géologiques et de leur exploitation : du gré taillé en pavé, du granit, du marbre…. « Tout est resté brut pour préserver l’architecture originelle », commente le président de l’association. La découverte se prolonge avec un passage par la salle des pendus, où « les mineurs accrochaient leur tenue, en hauteur, pour les faire sécher », puis par la lampisterie, l’espace où étaient rechargées les lampes des casques. « Cette salle permettait notamment de faire le pointage, car sous chaque casque était indiqué le nom du mineur », poursuit Benjamin Perez.

Une descente de 475 mètres

Un ascenseur en suspension, entièrement remis en état de marche par les anciens mineurs, vous conduira au coeur des galeries. Une fois le moteur actionné, le bruit et les mouvements de la cabine laissent à penser que la descente (virtuelle) « à moins de 475 mètres », est véritable. Vous trouverez d’énormes engins et du matériel qui alimentent une collection riche de souvenirs, pour découvrir la vie et le travail des mineurs. « C’est un musée associatif dans lequel chacun apporte sa pierre », commente Benjamin Perez. Et une extension vient tout juste de voir le jour. Elle contient « le matériel ferroviaire ». 250 m2 supplémentaires d’exposition sont ainsi proposés, reliée au musée par un tunnel. Dans le musée, tout a été conservé et reconstitué à l’identique. L’ambiance sonore, la pénombre, des machines sur roues et rails pour transporter le minerai et les mineurs… Une odeur d’humidité et d’air confiné confère au musée sa singularité. Le musée de la mine a ouvert ses portes en 1996, soit près de sept ans après toute cessation d’activité, grâce aux anciens mineurs et à la commune de Saint-Germain-le-Vasson, qui en a fait l’acquisition en 1993. Plusieurs tonnes d’outils, d’engins miniers, des installations et des bâtiments, ont ainsi été arrachés aux démolisseurs. L’association Mémoire de Fer, constituée notamment d’anciens mineurs, est la gardienne de ce patrimoine industrielle.


C’est où ? Le musée de la Mine, à Saint-Germain-le-Vasson, sur la route de Falaise. Tél. 02 31 90 53 44. Visites guidées le dimanche, de 14h30 à 18h. Tarif : 4 euros. 2,50 euros pour les enfants de plus de 12 ans. Gratuit pour les moins de 12 ans. Le musée sera fermé en septembre.

 

Jeudi 30 juin 2011 Coté Caen

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La petite chapelle de Sarras

Publié le par REVEL Stephane

Quand on passe sur la route d'Ardoix en venant depuis Sarras on remarque sur le bord de la route une petite chapelle de forme octogonale.
L'histoire de cette chapelle ne fait pas l'unanimité chez les historiens.
En effet elle aurait était construite en 1872 ou 1874 à emplacement ou un véhicule hippomobile aurait basculé dans le ravin de la rivière d'Ay.
Une première version de l'histoire raconte que:
Les occupants de la voiture s'en sortiront indemnes est une famille Charon de St Vallier aurait fait un don conséquent pour la construction de  cette chapelle en remerciement.
La chapelle sera consacre à Notre Dame de l’Espérance.
L'inauguration aura lieu soit vers 1872 ou le 31 mai 1874 avec une imposante procession des paroisses d'Ardoix d'Andance et de Sarras
La deuxième version raconte ceci:
La chapelle aurait était construite à l’emplacement d'une ancienne caverne ou vivait un ermite du nom de Mouchriroud de plus la grotte s'appelait la grotte aux fées.
Le 23 mai 1954 une statue de la Vierge Marie est porté en procession depuis la l’église de Sarras avec le curé Abbé Montagne.
Une messe d'action de grâce y sera célébré chaque année lors de la profession de foi des enfants.
Il en sera de même lors des journées de rogation précèdent l'Ascension.
Au début des années 1960 les processions seront abandonnées du fait de la dangerosité du lieu du à l'augmentation du trafic routier.
A ce jour la chapelle est en très mauvais état malgré les différentes réparations qu'elle a connu

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Les archives de l'ANGDM à Noyelles : une vraie mine d'or pour la mémoire

Publié le par REVEL Stephane

Un million cinq cent mille mineurs ont leur place aux archives de l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM), fosse 23 à Noyelles-sous-Lens. Il en était question, vendredi soir, lors du conseil de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin qui s'est penché sur le projet «  Mineurs du monde ». Les élus ont la volonté d'ouvrir ces archives au public. Précisant que le projet n'a pas dépassé le stade de la réflexion, l'administration nous a permis de découvrir 12,5 kilomètres de dossiers bien conservés.

 

PAR PHILIPPE BESSIN

 

lens@info-artois.fr PHOTO DELPHINE PINEAU

« Notre ambition est de tout numériser », évoque Jean-Pierre Kucheida à propos des archives de l'ANGDM que le président de la CALL souhaite voir ouvertes au public. Après le maire de Lens quelques semaines plus tôt, celui de Liévin a parlé de l'ancien cinéma du Cantin à l'arrière de la Maison syndicale à Lens comme possible site d'hébergement. Voilà pour le projet émanant de la sphère politique régionale.

Pour l'administration, on n'y est pas encore. Le directeur général de l'ANGDM nous a ouvert, jeudi, les portes coupe-feu ouvrant sur 12,5 kilomètres de dossiers individuels de mineurs. Une vraie mine d'or pour qui cherche la trace d'un aïeul qui a travaillé à la mine. Mais attention, on ne rentre pas comme dans un moulin. L'agence gère des dossiers confidentiels dits « d'actualité ». Ce sont les avantages en nature (chauffage, logement), préretraite, retraite anticipée... qu'elle établit pour 160 000 retraités des mines et veuves sans oublier les 1 000 personnes encore en activité. Ce sont encore 250 000 archives dites intermédiaires : des personnes ayant travaillé un temps aux mines, peuvent se manifester pour bénéficier de leurs droits. Pour la dimension historique, la liste s'élargit à 1 500 000 dossiers individuels remontant au XIXe siècle.

Pas ouvertes

Parlant de dossiers individuels plutôt que d'archives, l'agence nationale précise toutefois que ces documents sont régis par la loi des archives nationales. La confidentialité totale est de mise 50 ans après le décès de l'intéressé. « Si les enjeux culturels sociologiques, historiques de ces dossiers individuels sont nombreux et suscitent beaucoup d'intérêt, il n'en demeure pas moins que les préalables à une mise à disposition de ces dossiers au public ou à des collectivités locales ne sont pas encore levés », précise cet organisme d'État qui a remplacé l'ANGR, en 2005, sur la fosse 23, alors que le centre de gestion des droits des mineurs des HBNPC s'était élargi à l'ensemble des mineurs et mines de France, de la potasse d'Alsace aux salins du Midi.

Sur 6 000 mètres cubes, les locaux sont sécurisés, pourvus d'une sécurité incendie. L'hydrométrie est surveillée étroitement, ce qui permet de conserver dans un état remarquable des documents dont le plus vieux remonte à 1792. Les anciens « cartons » sont ainsi classés dans des petits tiroirs de fer.

Jusqu'au début du XXe siècle, les compagnies des mines ne prenaient pas de gants avec les droits des mineurs qui n'existaient pas ou si peu. Au fil des années et des conquêtes sociales, les dossiers ont pris du volume pour s'installer entre de hautes étagères. On songe enfin aux copieux tests psychotechniques qui alimentèrent les dossiers des derniers embauchés du fond, en 1981, au moment de l'ultime relance du charbon par François Mitterrand et Pierre Mauroy.

Les 1 099 de Courrières

Cette rapide visite donne envie d'aller beaucoup plus loin dans les recherches. On picore au fil des dossiers des informations intéressantes comme les mentions relatives à une activité syndicale ou politique, des faits relatifs à la vie personnelle, la trace d'un garçon qui descendit à l'âge de six ans.

Mais aussi cette boîte grande comme une boîte à chaussures contenant un groupe de mineurs chinois de 1916. Ces hommes y étaient qualifiés de « rudes », « courageux ». D'autres sont en photo comme ces jeunes Ukrainiens qui travaillèrent à Lens sous l'occupation allemande. Et puis cette longue rangée de fiches, ce sont les 1 099 victimes de la catastrophe de Courrières ! Une vraie mine d'or, au point qu'on voudrait se faire petite souris pour y passer, de temps en temps, comme on va à la bibliothèque. •

 

dimanche 26.06.2011, 05:14  - La Voix du Nord

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La dernière gueule noire de Noyant-d'Allier

Publié le par REVEL Stephane

Descendu dans les profondeurs de la mine à l'âge de 15 ans, Wladyslaw Gawlas est le dernier survivant de l'époque minière de Noyant-d'Allier.

À son arrivée sur l'esplanade de la mine désaffectée de Noyant-d'Allier, Jeanine Pelletier, membre de l'association des Amis de la mine, l'accueille tendrement : « Jean, on l'adore, c'est un membre toujours aussi impliqué. En plus, c'est le dernier survivant, alors on en prend soin ».

Dans le petit monde de la mine, Wladyslaw Gawlas, dit "Jean le minier", c'est un peu la mascotte. Pourtant, il n'a été que deux ans « galibot » (1) dans les profondeurs de l'exploitation de Noyant.

 

Son léger accent bourbonnais ne trahit rien de ses origines polonaises : « Nous, on s'est intégrés vite fait, on parlait français avec les copains. Pour nos parents, c'était plus dur de passer la barrière de la langue ». Arrivé à Noyant à deux ans et demi, il est scolarisé à l'école élémentaire du village. À 15 ans et demi, il fait sa première descente à la mine.

 

Des 10 heures quotidiennes passées dans les profondeurs opaques de la mine, il concède que « c'était un travail assez pénible. À mes débuts, je devais remplacer le vide causé par l'extraction de charbon, jusqu'à la recette (2), en remblayant l'espace avec des rochers ». Avec plus d'expérience, la besogne n'en devient pas moins pénible, « l'extraction du charbon était une mission physique et délicate, on travaillait à la verticale comme des singes ».

Marie Renaud

 

(1) Jeune apprenti.

(2) Intersection entre la cage (ascenseur) et la galerie.

 

L'intégralité de l'article dans notre édition de demain mardi.

La Montagne lundi 20 juin 2011 - 14:52

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550 personnes ont visité, samedi, l'ancienne mine de Monbelleux, à Luitré, près de Fougères. Un pan de la mémoire industrielle en sursis... Les Journées du patrimoine rural mettaient en avant,

Publié le par REVEL Stephane

550 personnes ont visité, samedi, l'ancienne mine de Monbelleux, à Luitré, près de Fougères. Un pan de la mémoire industrielle en sursis...
Les Journées du patrimoine rural mettaient en avant, ce week-end, les vestiges oubliés. Une aubaine dont a su profiter l'association dédiée à la Mémoire de la mine de Montbelleux (1), présidée par le conservateur fougerais, Jean Hérisset, afin de sensibiliser le grand public à sauver ce vestige de la mémoire industrielle du pays de Fougères.

Ce dernier, basé à Luitré et dont le point culminant (169 m par rapport au niveau de la mer) est visible de la route de Fougères à Vitré, a en effet vocation à être rasé dans les douze mois à venir. Une décision de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) : elle s'appuie sur des arguments de dangerosité et de pollution du site.

L'ancienne mine, de laquelle étaient extraits du tungstène et de l'étain de façon discontinue entre 1907 et 1983, dispose en effet d'un kilomètre et demi de galeries souterraines, aujourd'hui remplies d'eau.

« 130 mètres sous terre »

Cette décision est beaucoup trop radicale pour le collectif de défense du site, rejoint par des élus, des historiens, des voisins et autres passionnés de mémoire industrielle.

« Nous souhaitons seulement conserver les vestiges les plus parlants. Notamment le chevalement (le dernier de Bretagne), l'imposant treuil et deux salles, celle des pendus (vêtements) et celle de la forge, plaide Jean Hérisset. Et relier le tout par un parcours d'interprétation afin que les générations futures se souviennent qu'ici, environ 300 ouvriers ont extrait des milliers de tonnes de minerais à 130 mètres sous terre. »

L'argument résonne d'autant plus qu'un projet de voie verte, reliant Fougères à Vitré, via l'ancienne voie de chemin de fer, est en gestation. Son tracé, musardant à proximité de sites remarquables tels le Saut-Roland et l'étang de Châtillon-en-Vendelais, n'obligerait les promeneurs qu'à un petit détour pour s'immerger dans une ambiance de terrils...

Lundi 20 juin 2011

Jean-Loïc GUÉRIN  Ouest-France  

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Xavier Perriot : « Je faisais des navettes au fond de la mine » - Luitré

Publié le par REVEL Stephane

Xavier Perriot a été engagé comme conducteur d'engin à la mine de Montbelleux, où l'on extrayait du wolfram. C'était en 1981, il avait 35 ans. Il n'y a travaillé que deux années avant la fermeture. Depuis, il loge à proximité : « J'entretiens le site, je le surveille. »

Son travail dans la mine : « Ce n'était pas pénible, je dirais même pas dur du tout, assure-t-il. On ne poussait pas les wagons comme on voit dans les films. J'avais la fonction de conducteur d'engins. Je faisais des navettes au fond de la mine plusieurs fois par jouravec un camion de 40 tonnes. Parfois je donnais un coup de main à la purge pour faire tomber les blocs qui n'avaient pas cédé à la dynamite ».

Une odeur de poudre ? « Oui, même si on se réfugiait dans les chambres (sorte de garages aménagés au fond de la mine) pendant l'explosion, ça sentait très fort. Mais il y avait une bonne mentalité, on faisait les 3 x 8 et à la fin les 4 X 8. »

Des lieux lugubres ? « Les galeries s'étendent sur plusieurs kilomètres, jusqu'à 125 mètres de profondeur. Depuis 28 ans, personne n'y est entré ! La descenderie a été définitivement condamnée. Bon, il faut être franc, la première fois qu'on descend là-dedans, ça fout la trouille quand on éteint les phares du camion et qu'on se retrouve dans le noir complet. On a toujours peur qu'un caillou nous tombe dessus. ».

Le seul moment très pénible qui fait faire la grimace au gardien, c'est « quand il fallait être en plein soleil et casser au marteau-piqueur des blocs qui étaient restés trop volumineux suite à l'explosion : là on en bavait ! »

Samedi 18 juin, 10 h à 18 h, l'association 3M invite le public à découvrir le site de la mine de Montbelleux. Animations sont prévues. Gratuit.

Publie le 17-06-11 Ouest France

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Immersion dans le musée de la Mine

Publié le par REVEL Stephane

Imaginez-vous dans 350 m de galeries souterraines entourés de lumière, de son et d'effets spéciaux qui vous projettent dans la vie quotidienne des mineurs de Carmaux et d'ailleurs. Simulation de coup de grisou, ascenseur et descente dans la mine, pendant 1 heure, le musée de la Mine de Cagnac-les-Mines permet à ses visiteurs de mieux appréhender les difficultés et l'atmosphère qui régnait dans ces endroits si spéciaux qui ont fait l'apogée économique d'une région pendant plusieurs décennies. Un spectacle d'équilibriste est prévu le 2 juillet.

Ouverture : Mai, juin et septembre octobre, de 10h à 12h et de 14h à 17h. Juillet et août, de 10h à 19h.

Visites guidées : intersaison : 11h, 15h, 16h, 17h. Juillet/août : 11h, 14h, 15h, 16h, 17h, 18h. Tarifs : 4 €/enfants ; 7 €/adultes. Renseignements : 05 63 53 91 70.

Publié le 17/06/2011 12:11 | LaDepeche.fr

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Des mines d'or oubliées dans les bois de Ceyroux

Publié le par REVEL Stephane

Une origine romaine ? un exploitant allemand ? Michel Laroche, président de Leyrenne patrimoine, rectifie quelques approximations sur les mines de Ceyroux.

 

Julien Rapegno julien.rapegno@centrefrance.com

Pour les habitants de Ceyroux ou de Saint-Dizier-Leryrenne, les puits abandonnés dans les bois de Fargeas et des Cruzeaux , ce sont les « mines d'or des Allemands. ». La légende veut que la Première Guerre mondiale ait mis fin à la concession. En réalité, l'exploitant en question n'était pas Allemand... mais Lorrain.

Michel Laroche, président de Leryrenne patrimoine, a enquêté sur les puits abandonnés de Ceryroux: « Ces mines sont restées au stade de la prospection. Il y a eu un long procès, jusqu'à ce que l'administration mette fin aux concessions, en 1923. » Les recherches avaient débuté en 1908 sur ce secteur. Avec cette particularité: un grand propriétaire a donné des autorisations de recherche sur le même périmètre à deux sociétés différentes. D'où le procès. C'est le groupe De Dietrich, basé en Lorraine (dans sa partie allemande, d'où probablement la confusion), qui a débuté la prospection, suivi du groupe Darcy. Tant aux Cruzeaux qu'à Forgeas, les deux sociétés concurrentes ont creusé des puits entre 20 et 30 mètres, puis des galeries sur plusieurs centaines de mètres. Au cours de cette douzaine d'années de prospection, la meilleure teneur en or rélevée a été de 15 grammes par tonne. A quelques kilomètres, sur la commune de Chamborand, la mine de La Petite-Faye, qui a été mise en exploitation à la même époque, a titré jusqu'à 50 grammes d'or par tonne extraite. La Petite-Faye a été exploitée jusqu'en 1957. Pour Michel Laroche: « Les problèmes judicaires ont peut-être empêché des fouilles correctes à Ceyroux. »

Il y a quelques décennies , des agriculteurs des environs ont encore donné de nouvelles autorisations de prospection sur leurs terres. L'intérêt pour les anciennes aurières ne s'est donc jamais vraiment éteint. Les sites miniers du début du XXème siècle ont été laisés en l'état.

Les puits ont plus moins servis de décharge sauvage. Les puits du Creuzoux sont aujourd'hui relativement inaccessibles, noyés dans la végétation. En revanche, le puits de Forgeas est béant. C'est un cratère de plusieurs mètres de diamètre, des détritus obstruent le fond. La mémoire locale n'a pas retenu d'accidents, hormis la disparition d'un chien de chasse il ya quelques années. Des voix s'inquiètent cependant de l'absence de signalisation et de sécurisation de ce gouffre artificiel. Qui est situé sur un terrain privé, mais seulement à quelques mètres d'un chemin de randonnée.

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Esprit Mine

Publié le par REVEL Stephane

Le Centre Historique Minier, plus grand musée de la mine en France, réunit dans l’exposition Esprit Mine vingt artistes dont la démarche créatrice revêt un rapport plus ou moins conscient à la culture minière, au charbon ou à la mémoire de la mine. Présentant des approches artistiques variées, cette exposition témoigne de la diversité infinie des regards sur l’univers de la mine et d’une volonté affichée de rendre l’art contemporain accessible à tous.

Avec Esprit Mine, le Centre Historique Minier prolonge son exploration de l’art actuel, entamée avec l’exposition Mineurs d’ici et d’ailleurs et met les arts plastiques à l’honneur. Peintures, dessins, installations, vidéos, performance… avec près d’une centaine d’œuvres de vingt artistes contemporains, Esprit Mine offre une approche au sens large du thème de la mine. Privilégiant la diversité des techniques et des démarches artistiques, elle multiplie les portes d’entrée dans l’univers de la mine. Pour Carine Fol, commissaire de l’exposition, « son propos n’est pas d’offrir une lecture unique de l’art et de la mine, mais de plonger le spectateur dans des évocations multiples qui oscillent de l’intime au spectaculaire, et de la création spontanée à l’élaboration de concepts ».

Esprit Mine se divise en trois parties : la première présente les œuvres de mineurs dessinateurs ou peintres comme Gaston Duf ou Augustin Lesage. Conçue en forme d’hommage à ces hommes qui ont connu le fond de la mine et qui ont ressenti le besoin impérieux d’exprimer leurs émotions par l’art, cette partie fait la part belle à l’art brut et célèbre l’intensité créatrice sous toutes ses formes. Ainsi, pour reprendre les propos de Carine Fol, « les cahiers du mineur belge Félicien Delvigne, les chaussures peintes de Juanma Gonzalez, les peintures abstraites de Stefan Nowak, les compositions fantastiques d’Anselme Boix-Vives et les dessins expressionnistes de Gaston Duf, s’imposent comme autant de créations poignantes d’auteurs autodidactes ».

La deuxième partie explore la thématique de la culture minière par le biais de travaux d’artistes abstraits comme Philippe Da Fonseca, naïfs comme Jacques Trovic ou conceptuels comme Bernd et Hilla Becher. Rassemblant des peintures, des broderies, des photographies et des vidéos, elle offre une série d’interprétations originales de tous les aspects de la culture minière : les mineurs, l’architecture industrielle, les conditions sociales dans les cités de mineurs à l’ère post-industrielle, etc.

Consacrée au rapport entre la matière et la mémoire, la troisième partie inclut quant à elle, des installations plastiques, sonores ou vidéos réalisées par des plasticiens tels que Marie-Jo Lafontaine ou encore Cléa Coudsi et Eric Herbin. Evoquant ou utilisant le feu, le charbon et l’acier, ces créateurs construisent des œuvres métaphoriques. « Chez eux, la houille se métamorphose en matière sculpturale, picturale, sonore et filmique. Elle devient imagination matérielle et incarne tout autant le combat, la symbiose, l’immersion… sociale et artistique. Grâce à ces œuvres, souvent spectaculaires par leurs dimensions et par leurs dispositifs, les spectateurs accèdent à l’intensité du ressenti et de son énergie fusionnelle ».

La mise en scène de l’exposition prévoit également la présentation de créations in situ d’œuvres de Bruno Gérard et d’André Fournelle, ainsi qu’une performance musicale de Baudouin Oosterlynck.

Vingt artistes internationaux

Bertille Bak, Bernd et Hilla Becher, Anselme Boix-Vives, Cléa Coudsi et Eric Herbin, Philippe Da Fonseca, Félicien Delvigne, Arnaud Demuynck et Anne-Laure Totaro, Gaston Duf, André Fournelle, Bruno Gérard, Juanma Gonzales, Marie-Jo Lafontaine, Augustin Lesage, Stefan Nowak, Baudouin Oosterlynck, Jacques Trovic, Jean-Michel Wuilbeaux.

Commissaire d’exposition : Carine Fol, directrice du art et marges musée à Bruxelles
Co-commissaire : André Dubuc, Directeur général du Centre Historique Minier à Lewarde

Autour de l’exposition :

• œuvres du collectif Overdoze Graffik
• ateliers pour les enfants,
• rendez-vous thématiques,
• publication, conférences et colloque.


Plus d’infos sur www.chm-lewarde.com


L’exposition « Esprit Mine » est présentée au public du 1er juillet au 31 décembre 2011 ; jusqu’au 14 novembre, tous les jours, de 9h à 19h30*, à partir du 15 novembre, du lundi au samedi, de 13h à 19h* et les dimanches et vacances scolaires de 10 h à 19 h*.
*La billetterie ferme deux heures avant


Centre Historique Minier
Fosse Delloye – BP 30039 – rue d’Erchin – 59287 Lewarde - France
www.chm-lewarde.com Tél. : +33 (0)3 27 95 82 82

Contacts presse :
Karine Sprimont, Directrice de la Communication – email : ksprimont@chm-lewarde.com
Rémi Engrand, Adjoint en communication – email : cdelain@chm-lewarde.com
Tél : 03 27 95 82 82 – Fax : 03 27 95 82 92

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Mirepoix: la mine blanche de Luzenac à l'honneur

Publié le par REVEL Stephane

Vive la Science, l’association mirapicienne nous invite jeudi 16 juin pour une conférence sur la mine blanche de Luzenac.
Au programme de la soirée, les 100 ans d'activité de la mine.
Ces 100 ans riment avec connaissances et expériences acquises sur le gisement de talc et sa formation, les méthodes d’extraction, l’utilisation du minerai dans la vie de tous les jours.
Depuis des siècles l’homme extrait le talc, cette roche blanche et friable utilisée partout dans le monde de nos jours et sur des supports insoupçonnés, allant des feuilles de nos magazines jusqu’à notre alimentation, en passant par les carrosseries de voiture, les peintures, la céramique et nombre d’autres applications industrielles.
L'association Vive la Science a décidé de mettre la mine blanche de Luzenac à l'honneur et n'a pas oublié l'aspect humain...
En effet, les différents métiers pratiqués sur la carrière et les diverses professions dans le domaine de l'extraction minérale seront présentés au public, et aux jeunes voulant s'orienter vers ces métiers.
Julien Comte, chef d'exploitation de la carrière de Trimouns, sera pour l'occasion conférencier de cette soirée.
Ingénieur géologue diplômé de l’ENSG (Ecole Nationale Supérieure de Géologie de Nancy) et titulaire d’un DEA en Géosciences de l’Université Henri Poincaré de Nancy l'homme mettra à disposition de tous ses compétences.
A 21 heures le jeudi 16 juin, salle du cinéma, Rue Vidal Lablache, Mirepoix.
Entrée gratuite pour les moins de 25 ans – adultes 6€.
Pour retrouver toutes les actualités de l’association: www.vivelascience.fr.

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