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Cagnac-les-Mines. Le Musée de la Mine est ouvert aujourd'hui

Publié le par REVEL Stephane

Ce dimanche 1er janvier 2012, le musée de la Mine de Cagnac est ouvert au public. Ce musée invite les visiteurs à partager le quotidien des mineurs. Coiffés d'un casque, vous descendrez au fond du puits et parcourrez 350 m de galeries souterraines. Grâce aux effets spéciaux, au son et lumière et à quelques simulations d'atmosphère, vous serez plongés dans l'univers qui fut celui de ces travailleurs souterrains. Entre les éboulements, les bruits assourdissants et une nuit noire au fond des puits éclairée par la faible lueur d'une lampe, vous découvrirez les conditions très difficiles dans lesquelles travaillez les mineurs. Une visite intéressante et très enrichissante.

Ouvert de 10h à 12h et de 14h à 18h. Tarifs : 7€ pour les adultes, 4€ pour les enfants à partir de 5 ans.

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Une berline preservée à La Mure

Publié le par REVEL Stephane

Une ancienne berline des mines de la Mure est visible devant la société Gros Environnement situé au 46 Avenue Docteur TAGNARD à La Mure.
La berline est de type moderne en effet elle entièrement métallique loin des antiques berlines en bois.
Elle a servit au puits du Villaret d’où elle fut extraite avec d'autres.
Dans les années 2000 un stock de berline étaient visible devant le puits.
Aujourd'hui celle-ci est préservée est sert de gardienne marquant l'entrée de la société.
Au passage vous remarquerez que du charbon a était mis dedans en souvenir de sa fonction passée.
De plus un numéro est soudée sur une extrémité il s'agit donc de la berline 699.
Cela nous laisse imaginer le nombre de ces consœurs en service lors de la pleine activité de la mine.

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Decazeville. Marcel Médal, le parcours d'un mineur

Publié le par REVEL Stephane

Pour Marcel Médal, il était normal d'aller travailler dans le ventre de la terre, et il représentait la cinquième génération de mineurs dans la famille. Il a aujourd'hui 77 ans et il revient sur sa carrière, alors que l'on célèbre le cinquantième anniversaire de la grande grève 1961-62 (1).

Marcel, originaire du village du Thaur, près des Estaques, débute sa carrière à 14 ans, au centre d'apprentissage de Saint-Michel (aujourd'hui l'AFPA). Après trois ans d'études, il en ressort avec un CAP de mineur. Il commence à exercer au criblage, à Fontvergnes. Il demande ensuite à travailler « au fond », incorporant le puits central, à Bourran. Le mineur pouvait évoluer au cours de sa carrière. Puis Marcel Médal demande à travailler à la Découverte mais on n'accepte pas sa requête. C'est ensuite le départ au service militaire, et au retour, il repart travailler dans les entrailles de la terre. « Au fond, nous gagnions plus d'argent, aussi je mettais les bouchées doubles pour me payer une moto et faire du cross à l'emplacement actuel du stade de Fareyrès. C'était ma passion », précise le Decazevillois.

Lors de la grande grève 1961-62, il se porte volontaire pour faire la grève de la faim et sera tiré au sort. « Une expérience douloureuse », dit-il. Puis vient le temps des questions qui ont taraudé moult esprits : partir vers un autre site minier ou rester ? Marcel poursuit : « Mon épouse venait de rentrer au secrétariat au lycée, nos enfants faisaient leurs études et nous étions attachés au Bassin. Finalement, j'ai pu travailler à la Découverte ».

Marcel Médal y prend sa retraite, à 55 ans et demi, comme chef de poste (ou contremaître). Outre l'énorme solidarité qui « habite » encore ces hommes, il délivre l'anecdote suivante : « Avant le virement à la banque, nos salaires étaient amenés dans une grande caisse en bois, sous escorte, à un guichet près du puits central. Nous venions à tour de rôle récupérer notre enveloppe où était glissé l'argent en liquide ». Les temps ont bien changé…

(1) Cet article est le complément de l'interview qui a paru dans le supplément de « La Dépêche » du 12 décembre, « RéXister spécial grève », où il n'était pas passé la bonne photo de Marcel Médal.

 

Publié le 29/12/2011 08:57 | D. L.

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Le récit de la journée où Françoise a perdu son mari, victime de la mine

Publié le par REVEL Stephane

|  COMMÉMORATION DE LA CATASTROPHE MINIÈRE DE LIÉVIN |

Le 27 décembre 1974, un coup de grisou se produit à 6 h 30 dans la mine de la fosse n°3 de Lens, à Liévin. Une catastrophe minière qui emporte 42 hommes. Françoise Obert raconte ce jour noir où elle a perdu son mari, Henri.

 

PAR STEEVEN DEMORA

 

lens@info-artois.fr

C'était il y a 37 ans. Pourtant, cette journée du 27 décembre 1974, Françoise peut encore la raconter en détail. « C'était un vendredi. Je me suis réveillée à 8 heures, puis les enfants se sont levés. » À 9 heures, elle quitte la maison de la rue Sainte-Émilie à Liévin pour se rendre chez sa belle-soeur. « J'allais prendre ma mobylette, et à ce moment-là, la voisine est sortie et m'a dit : "Il ne faut pas partir, il y a eu une catastrophe à la fosse 3". » Sur le coup, Françoise ne s'inquiète pas davantage pour Henri, son mari : « Il devait être au 4 de Lens. Peut-être que je n'avais pas fait attention, qu'il avait dit au voisin qu'il avait changé. Je suis donc parti voir à la grille de la fosse 3. »

Attente

Autour de la grille de la fosse Saint-Amé, elle a la confirmation qu'un accident a eu lieu. Elle attend, là, avec d'autres femmes, mais les informations ne filtrent pas. « Les secours étaient sur place, mais nous n'avons eu aucun renseignement. » Vers 10 h 30, Françoise, âgée alors de 28 ans, voit son père arriver sur le site. La nouvelle se répand, un coup de grisou, plusieurs blessés, et peut-être même des morts, là, sous leurs pieds. Françoise s'inquiète. La journée va être longue. Elle multiplie les allers-retours entre la fosse et le domicile. Chez elle, les trois enfants du couple, qui s'était marié dix ans auparavant, attendent sagement. Véronique, 10 ans, surveille sa petite soeur Christelle, 5 ans et son petit frère, 3 ans. « Elle avait trouvé une occupation. à l'heure du midi, elle démontait le sapin de Noël.

 » Françoise se souvient aussi que sa plus grande fille avait « fait cuire des pommes de terre, pour papa, quand il rentrera... » D'habitude, c'est vers 14 heures qu'Henri revient du travail. Il n'est toujours pas là. Les allers-retours se poursuivent, et les renseignements sont toujours aussi parcimonieux. « À 18 h 15, on m'a dit de retourner à la maison. Quelques membres de la famille étaient là, ils étaient peut-être plus conscients du drame que moi. J'ai fait du café. À 19 h 15, je commençais à trouver le temps long. » Françoise ressort donc de chez elle. C'est à ce moment qu'elle aperçoit le garde des mines venu lui annoncer la mauvaise nouvelle. Sa voisine la prend dans les bras et lui dit ces mots qui résonnent encore dans sa tête : « Il faut avoir du courage Françoise. » Sur le site, la grille s'ouvre enfin. Françoise est emmenée au lavabo, là où les cercueils sont exposés. « Je ne pensais qu'à chercher celui avec le nom de mon mari. Je n'ai pas réalisé tout de suite. Lorsqu'on m'a dit qu'il avait été remonté par les secours, je m'étais dit qu'il s'en était sorti... » Comme 41 autres mineurs, Henri Obert est mort ce 27 décembre 1974, au fond du trou, fosse Saint-Amé. Il allait avoir 33 ans. « Un homme qui aimait son métier, sa vie de famille et qui était passionné par la chasse », se rappelle aujourd'hui sa veuve. « Il disait tout le temps : "Je ne veux pas mourir au fond de la fosse. Je veux mourir avec le ciel au-dessus de ma tête". » •

La cérémonie commémorative se déroulera aujourd'hui, à 11 h 30, place Saint-Amé.

 

mardi 27.12.2011, 05:14  - La Voix du Nord

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Decazeville. L'ASPIBD conjugue le passé au présent

Publié le par REVEL Stephane

Les membres de l'ASPIBD (Association de sauvegarde du patrimoine du bassin industriel de Decazeville-Aubin) se sont retrouvés afin de tracer un rapide bilan pour 2011.

Une fois encore, les bénévoles de l'association se sont démultipliés pour présenter le passé minier et industriel du Bassin avec plusieurs déplacements à des manifestations du président Michel Herranz et de son équipe: Expo-mine dans le Tarn, diverses conférences et interventions, notamment dans les maisons de retraite. En outre, ils ont informé dans leurs locaux de la zone du Centre de nombreux étudiants, les curistes de Cransac, et ont accueilli 250 personnes, le mercredi, de juin à septembre. Auxquels il faut ajouter les 260 visiteurs amenés par l'office de tourisme de Decazeville.

Une année 2012 chargée

Passé ce rapide tour d'horizon qui sera repris en détail lors de l'assemblée générale, les regards se sont tournés vers l'année prochaine, arrivant à grands pas.

L'ASPIBD est, rappelons-le, le « starter », celle qui a provoqué l'étincelle de la commémoration de la grande grève des mineurs de 1961-62, du projet RéXister. Elle organisera une soirée exceptionnelle, le samedi 21 janvier, avec la diffusion d'un film documentaire, à 20 h 30, salle Yves-Roques, intitulé « Mine de (plus) rien ».

En deuxième partie de soirée, Alain Hiver chantera Ferrat. Un grand moment de chant et de musique en perspective, en rapport avec les mines. Pour les retardataires, une deuxième projection du film aura lieu le mercredi 25 janvier, à La Strada, à 14 h 30 (mais sans le chanteur).

Autre temps fort à venir, l'Expo-mine. Elle se déroulera le dimanche 13 mai, au Laminoir. Comme lors des précédentes éditions, de nombreux exposants sont attendus. Afin de rendre l'animation encore plus attrayante, les Bols du Bassin présenteront leurs vieux bolides (voitures et motos d'époque), dans le Laminoir II. Nous trouverons donc côte à côte : monde industriel et mode de locomotion. Enfin, le tome II du livre « Usines et métallos » devrait sortir fin 2012.

 

Publié le 25/12/2011 09:51 | D. L.

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Le forage de Bois Duyat

Publié le par REVEL Stephane

Nous allons vous parler aujourd'hui de la source de Bois Duyat en effet la première fois que nous l'avons vu nous avions tout d'abord pensé aux vestiges d'une galerie avec un petit razzier devant..
Mais le razzier n'est en fait que le reste de la plate-forme de forage.
Une chose est sure la zone environnante est assez bouleversée ce qui la aussi nous avait fait penser à des travaux de recherche.
A ce jour juste en dessous on trouve un réservoir d’où part un chemin qui ne figure pas sur les cartes.
Celui-ci a servi au remplacement de la conduite d'extraction d'eau qui auparavant était en ciment par une conduite en matière plastique de couleur noire plus actuelle.
Le long de ce chemin on peut voir encore des morceaux épars de l'ancienne conduite celle-ci avait une bonne épaisseur pour résister à la pression.
En suivant ce chemin nous arrivons finalement à la galerie supérieure des Signaraux ou là aussi un réservoir a était construit voir article.

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Le 3eme rail du PLM

Publié le par REVEL Stephane

Nous allons vous parler aujourd’hui du 3eme rail un vestige issu de la compagnie du PLM.
La compagnie du PLM était très attachée à son image de marque avec des trains luxueux comme le célèbre Train Bleu reliant la Cote d’Azur à Calais souhaitait faire disparaître les disgracieux panache noir des locomotive a vapeur.
Mais tout cela a un coût extrêmement élevée et il est donc nécessaire de faire une expérimentation avant sur un site choisis.
Le chois se portera en 1921 sur la ligne Chambery Modane.
Pourquoi ce choix trois raisons a cela une distance courte 100km, des rampes importantes de l’ordre de 33mm/m, et dernier point et non des moindres la proximité de centrales électriques pour fournir l’énergie de traction.
Le choix atypique que fera le PLM sera dans le mode d’alimentation des ces locomotives au lieur d’utiliser une caténaire comme le faisait la compagnie du Midi elle fit le choix d’une alimentation par troisième rail.
Celui-ci est alimentée en 1 500V continu.
Les premiers essais de feront sur la section de ligne allant de Chambery à St Pierre d’Albigny.
Pour des raisons de sécurité les gares importantes seront équipées de caténaires simplifiés sur leurs voies principales, seule la gare de Modane n’en recevra pas du fait de sa position frontalière stratégique.
En 1920 la pénurie de charbon suscite de l’intérêt pour les aménagements hydroélectrique, des travaux voit le jour dans le sud est de la France.
Ceci pousse le PLM a s’inscrire ave le PO et le Midi à l’ambitieux programme d’électrification du réseau ferroviaire lance par le ministre des Travaux Publics.
Les lignes situés au Sud de Lyon représentent pas moins de 2800 km, le numéro 2 du PLM du service Matériel et Traction en la personne de Marcel Japiot participe à la commission chapeauté par Hippolyte Parodi du PO.
Lors de la création de la SNCF le PLM n’aura équiper que les 135 km de la ligne Culoz à Modane ainsi que la ligne à voie métrique de St Gervais Vallorcine de 30 km.
Pourtant le PLM participera au premier essais d’électrification ferroviaire sur la ligne de Chamonix (Saint Gervais Vallorcine).
Ces essais son supervisé par l’ingénieur Auvert qui utilise l’énergie produite par les chutes de l’Arve spécialement aménagé par le PLM.
L’alimentation de 750V continu est distribué par un troisième rail.
Par la suite en 1905 Auvert et son collègue Ferrand feront des essais d’alimentation par caténaires sur voie normale en utilisant une courte section de la ligne Canne Grasse.
L’énergie est alors acheté à l’Énergie électrique du Littoral Méditerranéen (EELM) qui fourni un courant alternatif de 25Hz.
Ce choix de la fréquence 25Hz est condamné par la normalisation du courant imposée par les pouvoirs publics en 1500V continu.
Les atermoiements de la compagnie du PLM qui hésite entre l’Électrification de la ligne de la Maurienne la ligne de Cannes se solderont par le fait que seule la ligne de la Maurienne sera retenu pour mener une expérimentation.
Cette ligne situé sur l’axe Paris Rome est tres importante notamment avec le tunnel du Mont Cenis.
Du coté italien l’électrification a été faite depuis 1917 en courant triphasé 3600v 16 2/3Hz avec des locomotives triphasées des Ferrovie dello Stato (FS).
Modane qui est la gate frontière est donc équipée d’un système bicourant pour assurer la circulation des trains.
Le PLM prend la décision de se fournir en énergie auprès d’entreprise privée et notamment en 19221 une convention est signée avec la Compagnie des Forges et Aciéries électriques Paul Girod, l’un des pôles de l’industrie électrométallurgie du bassin d’Ugine.
Grâce à ses sept centrales hydroélectriques de l’Arly, du Doron de Beaufort et du Bonnant et à l’aménagement du lac de la Girotte, la société Paul Girod fournira les 15 MW nécessaires à l’alimentation des huit sous stations de la ligne de la Maurienne. La section Chambéry Saint Pierre d’Albigny est mise sous tension en 1925 et Modane atteint en 1930.
Le PLM fera le choix du troisième rail du fait que les investissements sont plus faibles qu’avec la caténaire de plus les opérations d’entretien et de surveillance sont plus faciles à l’image de ce qui se fait déjà dans le métro parisien mais aussi sur la voie métrique de Chamonix.
Autre avantage non négligeables on peut faire circuler des locomotives a vapeur sur la ligne sans que cela présente de risques comme avec la caténaire qui s’encrasse avec la suie.
Le troisième rail représente un danger pour le personnel d’où la presence d’un dispositif de protection fait en coffrage bois.
Dans les gares le troisième rail est remplacé par une caténaire afin de réduire les risques sauf dans la gare de Modane ou la caténaire est réserve à la circulation des locomotives italiennes.
Les passages à niveau sont aussi un lieu de coupure du troisième rail pour permettre le franchissement de la voie (16 mètres de coupure), mais cela ne représente pas un probleme au vu de la longueur des locomotives électriques qui circulent sur cette voie.
Le passage en caténaire de la section Chambery Culoz se fera en 1935 dans le cadre du plan Marquet, quand à la section Chambery Modane elle ne passera en caténaire qu’en 1976 en conservant le 1500V continu.
Le PLM ne disposant pas de bureau d’études dédiés à l’électrotechnique la compagnie délègue donc l’étude de ces machines aux constructeurs.
La structure de ces machines est composé d’essieux moteurs et d’essieux porteurs pouvant faire une ou deux caisses accouplées faisant une vingtaine de mètres de long.
En 1922 on verra ainsi trois machines a quatre essieux moteurs 242 AE BE et CE réalisés par l’Alsacienne de construction mécanique, à Batignolles et à Oerlikon pour la partie électrique.
Et aussi une machine à six essieux moteurs 1AB+BA1 (161 BE) sur plans General Electric, est construite par une ‘Société d’études pour l’électrification des chemins de fer français’, un consortium qui regroupe la Thomson-Houston (CFTH), les sociétés Schneider et Jeumont.
Ensuite le PLM passera une commande en 1927-1928 d’une trentaine de machines pour le service marchandise et au renfort dans les rampes de haute Maurienne : les 161 BE bi caisses par le consortium CFTH-Jeumont-Schneider, les 161 DE bi caisses à petits capots des CEM – Fives Lille, enfin les 161 CE mono caisses qui proviennent de l’usine tarbaise des Construction Electriques de France. Toutes ces locomotives sont équipées du freinage par récupération.

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Les mines de Saint-Martin de Blagny, un gisement de souvenirs

Publié le par REVEL Stephane

Ils ont travaillé au fond. Ils souhaitent qu’elles retrouvent la lumière.

” Dommage que ce site ne soit pas entretenu. Il y a eu une grande activité à cet endroit, beaucoup de souvenirs. Une vie communautaire s’était créée autour de la mine, des idées sociales nouvelles, des drames et des divertissements, aussi, comme la fanfare. Ce site
mérite mieux que l’abandon”. 70 ans après la réouverture de deux puits de l’exploitation minière
dite de Bernesq, la question de leur sauvegarde se pose. C’est ce que réclament André Hardy,
Jean Simon et Jacques Bailleul, les trois derniers témoins de cette brève époque.
S’il est en effet acquis par tous que des mines ont été exploitées autour du Molay-Littry aux XVIII et XIXe siècles (jusqu’à 900 ouvriers), on sait beaucoup moins que l’exploitation minière a connu une période d’activité intense dans la 4e décennie du XXe siècle. Deux puits abandonnés en 1 881 ont en effet été ré-ouverts de 1941 à 1949 pour pallier à la pénurie de charbon
en France pendant la Seconde Guerre mondiale : la fosse Fumichon (St Martin de Blagny) et la
fosse Neuve (La Folie), sous l’égide de la “compagnie des mines de Littry” puis des  “Charbonnages de France”.
Une période brève mais marquante, des conditions de travail difficiles, périlleuses mais aussi des prouesses techniques, une organisation sociale, qui ne doivent pas tomber dans l’oubli.
Sur les lieux où ils ont travaillé, les trois anciens collègues évoquent une vie dure et périlleuse. Jean Simon indique “J’avais 15 ans et je faisais 4 km à pied pour m’y rendre.
Au fond, il faisait chaud, on était torse nu avec juste notre pantalon. Il faisait noir, on n’avait que
notre lampe pour nous éclairer. Dans certaines galeries on passait à peine, heureusement qu’on avait des barrettes (chapeau en cuir des mineurs) !”.
André Hardy était employé “du carreau”, mineur de jour de 1946 à 1950, il chargeait les wagons de charbon. Jacques Bailleul, 84 ans, embauché comme mineur de houilles était menuisier sur le site. “Sur le carreau, il y avait parfois 20 ou 30 gars de différentes nationalités, des Tchèques, des Russes, beaucoup d’Algériens aussi, l’Algérie était française à l’époque, l’ingénieur devait gérer tout ça, personne ne râlait à la Société Minière de Normandie.
Je me souviens des drames comme ce jour où on a remonté Jirik, un tchécoslovaque, mort au
fond de la mine, c’était des moments durs”. Tous les trois se souviennent avec émotion du courage, de la solidarité et de l’organisation sociale enrichie par la tradition syndicaliste des porions du Nord venus encadrer les Normands.


Publié par P.B le 15/12/2011 à 14h46 La Manche Libre

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Cagnac-les-Mines. Sainte Barbe au Musée-Mine départemental

Publié le par REVEL Stephane

Sainte Barbe, est souvent représentée avec à ses côtés, la tour, emblème de la prison où son père, véritable tyran, l'a enfermée avant de lui trancher la tête avec son épée, comportant trois fenêtres, symbole de la Trinité. C'est ainsi que Sainte Barbe est devenue l'éternelle patronne de tout ce qui éclate, brûle, fulgure, explose ou détonne. C'est en quelque sorte la Sainte des métiers dangereux.

Dimanche 4 décembre au Musée-Mine a eu lieu le vernissage de l'exposition « Sainte Barbe, patronne des mineurs ? » inauguré par Roland Foissac, représentant le président Thierry Carcenac, en présence des conseillers généraux Jean Gasc et Guy Malaterre. « Cette journée reste la fête des mineurs, mais aussi des pompiers et autres professions dangereuses. C'est aussi une journée de la mémoire des luttes de cette corporation qui ont permis d'arracher les acquis sociaux » a rappelé Roland Foissac.

Cette exposition qui comprend des photos de Donatien Rousseau de la mission photographique du conseil général du Tarn, dresse un panorama des représentations de Sainte Barbe et retrace les différentes commémorations de la sainte dans le Tarn et dans d'autres bassins miniers. Elle est visible jusqu'au 31 mars 2012. A la tombée de la nuit, pour le plus grand plaisir des yeux,le spectacle pyrotechnique gratuit a ponctué la soirée.

Publié le 08/12/2011 09:53 | La Dépêche du Midi

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Les wagons chasse neige type Flangeac

Publié le par REVEL Stephane

La SNCF tout comme les routes est confronté chaque hiver à la rudesse du climat sur certaines de ces lignes.
Afin de maintenir les lignes ouvertes elle fait appel a des wagons spéciaux de service faisant office de chasse neige.
Nous allons évoquer aujourd'hui le système Flangeac.
Celui-ci est constitué d'un wagon plat à essieux sur lequel est montée une étrave chasse neige.
Ce wagon est lestée par des morceaux de rails afin d’éviter de cabrer sous l'effort nécessaire pour pousser la neige.
Ce wagon est attelé à l'avant de la locomotive qui le pousse devant elle ouvrant un passage.

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