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La mine du Pré de Serre Leysson

Publié le par REVEL Stephane

Dans la zone de La Motte St Martin des fouilles ont étaient entreprises en 1835. dans un ancien filon afin de rechercher du fer spathique.
La galerie pénétrait dans les schistes talqueux puis dans le grès a anthracite.
Il faut dire que ces travaux sont voisins de la concession de d'anthracite de Serre Leycon.
La galerie traversera les deux terrains permettant de constater que le fer carbonaté est postérieur au grès à anthracite.
Hélas ces recherches seront infructueuses et les travaux seront arrêtés.
Les anciens ayant deja exploités entièrement le filon à une époque indéterminée.
Gueymard dira de ces filons qu'ils sont comme un coin posé sur son arête, en sorte qu'ils devenaient inexploitable, les anciens ayant tout enlevé le minerai.
Ces gisements sont mentionnés dans l’étude générale sur "Les minerais métalliques et les sources minérales de la région de la Mure" par Jean Sarrot Reynaud en 1957

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Le Moulin de Felleries

Publié le par REVEL Stephane

Sur le territoire de Felleries on a construit 3 moulins qui sont encore visible de nos jours.
Nous allons évoquer celui de la Place ou des Bois Jolis qui est le plus ancien de tous.
A l’origine ce moulin appartenait en part  indivis pour les deux tiers du chapitre Saint-Nicolas de la Collégiale d’Avesnes, fondé en 1534, par Louise d’Albret, veuve de Charles de Croy, le dernier tiers revenant à un famille de nobles en 1734, c’était Marie-Philippine Diesmes, veuve de Louis Limoges.
D’après le cartulaire de 1466, le moulin appartenait à l’abbaye de Liessies, le meunier étant à cette date Jehan Boucqueau. Le dernier contrat, avant la Révolution est signé le 25 juin 1785
Le preneur est Pierre François Charon demeurant à Froy Chapelle (Belgique), qui en deviendra le propriétaire lors de la vente des Biens Nationaux, en même temps que le moulin du Rayt situé en amont et qui fut érigé en 1770. L’adjudication s’est déroulée le 18 mai 1791.
Vers 1834, il appartient à la veuve Langlois, puis vers 1848 à la veuve Dubois dont les enfants Jules et Victor sont brasseurs.
Ceux ci utiliseront le bief du moulin pour alimenter la turbine de  la brasserie grâce a une conduite enterrée.
A l’arrêt de celui-ci en 1900 une première reconversion aura lieu en écurie avec une habitation pour la brasserie, puis une seconde reconversion le transformera en simple habitation.
Le moulin connaîtra un grand succès le 15 mars 1975 à l’occasion de la fête de Saint Joseph patron des charpentiers, menuisiers et boisseliers lors d’une exposition consacré au thème « les Bois d’hier et d’aujourd’hui ».
Il faut savoir que l’expression Bois Jolis était appliqué à l’industrie du bois qui était une spécialité de Felleries quand le village était cerné par les forets.
A cette occasion le bâtiment sera racheté par une association qui le transformera en musée de boissellerie.
Le moulin est un peu particulier car celui-ci a deux tournants c’est a dire qu’il possède des roues actionnant chacune une meule.
Les deux roues seront remises en état la première en 1976 et la seconde en 1982.
Celles-ci se dégradent malgré une construction en chêne ce qui fait que l’une des roues est remplacée en 2003 par une roue métallique.

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Mines d'uranium bretonnes. Un comité de suivi mis en place

Publié le par REVEL Stephane

Pendant une vingtaine d'années, des mines d'uranium ont été exploitées entre Pontivy et Arzano. Un comité de suivi va être mis en place pour étudier d'éventuelles mesures de décontamination.

Du début des années 1960 aux années 1980, plus de 1.120 tonnes d'uranium ont été extraites du sous-sol breton par l'ex-Cogema (Le Télégramme du 4avril 2010). La mine la plus importante était située au Bonot, à Berné. Elle a produit plus de 400 tonnes de minerai radioactif. Suivait le site de Rosglas, à Meslan, où ont été extraites 144 tonnes d'uranium. La plupart de ces sites ont été fermés sans dispositions particulières, les stériles (les roches extraites qui étaient en contact avec l'uranium) étant le plus souvent à l'air libre. Des taux de radioactivité anormalement élevés - parfois supérieurs à 50fois la radioactivité naturelle - y ont été relevés, notamment par la Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (Criirad). En juillet2009, les préfectures du Morbihan et du Finistère sommaient Areva, qui a succédé à la Cogema, de réaliser un bilan environnemental des sites en question. Areva devait rendre son rapport avant avril2011.

Réunion le 1ermars

Ce document a bel et bien été transmis aux services de l'État. Et, hier, la préfecture du Morbihan nous annonçait qu'un comité de suivi pour les sites concernés dans le Morbihan et le Finistère serait organisé en préfecture le1ermars. «L'objet de ce comité de suivi est de faire un point complet de ce bilan avec les maires des communes concernées et avec les associations. Toutes les interrogations soulevées lors de ce comité seront transmises à Areva pour compléments d'information ou des études supplémentaires». La préfecture a promis qu'une information à destination du public, via les médias, serait programmée ultérieurement.

Pas d'information sur place

Les associations qui ont largement contribué à faire avancer ce dossier, comme Sortir du Nucléaire Cornouaille et Roz Glas, doivent être satisfaites. Il y a quelques jours, Chantal Cuisnier, de Sortir du Nucléaire, que nous avions contactée s'étonnait qu'aucune mesure visant à informer le public n'avait été mise en place. «On ne demande pas d'isoler la zone. Simplement d'avertir les promeneurs des dangers qu'ils pourraient encourir en y stationnant trop longtemps. Une des anciennes mines est traversée par un chemin de randonnée. Cela fait troisans qu'on demande que ces mesures soient prises et rien n'est fait. Je tiens à rappeler que certains sites ont été découverts par nos adhérents. On a découvert des choses aberrantes. À Quistinic, par exemple, une famille vivait à quelquesmètres de l'ancienne mine. Elle était exposée à un niveau de radiation supérieur à 25 fois le niveau naturel». À Bubry, ce sont des milliers et des milliers de m³ d'eau radioactive pompés dans la mine qui ont été déversés sur les terres d'une propriété.

  • Didier Déniel le 03 fevrier 2012

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Documentaire : le Centre historique minier filmé pour le petit écran

Publié le par REVEL Stephane

ON EN PARLE

Durant trois jours, une émission pour France 5 a été tournée au Centre historique minier. Le documentaire met en scène des musées vivants, comme celui de Lewarde. Ambiance. PAR NATHALIE LABREIGNE

Zoom avant. Daniel Schick, journaliste et réalisateur de documentaires pour la télévision, affronte en doudoune spéciale grands froids l'air glacial de la lampisterie du centre historique minier. Il tourne une séquence de son émission Aux Arts Citoyens ! Devant la caméra, l'ancien mineur Daniel Francke, guide au CHM, et Rask, un jeune rappeur arrageois, dont les textes parlent de la mine. Les deux hommes échangent et finissent par quitter la salle en dansant. « Et ils me font rapper, maintenant ! », plaisante l'ex gueule noire quand la séquence est enfin dans la boîte. « Tu viens, on fait une photo tous les deux ! », l'interpelle Rask. Gros plan : à les voir ensemble, chaleureux et complices, on dirait presque les membres d'une même famille. Marrant : le grand-père de Rask était mineur, dans le Pas-de-Calais...

Travelling avant. Œil sur la montre, visages crispés, voix tendues, l'équipe a déjà la tête dans la prochaine séquence. Chez Daniel Francke. Au pas de course, à travers les couloirs du musée. « Le problème, c'est la lumière », stresse la voix féminine derrière la caméra.

Travelling arrière. Directrice de la communication au CHM, Karine Sprimont explique : « C'est nous qui avons contacté Daniel Schick, l'année dernière, pour l'expo Esprits mines. Le thème, c'était la mine dans l'art contemporain. Il est venu en repérage et notre programmation lui a plu. » En intégrant le CHM dans son émission, le réalisateur a un objectif : « Présenter le musée à travers des personnages en faisant une interview en contexte puis en les mettant en scène. Par exemple, il a filmé le directeur, André Dubuc, passionné de photo, avec son appareil. » Plan de coupe. Le carreau de la fosse Delloye. Daniel Schick donne ses consignes, tout en avançant à grandes enjambées. Un peu perturbé par les impératifs du tournage. « Je suis en train de perdre ma concentration », prévient le réalisateur. Qui accepte pourtant de se détourner de son documentaire pour répondre à quelques questions. « J'étais plein d'a priori sombres sur un musée traitant de la mine. J'imaginais avant de venir quelque chose de figé, de silencieux, comme un tombeau, avoue le journaliste. En fait, c'est un espace vivant, ouvert à toutes les cultures et modes d'expressions. » Référence à Rask mais aussi au collectif Overdoze Graffick, des graffeurs qu'il a également prévu de filmer à Lewarde. Arrêt sur image : « Marcher ici me met en rêverie...

 », lance l'homme à la doudoune, avant de s'engouffrer dans une voiture.

Zoom arrière : la silhouette de Rask, habillé en noir, se détache sur le bleu du ciel. « Je sors mon premier album le 13 février. Il s'appelle Des terres minées. Et j'ai fait la pochette ici », explique le jeune musicien. Des petits nuages s'échappent de sa bouche quand il se confie, mains dans les poches, épaules voûtées sous le froid : « Mon passé, je le connais. Mais dans le documentaire ou dans mes chansons, on montre notre culture à la France entière. C'est bien. » Fondu enchaîné sur le musée. Coupez ! •

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26 janvier 1905, un mineur sud-af' trouve le plus gros diamant au monde : 3 106 carats !

Publié le par REVEL Stephane

Lorsque, ce matin-là, Thomas Powell descend dans le Big Hole avec les autres mineurs, il est loin d'imaginer qu'il va faire la découverte du millénaire. Malheureusement, on ne connaît presque rien de ce mineur, semi-esclave dans une mine de diamants sud-africaine, exploitée depuis seulement deux ans ; sinon qu'il réapparaît brandissant victorieusement le plus précieux caillou que jamais homme a arraché aux entrailles de la Terre. Un diamant plus volumineux que le poing ! 621 grammes ! Impossible de le monter en boucles d'oreille, à moins de vouloir ressembler au chef brésilien Raoni avec ses lobes qui balaient le sol.

Powell remet aussitôt le caillou au contremaître Frederick Wells de la Premier Diamond Mining Company, lequel s'empresse de l'apporter au propriétaire de la mine, Thomas Cullinan. Toutes les vérifications faites, c'est bien un diamant. Mais que faire d'une telle merveille ? À qui le vendre ? Deux ans après sa découverte, le Cullinan est vendu au gouvernement du Transvaal pour 150 000 dollars, soit le triple de la somme d'achat de la mine par Cullinan. Le Transvaal, après une guerre perdue contre l'Angleterre, compte offrir le diamant brut à Édouard VII d'Angleterre, en guise de cadeau d'anniversaire, et d'apaisement.

Mais comment l'expédier ? Les avions n'existent pas encore. Il est tout simplement mis à la poste. Oui, posté comme une vulgaire carte postale. Qui aurait envie de voler un paquet anonyme ? D'autant que le gouvernement du Transvaal fait croire, haut et fort, que la pierre a été confiée à un détective chargé de la convoyer jusqu'en Angleterre à bord d'un vapeur. Bien évidemment, l'homme ne transporte qu'une fausse pierre destinée à appâter les éventuels voleurs. Pas d'Arsène Lupin pour éventer la ruse.

Le 9 novembre 1907, pour ses 66 ans, Édouard VII reçoit enfin son cadeau. D'habitude, c'est plutôt lui qui offre un diamant à ses maîtresses... Mais qu'en faire ? Poser le cristal encore brut sur la cheminée royale, pour empêcher les dernières factures de s'envoler, c'est d'un vulgaire... Aussi la décision est-elle prise d'y tailler plusieurs pierres qui rejoindront les bijoux de la famille royale à la tour de Londres. Le job est confié au plus célèbre des tailleurs de pierres d'Amsterdam, Joseph Asscher. Mais, même pour lui, ce n'est pas une mince affaire. Il s'agit de ne pas se rater. Le diamantaire prend trois mois pour observer le Cullinan sous toutes les coutures.

Le 10 février 1908, enfin, il se jette à l'eau. La légende prétend qu'avant d'opérer il fait appeler à ses côtés un médecin et une infirmière, en cas de besoin. Premier geste à effectuer : couper la pierre en deux. Asscher pratique une cannelure en V d'environ un centimètre de profondeur avec un minuscule diamant, puis il saisit un lourd couteau pour taper sur l'incision. À la première tentative, la lame du couteau se brise, mais pas le diamant ! Le coeur d'Asscher en profite pour prendre quelques secondes d'un repos bien mérité. Le médecin se précipite, mais le tailleur est un vieux à cuire. Il saisit un deuxième couteau et... boum, cette fois la pierre se brise exactement comme prévu. On raconte qu'Asscher se serait alors évanoui. La suite n'est plus que de la routine pour le vieux Juif. Durant des mois, il continue à cliver la pierre, à polir tous les éclats. Après plusieurs mois d'un dur labeur, le diamantaire livre au roi d'Angleterre 9 grosses pierres et 105 petits cailloux.

La plus grosse pierre pèse 530 carats et est montée sur le sceptre royal. On la baptise la Star of Africa (ou Cullinan I). Par ordre de taille, on trouve ensuite la Second Star of Africa (Cullinan II) de 317 carats qui orne la couronne impériale, le Cullinan III (94 carats) et le Cullinan IV (63 carats) qui prennent place sur la couronne de la reine Mary, mais qui peuvent être également portés en broche. Et ainsi de suite... Avis aux amateurs : certains prétendent que le Cullinan faisait partie d'un diamant brut deux fois plus gros et que l'autre moitié reste à découvrir, quelque part dans le Big Hole.

 

Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos Le Point Le 26/01/2012

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Reynès Carrière de talc les mineurs se souviennent

Publié le par REVEL Stephane

Qui se souvient de la Compagnie pyrénéenne des talcs de Reynès ? Qui se souvient que dans les années trente plus de 440 tonnes de talc étaient expédiées de Reynès vers Marseille (pour la savonnerie), Limoges (pour la porcelaine), ou encore vers Remiremont (pour la préparation des cuirs).

"On a même envoyé du talc en Angleterre pour des aciers spéciaux et secrets destinés à l'industrie de la guerre en 1939" confie un descendant de mineur. Ils ne sont plus qu'une poignée encore vivant à avoir travaillé dans cette mine-carrière au-dessus du village. Fermée depuis 30 ans, celle-ci est aujourd'hui totalement abandonnée mais il fallait que la mémoire du lieu puisse être préservée. C'est pourquoi André Soucarrat a été sollicité pour venir filmer ce qu'il reste de cette industrie en compagnie des derniers acteurs vivants.

A dos d'hommes et de femmes

A bord de plusieurs 4X4 ils se sont rendus, dernièrement sur le site, avec René qui y a travaillé dès l'âge de 14 ans jusqu'à sa fermeture en 1978. "On disait carrière, explique-t-il, mais en fait c'était bel et bien une mine. On descendait à 500 ou 600 mètres de profondeur avec des lampes à acétylène. Mais comme les mineurs devaient être mieux payés que les caristes, la société a toujours estimé que l'exploitation était une carrière". C'est sous le regard acéré de la caméra de Soucarrat que René et les descendants de ses anciens collègues ont retrouvé les vestiges de l'usine. Et les souvenirs se sont bousculés. Ici la cantine, là les compresseurs qui alimentaient les marteaux-piqueurs, là encore la réserve de dynamite, et en contrebas ce qu'il reste du système de wagonnets qui amenaient le talc à l'usine de concassage en bordure du village de Reynès. "Les wagonnets ont été installés en 1929, confie un enfant d'ancien mineur. Avant c'est à dos d'hommes et de femmes aussi que l'on descendait la production jusqu'en bas de la montagne. Les hommes faisaient jusqu'à six voyages quotidiens. Puis il y a eu les mulets et les charrettes, puis enfin le câble". L'histoire de cette mine avec les témoignages de ses anciens mineurs sera présentée en juin prochain.

Le 24/01/2012 à 06h00 par Denis Dupont

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La société d'histoire Auberchicourt, Aujourd'hui, Autrefois, ne manque pas de projets

Publié le par REVEL Stephane

| AUBERCHICOURT |

C'est une société jeune et dynamique qui s'est réuni samedi soir pour son assemblée générale

 

, avec dans ses valises beaucoup de projets pour les années qui viennent.

La société d'histoire locale Auberchicourt, Aujourd'hui, Autrefois a été créée en 2007 par une poignée de férus d'histoire locale. Chaque mercredi, ils se réunissent pour rassembler, trier et classer des documents originaux ou photocopiés relatifs à l'histoire de leur ville, recherchant les souvenirs, les photographies, les documents inédits de toutes les époques. Les membres ont déjà à leurs actifs un grand nombre de communications, d'expositions ou de brochures.

Une exposition en avril

Lors de l'assemblée générale qui s'est déroulée à la salle Coquelet, en présence du maire, Gilles Grévin, et de ses adjoints, le public, passionné, a pu découvrir la future feuille de route de ces historiens.

Le président, Roger Lagache, a tenu à remercier la municipalité pour son aide technique et financière. Le panneau d'information qui se trouve dans le hall de la mairie a permis de faire connaître les activités de la société.

L'année ne sera pas de tout repos avec la participation de la société au 90e anniversaire de l'harmonie des Mineurs. À cette occasion, une exposition se déroulera du 12 au 15 avril pour évoquer l'historique de cette phalange musicale. Il faudra auparavant compter sur une communication de Jean-Pierre Tondeur et Daniel Zimmer qui rappelleront l'historique de la rue Lebas. Un autre rendez-vous est programmé en septembre, avec la venue de François Tarka, cet ancien mineur de Vred qui retracera la vie à la mine. La société d'histoire locale participera à la fête du Chaufour, aux journées du Patrimoine et au forum des associations.

À plus longue échéance, les historiens ont, dans le viseur, le tricentenaire de la naissance de Pierre-Joseph Laurent, créateur du canal de Saint-Quentin et bien entendu, pour 2014, la centenaire de la Grande Guerre.

À noter également, le travail important effectué au cimetière du centre pour identifier certaines tombes et le projet de parcours d'Auberchicourt pour découvrir à travers ses rues, certains trésors cachés.

Le maire a souligné l'excellent travail effectué par les historiens, avec humour et malice. Il a fait remarquer que la société avait, contrairement à notre pays, gardé ses trois A. •

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Decazeville. Mine de (plus) rien à l'affiche samedi

Publié le par REVEL Stephane

Une soirée exceptionnelle vous attend avec l'ASPIBD, ce samedi 21 janvier, en la salle Yves-Roques, avec la diffusion du film documentaire intitulé « Mine de (plus) rien ». Elle s'inscrit dans le cadre du 50e anniversaire de la grève des mineurs du Bassin de Decazeville (19 décembre 1961-22 février 1962) que patronne la communauté de communes.

Le programme est alléchant. Début de la soirée à 20 h 30 avec une présentation de Michel Herranz, président de l'ASPIBD. Puis, le chanteur Alain Hiver interprétera trois chansons. Les deux premières sont tirées d'un vieux 33 tours écrit dans le nord par Christiane Auriol, qui devrait être présente. Les deux premiers morceaux parleront des mineurs et de leurs luttes. La troisième chanson portera sur la reconversion, écrite par le local Gérard Pertus.

Ensuite, il sera projeté le film documentaire qui dure quasiment une heure, incluant des extraits de films et de nombreux clichés d'époque, des témoignages de mineurs, de femmes et de filles de mineurs.

Dans la seconde partie de soirée, Alain Hiver reprendra le micro pour chanter Jean Ferrat. à noter que le DVD sera disponible pour ceux qui l'ont déjà réservé (12 € pour les autres).

L'entrée est gratuite mais attention, la salle Yves-Roques est limitée à 400 places pour des raisons de sécurité. Ceux qui n'auront pas de place pourront se rabattre sur deux séances de rattrapage qui auront lieu le mercredi 25 janvier, au cinéma La Strada, à 14 h 30 et à 16 heures, sans le chanteur.


Vendredi : conférence avec Alain Boscus à Aubin

Ce vendredi 20 janvier, l'Association du musée de la mine Lucien-Mazars proposera une conférence avec l'historien Alain Boscus, un enfant du pays. Elle se tiendra à 18 h 30, en la salle d'accueil d'Aubin, entrée libre.

Alain Boscus portera un regard scientifique sur ce mouvement ouvrier qui défraya la chronique tout en se projetant sur le monde contemporain avant d'envisager le futur. D'ailleurs, le titre de la conférence se veut évocateur : « Connaître son passé pour mieux comprendre le présent et réussir l'avenir ». Tout un programme.

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Musée de la mine : l’ambition est là petite-rosselle

Publié le par REVEL Stephane

La spectaculaire reconstitution du fond a ouvert au public en 2006 au Musée de la Mine de Petite-Rosselle, sur le Carreau Wendel. Mais un projet de musée social du mineur, appelé Cœur de Musée, doit compléter cette visite sur ce site touristique du Bassin houiller.

Actuellement, le bâtiment central du Carreau Wendel fait l’objet d’un vaste chantier d’aménagement. Il s’agit d’y installer un parcours muséographique qui présentera tous les aspects de l’épopée du charbon lorrain.

Ce Cœur de Musée insistera surtout sur la vie du mineur, au fond, au jour, dans sa famille, ses activités de loisirs, etc.

Près de 200 objets de collection vont passer sous la loupe de restaurateurs avant de rejoindre les vitrines. Les pièces les plus volumineuses commencent d’ailleurs à intégrer l’ancienne salle des pendus et les douches. Une locomotive de fond à air comprimé Dujardin est ainsi déjà installée sur son socle où elle s’offrira aux yeux du public. En début de semaine, c’est une maquette d’architecte de près de 500 kg, toute en bois, et représentant un lavoir du Carreau Wendel à petite échelle, qui a été installée à son emplacement définitif.

20 000 visiteurs par an

Les choses devraient s’accélérer dans les prochaines semaines. Il faut dire que Cœur de Musée doit ouvrir en juin prochain. Le Musée de la Mine, ainsi dans sa configuration complète, possède de grosses ambitions en terme de visites. Aujourd’hui, la seule représentation du fond attire entre 20 et 21 000 visiteurs par an.

A partir de cet été, les responsables du musée espèrent un boom des statistiques et peut-être même connaître le même succès que le centre historique minier de Lewarde, dans le Nord Pas-de-Calais, qui a attiré pas moins de 150 000 curieux en 2009.

S. M.

 

publié le 19/01/2012 à 05:00 Le Republicain Lorrain

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Le 8 d'Évin-Malmaison fête dix ans de combats pour la mémoire de la fosse

Publié le par REVEL Stephane

De la menace de démolition du chevalement à la mise au monde d'Odette M'Lampiste, l'association a fait du chemin en dix ans. Et livré quelques combats homériques contre l'oubli. Rencontre avecces derniers gardiensdu temple minier.

 

PAR HERVÉ NAUDOT

henin@info-artois.f

Pour eux, la mine et la nécessité de préserver sa mémoire coulent de source. Point de vue qui ne fut, et n'est toujours pas, partagé par tout le monde, loin s'en faut. En résumé, le 8 d'Évin, sourcilleuse vigie, est né du grand n'importe quoi auquel était promis le site. Cédé par Charbonnages de France à la commune qui souhaitait le conserver, puis racheté pour une bouchée de pain en 1993 par un propriétaire privé qui promettait d'y installer une illusoire « pépinière d'entreprises », il fut peu à peu laissé à l'abandon. Et le fier chevalement de 48 m dominant la ville devait connaître un sort définitif : la démolition pure et simple. Un déchirement auquel ne pouvait se résoudre Alain Rambeau, fils de mineur et ancien mineur lui-même. Qui s'est battu, avec Guy Bourez, autre ancien mineur. Par respect. Pour le symbole. « Il fallait convaincre que ce chevalement était particulier, unique même avec son armature métallique et ses deux mollettes de 6 m », se souvient Alain Rambeau.

Tourisme industriel

Nous sommes au printemps 2000. Le maire lance alors un avis à la population, et demande à ce que tous les Évinois se mobilisent sur le carreau de la fosse. Bingo : « Il y avait 300 personnes. Un monde fou ! Des anciens mineurs, des gamins...Dans la foulée, un arrêté municipal a été pris pour s'opposer à la démolition. » Un succès fondateur qui galvanise la petite association dont les membres se comptaient, à l'époque, à peine sur les doigts des deux mains. Difficile de dresser une liste exhaustive de leurs batailles. La remise à l'honneur de la Sainte-Barbe, patronne des mineurs, c'est eux. Les racines, la force du symbole, encore et toujours. « Depuis, toutes les communes des alentours s'y sont mises.

 » Il y eut l'érection de la stèle aussi, sise à l'angle de la rue Basly et de la rue des Victoires. « Il y en avait à Oignies, à Lens, mais Évin-Malmaison n'en avait pas. Depuis, chaque année, un dépôt de gerbes a lieu le 1er mai et le jour de la Sainte-Barbe.

 » Mais à les entendre, le combat pour la sauvegarde du patrimoine minier n'est jamais terminé. Alain Rambeau, lui, croit aux vertus du tourisme industriel. Contre vents et marées. Pour autant, la réhabilitation du 9/9 bis en Métaphone, ne trouve pas vraiment grâce à ses yeux. « Ce Métaphone, on aurait pu le construire partout ailleurs. Tout le volet patrimonial défendu par les Acccusto Secci, on ne sait pas ce qu'il va devenir. D'accord, il ne faut pas construire des musées de Lewarde sur tout le territoire, mais on doit absolument préserver le vécu des mineurs localement.

 » Par paresse, par ignorance ou volonté de tirer un trait sur les heures sombres, « les jeunes générations tournent de plus en plus le dos à notre histoire », déplore le président. Pourtant, l'association, par la voix de Louis Flinois, a fait oeuvre de pédagogie auprès des scolaires. Mais Louis, à cause d'ennuis de santé, y a mis fin à la rentrée. Qui pour reprendre le flambeau ? À voir. En attendant, il faut durer. C'est même là le plus grand défi. D'aucuns, dans l'asso, se disent :« après nous, le déluge ». Pourtant, il y a tant de choses à faire. À Évin, à Anhiers « une fosse dont personne ne s'est jamais occupé et qui a de l'intérêt ». Les fanas du 8 ne manquent ni d'énergie ni de suggestions pour le site évinois. « Pourquoi pas un théâtre de verdure autour du chevalement, ou mettre en valeur le site avec l'organisation de spectacles son et lumière ? », lance le président. Y a-t-il de la nostalgie dans leur combat ? « Oui, peut-être , soupire Alain Rambeau. On a beaucoup détruit, la sauvegarde a permis de maintenir une certaine identité. Aujourd'hui, il y a urgence à aller au delà. Mémoire et patrimoine sont sources de richesses nouvelles, et sont l'affaire de tous. » •

 

mardi 17.01.2012, 05:19  - La Voix du Nord

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