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Patrimoine mondial de l’Unesco : la fierté retrouvée du Bassin Minier du Nord-Pas de Calais

Publié le par REVEL Stephane

Dans moins d’une dizaine de jours - entre le 24 juin et le 6 Juillet 2012 - à Saint-Pétersbourg, l’Unesco devrait inscrire sur la liste du patrimoine mondial le seul dossier présenté cette année par la France : le Bassin Minier du Nord-Pas de Calais. De Marles les Mines à Fresnes sur Escaut, en passant par Lens, Waziers, Raismes ou Denain, 109 sites miniers vont être classés et reconnus mondialement, au titre du patrimoine culturel évolutif vivant. Ainsi,  le Bassin Minier du Nord-Pas de Calais va retrouver, légitimement, fierté et reconnaissance. L’évènement sera exceptionnel et mérite, dès à présent, la mobilisation  et le soutien enthousiastes de toute la région.


Un patrimoine culturel évolutif vivant
Cette année, la région Nord-Pas de Calais va vivre deux évènements absolument majeurs à la fois culturels et économiques  : le premier est le classement du bassin minier au patrimoine mondial de l’Unesco. Pour la première fois au monde, un bassin minier dans son intégralité, va bénéficier de cette reconnaissance. Le second, complémentaire, est l’ouverture du Musée du Louvre-Lens, le 4 décembre 2012, jour oh combien symbolique au cœur de toute une population : celui de la Sainte Barbe, la fêtes des Mineurs. Ainsi, en moins de six mois, le Bassin Minier, et au cœur de celui-ci; la ville de Lens, vont bénéficier d’une reconnaissance mondiale. Mondiale, car tant l’Unesco que Le Louvre sont les appellations et des références connues dans le monde entier et toutes deux convergent dans un même endroit en France : le Bassin Minier du Nord-Pas de Calais.
Qui porte le dossier ? 
L’association Bassin Minier Uni ( BMU ), présidée par Jean François Caron, maire de Loos en Gohelle (62) . Cette année 2012, ce dossier est le seul présenté , très officiellement par la France. Le dossier est soutenu par le Conseil Régional, les deux Conseils Généraux, ainsi que par 8 communautés d’agglomérations et de communes ( soit 160 communes minières regroupant  1,2 million d'habitants) et une vingtaine de Clubs de soutien BMU.
 

Pourquoi le classement du Bassin minier du Nord-Pas de Calais est quasi certain ? 
Parce que le principal cabinet d’experts, le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) mandaté par l’Unesco pour auditer tous les dossiers de candidatures, a émis un avis favorable. Cette recommandation est fondamentale : jamais le vote des pays membres de la commission de l'Unesco n’a été à l’encontre de l’avis de l’Icomos.

Quel est le détail de la recommandation de l’Icomos ? 
Voici le texte de conclusion de la recommandation de l’Icomos.

«  L’ICOMOS reconnait la valeur universelle exceptionnelle des paysages culturels évolutifs vivants  apportés par les 109 éléments formant le bien en série du Bassin minier du Nord-Pas de Calais, ainsi que sa place exceptionnelle dans l’histoire événementielle et sociale du monde de la mine.
Recommandations concernant l’inscription :  L’ICOMOS recommande que le Bassin minier du Nord- Pas de Calais, France, soit inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en tant que paysage culturel sur la base des critères (ii), (iv) et (vi).
Déclaration de valeur universelle exceptionnelle recommandée  .  Brève synthèse
Le Bassin minier du Nord-Pas de Calais correspond à la partie française du filon charbonnier du Nord-Ouest européen. Au sein d’une plaine largement ouverte, il s’étend sur environ 120 km, traversant les deux départements du Nord et du Pas-de-Calais. Il présente un paysage culturel évolutif vivant exceptionnel par sa continuité et son homogénéité. Il donne un exemple important et bien conservé des charbonnages et de l’urbanisme qui lui est associé, au cours de deux siècles d’exploitation intensive de la houille, de la fin du XVIIIe siècle au dernier tiers du XXe siècle, par des méthodes industrielles réunissant un grand nombre d’ouvriers. Cette succession de paysages résultant d’une quasi mono-industrie extractive comprend : des éléments physiques et géographiques (terrils, terres agricoles, étangs d’affaissement minier, bois), un patrimoine industriel minier (carreaux de fosses, bâtiments industriels résiduels, chevalements), des vestiges des équipements de transports dit cavaliers (canaux, chemin de fer, convoyeurs), un habitat ouvrier et un urbanisme caractéristique (corons, cités-jardins, habitat pavillonnaire, immeubles locatifs), des éléments monumentaux et architecturaux témoins de la vie sociale (églises, écoles, châteaux des dirigeants, sièges sociaux des compagnies, locaux du syndicalisme ouvrier, gares, hôtels de ville, hôpitaux et centres de soins, salles des fêtes, équipements sportifs), enfin des lieux de mémoire et de  célébration de l’histoire du Bassin et de ses mineurs.
Critère (ii) : Le Bassin minier du Nord-Pas de Calais témoigne de manière exceptionnelle des échanges d’idées et d’influences à propos des méthodes d’exploitation des filons charbonniers souterrains, de la conception de l’habitat ouvrier et de l’urbanisme, ainsi que des migrations humaines internationales qui ont accompagné l’industrialisation de l’Europe.
Critère (iv) : Les paysages miniers évolutifs et vivants du Bassin du Nord-Pas de Calais offrent un exemple éminent du développement à grande échelle de la mine de houille, aux XIXe et XXe siècles, par les grandes compagnies industrielles et leurs masses ouvrières. Il s’agit d’un espace structuré par un urbanisme, des constructions industrielles spécifiques et les reliquats physiques de cette exploitation (terrils, affaissements).
Critère (vi) : Les événements sociaux, techniques et culturels associés à l’histoire du Bassin minier eurent une portée internationale. Ils illustrent de manière unique et exceptionnelle la dangerosité du travail de la mine et l’histoire de ses grandes catastrophes (Courrières). Ils témoignent de l’évolution des conditions sociales et techniques de l’exploitation des houillères. Ils représentent un lieu symbolique majeur de la condition ouvrière et de ses solidarités, des années 1850 à 1990. Ils témoignent de la diffusion des idéaux du syndicalisme ouvrier et du socialisme. 
Intégrité :  La diversité et le nombre des éléments constitutifs du bien, ainsi que les multiples facettes complémentaires de ses paysages, expriment un bon niveau d’intégrité, tant technique, territoriale, qu’architecturale et urbaine. L’intégrité du témoignage des industries associées à l’histoire de l’exploitation houillère est cependant plus faible. Les conditions d’intégrité un peu inégales des éléments matériels permettent cependant une expression convenable des valeurs économiques et sociales du bien. L’intégrité peut également se lire d’une manière satisfaisante à trois échelles différentes : celle de l’objet technique ou du bâtiment, celle intermédiaire de la fosse d’exploitation, de la cité ou du territoire local, enfin celle plus vaste des paysages et des horizons rencontrés par le visiteur.
Authenticité : L’authenticité du bien est à considérer au niveau de ses 109 éléments constitutifs et au niveau de chacun des paysages associés. Grâce à une sélection rigoureuse de ces éléments, les conditions d’authenticité sont généralement bonnes. Elles souffrent cependant de lacunes ponctuelles dans l’habitat, qu’il conviendra d’améliorer, et de possibles menaces sur le paysage dues au développement économique.
Mesures de gestion et de protection : Au sein d’un arsenal juridique, règlementaire et territorial complexe, la législation des monuments historiques forme un ensemble cohérent qui, avec la protection concertée des paysages culturels, forme le pivot de la protection. Cette complexité a cependant un double mérite : aucun des aspects de la protection n’est négligé et elle s’applique continument, tant aux éléments du bien qu’à la zone tampon.
L’ensemble des dispositions est rassemblé dans une Charte patrimoniale du Bassin minier uni, qui engage l’ensemble des partenaires publics et privés du bien.  
Le bien, formé de 109 sites, dispose d’un système de gestion effectif et d’une organisation technique transversale, la Mission Bassin minier, à l’origine d’un inventaire et d’une sélection des composantes du bien et des paysages associés de haute tenue. Toutefois, la mise en place de l’autorité politique transversale Conférence des territoires doit être confirmée et institutionnalisée ; les ressources financières et humaines affectées à la conservation du bien et de ses paysages doivent être pérennisées.
Le Plan de gestion et la Charte du patrimoine tentent de rassembler dans un ensemble cohérent les nombreux textes réglementaires, les nombreux dispositifs régionaux d’interventions et les plans sectoriels qui concernent la gestion du bien en série et sa conservation.
L’ICOMOS recommande que l’État partie prenne en considération les points suivants :  

- L’ensemble réglementaire de protection rassemblé dans la Charte du patrimoine étant très complexe, en faire une rédaction la plus compréhensible possible par les acteurs de terrain afin de la rendre applicable ; 
- Intégrer au Plan de gestion un programme récapitulatif des actions de conservation envisagées à court et moyen terme, sur l’ensemble du bien en série, avec des informations sur leur consolidation financière et le calendrier de mise en oeuvre ;
- Confirmer la promulgation de la Conférence des territoires en tant qu’autorité politique transversale faîtière de la gestion et d’indiquer ses liens institutionnels et techniques avec la Mission Bassin minier et l’Association Bassin minier ;
- Conduire rapidement une enquête approfondie sur les personnels travaillant à la conservation et à la gestion du bien et sur leurs qualifications, afin de planifier une politique tant des ressources humaines que des besoins de formation ;
- Planifier les actions de suivi et mettre en place les nouveaux indicateurs annoncés ».

Ce texte officiel est extrait du rapport de l’ICOMOS déposé en avril 2012

Est-ce le seul avis d’experts ? 
Non. L’ICOMOS tient compte de l’avis, consultatif, de l
’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui évalue les candidatures des sites naturels. Rappelons que le dossier du Bassin Minier du Nord Pas de calais ne concoure pas dans la catégorie des sites naturels, ou des sites mixtes, mais dans celle des sites culturels, et dans ce cas précis, des sites du patrimoine culturel évolutif. Ces derniers jours, certains titre de presse en France avaient, un peu vite, évoqué deux avis "contradictoires" concernant le dossier du Bassin Minier du Nord-Pas de Calais : il n’en est rien. Même si, effectivement, l’UICN a émis un avis très nuancé, c’est la recommandation de l’ICOMOS qui sera prépondérante compte tenu de la catégorie dans laquelle concoure le dossier français. 
Francis Dudzinski. L’Eco du Nord. Samedi, 16 Juin 2012

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Les mines du Nord candidates au patrimoine de l'Unesco

Publié le par REVEL Stephane

Entre le 24 juin et le 6 juillet, le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais saura s'il sera classé ou non au patrimoine mondial de l'Unesco. Seul dossier porté par la France cette année, il concourt dans la catégorie «paysage évolutif culturel vivant».

Bientôt l'heure de vérité. Pour Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle, président régional du groupe EELV et président de l'association Bassin minier uni (BMU) qui défend la candidature du bassin minier depuis dix ans, «tous les espoirs sont permis». Quelque 36 dossiers seront examinés par le Comité du patrimoine mondial, à Saint-Pétersbourg, lors de sa prochaine session qui ouvre dimanche. Parmi eux, la candidature des mines du Nord de la France bénéficie d'un «rapport positif» de l'Icomos, le Conseil international des monuments et des sites - dont les recommandations servent généralement de base aux décisions du comité. Dans ses conclusions, l'Icomos reconnaît la «valeur universelle des paysages culturels évolutifs vivants» et «la place exceptionnelle dans l'histoire du monde de la mine» du bassin minier. «Peu de dossiers bénéficient d'un rapport aussi positif que le nôtre», s'enthousiasme Jean-François Caron, interrogé par Le Figaro.

Une candidature atypique: c'est en effet la première fois qu'un bassin industriel est présenté. «Le bassin minier, 120 kilomètres de longueur, est un ouvrage combiné de l'homme et de la nature. Il regorge de trésors patrimoniaux et paysagers qui témoignent de l'activité minière dans la région Nord-Pas-de-Calais, qui s'étale sur trois siècles. L'activité minière a façonné les terres et les hommes», déclare le maire de Loos-en-Gohelle.

«Un rôle à jouer»

Afin de soutenir la candidature, l'État a classé, en 2009, 69 sites miniers à l'inventaire des Monuments historiques. Des sites évoquant l'ère minière de la région, entre 1841 et 1990. Ils forment une partie des 353 éléments entrant dans le périmètre proposé à inscription. Parmi eux, 17 fosses, dont celles de Loos-en-Gohelle, d'Oignies, de Wallers et de Lewarde, où est installé le Centre historique minier.

Figurent aussi 124 cités ouvrières (les «corons») toujours habitées, 38 écoles, 3 gares, 26 églises, 4000 hectares de paysage et 51 terrils. Ces «montagnes de charbon» sont devenues, rappelle l'association BMU, «des lieux naturels qui abritent un écosystème d'une richesse extraordinaire. On les a longtemps présentés comme un symbole négatif, mais aujourd'hui ils ont un rôle à jouer.» Et d'ajouter, un brin chauvin: «L'Unesco célèbre les pyramides construites par les pharaons, alors que certains terrils, fruits du travail des mineurs, sont aussi hauts!» Le plus haut terril d'Europe, à Loos-en-Gohelle, culmine ainsi à 186 mètres de hauteur.

 

Qu'importe si un autre rapport, celui de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), se penchant sur l'aspect «naturel» du projet, a rendu un avis défavorable. «L'UICN est d'abord un spécialiste des sites naturels, ce que n'est pas le bassin minier, avant tout un paysage culturel», rétorque Catherine O'Miel, directrice de BMU.

Si le dossier était retenu, «cela serait une porte d'entrée pour le tourisme, à la veille de l'inauguration du Louvre-Lens, mais aussi un moyen de changer l'image de notre territoire», note Jean-François Caron. «Le Nord-Pas-de-Calais est un territoire qui souffre. Si l'on reconnaissait la richesse de son patrimoine, cela lui redonnerait espoir et une confiance en soi dont il aurait bien besoin pour entreprendre», ajoute le président de BMU.

Pour être retenu comme «paysage évolutif culturel vivant» par l'Unesco, le dossier présenté doit défendre un bien culturel représentant des «œuvres conjuguées de l'homme et de la nature», illustrant l'évolution de la société humaine. Le paysage culturel doit «résulter d'une exigence à l'origine sociale ou économique» et avoir atteint «sa forme actuelle par association à son environnement naturel.» Il doit aussi «conserver un rôle social actif dans la société contemporaine».

 

Le figaro publié le 20/06/2012 Fabien Soyez

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Des centaines de personnes à la mine de Montbelleux, près de Fougères

Publié le par REVEL Stephane

Environ 200 personnes ont participé, ce samedi, à la journée d’animations organisée par l’association Mémoire de la mine de Montbelleux, organisée à Luitré, près de Fougères (Ille-et-Vilaine).

La mine de Montbelleux a été exploitée de 1903 à 1983. On y a extrait du wolfram (minerai de tungstène) : cela servait à durcir le métal, notamment pour l’armement. Jusqu’à 300 mineurs y ont travaillé. Le site est menacé de destruction et l’association milite pour sa sauvegarde.

Au programme de cette journée : des concerts, avec M’Duo, Catherine Perrier et John Wright (qui joueront également ce samedi soir à 20 h 30 à la Granjagoul, à Parcé) ; une exposition du photographe Sébastien Berrut ; une performance artistique du plasticien Jean-Pierre Waeckel ; des démonstrations de travaux de forge par le forgeron Claude Jourdan ; des promenades en calèche…

 

samedi 16 juin 2012 Ouest France

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Carmaux fière de son histoire

Publié le par REVEL Stephane

Carmaux l'ouvrière, la minière, la révoltée, symbole d'une classe ouvrière au passé glorieux. Jean Jaurès aura été son député. Le charbon, sa raison de vivre. Un temps passé qui a marqué à jamais la cité carmausine. Aujourd'hui, le temps des mines est révolu. Mais la ville en a, à jamais, gardé son empreinte.

Le musée de la mine

Quoi de plus symbolique qu'un musée de la mine situé à Cagnac-les-Mines. Crée en 1989, le site propose de mieux comprendre le travail des mineurs grâce à la reconstitution de 350 mètres de galeries composées des principaux lieux d'extraction au fond : gare souterraine, galerie de creusement où travaillent les boiseurs, galerie de traçage creusée au marteau-piqueur, galerie de servitude où discute un groupe de mineurs, galerie d'écoulement, front de taille. (De mai à octobre : tous les jours de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heuresJuillet & août : tous les jours de 10h à 19h.Tarifs : Adultes : 7 €, Enfants (à partir de 5ans) : 4 €, Scolaires : 4 €, Groupes : 5,50 €)

Le musée du verre

Autre musée, autre histoire. Celle du travail verrier. Le musée du verre propose une immersion dans cet art avec un atelier du verrier, des pièces uniques, une boutique et des expositions. Durant l'été, c'est le patrimoine des verreries forestières qui est mis à l'honneur avec 150 pièces remarquables.

Ouvert tous les jours sauf le mardi du 25 avril au 15 octobre (10h-12h et 14h-18h). Ouvert tous les jours en juillet et août (10h-12h et 14h-19h) Plein tarif, 6€/adulte, 3€/enfant (- de 12 ans). Tarif réduit, 4€ (enfant de 13 à 18ans, demandeur d'emploi, étudiants, titulaires des minima sociaux). Groupe (à partir de 15 pers.) 4€/adulte, 2,5€enfant

National de pétanque

Cette année, sur le parc du Candou, c'est le retour après un an d'absence du National de pétanque, véritable institution dans la région.

Vendredi 27 juillet : triplette 55 ans, 21h30 : tournoi exhibition.

Samedi 28 juillet : A 10 heures : national triplettes. 14h30 : national féminin doublettes. 16h30 : concours B triplettes.

Dimanche 29 juillet : 8h30, concours partenaires. 14h30, doublettes « grand prix » et triplettes féminin. 18 heures. concours B doublettes.

Fêtes et festival

La cité carmausine propose cet été, deux moments forts dans l'animation. Le festival A fleur de peau (29 et 30 juin). Pour sa 9e édition, c'est la musique latino qui tient le haut de l'affiche avec en tête d'affiche Sergent Garcia (lire le programme dans nos pages rendez-vous).

Autres temps forts, les traditionnelles fêtes de la Saint-Privat (17 au 25 août) avec son corso de chars fleuris, des bodegas, sa fête foraine et un grand concert de Gérard Lemorman (lire l'ensemble du programme dans nos pages rendez-vous).

 

Publié le 15/06/2012 15:32 | La Dépêche du Midi

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Après Frédéric Mitterrand, Philippe Richert descend à son tour dans la mine

Publié le par REVEL Stephane

Moins de quatre mois après son ancien collègue ministre, Frédéric Mitterrand, Philippe Richert est venu soutenir hier Tellure, le parc minier de Sainte-Marie-aux-Mines. Fortement taclée par la Cour des comptes, la structure se porterait mieux…

Début février, la Cour des comptes avait sensation en critiquant très sévèrement Tellure, le parc minier de Sainte-Marie-aux-Mines, inauguré en juillet 2009 et frappé, selon elle, par un flagrant « manque de viabilité ». Un peu plus de deux semaines plus tard, l’alors ministre de la Culture Frédéric Mitterrand faisait sensation à son tour, mais dans un sens contraire : il venait visiter ce site perché au sommet de la vallée et lui apportait un soutien appuyé. « En repartant, il m’avait annoncé la venue de Philippe Richert », se souvient le directeur de Tellure, Xavier Rustenholz.

Le ministre de la Culture semble avoir vraiment aimé Tellure… Il a rappelé deux fois le directeur, et il en a reparlé à son ancien collègue du gouvernement pas plus tard que ce lundi. « Je l’ai croisé devant l’Assemblée, et il m’a demandé quand je venais !, a raconté hier Philippe Richert, président de Région. On a aussi évoqué Tellure plusieurs fois au conseil des ministres ».

Hier, donc, après un retard d’une heure dû à un passage à la mairie de Sainte-Marie, le président est venu se coiffer à son tour d’un casque à lampe avant de s’engouffrer dans un filon argentifère du XVI e. Et il a, lui aussi, exprimé tout le bien qu’il pense de la structure décriée par la Cour des comptes. Philippe Richert n’avait pas d’annonce particulière à faire, il a simplement manifesté un soutien clair pour « un projet qui fait vraiment sens. La Cour des comptes s’est prononcée sur le bien-fondé du projet, mais ceci relève des décisions des collectivités locales ! C’est de l’aménagement du territoire, et on n’a pas à s’excuser de ce choix ».

Le président s’est bien gardé d’annoncer une aide financière au directeur, préférant insister sur la nécessité de mieux faire connaître le lieu. Et pour ce faire, il a promis de plaider auprès des décideurs concernés afin qu’une signalétique du parc apparaisse en bord d’autoroute.

Le président Richert a d’autant moins promis de l’argent que les finances du parc semblent s’améliorer. Arrivé en juin 2010, Xavier Rustenholz a d’abord transformé six emplois pérennes en emplois saisonniers. Une mesure logique pour un site fermé durant cinq mois de l’année… La faute à un sérieux problème de conception : en hiver, la partie musée n’est, rappelle le directeur, « ni chauffable, ni tempérable… » En outre, de nouveaux circuits ont été mis en place, comme les parcours sensoriels et sportifs. Et puis, rajoute Xavier Rustenhotz dans un demi-sourire, « la Cour des comptes nous a fait beaucoup de pub… »

Résultat : subsiste « un déficit de l’ordre de 190 000 €, mais stabilisé ». La fréquentation augmente : les 15 390 visiteurs de 2011 représentent une hausse de 30 % par rapport à 2010. Et le début 2012 est encourageant : « Pour que ce soit pérenne, il faut arriver à 18 000 visiteurs par an ; si j’extrapole ces deux premiers mois, j’y suis… »

le 13/06/2012 à 05:00 par Hervé de Chalendar

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Aubin : une cité au passé riche et pluriel

Publié le par REVEL Stephane

Aubin a gardé les traces de son passé minier. Un musée rappelle le quotidien des mineurs.

Aubin est l'une des plus anciennes villes du Rouergue, fondée vers l'an 193 par Claudius Albinus, général romain qui légua lui son nom. La ville possède une histoire insoupçonnée, aux multiples strates. Les Romains, soucieux de protéger les richesses naturelles de la vallée de l'Enne édifient une forteresse qui deviendra par la suite le château des seigneurs d'Albin comptes du Rouergues. Avec la révolution industrielle, la localité prend un essor fulgurant. En 1848, la société Riant-Frères créée le quartier du Gua ou se dressent les forges et les aciéries. Aubin a conservé de superbes emblèmes de cette période faste : les cheminées des forges, le plan d'eau du Gua près duquel siégeait la direction de la compagnie, la grande école Jules-Ferry ainsi que l'église Notre-Dame des Mines, à Combes. La visite du musée de la mine Lucien-Mazars est incontournable, faisant face à la statue du mineur, place Jean-Jaurès.

Au hasard, le visiteur qui s'aventurera dans le vieille Aubin ne sera pas déçu : maisons à colmbages, la halle aux grains… Sur le piton rocheux, il s'émerveillera de la formidable position du vieux fort, avec sa tour carré et son four à pain. À découvrir aussi, l'église, le chemin de croix et la statue de la vierge à l'enfant. Après avoir visité Aubin et Cransac on peut partir à la rencontre des pittoresques villages de la vallée du Lot : La-Roque-Bouillac, Boisse-Penchot, Livinhac, Almont-les-Junies, Saint-Pathem, Saint-Santin ou La Vinzelle. Tous autant pétris de charme et de secrets patrimoniaux.

Tout public, gratuit

Diverses scènes permettent de revivre le quotidien des gueules noirs, et même le fameux coup de grisou.


Cransac, le renouveau thermal

L'histoire de Cransac est intimement liée aux thermes et au charbon. Au début du XIXe siècle, la localité développe le thermalisme, dont la renommée atteint Paris. Puis l'exploitation de la houille, comme partout dans le Bassin de Decazeville, chamboule les terrains, stoppant la production de ses eaux bienfaisantes. De 1967 habitants en 1861, la population grimpe à 8 000 en 1906. Au début des années 1960, la fermeture des mines porte un coup à la commune qui misera à nouveau sur le thermalisme. Depuis, Cransac-les-Thermes soigne son cadre, à l'image de son magnifique bâtiment thermal, accueillant près de 4 000 curistes.

L'office de tourisme propose plusieurs circuits qui permettent de découvrir le patrimoine de Cransac. Tél : 05 65 63 06 80.

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Decazeville : une mine de découvertes

Publié le par REVEL Stephane

Decazeville est une ville récente d'environ 180 ans, une des plus jeunes de l'Aveyron. Elle a été fondée au XIXe siècle par le Duc Decazes pour l'exploitation du charbon et le développement de la sidérurgie. Il s'agit d'une des premières villes bâties autour et à cause de l'industrie. Decazeville est donc un passage obligé pour les passionnés de patrimoine minier et industriel. On y découvre des paysages variés, une architecture diversifiée et de nombreuses distractions. Decazeville se situe également sur le passage du fameux chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Patrimoine

La Découverte : exploitée entre 1892 et 2001, cette ancienne mine de charbon aux dimensions exceptionnelles, a été la plus grande exploitation de charbon à ciel ouvert de France (3,7 km de long et 2,5 km de large). Ce site est en cours de réhabilitation (Photo office de tourisme de Decazeville).

Chevalement de mine : à proximité du site de La Découverte, trône le dernier chevalement de mine du Bassin. Véritable emblème des mines de fond, ce chevalement est le témoin de l'importante activité minière du Bassin. Il a été construit entre 1902 et 1904 et s'est arrêté en 1966. Fort symbole des anciennes mines souterraines, il est en cours de rénovation.

ASPIBD : une association qui a pour but de sauvegarder et promouvoir le patrimoine industriel. L'ASPIBD propose dans son local, une exposition sur le matériel de mines et d'usines (machines, photos, outils…) et une reconstitution de deux types de galeries de mines avec leur équipement intérieur.

Musée Régional de géologie Pierre Vetter : le musée présente toute la richesse géologique de la région, roches, minéraux et fossiles. Une large partie de l'exposition est consacrée aux nombreux fossiles de plantes découverts à Decazeville au cours de l'exploitation du charbon qui sont les vestiges d'une étrange forêt tropicale, vieille de 300 millions d'années. Le musée retrace également la grande aventure du charbon, de sa formation jusqu'à son exploitation par l'homme, notamment à ciel ouvert.

Ouvert toute l'année du mardi au samedi de 10 heures a et de 14 heures à 18 heures.

Une visite guidée « La Découverte et le patrimoine minier/industriel de Decazeville » est proposée aux individuels tous les jeudis matins en juillet et août (Renseignements et inscriptions auprès de l'office de tourisme :

05 65 43 18 36.)

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Un glorieux passé minier a Montceau les Mines

Publié le par REVEL Stephane

Les jeunes du lycée Henri-Parriat connaissaient ou s’intéressaient-il à l’histoire de leur ville ? Majoritairement, les retours sont négatifs, mais la plupart d’entre eux ont malgré tout une vague notion de son passé minier. Montceau-les-Mines a pourtant autrefois suscité l’espoir.

À la fin du XVIII e siècle. Montceau n’était alors qu’un hameau, constitué de quelques fermes et d’une auberge, que l’on nommait le Montceau.

Alors comment ce lieu a pu devenir la ville qu’elle est aujourd’hui ?

L’enthousiasme de la famille Chagot y a été pour beaucoup. En effet, cette famille parisienne, à la découverte des mines du bassin en 1814 , a décidé de s’approprier Le Montceau, ainsi que Blanzy et Le Creusot (qui sera vendu en 1826).

Mais il faudra attendre la construction du Canal du Centre entre 1783 et 1791 et l’installation de la Compagnie des mines en 1833 pour que Montceau-les-Mines prenne véritablement forme.

Sans l’exploitation du charbon, la ville ne serait certainement pas ici aujourd’hui, et c’est ainsi que l’appellation « les-mines » vint s’ajouter au nom d’origine.

Jusqu’à 29 000 habitants

Malgré les mauvaises conditions de travail dans lesquelles vivaient les mineurs, les populations locales ne suffisaient pas pour faire tourner la grande industrie du charbon. L’appel à la main-d’œuvre étrangère fut alors lancé et des populations souvent pauvres virent en Montceau-les-Mines une ville prometteuse, symbole d’espoir. Ainsi en 1901, cette dernière comptait près de 29 000 habitants (contre environ 20 000 en 2009).

Les mineurs étaient mieux payés que d’autres ouvriers de l’époque, mais ils avaient surtout le droit à une protection sociale qui n’existait pas dans d’autres professions.

Cependant, comme l’a dit Robert Parise, ancien mineur, « lorsque les mines ont fermé, Montceau-les-Mines s’est endormie… »

Aujourd’hui, le passé minier est encore ancré dans l’histoire et dans la vie de Montceau-les-Mines. On peut le voir plus particulièrement avec les maisons que la Mine utilisait pour loger ses ouvriers et qui sont encore très présentes. Sans oublier le Canal du Centre qui reste l’un des principaux symboles de ce passé glorieux et dynamique.

 

le 07/06/2012 à 05:00 par Angélique Lebeau et Luc Toussaint

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La statue de la Vierge à la Chapelle sous Chaneac

Publié le par REVEL Stephane

Statue de la vierge sur son promontoire.
Statue fabriquée par le statuaire Clerc de Valence dans une pierre provenant de  Saint Paul Trois Chateaux.
Elle est composé de trois blocs superposés e haut de 3.50 mètres chacun.
La vierge écrase de ses pieds un serpent qui mange une pomme.
A l'avant de la statue on peut lire l'inscription suivante "O Marie, protégez vos enfants" à l’arrière on peut lire mission 1910.
C'est cette année là qu'elle a était solennellement bénite.
Une mission fut prêchée à cette occasion.
Aujourd'hui la statue a était restaurée de plus toutes les nuits elle est éclairée.

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Un mémorial ardoisier pour des mineurs dévoilé à Noyant-la-Gravoyère

Publié le par REVEL Stephane

 

Samedi midi, plusieurs habitants de Noyant-la-Gravoyère et des alentours ont participé à l’inauguration du mémorial ardoisier. Un monument dédié aux 18 mineurs tués dans un éboulement du puits, en 1888. Le maire, Daniel Dupuis, a tenu à mettre en avant l’histoire minière de la commune. « La mine ardoisière de Misengrain est leur tombeau pour l’éternité. Ce rassemblement est une marque forte de notre hommage au métier de mineur. »

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