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Decazeville. Le gâteau du Mineur inauguré vendredi à Géant

Publié le par REVEL Stephane

A l'invitation de Géant Casino qui inaugure son gâteau «Le Mineur», l'ASPIBD revient sur un pan de l'histoire à l'approche de la Sainte-Barbe. Avant 1914, c'était l'unique journée de congé dont les mineurs disposaient. Une journée festive et bon enfant. Si la fête de sainte Barbe était la fête des mineurs, elle était aussi de façon certaine celle de tout le monde parce que la mine assurait du travail et la prospérité dans le Bassin. Traditionnellement, à la sortie de la célébration de la messe, une part de fouace était offerte. Et de grands banquets étaient organisés parmi le personnel. Celui de 1890 réunissait 600 convives. Ce vendredi 30 novembre, l'ASPIBD sera présente toute la journée dans le hall d'entrée de Géant Casino. Elle fera en quelque sorte un clin d'œil à ce passé pour la sortie de ce gâteau à partager. Quant à l'hypermarché du Bassin, il s'est engagé dans une série d'animations en lien avec l'histoire et le tissu associatif local. D'autres suivront.

La Dépêche du Midi

 

Publié le 28/11/2012

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La flambée des cours redonne de l'espoir aux mines abandonnées

Publié le par REVEL Stephane

La hausse des cours aidant, des groupes miniers réfléchissent à la réouverture de mines d'or, malgré des coûts élevés.

Ce n'est pas encore la ruée vers l'or, mais un peu partout dans le monde, certaines mines rêvent à une deuxième jeunesse, grâce à la hausse de 543 % de l'or en douze ans. La Grèce vient ainsi d'accorder l'exploitation de deux mines au canadien Eldorado Gold, malgré l'opposition farouche des écologistes. Eldorado Gold évalue les réserves à 260 tonnes de métal. Au Canada, la société Nuinsco a commencé le forage sur le camp minier de Chibougamau (exploité dès 1903). En Arménie, la mine de Partsratsor recèlerait 2,8 tonnes d'or. Au Portugal, la société Colt Resources pense commencer en 2014 l'exploitation d'un gisement d'or et de tungstène, fermé à la fin des années 1990. Enfin, au pays de Galles, Gold Mines of Wales Operations étudie la faisabilité de la réouverture de la plus grosse mine du Royaume-Uni, basée à Bontddu. Un site symbolique : la princesse Kate Middleton n'a-t-elle pas reçu une bague de mariage fabriquée avec de l'or extrait de cette mine ? Le propriétaire espère aussi une réouverture d'ici à 2014.

Produire à petite échelle

En France, s'il ne semble pas être question de rouvrir les mines de Salsigne ou de Bourneix, certains ont des pépites dans les yeux. Variscan Mines essaye ainsi d'obtenir des permis de prospection dans la Sarthe pour y trouver de l'or, du cuivre ou de l'argent. L'idée n'est pas de construire des mines gigantesques, mais de petites structures rentables. « Ca paraît logique, plus le prix de l'or est élevé et plus il y a intérêt à rouvrir un vieux gisement », reconnaît Dimitri Meyer, spécialiste de l'or à la SPGP. « On peut faire de la production à petite échelle, presque artisanalement. Ce n'est pas le cas pour une mine de fer ou de charbon. »

Malgré tout, ouvrir une mine, évaluer ses ressources, cela peut prendre dix à quinze ans, pour un investissement de plusieurs dizaines, voire centaines de millions de dollars (150 millions de dollars par exemple pour Eldorado Gold en Grèce). « Oui je pense que cela a du sens, mais ça va prendre du temps et des capitaux. Cela dépend des mines et des techniques que l'on peut utiliser, estime Dough Groh, gérant de Tocqueville Gold.Globalement, les coûts de production dans une mine d'or sont de 420 dollars l'once et il faut rajouter des coûts de structure pour environ 800 dollars l'once. Sans oublier les frais généraux et les coûts supplémentaires pour acheter des camions, refaire les routes, etc. pour 300 dollars l'once. Enfin si vous êtes rentables, il faut rajouter les taxes et royalties. Au bout du compte, ça pourrait vous coûter 1.900 dollars l'once. » C'est justement le plus haut atteint l'an dernier par le métal jaune.

P. F., Les Echos

Par Les Echos | 27/11

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Pologne - La mine de Wieliczka met son grain de sel touristique

Publié le par REVEL Stephane

l y a de ces expériences de voyage qui restent à jamais gravées dans la mémoire. La visite de la mine de sel de Wieliczka, située à une dizaine de kilomètres au sud-est de Cracovie, en Pologne, est de celles-là. Spectaculaire ! Exploitée depuis le XIIIe siècle, ouverte au public depuis le XVIIIe siècle et inscrite au Patrimoine de l’UNESCO depuis 1978, on y récolte toujours le sel… Sauf que le tourisme a pris le pas sur la production de la matière première jadis d’une grande valeur au pays.


Durant 400 siècles, les mineurs n’extrayaient de la mi ne de Wieliczka que le sel gemme. Puis, un beau jour, ces ouvriers de père en fils sont devenus des artistes, créant dans les entrailles de la mine profonde de 327 mètres un monde souterrain fabuleux, entièrement sculpté dans le sel.


« Comme le travail dans la mine était dangereux, les ouvriers avaient l’habitude de se rassembler afin de prier pour leur sécurité, explique le guide Maciej. Ainsi a pris forme chez les mineurs l’idée de sculpter dans le sel une chapelle où serait célébrée une messe au quotidien. »


L’église de style baroque bâtie entre 1690 et 1710 fut dédiée à saint Antoine, protecteur des mineurs de fond et des objets perdus. La chapelle Saint-Antoine, à 63,8 mètres de profondeur, est le plus ancien sanctuaire souterrain protégé de Wieliczka. On y célébra la première messe en 1698.


Neuf chantiers


La mine de sel de Wieliczka occupe neuf chantiers (ou niveaux) situés entre 64 et 327 mètres de profondeur et compte 300 kilomètres de galeries, de salles, de couloirs et de lacs souterrains. L’itinéraire touristique mène du niveau 1, à 64 mètres de profondeur, jusqu’au niveau 3, à 135 mètres, où sont sculptés des autels, des statues, des bas-reliefs et des figurines qui racontent l’histoire de la mine, célèbrent ses légendes et rendent un hommage patriotique à la Pologne.


L’accès dans les entrailles de la mine se fait à pied, par une série d’escaliers (378 marches) étroits, à l’éclairage tamisé. Claustrophobes, s’abstenir ! La visite, d’une durée de deux heures, débute au puits Daniłowicz — du nom du gérant de la mine entre 1635 et 1640 — et se termine dans la chambre Russegger où nichent le Musée des mines de sel de Cracovie, un bar et un restaurant. Au total : 20 salles qui racontent l’histoire de la mine et celle de la Pologne. Une randonnée souterraine de 2,5 kilomètres, à une température de 14 °C, été comme hiver.


Parmi les points forts : la chambre Janowice où six statues grandeur nature racontent la légende de la patronne des mineurs, la reine Kinga (Cunégonde) et l’histoire de la découverte du sel gemme en Pologne ; la chambre Casimir le Grand, roi de Pologne de 1333 à 1370, qui aurait défini les conditions de fonctionnement de la mine de sel et reconnu aux mineurs des droits sur le sel extrait de la mine ; la traverse et l’accrochage du puits Kunegunda, où des figurines et des nains représentent d’anciens mineurs, dont un broyeur, un porteur, un hercheur et un charpentier.


Mais de ce monde souterrain tout en sel, c’est la chapelle Sainte-Kinga, à 101,4 mètres de profondeur, qui est la plus stupéfiante. Longue de 54 mètres, large de 15 à 18 mètres et haute de 12 mètres, elle a été fondée en 1896 dans un endroit formé après l’extraction d’un énorme bloc de sel vert. La riche décoration a été complétée sur 70 ans (jusqu’en 1963).


Les pavés du sol sont faits de sel taillé et les somptueux lustres sont décorés de cristaux de sel. Deux messes par année y sont célébrées : celles du 24 juillet (jour de la Sainte-Kinga) et du 24 décembre (messe de minuit).


À 200 mètres sous terre se trouve aussi un sanatorium. La pureté de l’air et sa haute teneur en oligo-éléments forment un microclimat permettant le traitement efficace des affectations respiratoires et cutanées. C’est la plus ancienne mine de sel d’Europe encore exploitée à ce jour.


Le retour se fait dans un ascenseur rustique, à une vitesse de quatre mètres à la seconde.

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épinac. Petite chronique de la mine.

Publié le par REVEL Stephane

Quand on extrayait les schistes

L’extraction des schistes bitumineux des Télots est indissociable de la vie des mineurs épinacois, dont nombre d’entre-eux ont été appelés à y travailler.

Extrait du témoignage de Lucille Auger-Nouveau, dont le père a travaillé dans les schistes :

« Mon père, qui était prisonnier, a travaillé aux schistes bitumineux pendant la guerre. Il avait travaillé un moment en Haute Silésie, en Pologne, à l’élaboration de voies de chemins de fer. Les Allemands étaient d’accord pour faire revenir en France des prisonniers où ils avaient besoin de mineurs. Les Télots étaient un lieu stratégique pour les Allemands. Mon père y est resté après la guerre jusqu’à la fermeture.

Mon père est rentré, il a dit : « Oui, les Télots ferment mais moi je suis reclassé. » Il y avait une équipe qui était reclassée après qu’ils aient passé des tests avec des exercices de maths, de physique, de logique, de compréhension, de lecture de textes… C’était des Américains qui chaperonnaient tout ça. Donc mon père avait été bon pour les tests pour travailler à la carbochimie à Carling, à côté de Saint-Avold. Après réflexion, il a dit « non », parce qu’il avait fait la guerre et qu’il était dans les avant-postes là-bas, en Moselle, il ne voulait pas retourner travailler chez l’ennemi.

Il a fait toutes les petites usines du coin, en mobylette, pour chercher du travail. Les patrons téléphonaient ou allaient aux Télots pour demander des renseignements. On leur répondait « M. Nouveau Pierre a été admis à aller à Carling, on attend qu’il signe pour partir, il a du travail. Point »… C’était comme ça. Mon père avait les compétences pour aller à Carling, une usine construite par les Américains. Il y avait des ingénieurs et ils avaient besoin d’ouvriers pour construire les distillateurs… Mon père est parti, avec lui il y avait le Jean Genty, le Raymond Mallard et quelques autres… Ils sont partis à Mazingarbe, première usine de carbochimie en France, où ils sont restés de 1957 à 1958. Ils avaient cours la journée, et le soir ils avaient des devoirs. Ils passaient des tests, étaient notés.

Quand la carbochimie de Carling a été en marche, ils ont fermé Mazingarbe. Quand ils ont construit l’usine de Carling, mon père était chef d’équipe… Il travaillait avec des Polonais, Russes blancs, Italiens qui étaient maçons. Après, quand l’usine a été mise en service, mon père a travaillé avec des Lorrains, ceux qui étaient partis aux écoles à Metz ou ailleurs, et qui étaient devenus chimistes. Ils travaillaient « entre Français, entre régions de France », disait-il. Les étrangers, eux, travaillaient surtout au fond de la mine.

Mon père était à la distillerie. Il était programmeur : il surveillait les différents produits, les bases pour qu’elles soient toujours égales… La carbochimie, c’était un grand ensemble à Carling qui se servait du charbon qui était extrait à Freming, Petite-Rosselle, Forbach… tout cet angle-là ! »

 

le 11/11/2012 à 05:00 par Chantal Pitelet (CLP) avec Évelyne Gaudin

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A la recherche de métaux précieux en Mayenne…

Publié le par REVEL Stephane

Une société sollicite un permis de recherche minière autour d'une ancienne mine d'or à cheval sur la Sarthe et la Mayenne. Voutré et Torcé-Viviers sont concernées.
Entretien

Après trente ans d'oubli, la recherche minière refait surface. Pourquoi ?

L'arrivée de la Chine sur le marché justifie de nouvelles recherches partout dans le monde avec de nouvelles données de teneurs. Par ailleurs, si depuis environ 30 ans, la France a tout stoppé, le monde a continué d'évoluer sur le plan technique et sur le plan financier. Ouvrir une exploitation de mine, c'est répondre à un besoin de métaux et à un redéveloppement des secteurs industriels français.

L'exploration porterait sur quels minerais ?

La demande est faite pour cinq ans, renouvelable. Elle porte sur le cuivre, le zinc, le plomb, l'or, l'argent et les substances associés à ces minéralisations principales, comme le germanium avec le zinc par exemple.

Comment se ferait-elle ?

D'abord, l'exploration des roches en surface puis des sondages avec des sondeuses de petits diamètres sur plusieurs centaines de mètres de profondeur.

L'ouverture d'une mine dépend de quels paramètres ?

De l'endroit où se trouve la concentration minérale ayant une teneur suffisante et un tonnage suffisant pour être économiquement exploitable, et de la nature du minerai. Puis, vient la réalisation d'une analyse socio-économique, pour présenter un dossier aux exploitants, et financiers susceptibles d'exploiter le gisement un jour.

Si tout se passe bien, à quand l'extraction des premiers minerais ?

On peut supposer arriver à des résultats, d'ici 5 à 10 ans. S'ils s'avèrent négatifs, ils entraîneront l'arrêt du programme. Dans le cas contraire, une exploitation pourrait suivre rapidement mais elle sera précédée d'un dossier décrivant le projet et une étude d'impact en fonction du projet industriel, lui-même très dépendant du gisement que l'on ne connaît pas encore...

La mine est souvent synonyme d'impacts négatifs sur l'environnement. Ne craignez-vous pas l'opposition d'associations ? D'élus ?

Toute activité humaine a un impact que l'on se doit de limiter au maximum. L'exploitation par mine souterraine profonde va d'ailleurs dans ce sens. Variscan Mines s'appuie sur les concepts de mine propre, des concepts qui commencent à émerger ailleurs dans le monde. Nous verrons si c'est possible en France ou si les gens ne le souhaitent pas.

Ouest-France  

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Lucien Burguet est l’un des derniers mineurs encore vivants du bassin houiller creusois

Publié le par REVEL Stephane

Lucien Burguet habite à Lavaveix-les-Mines. C’est l’un des derniers mineurs vivants a avoir extrait le charbon du bassin houiller de la commune.

Né en 1929, Lucien Burguet est descendu à la mine pour la première fois en 1946 à l'âge de 16 ans, suivant les pas de son père et de son grand-père. Pour lui l'extraction du charbon est une histoire de famille : la sienne, quelques années après 1777 – lorsque les premiers morceaux de charbon furent extraits – a contribué à façonner Lavaveix-les-Mines, ville champignon construite par les mineurs au fur et à mesure que le sous-sol gagnait en profondeur. L'école, la chapelle, les maisons : tout est né de l'exploitation des gisements.

Travailler dur…
pour les actionnaires

Lucien travaillait à Courbarioux, à cinq kilomètres de Lavaveix. Ils étaient 200 chaque jour à creuser afin de sortir la houille. « A l'entrée, nous récupérions nos outils, ensuite nous descendions à plus de 200 mètres de profondeur, grâce à un ascenseur », explique Lucien.

Ils se relayaient, tantôt en tant que piqueur, abattant le plus de minerai possible, tantôt pour peller le charbon dans les bennes, une tâche un peu moins éprouvante. Il fallait aussi assurer le boisage des galeries, c'est-à-dire les soutenir à l'aide de planches afin de prévenir les éboulements. Enfin, ils devaient surveiller le grisou qui, à la moindre étincelle, pouvait exploser. Le travail était dur mais la solidarité régnait : « Les piqueurs travaillaient souvent accroupis, à genoux, voire à plat ventre, continue-t-il. Nous mangions sur place, quand on avait le temps, et on travaillait parfois la nuit, nous faisions, deux journées en une ! Mais jamais plus je n'ai revu pareille solidarité. On partageait notre morceau de pain avec celui qui n'en avait pas, on se respectait. Beaucoup ont contracté la silicose, une maladie pulmonaire, alors nous aidions les anciens au jardin ou pour chercher de l'eau. Ça ne se commandait pas, c'était naturel », se souvient-t-il. Les mineurs étaient payés au nombre de bennes sortant du chantier : elles faisaient 700 litres, ils pouvaient en remplir jusqu'à vingt par jour à deux ! D'autant que les mines appartenaient à des actionnaires privés. S'il n'y avait pas assez de rendement, les ouvriers avaient une amende, et à terme se faisaient renvoyer : « Ça ne changeait pas d'aujourd'hui, leur but était de s'enrichir » explique Lucien.

« Lavaveix existe grâce aux mines. Mais aujourd'hui il ne reste
plus rien »

Lucien est resté à la mine de Courbarioux jusqu'à sa fermeture : « Dès 1945, on nous a demandé de reconstruire la France, mais quelques années plus tard ils nous ont poignardés dans le dos : la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) en 1953 a marqué un tournant. À partir de ce moment-là, les mines ont commencé à fermer, le charbon venant de l'étranger. Nous avons fait un mois et demi de grève, en vain : en 1963, Courbarioux fermait. J'ai ensuite travaillé trois ans à la mine de Lavaveix, avant de rejoindre Guéret pour travailler dans le bâtiment. Le Bassin de Lavaveix fut fermé en mars 1969 ».

Si, malgré la rudesse du travail, Lucien garde un bon souvenir de la mine, il ne sait toutefois cacher sa déception d'avoir vu ces vestiges disparaitre : « Lavaveix existe grâce aux mines. Mais aujourd'hui, il ne reste plus rien, tout le patrimoine a été perdu et démoli, les puits remblayés. À tel point qu'une fois Courbarioux fermée, les 200 lampes utilisées par les mineurs avaient disparues ! Ils auraient pu préserver cette richesse et faire un musée », conclut-il, nostalgique.

Jérémy Lacombe

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Le Carreau Rodolphe - A la Rencontre du Patrimoine Minier

Publié le par REVEL Stephane

À l'occasion des journées européennes du patrimoine 2012, le Groupe Rodolphe a accueilli plus de 1600 visiteurs sur le site du carreau Rodolphe. Les groupes conduits par d'anciens mineurs ont pu retracer le parcours du mineur et celui du minerai.
Pendant la visite, le public a pu découvrir les machines d'extraction et les chevalements, la lampisterie de Rodolphe 1 et la reconstitution d'un vestiaire, les machines de traçage de galeries, les machines de production, une importante exposition d'objets ainsi qu'une très belle exposition sur la cité minière de Bollwiller

 

Publiée le 26 oct. 2012 par Le Furet Mulhousien

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Albi. André, 81 ans, et 10 km à pied tous les jours

Publié le par REVEL Stephane

«La marche c'est ma drogue !» A 81 ans, André Molinier affiche une forme épatante. Il ne se passe pas un jour sans qu'il avale des km de bitume d'un bon pas : «On m'a trouvé du diabète en 1995. Mon docteur m'a préconisé 3/4 d'heure de marche rapide. J'en fais une ou deux par jour, 10 km au moins. L'été je pars à la fraîche ; lever 6h.»

André est né le 16 août 1931 à Albi et savoure depuis 31 ans une retraite de mineur de fond bien méritée.

L'école ? il était fâché avec. Il est rentré à la mine en 1947, à 16 ans à Cagnac. Le travail était dur : «Dans certaines galeries on travaillait à poil, on ne supportait aucun vêtement avec la chaleur et la poussière. Dans d'autres on travaillait dans l'eau à cause des infiltrations.» André parle de

«bons moments» et de pénibles aussi, «quand après un éboulement il fallait sortir les camarades.» Hormis la marche et acheter le pain, une autre tâche quotidienne incombe à ce discret et dynamique retraité : ouvrir le foyer des mineurs retraités du Breuil, au bout de sa rue, au 39 avenue du Breuil. Club qu'il préside depuis 4 ans, ouvert à tous, mineurs ou non : «Si on n'acceptait que les mineurs, on aurait fermé depuis longtemps ! Nous ne sommes qu'une quinzaine sur les 75 adhérents, on se raréfie.» Comme dans un club des aînés, on y joue au rami et à la belote, «on fait des goûters, on offre le café et on organise un repas par an. C'est convivial, les veuves s'y retrouvent.»

Un club né en 1991

Les seuls interdits, et là-dessus André est intraitable : «Fumer et parler politique ou religion !» L'octogénaire est attaché à ce club né en 1991 : «En 2004, on s'est battu pour le garder. Les Houillères qui étaient propriétaires ont vendu à Néolia ; nous voulions rester. J'ai plaidé notre cause auprès de Néolia et de la mairie, car nous faisions du social. La ville nous proposait un créneau à la maison de quartier ; ce n'était pas suffisant, car on ouvre du lundi au samedi, de 13h30 à 18h30 toute l'année. Finalement on est resté.» André et son épouse Raymonde se plaisent au Breuil. Le seul bémol : la circulation qui s'est intensifiée depuis la fermeture du PN 123. «Sinon, ici on est à la campagne tout en étant en ville. Que vouloir de plus ?»

 

Publié le 25/10/2012 La Depeche

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La France souhaite rouvrir des mines... mais pas comme au XIXe siècle

Publié le par REVEL Stephane

Il faut "donner une nouvelle ambition à la France, celle de redevenir un pays dans lequel on peut exploiter des mines, comme le font de nombreux pays européens", a déclaré mardi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. - THOMAS SAMSON

Le gouvernement souhaite que la France redevienne un pays minier pour sécuriser ses approvisionnements en métaux stratégiques, assurant qu'il s'agit d'exploiter des mines "propres", bien loin des mines de charbon décrites par Emile Zola.
Il faut "donner une nouvelle ambition à la France, celle de redevenir un pays dans lequel on peut exploiter des mines, comme le font de nombreux pays européens", a déclaré mardi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

Le ministre n'entend pas rouvrir les mines de Lorraine avec leurs "gueules noires" mais plutôt des mines de métaux de base ou stratégiques (cuivre, plomb, zinc, étain, Tungstène, antimoine ou encore Germanium) et autres terres rares, très utilisées dans l'électronique.

Il entend ainsi s'attaquer à l'un des grands chantiers affichés par le ministère, à savoir, "la souveraineté de la Nation sur les matières premières".

Il faudra, dans un premier temps, faire un inventaire précis des ressources contenues dans le sous-sol français. Le dernier en date, mené il y a environ trente ans par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), un établissement public à caractère industriel, ne concernant en effet qu'une partie du territoire français et se limitant à certains métaux de base (cuivre, plomb, zinc).

Le BRGM procède aujourd'hui au retraitement de ces données, pour déduire l'éventuelle présence d'autres métaux, plus stratégiques. Mais il faudra cependant faire de nouvelles collectes.

Rouvrir des mines nécessitera en outre de démontrer qu'exploiter une mine n'est pas nécessairement un processus destructeur des paysages et des écosystèmes et que son impact social peut être positif.

Pour se faire, M. Montebourg compte sur la réforme du Code minier, qui devra "à la fois tenir compte des problèmes d'acceptabilité sociale et en même temps rendre effective la possibilité de l'exploitation minière".

 

Respect de l'environnement 

 

Il mise également sur la construction d'un "démonstrateur de mine", une installation témoin destiné à démontrer la faisabilité de l'exploitation de mines respectueuse de l'environnement.

"L'idée serait de rassembler les parties prenantes (...) pour définir une sorte de cahier des charges de ce que serait une mine acceptable en France aujourd'hui", souligne Jean-Claude Guillaneau, directeur des géoressources au BRGM, favorable à ce projet.

Ce cahier pourrait s'inspirer des mines ouvertes récemment en Irlande, en Grande-Bretagne et dans les pays d'Europe du nord, explique-t-il.

"On peut démontrer aujourd'hui que l'exploitation minière n'est pas à l'image de celle qu'a colportée la première Révolution industrielle dans notre imaginaire, mais est une forme de technologie moderne, nouvelle, à taille humaine", estime Arnaud Montebourg.

"Il ne faut pas imaginer les mines de charbon ou de fer (...). Ca va être quelques dizaines, quelques centaines d'emplois pour des activités hautement mécanisées et très automatisées", renchérit M. Guillaneau, évoquant des "PME", plutôt que "des grandes mines à ciel ouvert".

La France métropolitaine compte seulement deux mines de bauxite, une de fluorine, une de schiste bitumineux et quelques-unes de sel.

Mais plusieurs titres miniers d'exploration pour des métaux sont en cours d'instruction au ministère de l'Ecologie, dont cinq déposés par la société Variscan Mines pour des métaux de base et métaux associés.

Son président, Jack Testard, est lui aussi très favorable à un démonstrateur. "On veut faire la démonstration qu'on peut faire une mine propre", insiste-t-il.

Le processus menant à l'ouverture de mines s'étale en général sur au moins 10 à 15 ans, pour un investissement de plusieurs centaines de millions d'euros.

AFP

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Les aînés ruraux ont plongé au fond de la mine lors d'une escapade à Alès

Publié le par REVEL Stephane

es aînés ruraux du Truc de Grèzes et de la Boulaine, auxquels s'étaient joints des amis de communes voisines, ont effectué, le jeudi 4 octobre, la visite du musée de la mine d'Alès.

Partis tôt de Marvejols, les participants n'eurent pas toujours envie d'admirer les routes cévenoles qui, bien que très touristiques, n'ont pas manqué de soulever les estomacs chez quelques passagers du bus. Cependant, tout s'est déroulé sans problème, Paul Castanier, président départemental, ayant tenu l'auditoire en éveil en présentant l'histoire des Cévennes et des Cévenols, qui vécurent des années difficiles lors de divers conflits religieux.

L'arrivée à Alès permit de ranimer l'ardeur des aînés qui, après avoir assisté à une présentation vidéo de l'histoire du charbon, casque sur la tête, et sous la conduite de guides compétents, firent la visite de la mine qui servit jusqu'en 1968 de mine école pour les apprentis mineurs. Les très difficiles conditions de travail décrites ont profondément marqué le groupe. Cette mine représente un ouvrage minier authentique, répondant à toutes les règles et normes régissant la profession. Sur 650 m, les galeries visitables sont équipées de matériels correspondant à quatre grandes étapes de l'évolution des techniques et des technologies minières de 1880 à 1960. Le site abrite des galeries d'exploitation contemporaines de la Révolution française, témoignage de l'histoire minière du bassin des Cévennes.

Pour oublier un peu que le travail inhumain conduisait les mineurs, bien souvent, à une espérance de vie limitée par la silicose, le groupe se dirigea vers le restaurant du col de Pendedis par une voie qui permit d'apprécier les talents du chauffeur du bus. Il reçut un accueil très chaleureux du patron qui présenta le village et ses particularités administratives, avant de commenter une visite panoramique de la région au moment du départ. Le repas fut du niveau de l'excellent accueil du patron, bon et très copieux.

Après une petite promenade sous les châtaigniers couverts de bogues, les convives furent appelés à déguster les châtaignes grillées. L'heure avançant, le moment du départ avait sonné, et c'est à 19 h 30 que les aînés retrouvèrent Marvejols, après une excellente journée.

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