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VACANCES La Mine Témoin d’Alès vous propose de pénétrer dans l’univers minier !

Publié le par REVEL Stephane

Durant les vacances scolaires de Pâques, l’équipe de la Mine Témoin accueille les visteurs tous les jours pour une découverte ou une redécouverte de l’univers impressionnant des « gueules noires ».

Cette visite commentée invite chacun à entrer dans le monde souterrain de la mine par la « cage » et à parcourir 700 mètres de galeries au cours desquels les guides offrent une rétrospective saisissante de l’histoire minière de 1880 à nos jours qui plonge petits et grands dans le quotidien des mineurs d’autrefois.

Du 20 avril au 05 mai 2013 inclus, la Mine Témoin d’Alès propose un web-pass téléchargeable sur son site Internet www.mine-temoin.fr. Ce pass à présenter à l’accueil de la Mine Témoin donne droit à un tarif réduit (6€ pour les adultes au lieu de 8€ et 3 € pour les enfants au lieu de 5€) tous les jours, WE, vacances scolaires et jours fériés compris.

Profitez du printemps et des vacances de Pâques pour pénétrer dans l’univers minier !!

Renseignements : Mine Témoin d’Alès Chemin de la Cité Ste Marie / Rochebelle – 30100 Alès
Tél. : 04 66 30 45 15 – Fax. : 04 66 61 58 26 / contact@mine-temoin.fr / www.mine-temoin.fr

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Le Bois du Cazier et Blegny-Mine ajoutés au patrimoine exceptionnel de la Wallonie

Publié le par REVEL Stephane

Les anciens sites miniers du Bois du Cazier (Hainaut) et de Blégny-Mine (Liège) ont été ajoutés à la nouvelle liste du patrimoine exceptionnel de la Wallonie, approuvée jeudi par le ministre Carlo Di Antonio sur avis de la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles.
L'actualisation triennale de cette liste de près de 4.000 biens classés comporte ainsi 194 monuments, sites, sites archéologiques ou ensembles architecturaux. Aux côtés, du Bois du Cazier à Marcinelle et de Blégny-Mine à Blégny, l'Eglise Saint-Antoine l'Ermite-et-Appoline à Pépinster, "exemple remarquablement homogène, complet et significatif de l'art religieux néogothique", a été ajoutée sur la liste du Patrimoine exceptionnel de la Wallonie. Le Grand-Hornu et Bois-du-Luc connaissent une extension de leur inscription, le premier comme ensemble architectural pour ce qui concerne la cité ouvrière et comme site pour les espaces environnants, le second comme site pour ce qui concerne les terrils Saint-Emmanuel et Saint-Patrice. "Les sites miniers majeurs de Wallonie figurent sur la liste du patrimoine mondial depuis le 1er juillet 2012 et l'UNESCO recommande que ces biens bénéficient du plus haut degré de protection accordé dans leur pays", rappelle le ministre Di Antonio (cdH) dans un communiqué. L'Ancienne abbaye d'Aulne (région thudienne), aujourd'hui reconnue comme site, l'est aussi comme monument pour ses ruines médiévales. Cet ensemble remarquable est en cours d'acquisition par la Région wallonne en vue d'assurer son sauvetage. La liste complète du Patrimoine exceptionnel de Wallonie est consultable à l'adresse http://dgo4.spw.wallonie.be/DGATLP/DGATLP/Pages/Patrimoine/Pages/Directions/Protection/patrimoine_exceptionnel.asp (Belga)

Belga | 18 Avril 2013

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ST FELIX DE PALLIÈRES Attention terrain miné !

Publié le par REVEL Stephane

Neuf mois après l’envoi d’un courrier fleuve auprès du Préfet du Gard puis des ministres pour s’inquiéter de l’impasse sanitaire et administrative dans laquelle barbote sa commune et certains de ses habitants (voir ici), le maire de St Félix de Pallières a obtenu la mise en place d’une première table ronde en Préfecture le 10 avril dernier.

Si personne aujourd’hui ne peut dire qu’il n’est pas au courant, la situation à St Félix ayant fait l’objet de nombreux reportages nationaux dans Le Nouvel Obs et Libération avant que les chaines TV ne s’en emparent, il manque toujours une pièce essentielle au dossier. En effet aucune analyse officielle  permettant de mesurer le degré de pollution du site n’a encore été rendue publique.  Or l’exploitation de la mine a été abandonnée dans les années 70 et les terrains revendus à des particuliers dont certains habitent sur le site et y organisent des manifestations de masse.

Le maire Gérard Rossignol a dans un premier temps posé des questions sur sa responsabilité en cas d’accidents survenant lors d’une manifestation. Il a déjà pris dans le passé un arrêté interdisant l’accès du chemin à certaines dates, ce qui lui a valu de perdre 1200€ au tribunal administratif sous prétexte que le risque d’incendie ne pouvait être prioritaire par rapport à l’exploitation (également agricole) des lieux.

Dans un si petit village isolé, on pourrait penser à de simples rivalités entre générations et modes de vie.  Le maire s’en défend en insistant sur le fait “que la manière dont les jeunes ont choisi d’habiter le site, en habitat précaire, fait partie de phénomènes de société nouveaux dont il faudra tenir compte”.  Tout le monde dans le conseil municipal n’est pas forcément aussi tolérant dans la forme, même si d’autres soutiennent ouvertement les associations qui œuvrent sur le site.

Mais voilà ! Les temps changent pour tout le monde et la vague écologique aidant, le risque sanitaire (s’il est prouvé) ne peut plus laisser indifférents les habitants des lieux eux-mêmes qui avouent avoir été piégés lors de l’achat de leur terrain. Une nouvelle association vient d’être créée dans le village en vue de faciliter d’éventuels dépistages sur les habitants du site minier. Retour à la case départ donc. “J’ai toujours dit que les mines s’en sortaient bien dans cette affaire. Ils s’en sont mis plein les poches, il est vrai en fournissant du travail au gens du coin, et puis ils sont partis en dépolluant selon les normes en vigueur en 1972!” explique le maire. “En tant que maire je n’ai affaire qu’à l’Etat. Je veux savoir s’il y a vraiment danger pour la vie humaine et j’irai jusqu’au bout  pour obtenir des réponses”. Après ? “J’ai peur que les réponses soient très juridiques”… poursuit-il, “pourtant il doit y avoir des solutions : Les communes de St Sébastien d’Aigrefeuille ou St Laurent le Minier tentent bien des expériences à l’aide de  plantes qui récupèrent les  métaux lourds, je crois”.

Raphaël MOTTE

raphael.motte@objectifgard.com

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Chronique de la mine : être chef à la centrale électrique

Publié le par REVEL Stephane

Avant-dernière de la série, la petite chronique de la mine livre ce dimanche le témoignage de Roger Lenet, né en 1922, qui se souvient du parcours de son beau-père qui était responsable de la centrale électrique.

« Mon beau-père était responsable de la centrale électrique. Il était de Ressille, il travaillait à la mine mais il n’a jamais voulu descendre au fond. Il était au jour. Et puis, il est parti à la guerre. Quand il est revenu, il s’est dit : « Je ne vais pas continuer à la mine d’Épinac, moi, j’ai point d’avenir ici ». C’était un type intelligent, il avait 11 ans quand il a quitté l’école avec son certificat d’études et après, il a été placé en « champs les vaches » à Morlet. Il ne voulait pas continuer cette vie-là. Il avait assez de “bagages”. Alors, il avait fait une demande aux Chemins de fer.

Et les Chemins de Fer, quand ils ont vu ça, son écriture, la façon qu’il avait de s’exprimer, ils ont dit : « C’est pas n’importe qui, çà ». Alors, ils ont téléphoné au directeur de la mine à Épinac et ils ont dit : « Qui c’est ce Thomas qui veut venir chez nous ? ». Alors le directeur a dit : « Ben, c’est untel ». « Bon, eh bien, c’est bon ! ». Alors le directeur de la mine, qui était Destival à cette époque-là, a convoqué un jour mon beau-père, il lui a dit : « Thomas, vous voulez quitter Épinac ? » Mon beau-père lui a répondu : « Oui, j’ai pas d’avenir ici, moi ! ».

Destival lui a dit : « Je vais vous en donner. Vous voulez du boulot ? Je vais vous en donner. Je vais vous mettre responsable de la centrale électrique ». Alors, mon beau-père il a dit : « Eh bien si c’est comme ça… ».

Il avait 80 gars sous lui. Il s’occupait des chaufferies, de l’entretien, un peu de tout… La centrale, elle alimentait tous les pays aux alentours : Couches, tout ça… Il était responsable de l’entretien des machines. Il commandait ! Fallait faire les postes parce que la chaufferie ne s’arrêtait jamais. Il y avait trois postes, les trois huit qu’il disait. Il fallait donner les journées de congés, tout ça. Alors c’était un casse-tête quand même ! »

le 14/04/2013 à 05:00 par Chantal Pitelet (CLP) avec Évelyne Gaudin et la CCVD

Le journal de Saone et Loire

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Sarthe. Mines de Conlie-Sillé : mieux informés, toujours pas convaincus

Publié le par REVEL Stephane

La demande de permis de recherches suscite toujours autant de méfiance des habitants et des élus, « échaudés » par l’expérience de la mine de Rouez. Même si Variscan fait des promesses.

Salle comble mercredi soir à Sillé-le-Guillaume, preuve qu’ici, le dossier « de la mine » continue d’interroger. Très attendue, la réunion publique calée par la députée de la circonscription Françoise Dubois, dans un souci de « transparence », si elle n’a pas mis tout le monde d’accord, aura au moins eu le mérite de préciser le projet.

« Nous ferons les choses proprement »

Et des précisions, beaucoup en demandent, après la décision d’Arnaud Montebourg de lancer fin mars une deuxième consultation publique qui prend fin le 18 avril. Tant du côté des deux associations de sauvegarde de l’environnement que de celui des élus et des habitants concernés - 17 communes dont 2 en Mayenne -  en majorité exploitants agricoles. 

Du projet, Rémi Galin, qui conduit le dossier au ministère du redressement productif, en a expliqué les enjeux : l’évolution des technologies (high-tech, satellites, télécoms) nécessite des besoins en métaux dont l’essentiel des gisements se trouve en dehors des frontières européennes, raison pour laquelle la France entend devenir un des acteurs du « renouveau minier ».  

Variscan, qui a déposé, outre celui dit de « Tennie », trois autres permis exclusifs de recherches (PER) dans l’Ouest, assure qu’il fera « propre ». « Pas question de reproduire les mines du passé », affirme son directeur général Michel Bonnemaison. « Rien à voir avec la petite opération artisanale de Rouez. Techniques désormais maîtrisées, traitements en fond de mine, pas de déchets remontés en surface, et risques quasiment nuls pour les nappes phréatiques. »

 Sans oublier les emplois potentiels : « Au bas mot 300… si bien sûr on passe à la phase de l’exploitation. » Car Variscan précise que les risques de ne rien trouver sont réels. « C’est la même chose quand on cherche du pétrole. »

Un potentiel inexploré

Rouez, justement, suscite beaucoup de questions sur l’utilité de fouiller de nouveau le sous-sol dont on pensait qu’il avait rendu toutes ses richesses. « Parce qu’à l’époque les techniques ne permettaient que de chercher en surface, aujourd’hui on descend à plus de 500 mètres. »

Toujours est-il que ce n’est pas demain qu’on creusera des galeries sur les 205 km2 du « périmètre de Tennie ». Le permis de recherche, s’il est accordé par le ministère pour cinq ans, s’effectuera en plusieurs temps.

5 000 points de prélèvement seront effectués en surface à 1 mètre, puis 10 000 analyses, il y aura aussi des sondages sous la mine de Rouez, et des opérations de détection par avion, par ondes électromagnétiques.

Ce qui prendra trois ans, au terme desquels sera prise la décision de continuer ou non. Si c’est oui, deux nouvelles années seront nécessaires pour effectuer des tests, avant une demande d’exploitation cette fois. Ce seul volet « recherche » aura coûté 11 millions d’euros.

Philippe LAVERGNE

vendredi 12 avril 2013
Lemaine libre.fr

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Thatcher: les mineurs ne lui ont rien pardonné

Publié le par REVEL Stephane

FP - Il suffit de mentionner le décès de Margaret Thatcher dans un "working men's club", ces cercles fréquentés par les anciens mineurs du nord de l'Angleterre, pour réveiller les passions et souvent les invectives.

Cela fait 28 ans que la "Dame de fer" a écrasé la grande grève des mineurs, un des plus importants conflits sociaux qu'ait connus la Grande-Bretagne.

Mais à Armthorpe, dans le Yorkshire, comme dans beaucoup d'autres villages, la rancoeur est tenace.

"Bon débarras", s'exclame un ancien mineur au fond de la salle sombre du club local, où des hommes,visage buriné et mains tatouées, sont assis autour d'une bière.

Le portrait de l'ex-Premier ministre, décédée lundi à 87 ans, s'étale à la Une d'un journal qui traîne sur une table.

"On s'en servira comme papier toilette", lance un autre buveur, déclenchant une tempête de rires.

Des dizaines de milliers de mineurs avaient participé en 1984-1985 à cette grève, un des évènements marquants des années Thatcher.

La violence des affrontements entre les grévistes et la police, qui avaient dégénéré en véritables batailles rangées, avaient stupéfié l'opinion.

La locataire de Downing Street, qui voulait fermer des dizaines de puits déficitaires, s'est retrouvée engagée dans un véritable bras de fer avec Arthur Scargill, président à vie du syndicat des mineurs NUM rebaptisé "King Arthur" par ses troupes.

Ce conflit a également coûté la vie à plusieurs personnes, dont un chauffeur de taxi, assassiné au Pays de Galles pour avoir transporté un mineur non-gréviste jusqu'à un puits.

Les grévistes, "ennemis de l'intérieur" selon Margaret Thatcher, s'étaient retrouvés dans une situation désespérée après une année sans travail.

Et ils ont fini par perdre la partie: Margaret Thatcher les a acculés à la défaite en réussissant à approvisionner le pays en charbon.

Certains mineurs ont repris le chemin de la mine en pleurs.

Dans ses mémoires, l'inflexible "Dame de fer" écrira: les mineurs "avaient voulu défier les lois du pays et s'opposer aux lois de l'économie. Ils ont échoué".

Cette défaite, véritable coup de massue pour le très puissant NUM, a quasiment mis fin à l'extraction souterraine du charbon au Royaume-Uni: en 1984, la Grande-Bretagne avait 170 mines en activité, qui employaient 200.000 ouvriers. Il n'en reste aujourd'hui qu'une poignée, où travaillent environ 2.000 personnes.

Armthorpe a été une des victimes de cette hécatombe industrielle.

La grande roue du puits, installée le long de la route principale, est un des rares rappels de son passé minier.

Les anciens mineurs gardent un souvenir amer du moment où la police anti-émeutes a encerclé leur village et des affrontements qui ont suivi.

"Thatcher a détruit cet endroit", explique George Fletcher, 63 ans, ancien contremaître de la mine. "Mon père était mineur, mon grand-père aussi. Mais Thatcher n'aimait pas les ouvriers. Elle a transformé la vie de beaucoup de gens en enfer".

Derrière lui, un jeune homme arrache une photo de la "Dame de fer" d'un journal et la serre rageusement dans ses poings serrés.

Les mineurs sont fiers que le village soit resté si soudé pendant le conflit, développant une entraide à l'opposé de la vision individualiste de la Grande-Bretagne défendue par "Mrs T".

Le boulanger, se souviennent-ils avec gratitude, s'est notamment ruiné en servant les mineurs à crédit.

Mais aujourd'hui, l'humeur est sombre. Les ex-mineurs disent qu'il n'y a plus de travail depuis la fermeture de la mine en 1996.

"Les jeunes, ils n'ont rien à faire", explique George Kennedy, 55 ans, qui a travaillé dans la mine pendant 20 ans avant de perdre son emploi et qui souffre de problèmes respiratoires.

La fermeture des puits a "détruit le village", renchérit le gérant du club, Geoff Smith.

"C'est elle qui est responsable de tous les problèmes qu'on a eus depuis, la drogue, les bagarres", assure-t-il.

Il s'attend d'ailleurs à ce que les mineurs organisent une fête le jour des funérailles de Margaret Thatcher, mercredi prochain.

"S'ils en font une, je trinquerai avec eux", promet-il.

"Et si son corps est incinéré et qu'il n'y pas de charbon pour la crémation", "désolé, mais ce sera sa faute", ajoute-t-il avec un gloussement.

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Cet après-midi, le journal « Équettes », version 2013, présenté au public

Publié le par REVEL Stephane

Un partenariat entre la ville de Noeux-les-Mines, le musée de la Mine et l'association Noeux Mémoire va marquer l'année 2013 d'une pierre... noire ! Comme le charbon. Le 7 décembre, il prévoit d'inaugurer la réplique d'un chevalet. Aujourd'hui, à 16 h 30, au Cinémarilyn, une réunion publique présente l'édition 2013 du journal « Équettes ». Avis et commentaires sont attendus.

L'activité des fosses, les embauches, les résultats au CAP de mineur, les événements familiaux... Équettes a relaté tout cela !

Toute la vie du groupe de Béthune des Houillères du bassin du Nord - Pas-de-Calais, du 1er décembre 1950 à 1966. En cette année 2013, ce petit journal mensuel renaît de ses cendres puisqu'une nouvelle édition vient de sortir. « Ce journal comprend deux versions. La première, en papier, est actuellement en cours de distribution dans la ville ; elle comprend 8 pages. La seconde version, numérique donc disponible sur Internet, est plus longue », explique Guy Desbiens, administrateur de l'association Noeux Mémoire et concepteur graphique de ce journal. « Nous pensons qu'il serait intéressant de présenter Équettes afin de recueillir des avis, des commentaires... lors d'une réunion publique », ajoute-t-il. Celle-ci a lieu aujourd'hui.

La publication présente le projet « réplique du chevalet 13 », « un monument en forme de totem à la mémoire de la corporation minière », peut-on lire. « Plus qu'un hommage aux mineurs, un vrai trait d'union entre le passé et l'avenir », ajoute un membre de l'organisation. La piste de ski artificielle ou encore le lac Loisinord sont déjà des témoins de cette histoire industrielle qui a bouleversé la région. « Pourquoi en rajouter "une berline" par la construction symbolique du chevalet 13 ? », interroge un des auteurs de la publication. « En dehors de la nostalgie et du passéisme, tout simplement parce que la mémoire s'estompe, s'étiole », peut-on lire.

Réplique de chevalet

Le chevalet de la fosse 13 de Noeux, qui fut démonté en 1975, année de la fin de son exploitation, a connu une seconde vie à Roost-Warendin. « Sa réplique marquera l'entrée sud de Noeux-les-Mines, sur le rond-point de rencontre entre la déviation de la D 937 et le diffuseur, actuellement en construction, de l'A26 », rappelle-t-on. Les élèves de la section chaudronnerie industrielle du lycée professionnel noeuxois Albert réalisent cette réplique à l'échelle 1/10.

Après la distribution d'Équettes, les organisateurs annoncent le concours « La Bowette de la mémoire », qui recueille toutes formes d'expression écrite (poèmes, lettres, histoires...), et celui de dessins, intitulé « Mes crayons ont bonne mine ». Ces concours sont ouverts à tous. Des récompenses, comme un séjour à La Napoule ou encore à l'hôtel Régina de Berck, deux lieux de villégiatures des mineurs, sont à gagner. •  

Présentation du journal « Équettes », à 16 h 30, au Cinémarylin, avenue Guillon. chevalet13.free.fr

 

PAR DAVID CIERNIAK

bethune@info-artois.fr

La Voix du Nord

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Aubin. Le musée de la Mine rouvre ses portes

Publié le par REVEL Stephane

A l'issue d'une période hivernale où le musée de la Mine ouvre -uniquement- ses portes aux groupes sur réservations, sa réouverture au grand public est effective depuis ce mardi 2 avril.

«Les visites sont libres et gratuites pour les individuels, tandis que pour les groupes, la plongée au cœur de l'univers des mineurs du Bassin est guidée», explique Francis Mazars, le président des Amis du musée de la Mine Lucien Mazars.

Incollables sur les us et coutumes des «gueules noires», Virginie Barthélemy et Renée Bélières emmènent les visiteurs dans l'univers des mineurs. Pour un périple parmi les différentes salles bardées de collections originales, ou bien à la découverte des entrailles de la terre dans une galerie se terminant par la vision de films retraçant l'épopée de «l'or noir» dans le Bassin, «il faut compter environ 1 h 30 pour parcourir toute l'exposition», ajoute F. Mazars.

à l'orée de la campagne 2013, «nous avons bon espoir de réussir notre saison comme l'année dernière», présume le président, «les multiples réservations de groupes pour les semaines à venir laissent augurer d'une bonne fréquentation». Toujours en 2013, les Amis du musée réitéreront leur participation aux journées du Patrimoine puis à la fête des sciences à Rodez, en octobre. L'autre bonne nouvelle concerne la réédition de l'ouvrage «Terre de mine en images» publié en 2009 et dont les 1 500 exemplaires ont trouvé preneurs. En avril et mai, le musée est ouvert les mardis, jeudis et samedis, de 14 heures à 17 h 30.

La Dépêche du Midi

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La Mine bleue rouvre ses portes, dimanche, à Noyant-la-Gravoyère

Publié le par REVEL Stephane

C’est parti pour une nouvelle saison, sur le site touristique de la Mine bleue, à Noyant-la-Gravoyère. Et ça commence dès demain, dimanche. Au menu, une foultitude de nouveautés, surtout en surface.

Jeux monumentaux

La Mine Bleue ouvre ses portes ce dimanche, avec une modification importante : la possibilité d’accéder au site, en surface, pour 5,50 €. « Nous avions commencé l’année passée avec des jeux pour enfants, explique Florent Dauffy, le directeur, et ce fut très positif. »

Et de poursuivre : « Nous avons décidé de développer la surface, ce qui n’est pas en contradiction avec la vie du mineur. En effet, le fendeur qui travaillait toute la semaine, revenait souvent sur le site le dimanche, en famille, pour jouer au maillet ou au ferteau. »

Florent Dauffy souhaite que les visiteurs « s’approprient le site, investissent les jeux », qui seront répartis dans l’espace aménagé tout autour du restaurant. Des jeux « monumentaux », comme un Puissance 4 géant ou un jeu d’échec avec des figurines rappelant les mineurs.

 

Ouest France samedi 30 mars 2013

 

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La mine de Cerro Rico: voyage au cœur de l’enfer

Publié le par REVEL Stephane

Chaque jour, 6300 travailleurs meurent à cause de leur travail dans le monde. La mine d’argent de Cerro Rico, en Bolivie, a déjà fait des milliers de victimes, mais les hommes continuent à y travailler, dans des conditions inhumaines. Reportage dans les profondeurs de la « montagne qui mange les hommes », comme l’appellent les locaux.

« Aucun homme sur cette montagne ne veut que ses enfants viennent travailler ici », déclare Pablo Choque, alors qu'il se prépare pour son tour de travail en tant que foreur.

« La montagne qui mange les hommes »

Au-dessus de nous se dresse, à près de 4 800 mètres d’altitude, Cerro Rico – littéralement la « montagne riche » –  la plus grande mine d'argent jamais connue. Mais les locaux lui donnent un autre nom : « la montagne qui mange les hommes ».

À son apogée au 17ème siècle, des armées d'esclaves indigènes et africains sont morts ici, alors que le minerai qu’ils extrayaient contribuait à maintenir l’empire espagnol. Quatre siècles plus tard, des milliers d'hommes comme Pablo Choque continuent à risquer leur vie dans les entrailles du Cerro Rico, où ils cherchent les derniers gisements d'argent, de zinc et d'étain.

Pas de statistiques officielles sur la mortalité

Les mineurs déclarent rarement les accidents du travail au ministère, et il n'y a pas de statistiques complètes officielles sur la mortalité. Mais les récits sur les accidents mortels sont partout. Le journal local est une bonne source pour comprendre l'horreur : « Une détonation pulvérise le corps d’un mineur en morceaux » ; « Un mineur de 14 ans meurt après une chute de 60 mètres », pouvait-on lire dans deux récents titres.

Selon Felipe Calizaya, un professeur bolivien d’ingénierie minière à l'Université de l'Utah, il y a peu de doute que la montagne reste l’un des endroits les plus meurtriers dans le monde pour un mineur. « Les procédures de sécurité les plus simples n’existent pas à Cerro Rico », a-t-il déclaré à GlobalPost.

La silicose tue les mineurs avant leurs 40 ans

Alors que beaucoup meurent d’accidents, la première cause de mortalité provient de la silicose, une maladie pulmonaire causée par l'inhalation de particules de roche. Le décompte commence le jour où un mineur entre pour la première fois dans la montagne. La maladie tue la plupart des mineurs avant qu'ils n'atteignent 40 ans, affirme Felipe Calizaya.

Les problèmes respiratoires sont aggravés par des températures supérieures à 32°C à l'intérieur de la montagne. Les mineurs, lorsqu’ils ressortent trempés de sueur à la fin de leur tour, affrontent ensuite l’air froid des montagnes.

Le travail de Pablo Choque comme foreur est le plus périlleux. Le risque d'éboulements, de chutes de pierres, et d’être projeté en arrière lorsque la perceuse rencontre une roche dure est important.

 

Seuls les foreurs portent des masques, qui les empêchent de bien respirer

Mais le pire de tout, c'est la poussière qui provoque la silicose. « Vous ne pouvez pas voir votre main », raconte Pablo Choque, 33 ans. « Il faut porter un masque. Forer sans un masque, même pendant une minute, serait impossible, mais vous pouvez à peine respirer lorsque vous en portez un ».

Dans une mine moderne, cette poussière est en grande partie évitée par un flux continu d'eau dirigé dans la pointe du foret. Mais pas ici. Au lieu de cela, la poussière dérive vers le bas de la mine, où des concentrations plus faibles mais non moins mortelles sont respirées par les autres mineurs. Seuls les foreurs portent des masques.

Il n'existe pas non plus de détecteurs de gaz, d’études géologiques, d’ingénieurs des mines, ou toute autre tentative de réguler les tunnels, dont beaucoup font plus d'un kilomètre de long, et qui font ressembler Cerro Rico à un fromage suisse croulant, dont le sommet commence déjà à s'effondrer.

Les seules mesures de sécurité, relativement récentes, sont les casques à 10 dollars que les mineurs portent, et les tuyaux qui envoient périodiquement de l'air frais le long des passages principaux – mais pas dans les nombreux passages minuscules qui s’étendent comme des branches d'arbres, et où l'exploitation minière est aussi intense.

Les femmes ne sont pas autorisées ici. Les mineurs pensent qu'elles portent malheur.

Au cœur de la mine meurtrière

Nous entrons dans le Cerro Rico à travers une entaille étroite sur le flanc de la montagne, à une altitude d'environ 4 400 mètres – ce qui équivaut au sommet du mont Whitney, le plus haut sommet de la partie continentale des États-Unis.

Alors que les dernières lueurs du jour s'éteignent derrière nous, l'air humide commence progressivement à se réchauffer, et le plafond se rapproche lentement du sol, qui est trempé jusqu’à hauteur de la cheville.

Après cinq minutes de descente constante, l'étroit tunnel débouche dans une pièce de la taille d'une petite chambre, où se trouve un sanctuaire dédié à Tio Jorge – « Oncle George » – la divinité diabolique qui contrôle cet univers souterrain. Julio, mon guide, s'arrête brièvement pour faire une offrande à l'oncle, une sorte de mannequin d'argile, assis les jambes croisées sur le sol.

D'abord, il arrose les feuilles de coca sur la poitrine de la statue, puis il allume une cigarette et l'enfonce dans sa bouche. Enfin, il répand un peu de vin au pied de la statue. George est mieux traité que la plupart des mineurs.

Une étagère au-dessus de la tête de l'oncle est couverte de bouteilles vides de puro, un alcool à friction. Comme c’est le moyen le moins cher pour être complètement ivre, le puro est la boisson privilégiée par les mineurs.

 

La boue monte jusqu’à nos tibias

Nous reprenons notre périple dans la mine pendant ce qui semble être une éternité, les pieds dans l’eau, grimpant et rampant. La boue monte jusqu’à nos tibias et le plafond se trouve maintenant à un mètre seulement du sol.

Comme nous marchons, nous nous heurtons à plusieurs mineurs qui se rendent dans la direction opposée. Ils travaillent tous et nous saluent rapidement, comme si aucune seconde passée sous terre – loin de leur vie et de leurs proches qui les attendent à l'extérieur – ne devait être gâchée à faire autre chose que travailler.

Nous passons sous plusieurs poutres qui, soi-disant, soutiennent le plafond de la mine - mais qui fléchissent sous le poids de la roche qui s'effondre. La mine semble assourdir le son, et le silence n'est troublé que par le bruit des gouttes d'eau et, de temps en temps, le grondement lointain et inquiétant des éboulements. Quand on éteint nos lampes frontales, l'obscurité est totale.

Au bout de 500 mètres environ, l'air tiède devient moite, et il est maintenant visiblement chargé de poussières de silice fine – qui fait tousser lorsque vous la respirez.

Finalement, nous arrivons à une bifurcation dans le tunnel, où quelques mineurs prennent une gorgée de soda pendant qu’ils préparent des bâtons de dynamite pour ouvrir de nouveaux tunnels. Alors que nous bavardons, ils pointent du doigt un petit trou dans le côté du tunnel, à peine assez large pour qu’un homme puisse se faufiler ; de l’autre côté, un chemin pentu – une sorte de descente aux enfers –  qui mène vers un autre gisement d’argent.

« Si vous ne le voyez pas, le danger n’existe pas »

Un mois plus tôt, le groupe me raconte que deux adolescents sont morts à cet endroit, intoxiqués à cause du monoxyde de carbone. Personne ne veut dire du mal des morts, mais il semble que les deux jeunes ont peut-être tenté de voler les outils d’autres mineurs.

« Ils sont comme ça, les jeunes », raconte un vieux de la vieille, une énorme liasse de feuilles de coca coincée dans sa joue. « Ils pensent que si vous ne le voyez pas, le danger n’existe pas ».

Ni le ministère du Travail, ni le COMIBOL – l’agence nationale des mines qui loue des concessions à plus de 30 coopératives minières regroupant quelque 15 000 mineurs sur le Cerro Rico – ne tentent de faire respecter les lois sur la santé et sur la sécurité, disent les travailleurs.

Quand je demande à plusieurs mineurs qui est en charge de la sécurité, ils sont déconcertés. « Chacun est responsable », raconte l’un. « C'est votre vie, alors pourquoi voulez-vous compter sur quelqu'un d'autre ? ».

« En bas, c’est le Far West »

Les dangers sont aggravés par la concurrence acharnée entre les mineurs. Quand une coopérative trouve un gisement important, les coopératives voisines tentent de creuser leur chemin aussi vite que possible.

Plusieurs mineurs me racontent les luttes à l'intérieur de la montagne, certaines impliquant de la dynamite. D'autres parlent de mineurs creusant vers le sommet croulant du Cerro Rico, désormais officiellement interdit en raison du risque d'effondrement. « En surface, tout le monde se comporte bien », dit un mineur. « Mais en bas, c'est le Far West ».

Toute l’économie locale repose sur l’exploitation de la mine

Pour vivre, Pablo Choque gagne une moyenne de 1 500 bolivianos (environ 220 dollars) par mois, en fonction de la quantité d'argent que lui et ses compagnons trouvent dans la mine. Il dit qu'il va continuer à forer pendant cinq ans, jusqu'à ce qu'il ait acheté une maison pour sa femme et ses trois enfants. « Le temps nous le dira », répond-il quand je lui demande ce qu'il va faire à la place de l'exploitation minière.

 

Le problème pour lui et pour les 240 000 autres habitants de Potosi, la ville juste en-dessous de Cerro Rico, c'est que toute l'économie locale repose sur l'exploitation minière. Au cours de l'empire espagnol, Potosi était l'une des villes les plus riches du monde. On raconte qu’un pont de Cerro Rico à Madrid aurait pu être construit avec tout l'argent de la mine.

Mais maintenant, Potosi, avec ses magnifiques haciendas coloniales, ses églises et sa menthe royale, est en difficulté. En 2010, toute la ville a entamé une grève de trois semaines, exigeant de nouvelles industries qui offrent aux générations futures une alternative à l'exploitation minière. Mais le gouvernement n’a fait aucune promesse.

« Je connaissais la silicose. Mais ma famille devait manger »

Dans une cour délabrée de la ville, appartenant à une association de mineurs, je tombe sur une « espèce rare » : un vieil ex-mineur. Juan Cuiza, 67 ans, me lance dans un jargon à peine audible : « Bien sûr, je connaissais la silicose. Mais ma famille devait manger ».

Les médecins lui ont dit qu'il avait perdu 60 % de sa capacité pulmonaire – ces 60 % sont partis à Cerro Rico, à 4 800 mètres au-dessus du niveau de la mer. « Les hôpitaux publics ne servent à rien », dit-il, et il ne peut pas se permettre de médecine privée. Au lieu de cela, sa femme le soigne avec du miel et des infusions d'herbes qu'elle cueille dans les montagnes environnantes.

« Fais le travail que tu veux, mais ne descend pas dans la mine. C’est trop de souffrance », dit-il, quand je lui demande quels conseils il donnerait à un jeune homme envisageant de travailler dans le Cerro Rico.

Pendant mon dernier jour à Potosi, au petit déjeuner, un mineur me raconte un autre accident mortel, juste la veille de mon propre voyage dans la mine. Ricardo Manrique, 36 ans, est décédé après avoir chuté de plus de 30 mètres après que la corde, dont il se servait pour monter un tunnel, a cassé. Il laisse derrière lui sa femme, ses deux fils et quatre filles, l’aîné de ses enfants ayant seulement 11 ans.

« Ce qui me chagrine le plus, ce sont ses enfants », m'a dit le mineur avec lassitude en buvant son café. « Ses fils sont orphelins maintenant et se rendront dans les mines dans peu de temps ».

GlobalPost / Adaptation : Anaïs Lefébure pour JOL Press

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