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Le fer à l’honneur

Publié le par REVEL Stephane

HALANZY - Souvenir d’une époque passée, la production de fer sera remise à l’honneur tout ce samedi par l’ASBL La mine hier à Halanzy.

L’an dernier, elle avait fait sensation cette journée du fer à Halanzy avec la création d’un bloc d’une dizaine de kilos de fer. Face à ce succès, les amis de l’ASBL «La mine hier» ont décidé de reprendre la formule cette année. Améliorée, il va de soi!

Sur le même site, celui de la gare, il y aura de l’animation toute la journée de ce samedi 4 mai. Aux côtés de l’ASBL «La mine», «Amifer» et les «Amis du rail» ont également apporté leur concours à l’organisation de cette journée pour concocter un programme de choix.

Alors bien sûr, l’animation débutera dès 9havec la mise en place et à feu du bas fourneau et l’installation d’artisans. Des stands principalement orientés vers le fer, il va de soi : avec des démonstrations et exposition d’artisans ferronniers d’art, des forgerons, un coutelier, un maréchal-ferrant.

Sous chapiteau et à l’intérieur de la gare restaurée d‘Halanzy : exposition de minéraux qui contiennent du fer par le Club d’amateurs lorrains de minéralogie (ASBL Calm), présence, le matin, des dessinateurs Rafagé et Lius qui croqueront des dessins mais aussi d’une très intéressante revue de la vie halanzinoise et de son passé minier. Une exposition permanente organisée grâce à l’appui communal. Cette journée sera aussi l’occasion de découvrir les divers projets des écoles de la commune présentés pour un concours sur le thème du fer.

À 17 h, au moment de la coulée du fer, le docteur Dominique Delsate proposera une conférence sur le thème «Les minéraux et fossiles de la région».

On se souviendra que l’ASBL «La mine» est née par la volonté de quelques passionnés qui ont décidé de conserver et remettre à l’honneur toutes traces d’un passé sidérurgique qui a animé la vie locale durant de nombreuses années.

«L’extraction du minerai de fer d‘Halanzy est liée à l’histoire des hauts-fourneaux à énergie hydroélectrique situés près des forêts productrices de charbon de bois. Ensuite grâce à la construction de la ligne ferroviaire Athus-Meuse apportant la houille, notre minette a pu être directement traitée dans les hauts-fourneaux érigés dans notre village. Le site minier d‘Halanzy comprenait deux gisements différents : le fer fort ou grosse mine sur le plateau du bois d‘Halanzy et à quelques dizaines de mètres sous ce gisement, il s’en trouve un second, c’est la couche de minette qui affleure en une bande régulière à flanc de colline. Mais avant les hauts-fourneaux, nos ancêtres séparaient le fer du minerai par des moyens moins sophistiqués : le bas-fourneau », rappelle volontiers Pol Koenig.

Et c’est cette méthode ancestrale qui sera remise à l’honneur à Halanzy ce samedi.

La journée pourra se poursuivre jusqu’à 22 h.

  • Source: lavenir
  • Jean-Paul DAUVENT Le 05/05/2013

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Alès : Gérard Reboul, à la fois guide et témoin de la Mine

Publié le par REVEL Stephane

Le destin a conduit ce petit-fils et filsde mineur à transmettre l’âme de ceux qui ont connu le fond. Portrait et rencontre au sein de la Mine témoin d'Alès.

Il y a des vies qui semblent façonnées par le destin. Ce pourrait être le cas pour l’Alésien Gérard Reboul qui a toujours été relié à la Mine témoin. Aujourd’hui, c’est lui qui mène les visiteurs dans les galeries pour transmettre l’Histoire et les histoires des mineurs. Pourtant, si on lui avait dit plus jeune qu’il guiderait des milliers de personnes au fond pour enseigner la vie des gueules noires, le bonhomme, toujours empreint de bonne humeur, n’y aurait pas cru.

Né à deux pas du site

Gérard est né à deux pas de ce qui est aujourd’hui la Mine témoin. La cité Sainte-Marie logeait à l’époque les familles de mineurs.

"Je suis fils et petit-fils de mineurs. J’ai grandi ici." Avec ses petits camarades, il escaladait les grillages de ce qui était à l’époque une mine école avant de revêtir sa fonction touristique, pour s’amuser dans le dédale des galeries.

"Mais quand on se faisait prendre, ça grondait sévère", se remémore-t-il d’un sourire. Surtout par l’homme des lieux : Raymond Aubaret qui fera de l’endroit ce que l’on en connaît aujourd’hui.

Il évite la mine en partant pour les forges

Gérard qui répète à l’envi qu’à l’école il faisait partie du fond, mais celui de la classe, a quitté l’école très jeune, à 14 ans. Mais lui ne voulait pas entendre parler de la mine. Il part travailler aux forges de Tamaris en tant que soudeur, plutôt que dans les galeries minières.

C’est à ce moment-là qu’il fréquente Marie-Christine, fille et petite-fille de mineur également, qui a, elle aussi, grandi à la cité Sainte-Marie. Et l’épouse. Il sera par la suite intérimaire.

Arrive la mine témoin

Et c’est en 1985 au moment des travaux d’aménagement de la mine pour le public que son beau-père va lui mettre sans le savoir le pied à l’étrier. "Comme je décrochais des contrats çà-et-là, il m’a dit de venir lui donner un coup de main." Il participe ainsi au chantier. Retour aux sources donc. Dans ce quartier qui lui est cher et qu’il n’a jamais vraiment quitté.

Arrive alors cette proposition qu’il trouve au départ saugrenue : devenir guide pour les touristes. "Je ne suis pas timide mais quand même, ce n’est pas ma branche." Alors il écoute, suit les visites guidées par son beau-père, l’enregistre même pour apprendre mot à mot chaque scène et techniques expliquées.

On ne s'improvise pas guide

"J’étais très stressé au départ. Je répétais exactement sa visite", confie-t-il. Bon depuis, il l’a quand même adaptée à sa sauce.

C’est ainsi que depuis 1987, il plonge les visiteurs dans le passé minier, le quotidien de ces hommes du fond, leurs souffrances et leurs difficultés. Toujours en insistant que tout ceci n’est pas si lointain.

Et avec plusieurs visites journalières en saison à son actif, il ne se lasse pas du contact avec le public. "La routine est ponctuée par les rencontres. Avec les visiteurs, on discute, mais surtout on rigole." Il faut dire que le guide aime pratiquer la plaisanterie... Son petit plus à lui.

La Mine témoin d’Alès fut de 1945 à 1968 une mine école où plusieurs apprentis mineurs ont été formés.

Le site se veut aujourd’hui un lieu de mémoire sociale et industrielle qui permet aux visiteurs une approche réelle du quotidien des mineurs. Ainsi, les visiteurs peuvent parcourir les 700 mètres de galeries et découvrir quatre chantiers de 1880 à nos jours. Le tout ponctué d’anecdotes par les guides, pour rendre ce voyage dans le passé plus accessible et humain.

En pratique

La Mine témoin est ouverte tous les jours de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h. Dernier départ de visite à 11 h le matin et 16 h 30 l’après-midi. En été, ouverture plus tardive et visites nocturnes et théâtralisées.

À Rochebelle, chemin de la Cité Sainte-Marie, à Alès. Tarifs : de 5 à 8 €.

Tél. 04 66 30 45 15.

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Ecomusée des Mines de fer de Lorraine à Aumetz

Publié le par REVEL Stephane

Trente ans après la fermeture définitive de l’exploitation du puits de Bassompierre, la mine de fer d’Aumetz est devenue un écomusée dédié à la mémoire ouvrière des 35 000 mineurs du bassin ferrifère lorrain.

Au point d’attente de la cage, au pied du chevalement de la mine, un petit escalier s’enfonce dans le sol. Cinq mètres plus bas, il mène à un tunnel qui reliait directement les vestiaires et la célèbre salle des pendus au quai d’embarquement, direction le fond. Les outils ont à nouveau été accrochés. Le « baromètre des accidents » s’affiche au mur. Quatre coups de sonnerie réglementaires, le panneau « permissif » s’allume. Les hommes sont prêts à descendre 160 mètres plus bas. Une quinzaine de mineurs pouvait remonter ensemble des entrailles de la Terre. Ils se connaissaient tous. Ils discutaient. C’est cette aventure humaine et technique hors norme qui est racontée aux visiteurs d’Aumetz.

Le petit groupe de passionnés qui gère le site a dernièrement réalisé un travail remarquable en dégageant une partie du puits et en réaménageant le quai d’embarquement des mineurs avant la descente au fond. Ils ont pour cela « foncer » pendant plusieurs mois le puits de mine qui avait été comblé jusqu’à la surface après le démantèlement du site en 1984. Dix tonnes de gravats ont été extraites à la pelle et remontées au seau pour dégager le puits jusqu’au niveau du quai d’embarquement des hommes, soit une hauteur de 5 mètres pour un diamètre de 6,50 mètres. Une fois ce dur labeur accompli, les bénévoles ont remis en état et à l’identique les équipements électriques dans la galerie, le quai et le puits.

Après la découverte du chevalement, de l’impressionnante machine d’extraction, de la forge et des énormes compresseurs, les touristes peuvent désormais s’arrêter au pied de la cage, à cet endroit où l’on bavardait autrefois, pour s’imprégner de l’ambiance qui régnait dans cette partie de l’exploitation, quand les hommes attendaient le skip pour descendre au fond, mais aussi quand ils débarquaient une fois leur poste terminé. Les mineurs ont emprunté ce quai à partir de 1964. Ils évitaient ainsi d’attendre dehors, par n’importe quel temps.

Le 05/05/13

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Propières. Patrimoine en Haut Sornin : vers une ouverture du fond de la mine

Publié le par REVEL Stephane

Patrimoine. La seconde partie de la mine de plomb argentifère est remarquable. Pour la rendre accessible au public, l’association prévoit des travaux de sécurisation.

Publiée le 05/05/2013 Le Progres

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La mine d'amiante de Canari, une cicatrice dans la mémoire collective

Publié le par REVEL Stephane

Près de cinquante ans après sa fermeture, la mine d'amiante de Canari expose toujours ses fibres aux quatre vents, sur le versant ouest du Cap Corse. En 2009, des travaux de mise en sécurité ont débuté. Ils ne sont pas encore terminés. Et les habitants du Cap s'interrogent sur l'avenir du site.

  • P.O.Casabianca, G.Bézie
  • Publié le 28/04/2013 | 14:00, mis à jour le 30/04/2013 | 19:04
Un chantier de 11 millions d'euros

C'est le seul chantier de ce type en France, et pour cause, l'ancienne usine d'amiante de Canari, en Haute-Corse, est resté le seul site d'extraction de ce minéral dans l'Hexagone. De quelques centaines de tonnes extraits au début de son exploitation en 1941, sa production atteignait les 30.000 tonnes en 1961, couvrant 50 % des besoins industriels de la France.

En 1965, les premières alertes sanitaires et l'épuisement de la ressource entraînent la fermeture de la mine. Le site est laissé à l'abandon pendant 40 ans.

En 2009, démarre un long et coûteux chantier de réhabilitation. Interrompu pendant près d'un an, notamment à cause de la sécurité des employés jugée insuffisante, le chantier de mise en sécurité du site devrait se terminer dans les prochains mois. Coût final de l'opération: 11 millions d'euros.

Combinaison, masque et douche obligatoire

Pour se protéger des fibres cancérigènes, tous les employés doivent porter des combinaisons et des masques à ventilation assistée, prendre trois douches par jour et ne peuvent pas rester plus de 2h30 sur le site. Pour éviter la dispersion des fibres d'amiante, de l'eau de mer est stockée dans des cuves d'eau puis aspergée sur le chantier.

Ces travaux de sécurisation ont pour but de stabiliser les abords de l’usine, en y terrassant les roches amiantifères pour protéger l'environnement d'un éventuel glissement d​e terrain et des milliards de fibres cancérigènes qui seraient alors soulevées. Les travaux ne concernent pas l'usine, qui devrait rester en l'état.

Amiante, fibrose et cancer

C'est l'inhalation des fibres d'amiante qui est dangereuse. Elle produit une fibrose pulmonaire, l'asbestose, dans le cas de fortes expositions (travailleurs de l'amiante). C'est également un cancérogène, en cause dans les cancers broncho-pulmonaires, et dans les cancers de la plèvre.

Des procès ont lieu entre industriels et ouvriers. Selon un rapport du Sénat de 2005, l’utilisation de l’amiante est responsable de 35 000 décès survenus entre 1965 et 1995 en France, et pourrait causer de 65 000 décès à 100.000 décès entre 2005 et 2025-2030.

A ce jour, 80 dossiers ont été déposés auprès d'Ardeva, l'association régionale de défense des victimes de l'amiante. Parmi ces plaignants, cinquante d'entre eux sont déjà morts.

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ALÈS : Descendre, voir et comprendre le passé des mineurs à la Mine Témoin

Publié le par REVEL Stephane

En quelques années la Mine Témoin d’Alès, qui a accueilli plus de 30.000 visiteurs l’an dernier, est devenu un site incontournable pour tous ceux, petits et grands, qui veulent appréhender le monde de la mine. Cette année La Mine Témoin élargit encore le nombre des ses propositions d’animations et de visites à thématiques pour tous.

Le chevalet au dessus du puits de descente. Photo DR/MT

Créée après la guerre, la Mine Témoin d’Alès fût de 1945 à 1968 un centre de formation. Plusieurs générations d’apprentis mineurs s’y sont suivies pour y apprendre leur futur métier. Ce sont eux qui ont creusé les galeries ouvertes au public depuis 1985. Témoignage du travail et du courage de ces jeunes apprentis mineurs cévenols âgés de 14 à 18 ans, cet espace se veut aujourd’hui un lieu de mémoire sociale et industrielle. Ouvrage d’art minier unique en France, la Mine Témoin d’Alès présente in situ près de deux siècles d’évolution technologique minière sur 700 mètres de galeries à visiter. Son parcours est entièrement scénographié, ce qui permet à chacun de mieux appréhender le monde de la mine : Mannequins réalistes mis en situation, cheval au travail, rare locotracteur Deutz, tout a été prévu pour que l’immersion soit totale !

Des visites accompagnées par petits groupes. Photo DR/MT

Visites et animations

Le parcours traditionnel (du 16 février au 11 novembre 2013) propose aux visiteurs de “Descendre, voir et comprendre” : Au pied du chevalement métallique, ils voient s’ouvrir la « cage » qui les invite à descendre, pour pénétrer dans l’univers impressionnant des « gueules noires ». Commenté de bout en bout, le parcours des galeries témoigne d’un siècle d’activité minière, industrielle et sociale, au cours duquel les mineurs ont exploité le charbon dans un environnement difficile et dangereux (cf article). Nouveauté 2013, ces visites guidées seront proposées en anglais en juillet et août, tous les vendredis à 13h.

Tout au long de l’année, la Mine Témoin d’Alès propose différentes animations qui invitent petits et grands à découvrir le monde de la mine :

- Samedi 18 mai 2013 ; La nuit des musées. A l’initiative de la direction des musées de France, la Nuit des Musées a pour but de promouvoir la culture d’une façon un peu inhabituelle, en nocturne. A cette occasion, la Mine Témoin d’Alès vous propose une visite insolite “à la lueur d’authentiques lampes de mineurs”. A partir de 18h00. Réservations obligatoires et tarif spécial.De plus, la Mine Témoin d’Alès proposera, tous les jeudis soirs, de juillet et août, une série de visites animées, en soirée :

- Jeudis 04 juillet et 15 août ; Visite insolite ” à la lueur d’authentiques lampes de mineurs”. Muni d’une véritable lampe de mine, cette visite en groupe réduit, plus intime et plus réaliste, vous transporte dans les ténèbres du fond. Tarifs : de 5€ à 11€.

La taille au marteau piqueur Photo DR/MT

- Jeudi 11 juillet. Visite gourmande ” Le cabas du mineur”. Au cours de cette visite singulière qui allie découverte et dégustation, il est proposé de partager une pause “casse-croûte” au fond de la mine et à apprécier les produits du terroir cévenol. Tarifs «Visite gourmande» : de 7€ à 13€.

- Jeudis 18 et 25 juillet ; 01, 08, 22 et 29 août. Visite théâtralisé “Voyage au cœur de l’épopée minière Cévenole”. Originale et ludique, cette visite animée par des comédiens reconstitue sous vos yeux la vie des mineurs d’autrefois. Été 2013 : nouvelles scénettes, nouveaux costumes, nouvelle histoire… Tarifs «Visite théâtralisée» : de 5€ à 13€. Pour toutes ces soirée la réservation est obligatoire.

Boutefeu et plan de tir. Photo DR/RM

Partenariat avec “La Nuit des Camisards”

Du 16 juillet au 15 août 2013, aura lieu à proximité de la Mine Témoin d’Alès le spectacle « La Nuit des Camisards » de Lionnel Astier, mise en scène de Gilbert Rouvière. C’est dans un véritable théâtre de plein air aménagé en dessous du Mont Ricateau, au cœur du quartier de Rochebelle, que se rejouera cette pièce, qui retrace les prémices de la guerre des Camisards. Tous les jours à 21h45, sauf le dimanche. Les spectateurs de “La Nuit des Camisards” pourront découvrir l’histoire des mines cévenoles en profitant d’un tarif réduit à la Mine Témoin partenaire :Sur présentation du billet du spectacle “La Nuit des Camisards”, une réduction de 50% sur la visite de la Mine Témoin d’Alès sera accordée, soit un tarif de 4€. Gratuit pour les moins de 12 ans. Ceci uniquement sur les départs de 18h et 18h30, du 16 juillet au 15 août 2013 inclus, sauf les jeudis et dimanches.

Cheval et son meneur. Ph DR/MT

Horaires et tarifs

Du 16 février au 11 novembre 2013 la Mine Témoin est ouverte 7j/7. Du 16 février au 30 juin et du 1er septembre au 11 novembre : de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h (derniers départs de visites : 11h le matin et 16h30 l’après-midi). Du 1er juillet au 31 août : de 10h à 19h en continu (dernier départ de visites : 17h30). les tarifs 2013 en individuel sont de 8€ pour les adultes (6€ en tarifs réduit) et de 5 € pour les enfants de 6 à 12 ans. Contacts : Mine Témoin d’Alès, Chemin de la Cité Sainte-Marie, Rochebelle. 30100 ALESTel. 04 66 30 45 15 – Fax : 04 66 61 58 26. Site : http://www.mine-temoin.fr. Mail : contact@mine-temoin.fr.

Publi-rédactionnel Le 1 Mai 2013

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Cagnac-les-Mines. Un grand spectacle au musée de la mine

Publié le par REVEL Stephane

L'association «Histoire(s) du Pays de Jaurès» qui a pour vocation première de pérenniser la pensée et l'action de Jaurès en terre tarnaise, met en scène un grand projet culturel et historique pour cet été 2013. «C'est une sorte de spectacle vivant, dans l'esprit de «ils ont tué Jaurès», déjà réalisé par le metteur en scène Claude Moreau, à l'initiative de Paul Quilès, député de ce territoire pendant 14 ans» explique Jean Padilla, président de cette association et maire honoraire de Cagnac. «Ce spectacle avait été présenté, en août 1994, devant plus de 40 000 spectateurs, à l'occasion de la commémoration du 80ème anniversaire de l'assassinat de Jaurès» précise-t-il. Ce nouveau projet de spectacle autour de la mine et de Jean Jaurès s'intitule «Jaurès, une voix pour la paix» est déjà retenu parmi les nombreuses commémorations du centenaire de la première guerre mondiale qui auront lieu un peu partout en France en 2013 et 2014. Le Tarn ne pouvait donc pas y échapper puisque Jean Jaurès y a vécu en combattant pour la paix sociale et pour l'amélioration des conditions de travail des mineurs de fond notamment dans le carmausin. Ce spectacle sera créé au Musée-mine départemental, un endroit à la fois symbolique et nostalgique, un lieu de mémoire vivante avec le seul puits de mine n°2 et son chevalement au-dessus, dernier vestige minier restauré par la municipalité. Depuis plus de 25 ans, Claude Moreau, metteur en scène dans la création de grands spectacles d'événements artistiques et culturels, a conçu ce spectacle sur un texte de Jean-Louis Sagot-Duvauroux. Cette nouvelle création artistique mêlera tous les arts de la scène : cinéma, théâtre, grands tableaux, effets spéciaux, images géantes. Il est très important que les collectivités territoriales s'associent à la réalisation de ce projet culturel, mais aussi les partenaires privés. Toutes les personnes bénévoles qui souhaitent participer à cette grande aventure sont les bienvenues : figurants, couturières et bricoleurs. L'association recherche des vêtements et objets de l'époque de 1914 jusqu'à nos jours, contact : Pierre Battaglia au 06 80 12 68 31 ou par mail au : pierrebattaglia@aol.com.

Marie-Gabrielle Alcouffe La Depeche

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Du nouveau au musée de la mine d’Aumetz

Publié le par REVEL Stephane

Le musée de l’ancienne mine de fer d’Aumetz ouvre ses portes au public ce mercredi 1er mai 2013. Cette année, les visiteurs pourront, « enfin », avoir accès au tunnel qui reliait les vestiaires au quai d’embarquement. Pour cela, six bénévoles ont creusé une partie du puits à la force des bras.

Musée de la mine d'Aumetz Vianney Smiarowski © Radio France

Cette ancienne mine de fer a été exploitée entre 1900 et 1983. Environ 500 personnes y travaillaient. Elle alimentait les usines sidérurgiques de la région. Une partie du minerai a même servi à fabriquer la tour Eiffel. Aujourd’hui, avec celle de Neufchef, c’est l'une des dernières ouverte au public en Moselle.

Tunnel du musée de la mine d'Aumetz Vianney Smiarowski © Radio France

Depuis 1989, elle est reconvertie en musée de la mémoire ouvrière. Jusqu'à présent, on pouvait y voir, entre autre, le chevalement, cette grande tour métallique au dessus du puits de 220 mètres, la salle des machines d'extraction, la forge ou encore des outils ou des wagonnets.

Musée de la mine d'Aumetz Vianney Smiarowski © Radio France

Depuis cette année, il y a une nouveauté. Le tunnel qui reliait le vestiaire, la salle des pendus et le quai d'embarquement des mineurs, est ouvert au public. Et cela grâce à la volonté de six bénévoles. Pendant près de 9 mois, ils ont creusé une partie du puits, remblayé après la fermeture de la mine, à la force des bras. Pour accomplir cette tâche, ils étaient simplement armés de pics, de pelles, de seaux et d’un treuil mécanique qui a rendu l’âme en cours de route. Un pari un peu fou qui permet aux visiteurs de mieux se rendre compte de la réalité du travail des mineurs.

Le reportage de Vianney Smiarowski

La forge de la mine d'Aumetz Vianney Smiarowski © Radio France

Les bénévoles ont creusé le puits sur environ 16 mètres de profondeur et 15 mètres de diamètre. Grâce à leur travail de titan, les visiteurs peuvent maintenant voir le parcours que les mineurs empruntaient pour descendre au fond de la mine.

Antoine Bach, président de l'association de la mémoire ouvrière des mines de fer de Lorraine

Le puits de la mine d'Aumetz Vianney Smiarowski © Radio France

La mine d’Aumetz est un vestige du patrimoine lorrain. Visite guidée par Antoine Bach, le président d’Amonferlor, l’association de la mémoire ouvrière des mines de fer de Lorraine.

Visite du musée de la mine avec Antoine Bach

Le musée de la mine d’Aumetz est ouvert au public tous les jours de 14H à 18H, excepté les lundis et les vendredis. Il est aussi accessible toute l'année, sur rendez-vous, pour des visites en groupe.

Tarifs:
- 7 euros pour les adultes
- 3 euros pour les ados et les étudiants

Mercredi 1 mai 2013 France Bleu

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MP 2013 : des profondeurs de la mine au sommet de Sainte-Victoire

Publié le par REVEL Stephane

"Oiseaux/Tonnerre, c'est l'histoire d'un diptyque imaginé dans le cadre de Marseille Provence 2013 qui propose à la fois une installation dans les vestiaires du puits Yvon-Morandat et un parcours sonore sur Sainte-Victoire.

"Tout est né de la découverte de ce lieu qui regarde Sainte-Victoire, raconte l'écrivain Célia Houdart, auteur des textes. J'ai été saisie par la façon dont ces deux sites se regardaient. Les premières personnes que nous avons rencontrées, ce sont les anciens mineurs. Et pour le titre, on a voulu rendre hommage aux oiseaux qui nichaient dans les vestiaires du puits quand nous avons investi les lieux et que nous avons dérangés."

Célia Houdart a travaillé sur "cette rêverie transformée en un projet assez complexe" avec Sébastien Roux pour la création sonore, entourés d'une "équipe artistique importante". Les "souvenirs acoustiques" des mineurs ont servi de trame à cette sorte de "bande-son d'un film imaginaire" qui a nécessité deux ans de préparation.

Ce travail à quatre mains entre Célia Houdart et Sébastien Roux et la configuration des lieux ont amené l'idée du diptyque. Premier volet : l'installation au puits Morandat, directement inspirée de l'histoire minière du lieu. C'est dans cette optique, que la première grande salle et la salle des douches - où se trouvent encore les casiers dans lesquels les mineurs rangeaient leurs vêtements - ont été laissées "dans leur jus". Puis les quatre petites salles, où se situaient les anciennes douches, ont été équipées de dispositifs sonores. Là, dans la pénombre, le visiteur peut s'asseoir et écouter textes et musiques. Enfin, dans la dernière grande salle, on est plongé dans un brouillard plus ou moins épais, traversé par des sons. Des sons ressemblant, au dire de ceux qui ont eu l'occasion d'y descendre, à ceux qu'on entendait au fond de la mine, à 1 100 mètres sous terre.

Le second volet, lui, se passe à 1 011 mètres au-dessus du niveau de la mer. Sainte-Victoire, dont le sommet culmine, intéressante coïncidence, à cette hauteur, fait l'objet d'un parcours sonore dédié à la nature et aux animaux. "Il y a trois moments d'écoute dans la montagne qui déclinent les mêmes thèmes mais sous des points de vue différents, complète Sébastien Roux. Du cinéma par l'oreille en quelque sorte qui raconte des choses identiques, avec des micros placés à des endroits différents."

Des MP3 et des casques d'écoute, fournis par la société Tinteo, née à Gardanne, sur le site Georges-Charpak de l'École des mines de Saint-Étienne et aujourd'hui installée à Meyreuil, sont mis à la disposition des visiteurs à la Maison Sainte-Victoire à Saint-Antonin-sur-Bayon, jusqu'à la fin de l'année 2013.

L'installation du puits Morandat est, elle, visible jusqu'au 12 mai. Pendant cette période, les anciens mineurs feront visiter le lieu dont ils raconteront l'histoire qui s'est achevée il y a dix ans.

Pratique

Installation dans les vestiaires du puits Yvon-Morandat

Organisé par le Groupe expérimental de musique de Marseille-Centre national de création musicale (GMEM-CNCM), pour "Les musiques 2013, un festival éclaté".

Au puits Yvon-Morandat, pôle d'activités, 1 480, avenue d'Arménie 06 29 13 17 92.

Jusqu'au dimanche 12 mai. Ouvert du mercredi au vendredi de 14 h à 19 h, les samedi et dimanche de 10 h à 19 h.

Tarifs : 5 €, réduit 3 €, gratuit pour les Gardannais et moins de 12 ans.

Parcours sonore sur la montagne Sainte-Victoire

Jusqu'à la fin de l'année 2013. Départ de la Maison Sainte- Victoire à Saint-Antonin- sur-Bayon 04 13 31 94 70.

Randonnée et parcours sonore (gratuit). Durée : 2 h 30 environ (randonnée 1 h 40 et écoute 51 minutes).

Horaires d'ouverture de la Maison Sainte-Victoire : du lundi au vendredi de 10 h à 18 h, les samedi et dimanche de 10 h à 19 h.

À la Maison Sainte-Victoire, récupérer un lecteur MP3, un casque et un plan mis à disposition du public. Les visiteurs peuvent prendre leur propre lecteur et télécharger les séquences et le plan sur www.gmem.org ou www.mp2013.fr. Rejoindre à pied le départ du sentier Garagaï balisé noir de l'autre côté de la route D17.

Christine Lucas La Provence

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Cagnac-les-Mines. La photo retrouvée de la mine de fond

Publié le par REVEL Stephane

Béret touchant le boisage, debout à l'arrière-plan, François Perez montre des pectoraux d'athlète. J'observe : «Vous étiez bel homme, à l'époque !» «Toujours !», répond l'intéressé, un œil en coin en direction de Jeannine, son épouse avec laquelle il est marié depuis 59 ans. «Je n'avais même pas 18 ans, à l'époque», dit avec de la fierté dans la voix la mère de ses deux enfants.

Assis côte à côte, comme il l'a été pendant toutes ces années, le couple qui frise les noces de diamant contemple une photo noir et blanc. Un précieux document datant de 1945, parfaitement conservé, retrouvé en rangeant lors du déménagement de François et Jeannine dans un nouveau logis rue Colonel-Favatier près de la rue Gaston-Bouteiller au Breuil.

Cette photo est prise à 180 mètres de profondeur, dans le puits de la mine de Cagnac. On y voit une équipe de 13 mineurs de fond, pendant leur poste de huit heures. «J'étais le plus jeune. J'avais 20 ans. Les collègues avaient dans les 40 ans. Soixante-huit ans après, ils doivent être morts, ou alors ils auraient plus de cent ans. J'ai voulu que soit publiée cette photo, pour que leurs enfants ou petits-enfants les reconnaissent», dit François Perez, aujourd'hui âgé de 86 ans, et 76 ans pour sa femme.

Ce cliché nous offre une plongée dans l'univers des mineurs de fond, fascinant retour vers le passé. François Perez pose en caleçon. «Il faisait une chaleur terrible et cela manquait d'aération, là dessous. On travaillait en slip ou même à poil. Les mineurs se sont habillés pour la photo, par pudeur. C'était un travail très dur et très dangereux.» Je fais néanmoins remarquer à François Perez, que, si certains de ces visages barbouillés de noir de charbon sont graves, d'autres sourient, mines réjouies derrière le masque de suie. «On ne pleurait pas ! Il y avait parmi nous une ambiance de camaraderie. ça existait. On était tous solidaires», dit François Perez.

Il a commencé comme boiseur, pour étayer les boiseries. Après 15 ans de fond, il a obtenu des Houillères de remonter, comme conducteur de camion et ambulancier. En tout, il aura fait 36 ans de mine. «Lors de la prise de vue, nous étions encore dans les privations de l'après-guerre. Mes biceps marqués, c'est parce que le travail manuel forme les muscles. Quand on n'a pas d'instruction, il faut des bras et des jambes. J'ai eu une enfance très malheureuse. à 15 ans, j'ai été placé quatre ans dans une ferme, et après je suis allé à la mine», confie l'ancien mineur, tout en contemplant cette photo, qui fait ressurgir un monde disparu. Jusqu'au moyen de transport. Pour se rendre à la mine, le jeune Albigeois empruntait le petit train Albi-Cagnac, reconverti depuis en chemin de randonnée utilisé par le GR36 et toujours baptisé le chemin noir.

Albi. «Il était interdit de photographier»

Souvenirs intacts, François Perez n'a pas oublié non plus le photographe. «Il avait un magasin à Cagnac-les-Mines. Il avait fait cette photo clandestinement. Il était interdit de photographier dans la mine de fond. Certains le faisaient quand même. Un appareil photo, ce n'est pas volumineux. Ils le cachaient dans leurs habits. Ils prenaient des risques. Quand on sortait de puits, les gardes nous fouillaient la musette, car beaucoup prenaient du charbon. Le photographe, qui était aussi mineur, était juif. Beaucoup de juifs étaient planqués à la mine pendant l'Occupation. Il y avait du travail. Les houillères prenaient ceux qui étaient disponibles. Elles n'étaient pas regardantes. Beaucoup de juifs ont échappé aux rafles comme ça.»

La Depeche Alain Marc Delbouys le 28/07/2013

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