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L'Argentière-la-Bessée : une plongée dans les mines d’argent

Publié le par REVEL Stephane

Dans le cadre des journées du patrimoine et de l’écomobilité, l’office du tourisme et du patrimoine de l’Argentière-Les Écrins organise de nombreuses animations.

Les 14 et 15 septembre, venez visiter la mine d’argent de L’Argentière-la-Bessée et marcher sur les traces des mineurs d’antan. Une découverte du patrimoine unique. C’est comprendre comment ce gisement de plomb argentière du vallon du Fournel fut l’objet d’une exploitation florissante au Moyen-Âge grâce à la technique du creusement par le feu, puis devint le symbole de l’activité minière de la région lors de la révolution industrielle.

Cadre d’une recherche historique et archéologique depuis 20 ans, le lieu, ouvert au public, dévoile tous ses trésors au fond d’une gorge : ses galeries et salles médiévales et sa surprenante salle des machines. Une visite insolite, totalement inoubliable.

Visite découverte gratuite, réservation obligatoire (durée 1 h 15 dont 30 minutes en souterrain), visite du musée et visionnage de la vidéo en accès libre. Renseignements et réservation au 04 92 23 02 94 ou au musée des mines d’argent (château Saint-Jean).

Le 18 septembre est la journée de l’écomobilité. Une visite de la ville via un cheminement commenté permettra de suivre l’histoire de L’Argentière, des anciennes activités agricoles du Moyen-Âge à l’implantation d’une usine d’aluminium (église Saint-Apollinaire, chapelle Saint-Jean et chapelle du château Saint-Jean), avec Isabelle Rive, guide conférencière. Sur réservation au 06 74 15 91 19.

Le Dauphine.com e 12/09/2013

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Visite d’une mine d’argent à Steinbach (68)

Publié le par REVEL Stephane

En Alsace, on connaît surtout les mines de potasse… Mais au sud de notre région, au pied des Vosges, des mines de plomb et d’argent, au rendement beaucoup plus faible, ont aussi fait vivre les populations depuis le Moyen-Âge.

La mine Saint-Nicolas, à Steinbach près de Thann, fut exploitée de façon épisodique de la fin du XVe siècle au début du XXe. Fin XVIIe , un important système de pompage a permis l’exploitation des filons de galène argentifère descendant à 100 m de profondeur. Mais cette zone d’exploitation étant très fragile, les éboulements ont depuis bouché la mine. L’association minéralogique « Potasse », présidée par Bernard Mary, s’attache depuis les années 1990 à rénover et rendre possible la visite de cette mine lors de ses journées de travail le samedi.

Lors des journées du patrimoine, les visiteurs pourront, samedi et dimanche de 10 h à 17 h, parcourir ces galeries dont plus de 300 m ont déjà été dégagés, découvrir un élément du système de pompage, une voie de roulage du XVIIe siècle, s’initier à l’orpaillage et à la fabrication de soldats de plomb et admirer des microminéraux.

Tel : 03 89 75 50 35 – www.kalitroc.com

Par ailleurs, dans le Val d’Argent, l’Asepam organise des visites guidées dans la mine Saint-Louis, dimanche de 10h à 19h (rens. 03 89 58 62 11), le parc minier Tellure sera également ouvert samedi et dimanche (rens. 03 89 49 98 30)

par M.M., publiée le 11/09/2013 DNA

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Relance de la Mine en France : Variscan débute les recherches dans la Sarthe malgré des contestations

Publié le par REVEL Stephane

Variscan lance cette semaine la première prospection depuis vingt ans. La pollution laissée par une ex-mine d’or d’Elf suscite des réticences.

Les habitants de Rouez-en-Champagne ont la mémoire longue. Cette commune rurale ne garde pas un bon souvenir de la mine d’or exploitée dans les années 1980 par une filiale d’Elf. L’hypothèse de voir redémarrer une exploitation de cuivre et d’autres métaux dans le voisinage suscite dès lors quelques réticences. Vendredi, à la préfecture du Mans se tenait la première commission d’information et de suivi des travaux, actant le lancement de la phase d’exploration menée par la société Variscan Mines. Cette filiale française de l’australien Plat Search a obtenu cet été le premier permis d’exploration de minerais metalliques delivre en France depuis plus de vingt ans (lire page 12).

De l’ancienne mine de Chantepie, toujours propriété de Total, « il reste 300.000 mètres cubes de déchets », déplore Maurice Georges, le président de l’association Rouez Environnement , qui mobilise la moitié des 800 habitants de la commune. Ces rebuts forment un important amas de terre confinée dans des sacs, recouverts de terre glaise et d’herbes, dans une enceinte grillagée. La mine inondée recèle une eau de forte acidité, « un vrai jus de citron », déplore Pascal de Rienzo, vice-président de l’association. « Car, hier comme aujourd’hui, on ne sait pas extraire tous ces métaux sans composants chimiques, arsenic et cyanure », poursuit-il. « Inexact, répond Michel Bonnemaison, directeur général de Variscan. Si exploitation il y a, ce sera un processus physique souterrain par flottation. »

Une chance sur vingt

Jack Testard, président de Variscan, rappelle que la perspective d’aboutir à une exploitation est faible, dans la Sarthe comme ailleurs. Qui plus est, Variscan a obtenu un périmètre de prospection de 205 kilomètres carrés, couvrant 17 communes, mais qui exclut l’enclave Total, un manque « à gagner » qui pénalise son projet. « On a généralement une chance sur vingt d’aboutir », précise le dirigeant, qui décrit un processus d’une décennie qui peut s’interrompre à tout moment. Cette faible probabilité a d’ailleurs incité Variscan à s’intéresser à d’autres gisements potentiels dans le Grand Ouest, dont ceux de Merléac, dans les Côtes-d’Armor, d’Abbaretz, en Loire-Atlantique, ou de Saint-Pierre-Montlimart, une ancienne mine d’or du Choletais. Jack Testard rappelle qu’il faut compter cinq années d’exploration, puis cinq autres pour une définition économique du projet et les études d’impact.

Dans la Sarthe, cette première année de prospection doit être réservée à des carottages de moins d’un mètre, 10.000 au total. Viendrait ensuite le temps d’une exploration aérienne par sondes magnétiques, redoutée par les riverains dans cette région d’élevage, de poulets de Loué, notamment. Si elle se poursuit, la démarche prévoit ensuite des sondages profonds, à 1.500 mètres. Variscan évoque la possibilité de 150 à 300 emplois directs, d’un millier d’emplois induits et de 300 millions d’investissements, voire bien davantage, « si et seulement si on démontre la possibilité d’une mine », souligne Michel Bonnemaison.

Cette perspective de développement économique ne laisse pas les élus indifférents. « Je n’ai pas d’opposition de principe mais nous voulons des garanties sur le plan environnemental, en admettant que les méthodes aient évolué, et sur les retombées économique », insiste Françoise Dubois, député PS de la circonscription. « Ces promesses d’emplois sont des promesses de Gascon », répondent les opposants : la mine de Total n’avait compté qu’une trentaine de salariés au plus fort de son activité sur le site, et peu de salariés recrutés localement. « Elf n’avait exploité qu’un gisement, il ne s’agissait pas d’une mine, explique Michel Bonnemaison. Ils n’avaient fait que gratter la surface de façon artisanale, d’où le faible niveau d’emplois. »

Les Echos Par Emmanuel Guimard | 09/09

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Carmaux. Allez pousser un wagonnet de mine

Publié le par REVEL Stephane

L’Association de Sauvegarde du Patrimoine Industriel de Carmaux-Cagnac (ASPICC) et Les Gueules Noires d’Inde (LGNI) travaillent sans relâche pour valoriser et sauvegarder le patrimoine industriel minier, restituer la mémoire collective, transmettre des valeurs, un savoir faire, faire connaitre l’histoire emblématique d’un territoire, informer, exposer, communiquer ou raconter.

Samedi 14 et dimanche 15 septembre, l’ASPICC et LGNI vous invitent à partager un moment culturel, pédagogique, ludique et convivial à l’école et la cité jardin de Fontgrande, thèmes choisis par les 2 associations pour les journées européennes du patrimoine.Installée dans l’enceinte de l’école Fontgrande/Jean-Ferrat, les anciens mineurs vous feront visiter une galerie de mine reconstituée de 30 m de long, avec son matériel lourd et les outils.

La visite vous permettra aussi de découvrir l’histoire et le fonctionnement des lampes de mine, de retrouver des parents, des amis ou des connaissances sur les photos exposées, de comprendre l’importance du patrimoine immobilier de la Société des Mines de Carmaux, grâce à une grande vue aérienne de 1,10m sur 2,30m datant de 1947.

Temps fort et grande première de ces journées, 60 m de rail de mine sur lesquels les visiteurs pourront soit pousser un wagonnet de charbon, soit enfourcher le fameux vélo de mine qui permettait au mineur de diminuer un peu ses efforts.

Autre «Première» qui devrait ravir les visiteurs, l’accès au toit-terrasse du fameux préau de l’école et la superbe vue panoramique sur st-Benoît, Blaye et Carmaux, comme vous ne l’avez jamais vue.

Le programme dans le détail,

Visite de la galerie de mine, exposition dont une grande vue aérienne ancienne de la cité de Fontgrande, des archives, photos, souvenirs, démonstration de lampe de mine aux écoliers, collégiens, lycéens et au public, des conférences avec projections d’images qui retracent la genèse du projet de Fontgrande, les phases de la construction de la cité à partir de 1921 et de l’école en 1927.

Samedi 14 et dimanche 15 septembre. Ouverture au public de 10 à 18h. Entrée gratuite.

Publié le 10/09/2013 La Depeche

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Dans la Creuse, un projet de mine d’or se prépare dans l’indifférence du public

Publié le par REVEL Stephane

La société Cominor espère obtenir sous peu un permis de recherche pour profiter des prix élevé du métal précieux.

Les projets de mine ne font pas toujours des remous. Close le 4 septembre dernier, la consultation publique lancée le 24 juillet 2013 sur Internet, pour l’ouverture possible d’une mine d’or en Creuse, aura été majoritairement favorable aux porteurs du projet. Elle devrait en toute logique être suivie, dans les semaines à venir, de l’obtention d’un PER (permis exclusif de recherche) par la compagnie Cominor (filiale du groupe La Mancha), qui en avait fait la demande le 3 février 2011.

Le dossier repose sur l’exploitation future d’une mine d’or sur le site de Villeranges (23), faisant suite à des tests et indices remontant à l’époque où les environs étaient prospectés par Total Compagnie Minière puis par Areva. L’autorisation définitive sera accordée pour trois ans renouvelables. Elle permettra aux prospecteurs de lancer des recherches confirmant la nature du sous-sol et les promesses du filon. Les premières estimations indiquent une densité aurifère de 4 grammes pour une tonne de minerai extraite, ce qui est suffisant pour assurer la rentabilité de l’opération.

« Nous restons cependant très prudents, révèle Dominique Delorme, directeur général de Cominor, lui-même ancien cadre d’Areva. Il est possible que nos recherches infirment ces données, et que nous travaillions alors pour rien, mais ce sont les risques du métier. Autre interrogation , le cours du métal est actuellement stable , mais nous sommes optimistes sur une augmentation possible. »

Trois millions d’euros seront consacrés durant les trois premières années aux travaux de surface, analyses, mesures diverses, tranchées et carottages. Une demi-douzaine de spécialistes y seront employés, dynamisant par leur présence une activité économique locale jusque-là très restreinte. En cas de succès, les retombées pourraient être beaucoup plus importantes, avec près de deux cents emplois créés et une véritable manne pour les collectivités alentour.

« Nous n’en sommes pas là, relativise le dirigeant, mais nous sommes pour l’instant satisfaits de la consultation, qui n’a révélé que peu d’oppositions. Les maires concernés, les pouvoirs publics soutiennent le projet, conscients de ce qu’il pourrait apporter. »

Les mines d’or font en Limousin partie de l’histoire locale, avec la dernière qui a fermé ses galeries en 2002 au Bourneix, près de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). En France, l’ultime unité était abandonnée à Salsigne (Aude) en 2004 et, depuis trente ans, aucun nouveau permis d’exploitation n’aura été signé. L’enjeu creusois n’est pas irréaliste, puisque l’ancienne mine du Châtelet, qui se trouvait à quelques kilomètres du site en gestation, aura rapporté de 1905 à 1955 un peu plus de quinze tonnes d’or… Premiers coups de pioche espérés à l’horizon 2020.

Jean Pierre Gourvest, correspondant à Limoges

Les Echos le 09/09/2013

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Des mines de cuivre datant de l'époque du roi Salomon

Publié le par REVEL Stephane

Située dans la vallée de Timna en Israël, une mine de cuivre connue depuis de nombreuses années et anciennement attribuée aux Egyptiens, serait en fait celle d'une tribu israélienne datant de l'époque du roi Salomon. Suite à de nouvelles excavations en Israël, des archéologues ont revu l'origine et l'appartenance d'une ancienne mine de cuivre : elle n'appartenait pas aux Égyptiens comme on le pensait jusqu'ici, mais aux Édomites, un peuple contemporain du légendaire roi Salomon.
Le site, installé dans la vallée de Timna en Israël, est étudié depuis de nombreuses années par les archéologues. Il avait ainsi auparavant été attribué aux Égyptiens du XIIIe siècle avant J.C. Mais grâce à des datations au carbone 14, des archéologues de l'université de Tel Aviv ont découvert que ces mines étaient près de trois siècles plus récentes que prévu, les plaçant durant le règne du roi Salomon, fils de David, soit au Xe siècle avant J.C. D'après les archéologues, la mine appartenait en réalité aux Édomites, une tribu semi-nomade qui était souvent en guerre contre le royaume d'Israël, explique la Bible. Les archéologues espèrent ainsi en découvrir davantage au sujet de cette tribu qui reste assez méconnue. "Ces mines nous aideront à comprendre leur société, qui sans cela nous était invisible" déclare le Dr. Ben-Yosef, chef des fouilles. La Colline des esclaves La vallée de Timna est très riche en cuivre et autres métaux, et de nombreuses mines la constellent. C'est en février 2013 que le docteur Ben-Yosef et son équipe ont commencé leurs travaux dans un site encore préservé de la vallée, connu sous le nom de "Colline des esclaves". La zone contient les restes de centaines de fonderies et ateliers de métallurgie accumulés au cours des siècles. Les archéologues ont également découvert des restes de vêtements, de céramiques et de divers outils. Onze échantillons provenant de ces objets ont été rapportés et analysés à l'Oxford Radiocarbon Accelerator Unit de l'Université d'Oxford. La datation au carbone 14 a alors abouti à des dates plus récentes qu'estimées, remettant en cause les précédentes estimations. Une société complexe La Colline des esclaves révèle que ce peuple était beaucoup plus complexe que l'on pouvait le penser. Les techniques de fonderie étaient relativement avancées et le camp révèle une société très organisée. En effet, opérer de si vastes mines en plein désert devait requérir une pleine coopération entre des milliers de personnes. "Dans la vallée de Timna, nous avons mis au jour une société sans aucun doute très puissante et très organisée" explique l'archéologue. "Et pourtant, ce peuple vivait dans des tentes, s'ils n'avaient pas eu d'industrie métallurgique, jamais les archéologues n'auraient pu les découvrir". Histoire et Bible Cette découverte met en évidence la pensée traditionnelle archéologique qu'un peuple avancé laisse forcément des ruines de bâtiments et d'architecture. Historiquement, on a pu prouver l'existence du roi David et de son peuple, mais dans des proportions moins grandes et forcément moins épiques que celles décrites dans la Bible. Actuellement, le règne de son fils Salomon est toujours discuté par les historiens. Mais selon Ben-Yosef, il est tout à fait possible que ces rois aient bel et bien existé et qu'ils aient pu contrôler les mines de la vallée de Timna.

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/mine/des-mines-de-cuivre-datant-de-l-039-epoque-du-roi-salomon_art30678.html
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Des mines au patchwork

Publié le par REVEL Stephane

L’histoire de Musloch ne se limite pas aux faits d’armes de ses habitants contre les Armagnacs. Le hameau a connu une activité soutenue, notamment agricole, et surtout, comme tout le val d’Argent, minière.

À la recherche du précieux minerai, sa montagne a été percée de nombreuses galeries, dont les accès sont aujourd’hui comblés mais dont témoignent encore les haldes, ces accumulations de roches stériles, qu’il faut deviner sous des monticules herbeux.

La principale, la mine Sainte-Anne, a été exploitée jusqu’au milieu du XVIe siècle, puis rouverte en 1740. « La dernière tentative, en 1897, fut celle de la compagnie allemande Demmler, qui avait percé 800 mètres de galerie depuis Sainte-Croix pour atteindre le fond du gisement de Musloch : manque de bol, ils sont passés une dizaine de mètres trop haut ! » , raconte David Bouvier. L’échec signifia la faillite de l’entreprise, en 1905.

Petit par la taille, mais frappé parfois par de grands malheurs, Musloch a également payé un lourd tribut à la guerre de 14 et au passage des régiments bavarois qui n’hésitaient pas à incendier les corps de ferme.

Un passé dense et parfois tragique qui n’empêche pas la région de se battre aujourd’hui contre des fléaux plus insidieux, comme la désindustrialisation. Elle valorise notamment son patrimoine dans le cadre d’un très actif contrat de Pays d’art et d’histoire. Ou créé l’événement, comme au parc Burrus de Sainte-Croix, et à l’occasion du Carrefour européen du patchwork qui, cette année encore, essaimera ses chatoiements sur l’ensemble de la vallée, du 12 au 15 septembre.

LIRE Sur l’histoire de Musloch et du Val d’Argent : La Vallée de Sainte-Marie-aux-Mines – L’étrange et le merveilleux , Jean-Paul Patris (Éd. Oberlin) ; Lièpvre, berceau de la vallée (Ed. Carré Blanc, Strasbourg).

Le 31/08/2013 L'Alsace

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A la recherche d'or dans les sous-sols de la Creuse

Publié le par REVEL Stephane

Le 3 février 2011, la compagnie minière Cominor a demandé un Permis exclusif de recherches (PER) de mines d’or, de cuivre, d’argent, de zinc, d’antimoine, d’étain, de tungstène et substances connexes, d’une durée de trois ans en Creuse. À ce sujet, une consultation publique est ouverte jusqu’au 4 septembre.

Sept communes sont concernées (1), situées, symbole ou ironie, entre le site de l’étang des Landes, réserve naturelle à la faune et flore exceptionnels, et celui des anciennes mines du Châtelet (*), toujours interdit au public, dont la “dépollution”, sorte de cache-misère d’un coût total de 4,5 millions d’euros, a été officiellement inaugurée mi-juillet. (...)

Cominor s’appuie notamment sur des archives concernant une mine exploitée au lieu-dit Les Farges dans les années quatre-vingt. À l’époque, une importante galerie fut creusée et exploitée durant quelques années, mais arrêtée à cause du fort coût de traitement.

(1) Auge, Bord-Saint-Georges, Chambon-sur-Voueize, Lépaud, Lussat, Sannat, Tardes.

Le 23/08/13 Le Populaire.fr

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La potasse se visite et se raconte

Publié le par REVEL Stephane

Le patrimoine minier du Bassin potassique est mis en lumière par l’association Kalivie, à Wittelsheim. Paul Didierlaurent, ancien mineur, raconte ses années de travail avec passion, aujourd’hui, de 9 h à 12 h.

« À 15 ans, je suis entré à la mine : j’y ai passé 40 années et personne n’aurait pu me faire changer de métier, tant j’ai aimé mon travail », assure avec conviction Paul Didierlaurent, ancien mineur de la fosse Joseph-Else de Wittelsheim. Si aujourd’hui les mines de potasse alsaciennes sont à l’arrêt, il reste des vaillants travailleurs qui font revivre ce patrimoine, au travers de l’association Kalivie.

La mine Joseph-Else de Wittelsheim descendait à 600 m sous le plancher des vaches, on y a extrait de la potasse de 1904 à 1966. Après sa fermeture, le bâtiment principal a été récupéré par l’association, qui en a fait un musée. Entre les collections de géologie et la salle des pendus (le vestiaire), le visiteur apprend beaucoup sur les activités souterraines du Bassin potassique. Mais surtout, c’est la parole du mineur qui vaut de l’or dans cette visite, proposée par l’office de tourisme de Cernay.

Quand il raconte ses années de labeur, Paul Didierlaurent exprime tout l’amour qu’il a ressenti pour son métier, ses dangers, sa difficulté, mais aussi les moments passés entre travailleurs, la solidarité, la confiance et l’esprit d’équipe : « Les conditions étaient dures et nécessitaient une bonne forme physique : on ne descendait pas au fond après avoir mangé un yaourt ! Mais les moments de travail sont inoubliables. J’étais à la conduite de machine, et à ce poste, la confiance est essentielle : si une machine était mal gérée, il y avait danger de mort pour moi, mais aussi pour les camarades. Ce sont ces risques partagés et cette participation commune qui fondent un esprit de mineur, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. »

On ne descendait pas au fond après avoir mangé un yaourt

L’ancien tâcheron partage son expérience avec franc-parler, humour et rudesse, mais sa voix traduit tant de passion, de chaleur et de vérité, que le temps passé à l’écouter ne se compte pas. Au-delà de la découverte culturelle, le mineur, qui aime à se faire appeler Pauly, en toute simplicité, tient à rendre hommage aux hommes de l’obscurité : en cent ans d’exploitation des mines de potasse, entre 850 et 900 ouvriers sont morts au travail. L’association Kalivie propose ces visites, animées également par Roland Ringenbach, président, et Robert Wiss, plus tourné vers l’aspect géologique de la région.

Le 21/08/2013 à 05:00 Benoît Ruthmann L'Alsace

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Les machines de la mine ont été remises en route

Publié le par REVEL Stephane

Chaque année au 15 août, les machines qui composent le Musée de la Mine de Blanzy sont remises en route. Hier 364 visiteurs (contre près de 500 en 2012) ont pu admirer le travail réalisé toute l’année par les bénévoles pour entretenir les machines. « Nous ne sommes plus qu’une sizaine d’anciens mineurs sachant faire fonctionner les machines », regrette René Janniaud, ancien mineur et président fondateur du Musée en 1975. « L’entretien est un travail permanent qui permet de rendre ce lieu vivant et authentique ». Seuls les initiés sont capables de saisir toute la technicité des machines. Il y en a différents types : celles qui fonctionnent électriquement (la grosse locomotive, les convoyeurs…) à air comprimé (machine d’extraction, les marteaux-piqueurs et perforateurs…) ou au diesel. Un agent des services techniques de la ville donne la main à ces anciens mineurs qui craignent de voir leur savoir disparaître très rapidement. L’entretien des machines permet aussi de faire travailler des entreprises, « lorsqu’il y a un pépin sur un moteur par exemple », explique René Janniaud. Il y a deux engins fondamentaux dans ce système où tout est lié : le chariot élévateur et le compresseur diesel qui fournit l’air comprimé aux machines. Il faut aussi vérifier l’éclairage électrique de secours, que les cailloux dans les galeries ne tombent pas… « Et aussi, entretenir les pompes d’épuisement automatiques installées au fond du puits, car si l’eau monte, tout le système s’écroule », conclut René Janniaud. Mineur, un métier fascinant et ultra-technique.

Le 16/08/2013 à 05:00 | Joanny Troncy Le JSL Blanzy

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