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Une ancienne mine du Nord/Pas-de-Calais veillée par ses "anges gardiens"

Publié le par REVEL Stephane

Depuis vingt-trois ans et la fermeture de la dernière mine du Nord/Pas-de-Calais, un petit groupe d'anciens mineurs, les "anges gardiens" de la fosse 9-9 bis d'Oignies, en polissent les machines, avec l'espoir de les voir un jour à nouveau tourner.

"C'est joli maintenant", lance Pierrot Lingrand, 73 ans, dans son bleu de travail, une casquette sur la tête, en désignant l'une des deux machines d'extraction de l'ancien carreau de mine.

Chaque lundi, depuis la fermeture du dernier puits dans le Nord/Pas-de-Calais, il participe à un entretien minutieux.

"Ici, on a enlevé 800 kilos de graisse, on a du tout tirer à la spatule. Comme on ne travaille que le lundi, ça nous a pris du temps, et on était dans un état!", se souvient l'ancienne gueule noire en souriant.

Comme la demi-douzaine de ses anciens collègues qu'il retrouve chaque semaine, Pierrot Lingrand a "fermé la fosse d'Oignies" le 21 décembre 1990. Une photo de la dernière berline ayant remonté du charbon, mettant fin à trois siècles d'exploitation dans le bassin minier, trône sur un tableau dans le local de leur association, à côté de celles représentant les amis disparus.

"Venir ici, ça me redonne du tonus pour la semaine, maintenant que je suis veuf", explique-t-il encore, en s'affairant dans le bâtiment des machines, un mètre à la main.

"Nous étions presque mariés avec la fosse, les mineurs étaient très soudés. C'est un plaisir de recauser de ce qu'on a vécu pendant 35 ans", déclare André, ancien mineur "de fond et de surface".

Ils sont tous "devenus anges gardiens" du 9-9 bis après avoir été "un peu contraints au départ par le ministère de la Culture et des universitaires de sauver ce site, qui devait être rasé par les bulldozers", indique Désiré Lefait, qui préside l'association à l'origine du classement du site aux monuments historiques en 1994.

Avant de passer à la réhabilitation de la fosse proprement dite, il a fallu pendant dix ans "surtout lutter contre le vandalisme, réparer et faire de la prévention", et "ramasser les détritus par bennes entières" pour s'attaquer enfin à la remise en état des machines d'extraction, poursuit-il.

+Elle tourne!+

Avant de les faire tourner, il aura fallu "près de deux ans et pas mal de péripéties" aux anciens mineurs, mais un samedi, en 2006, leur travail finit par payer, raconte M. Lefait. "C'est une machine ultra-silencieuse, donc on ne l'a pas vu tout de suite. Quelqu'un a crié derrière notre dos +Elle tourne!+. On a eu tous la larme à l'oeil, on a sauté dans les bras les uns des autres".

"On a passé des week-ends complets à changer la mécanique. (...). La voir retourner, on était les plus heureux de la terre", se remémore Robert Khelifi, 67 ans, ancien chef électro-mécanicien à Oignies.

Ce jour-là, en même temps que la machine d'extraction, le groupe décide "un peu en douce" de faire tourner les molettes, ces grandes roues en haut des chevalements. La population afflue sur le carreau de mine, le "coup d'éclat" est réussi, mais les gueules noires doivent faire la promesse aux autorités de laisser les machines à l'arrêt.

"On arrive à un certain âge. Avant de mourir, on aimerait voir se réveiller ces belles endormies et que toutes les machines ensemble fassent vrombir les carreaux du bâtiment", confie Désiré Lefait, qui souhaite que le futur "parcours muséographique", qui devrait prendre place à l'horizon 2015 dans le bâtiment des machines, permette d'entendre à nouveau le bruit de ces dernières.

Ce circuit, alliant à la fois musique et patrimoine, fait suite à l'inauguration en juin sur l'ancien site minier du Métaphone, une salle de spectacles capable de se muer en instrument de musique.

AFP/Par Anne-Sophie LASSERRE AFP

Le vendredi 20 décembre 2013

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Mine bleue : La société qui gère le site touristique liquidée

Publié le par REVEL Stephane

Le site touristique majeur du Haut-Anjou, à Noyant-la-Gravoyère, près de Segré, a subi les conséquences de la crise.

Ce mercredi, le tribunal de commerce d’Angers a décidé de convertir le redressement judiciaire, prononcé le 4 juillet dernier à l’encontre de la société FD Tourisme, qui gère la Mine bleue dans le cadre d'une délégation de service public, en liquidation judiciaire. La société, qui employait encore deux salariés, a été autorisée à poursuivre son activité jusqu’au 31 décembre.

Depuis plusieurs mois, la société n’arrivait plus à faire face à ses engagements. « Problèmes de trésorerie », comme le soulignait Florent Dauffy, son directeur. En clair, moins d’argent dans les caisses. Et une dette de 200 000 € à éponger avant le mois de janvier. La raison : une fréquentation en berne.

Maintenant, une question se pose : quel avenir pour le site touristique, propriété du syndicat de Pays Haut Anjou segréen ? Gilles Grimaud, son président, affirme : « Nous envisageons toujours la poursuite de son exploitation. »

Ouest-France

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Code minier : le grand retour de la mine

Publié le par REVEL Stephane

Alors que la France envisage de refondre son code minier pour faciliter et sécuriser l'extraction, Jean-Claude Guillaneau, directeur des Géoressources au Bureau de rechercher géologique et minières (BRGM), en appelle à plus de "transparence" et de "pédagogie".
Un projet de nouveau code minier a été remis le 10 décembre au ministre de l'Environnement Philippe Martin. Il prévoit des procédures de concertation renforcée avec le public et une meilleure intégration des enjeux environnementaux. De quoi relancer l'activité minière en France, ainsi que le souhaite Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif ?
Pour la première fois depuis plus de vingt ans, deux contrats d'exploration minière ont été accordés cette année. Le premier a été signé le 27 juin dernier avec la société orléanaise Variscan Mines pour le site de Tennie, qui s'étend sur 205 km2 au Nord de la Sarthe et en Mayenne. Métaux précieux, emplois induits, conséquences sur l'environnement... Jean-Claude Guillaneau, directeur des Géoressources au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), nous indique ce qu'il faut espérer du retour de l'extraction minière sur notre sol.
Pourquoi la France souhaite-t-elle relancer son activité minière ?
La France comporte des terres attractives, comme le massif Central, le massif Armoricain ou les Pyrénées, susceptibles d'être composées de nombreux minéraux. On ne parle pas ici de charbon ni de fer mais plutôt de cuivre, d'or, de plomb et de zinc. Plus d'une centaine de sites sont répertoriés. Il s'agit soit de lieux qui n'ont jamais été fouillés, soit d'anciennes mines. Ce nouvel engouement provient de la flambée du prix des métaux. A cela, vient s'ajouter la volonté de réindustrialisation du gouvernement, tout en assurant une certaine souveraineté et indépendance française dans l'approvisionnement en métaux précieux.
Cette politique peut-elle créer de nouveaux emplois ?
L'activité minière génèrera des emplois dans les secteurs secondaire et tertiaire, sur une période de vingt ans après le démarrage d'une exploration. Dans le cas particulier du site de Tennie, on estime l'impact à une dizaine d'emplois directs et peut-être une centaine, de manière indirecte. Certes, ce ne sont pas des chiffres renversants mais cela représente malgré tout un intérêt significatif au niveau local.
Quelles sont les différentes étapes avant que Variscan mines creusent ses premiers forages sur le site de Tennie ?
L'entreprise doit s'assurer que le sol contient des ressources suffisantes avec des teneurs en métaux importantes avant d'envisager une exploitation souterraine. Cela peut prendre plusieurs années. Dans un premier temps, des recherches électromagnétiques héliportées vont donc se dérouler. Il faut ensuite reconnaître l'étendue du gisement avant d'effectuer les premiers prélèvements. Nous sommes encore loin de l'étape du forage. Ces démarches sont indispensables pour évaluer un budget et présenter le dossier auprès des investisseurs financiers.
Parmi les 17 communes concernées, les habitants de Rouez-en-Champagne s'interrogent sur les conséquences environnementales du projet. Ces craintes sont-elles fondées ?
Le village de Rouez renferme une ancienne mine d'or exploitée par Total. Sur place, il reste un amas cyanuré et toujours pas dépollué. Ce serait mieux pour les riverains que le terrain soit restauré et que les barbelés qui l'entourent soient retirés. Par ailleurs, dans l'inconscient collectif, dès que l'on évoque la possibilité d'explorer les sols, on pense, à tort, au gaz de schiste. La meilleure méthode pour faciliter l'ouverture éventuelle de nouvelles mines est d'user de pédagogie et de transparence. C'est ce qui se fait à Rouez avec plusieurs réunions publiques entre la préfecture, des représentants de Variscan, les élus locaux et les riverains.
De quels modèles la France peut-elle s'inspirer ?
Le site autrichien de Mittersill, mine souterraine située à la limite d'un parc national des Alpes est un cas intéressant car similaire à ce que l'on pourrait trouver en France. Il ne faut pas hésiter à suivre, aussi, des pays nordiques comme la finlande et la Norvège dont la conscience écologique est très importante.
Benjamin Téoule, publié le 13/12/2013 à 15:57

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Lewarde : le monde de la mine revisité par les élèves

Publié le par REVEL Stephane

Créativité, recherche, sens, ingéniosité, patience, voilà les mots-clés qui ont permis d’ouvrir les portes de la réussite au concours « La mine : un monde en miniature ». Un concours organisé par le Centre historique minier de Lewarde (CHM) en collaboration avec l’Éducation nationale.

Mardi, la salle Pierre-Bachelet du CHM était un peu juste pour accueillir une foule de parents, d’enseignants et d’élèves venus applaudir les lauréats du concours. Le jury s’était réuni l’après-midi même. Composé de maquettistes, de membres du CHM et de l’Éducation nationale, il devait départager les auteurs de modèles réduits représentant une vision de la mine sous toutes ses formes, de l’architecture au labeur, en passant par la culture et l’habitat. Les créateurs de maquettes n’étaient autres que les élèves du CE1 au CM2 de sept écoles du Douaisis et même de la région Lilloise.

« Un projet réalisé avec le concours de Vincent Logeon, inspecteur d’Éducation, entamé au mois de septembre, qui a permis de développer l’ingéniosité, le travail de recherche, l’inventivité et le respect du patrimoine local et régional », a indiqué André Dubuc, le directeur du CHM. Et d’ajouter : « Il suffit de regarder le sourire des enfants pour constater que le projet a été une réussite. »

Il suffisait également d’observer les maquettes exposées pour être convaincu que les élèves, sans doute descendants de mineurs pour quelques-uns, ont appris énormément sur l’univers minier. Du coup de grisou à la salle des pendus et des différentes couches du terrain aux logements des corons chauffés par du charbon, en boulets ou en gaillettes. Ainsi, le monde de la fosse a été reconstitué avec l’encre de chine, le papier, le plastique, le tissu et bien d’autres matériaux. Une seule maquette par classe a été primée. Nul doute que le CHM et l’Éducation nationale nourrissent déjà d’autres objectifs pour l’année prochaine.

Les lauréats :

CE2 : 1. « Au fond » de l’école Jules-Ferry à Dourges ; 2. « À la surface » de l’école Belleforière de Roost-Warendin ; 3. « La mine en profondeur » de l’école Notre-Dame de Wasquehal.

CM1 : 1. « La fosse agache de Fenain » de l’école Suzanne-Lanoy à Erre ; 2. « La forêt des chevalets » de l’école des Blancs-Mouchons à Douai ; 3. « Le tunnel infernal » de l’école Jules-Ferry à Dourges.

CM2 : 1. « La galerie » de l’école Belleforière de Roost-Warendin ; 2. « La salle des pendus » de l’école François-Wartel à Aniche ; 3. « La mine s’illumine » de l’école de Wandignies-Hamage.

Les maquettes primées seront exposées dans le hall d’accueil du CHM rue d’Erchin à Lewarde jusqu’au 31 décembre. 03 27 95 82 82.

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Saint Jean de Valeriscle Sainte Barbe, patronne des mineurs sera dignement fêté

Publié le par REVEL Stephane

La mine avec ses ouvriers noirs de charbon et de sueur, ses puits, ses galeries, son charbon, le travail pénible dans les tailles, les accidents, la solidarité, tout cela représente encore beaucoup de souvenirs dans la vallée de l’Auzonnet.

La mine avec ses ouvriers noirs de charbon et de sueur, ses puits, ses galeries, son charbon, le travail pénible dans les tailles, les accidents, la solidarité, tout cela représente encore beaucoup de souvenirs dans la vallée de l’Auzonnet.

Quand vient décembre, dans les familles, on se souvient des fêtes de Sainte Barbe, la patronne des mineurs. Les bombes explosaient pour lancer les festivités. Suivait la Messe solennelle, en présence des ingénieurs et de la maîtrise, rehaussée par la fanfare et l’harmonie du village. Puis avait lieu la remise des médailles du travail qui précédait l’apéritif d’honneur. Et enfin le grand repas de famille. Fils et filles, frères et soeurs, cousins et cousines se retrouvaient autour de la grande table de l’aïeul, ou de sa veuve, car le travail au fond du trou était dur et les mineurs devenaient rarement très vieux.

Le village, les villages grouillaient de vie, de commerces, d’activités diverses même si la poussière de charbon était omniprésente aussi bien dans la rivière que dans les rues et même dans les maisons. Mais qu’importe, il y avait du travail et la mine « nourrissait bien son homme ».

L’avenir était tout tracé : A quatorze ans, avec ou sans certificat d’études, on rentrait à la mine, et la vie suivait son chemin.

Et puis les mines ont fermé. Les chevalets ont été abattus, les puits bouchés. Même les « crassiers » ont disparu sous les frondaisons de grands arbres. Il ne reste plus qu’une poignée de mineurs dans chaque village. Mais la mémoire est là ! Les souvenirs tourbillonnent encore au coin des cités minières. Et Sainte Barbe n’est pas oubliée.

La messe solennelle aura lieu le dimanche 8 décembre à 10 h 30 en l’église du village et la présence de l’Harmonie des Mineurs du Martinet réhaussera sa solennité.

Midi Libre

08/12/2013

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Le dernier Glück auf d’Eugène Ograbek

Publié le par REVEL Stephane

Le 5 décembre 1997, Eugène Ograbek prend pour la dernière fois la cage qui le remonte du puits Simon à Forbach. Après quinze années passées au fond, sa mine ferme. Depuis, il s’efforce de perpétuer le souvenir.

La scène a quelque chose de surréaliste. Toiles bleues bien chevillées au corps, casques avec lampe frontale, piolets sur l’épaule, deux silhouettes de mineurs traversent la place du marché de Noël de Forbach sous le regard étonné des passants. Des gueules noires dans le secteur, la population n’en aperçoit plus que sur la statue qui leur rend hommage, proche de l’hôtel de Ville. À moins de croiser Eugène Ograbek, 59 ans, dont 15 passés au fond du puits Simon. Il s’efforce depuis de perpétuer le souvenir en revêtant la tenue lors de cérémonies.

Le 5 décembre 1997, ce Forbachois était dans la cohorte de mineurs qui a poussé la dernière berline jusqu’à un chapiteau où attendaient les officiels. L’ex-mineur n’a toujours pas digéré la fête : « C’était déplacé. Nous, ceux du fond, étions tous déboussolés. » Pour lui, comme pour beaucoup d’autres, la mine n’a jamais fermé. Elle s’est juste arrêtée. La nuance est importante : « Je ne tournerai jamais la page. Les mineurs étaient les meilleurs ouvriers de France dans les années 50. Ils ont relancé l’économie du pays. Il y a encore 100 millions de tonnes de charbon au fond et donc pour 100 ans d’exploitation. »

Cette dernière journée, lui et ses camarades auraient plutôt voulu qu’elle se déroule comme toutes les autres. Sans doute la pudeur des mineurs. « Et puis on n’était pas licenciés. Moi, j’ai terminé par une dernière année à La Houve avant mon congé charbonnier. » Seize ans plus tard, celui qui vit toujours dans la cité minière du Creutzberg se remémore avec nostalgie les moments qui rythmaient son quotidien : les blagues dans les vestiaires, les habits au crochet dans la salle des pendus, le bus qui mène au puits « et où certains arrivaient à se griller trois cigarettes sur les trois minutes de trajet », la cage qui descendait à 12 mètres par seconde, le train flanqué de wagonnets qui attendait les mineurs à la sortie, les rats qui boulottaient les sandwiches dans les galeries et bien sûr les douches « notre moment de plaisir où on se frottait tous le dos ».

Le mineur préfère ne pas s’étendre sur le dramatique coup de grisou en veine 18, du 25 février 1985, qui fit vingt-deux morts : « J’y ai laissé une dizaine de copains. Cet accident nous a endurcis. » Lui-même a failli y passer. C’était le 17 mai 1983. Alors qu’il taille la veine Wolhwerth, il se retrouve enseveli sous un effondrement. Bilan : fracture du péroné, ligaments des genoux broyés. Il reste alité un mois et subit quatre opérations du genou. Mais n’a qu’une idée en tête : retourner au fond. « On me disait que c’était impossible vu mon état. Avec mon salaire de misère, si on me sucrait ma prime de nuit, ce n’était plus possible. »

Conducteur de locomotive, dispatcheur, adjoint porion, il accepte toutes les missions pourvu qu’il soit au fond. au départ pourtant, il n’était pas mineur mais « transporteur routier dans le Nord, d’où je suis originaire. Mais ma femme ne voulait pas que je m’absente longtemps. Je lui ai dit que je ne voyais qu’une seule solution et j’ai écrit aux HBL. » Il descend pour la première fois au puits Simon en 1982. L’atmosphère le saisit : « Ce qui était extraordinaire, c’était la camaraderie. On était d’origines diverses, le puits Simon ayant compté avant la guerre jusqu’à 27 nationalités. Mais quand on remontait, on était tous de la même couleur. » Depuis, lorsqu’il se rend aux obsèques d’un camarade, c’est un bout de charbon qu’il jette dans le caveau.

* Gluck auf : l’expression traditionnelle des mineurs pour se saluer et se souhaiter bonne chance

Philippe MARQUE.

mardi 10 décembre 2013 Le Republicain Lorrain

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Auchel: la Sainte-Barbe célébrée par une visite sous la terre

Publié le par REVEL Stephane

Les membres du musée de la Mine ont honoré leur sainte patronne, mercredi 4 décembre, jour de la Sainte-Barbe.

Pour l’occasion, ils ont ouvert les portes du musée, permettant au public de découvrir ou redécouvrir les galeries souterraines. « Ce bâtiment est un ancien centre d’apprentissage construit après la Seconde Guerre mondiale, où les jeunes venaient apprendre, pendant trois ans, le métier de mineur pour obtenir un CAP », explique Daniel Vos, le président de l’association du musée.

Briquet au fond

Les trieuses Armelle et Nicole ont servi le « briquet » aux quatre-vingt-dix visiteurs et le galibot, Florian, vêtu de la tenue du mineur, a bien apprécié la tartine de saindoux. « La tradition de la Sainte-Barbe est encore présente dans la famille. Hier, la fille a offert un cadeau à son père et ce matin, je lui ai apporté le café au lit », raconte Armelle, femme de mineur.

Dans la cuisine des années 1900, certains se souviennent de leur enfance chez les grands-parents, la nostalgie d’une belle époque : « Savez-vous la recette de la bistouille ? On touille une première fois le café et le sucre, puis on fait une rincette de café et on touille, ce qui donne bistouille », s’amuse à dire Jean-Yves Beauchamp, le guide et ancien mineur.

Les membres du musée font vivre leur histoire pour que perdure le souvenir du travail et du quotidien de ces gueules noires. Ils transmettent aux jeunes le passé de leurs ancêtres, et ceux-ci sont touchés. « Heureusement qu’il y a encore des gens comme vous », déclarait ainsi un visiteur.

Pour plus de renseignements consultez le site : http://museedelamine-auchel.com/

Réservations au 06 88 78 52 06 ou musee.mine.orange@orange.fr

Musée de la Mine d’Auchel, 2 ter, boulevard de la Paix.

Mardi 10 décembre 2013 La Voix Du Nord

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Aujourd'hui c'est la Sainte Barbe, patronne des mineurs, des artilleurs et des sapeurs pompiers

Publié le par REVEL Stephane

« Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur » Wilston Churchill.
L'histoire de la mine ne peut être escamotée à Molières sur Cèze.

Aujourd'hui dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, les bombes ont pété


Dans notre commune, ancienne cité minière, on a commémoré le souvenir des mineurs d'autrefois,
Une gerbe de fleurs a été déposée au monument érigé en l'honneur des galibots et ce fut l'occasion d'un instant de recueillement avec les anciennes gueules noires et leurs descendants,
« Nous sommes ici, aujourd'hui, pour honorer la mémoire de ceux qui nous ont quittés car sans eux, notre histoire serait différente. Je voudrai saluer le travail accompli par ces hommes, ces femmes et malheureusement aussi ces enfants, qui, par leurs sueur et énergie, sans distinction de nationalité, ont travaillé dans ces galeries de mine, sous nos pieds » disait dans son allocution le maire Patrick Dumas,petit-fils de mineur et fils d'ancien mineur devenu pompier de Paris
Une minute de silence a ensuite été observée alors que résonnait la sonnerie aux mort

Midi Libre

04/12/2013

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Nœux-les-Mines : le 2 000e visiteur du musée de la mine en 2013 est un élève de Vaudricourt

Publié le par REVEL Stephane

L’an passé, à pareille époque, le musée de la mine totalisait 1 746 visiteurs. Jeudi, les guides bénévoles ont accueilli la 2 000e personne pour l’exercice 2013, qui pas encore terminé. Une fréquentation en hausse de ce site dédié à la mémoire des mineurs et à leurs métiers. Faut-il y voir un effet Louvre-Lens ?

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Près d'Angers, les derniers mineurs sont des résistants

Publié le par REVEL Stephane

Le seul puits en activité en France est situé aux portes d'Angers, à Trélazé. La mine, qui emploie une centaine de personnes, produit 11 000 tonnes d'ardoises par an.

Six siècles d'extraction

Une ceinture continue de rebuts d'ardoises derrière laquelle vibre la ville. D'anciens puits noyés, qui dessinent des paysages presque bucoliques. Des chevalets en fer muets, qui donnent à certains lieux des allures fantomatiques... C'est dans ce décor minier très marqué par six siècles d'extraction, que vivent les 12 000 habitants de Trélazé, commune populaire aux portes Est d'Angers.

« Quand j'étais petit, je jouais sur des buttes d'ardoise, raconte Alain Roger, vice-président de l'association du Musée de l'ardoise. Grand, pendant 34 ans, je suis passé en dessous, à la mine. » Jusqu'aux années 1980, sur de vastes espaces, deux sociétés faisaient travailler 2 000 personnes. « Puis nous avons connu les vagues successives de fermetures, en 1983, 1986, 1993... » raconte l'ancien mineur, le coeur étreint.

La mine ? Elle n'est pas morte.

Elle vit encore aux Grands carreaux, dans un puits, le numéro 7, qui pénètre dans les entrailles du schiste, à 520 m de profondeur. « Nous exploitons la dernière mine de France et produisons la plus belle, la plus pure et la plus noble ardoise au monde », s'enthousiasme Talal Soweif, directeur commercial des Ardoisières d'Angers. Une société filiale du groupe international Imerys, qui emploie 200 personnes à Trélazé, dont une moitié de mineurs.

La sirène retentit. Une barrière se lève, une grille s'ouvre. « Salut ! Bonjour ! » Comme au rugby après les hymnes nationaux, l'équipe du matin, casque et lampe sur la tête, bleu de travail maculé, serre la main des copains qui vont descendre. Pour près de huit heures de turbin. « Les gars qui sortent accueillent les autres. La mine, c'est un esprit d'équipe », fait observer un rude gaillard, qui totalise dix-sept ans de fond.

Mineurs de père en fils

Grégory s'apprête à prendre l'ascenseur qui véhicule hommes, blocs d'ardoise et matériel. La mine ? Il est tombé dedans, comme beaucoup d'autres, dès la plus tendre enfance. « Mon père, mon grand-père et mon oncle y travaillaient. » Ce jeune homme de 26 ans pouvait d'autant moins échapper à son destin qu'il habite en face du puits. L'air confiné, la poussière, le bruit des engins à perforer la roche et la transporter, les ténèbres éclairées à la seule lumière artificielle... ses camarades connaissent aussi. « Je préfère ça plutôt qu'aller à l'usine », lance un gars, la quarantaine. Tandis que Jean-Jacques, fils de mineur, s'affirme « fier de faire ce métier et d'être, avec les copains, les derniers résistants ».

La grille de l'ascenceur s'abat. Les gars plaisantent. La bonne humeur est de mise. Dans quelques minutes, chacun sera à son poste. Talal Soweif en profite pour dire tout le bien qu'il pense de son ardoise d'un noir bleuté, fine, quelques millimètres, dure, noble et résistante. « Certaines vont durer plus de cent ans. » Rien à voir, insiste-t-il, avec l'espagnole, la concurrente, une ardoise un peu moins chère, certes, mais tellement moins endurante.

Faire vivre deux cents familles et l'identité d'un pays

Le directeur commercial emmène vers l'usine de transformation des Fresnais. Là, sous un vaste hangar, de grands blocs de schiste de plusieurs tonnes sont fendus mécaniquement, puis découpés par pression en mille-feuilles. « L'ardoise ne doit pas porter de marques, il faut qu'elle soit plate et non voilée », explique un technicien. Les défectueuses sont mises de côté et seront valorisées dans la décoration, l'aménagement de ronds-points ou de jardins.

« Notre ardoise est mondialement connue, répète Talal Soweif. Et notre groupe investit beaucoup dans la recherche minière. » L'ardoise de Trélazé, dit-il, a de l'avenir. Pour peu qu'élus, architectes et particuliers la privilégient. L'enjeu est de taille. Il ne s'agit rien moins que de faire vivre deux cents familles et l'identité même d'un pays.

Gaspard NORRITO

Mardi 22 mai 2012 Ouest France Entreprises

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