Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Mines de Trémuson-Plérin : De l’affaire juteuse à la faillite

Publié le par REVEL Stephane

Le village des Mines, entre Trémuson et Plérin, fut le théâtre d’une aventure prometteuse : l’exploitation des mines de plomb argentifère.

« Les frères Dufourg étaient persuadés de faire fortune, pensant qu’il y avait une part importante d’argent dans le plomb à extraire ». Et au lendemain de la guerre, la France a besoin de matières premières, le plomb est recherché pour réaliser les canalisations d’adduction d’eau. Jusqu’à 500 personnes y ont travaillé.

Mais, dans cette mine déjà largement exploitée dans le passé, on s’aperçoit vite que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Et, alors que les jours de l’entreprise sont comptés, les dirigeants de la mine continuent de recueillir des fonds et font miroiter un pactole aux Briochins. Beaucoup y ont perdu leurs économies. Un film de Rolland Savidan et Florence Mahé en retrace l’histoire (Lire dans notre édition papier de mercredi).

- « Les Mines de Trémuson-Plérin, l’histoire inattendue », projection et échange avec les témoins vendredi 31, à 14 h 30 et 20 h 30, au Cap à Plérin. Entrée gratuite. Un DVD avec bonus suivra.

Ouest-France

Voir les commentaires

La France retourne à la mine

Publié le par REVEL Stephane

Alors que personne n'a fouillé le sous-sol métropolitain depuis plus de vingt ans, comment expliquer ce regain d'intérêt de la part des opérateurs miniers?

La France pourrait redevenir une terre de mines. Deux permis miniers ont été récemment accordés sur le sol métropolitain. Une première depuis plus de vingt ans. Le premier, délivré en juin 2013, dit permis de Tennie, autorise la société Variscan Mines à faire des recherches sur 205 km2 dans quinze communes de la Sarthe et deux de Mayenne. Objectif: y trouver du cuivre, du plomb, du zinc, de l'or et de l'argent. Le deuxième permis, dit de Villeranges, concerne sept communes de la Creuse. La société Cominor y cherche de l'or, de l'argent, du cuivre, du zinc, de l'étain, de l'antimoine et du tungstène.

Il s'agit de permis exclusifs de recherches, permettant aux entreprises qui en sont titulaires de sonder le sous-sol, avant une possible exploitation minière si les recherches s'avèrent fructueuses. Des travaux préalables qui prennent un certain temps, puisque si mine il y a, ce ne sera pas avant 2020. Mais ces deux permis sont le signe d'un retour de l'industrie minière en France métropolitaine. Outre-mer, des exploitations existent déjà, notamment de nickel en Nouvelle-Calédonie et d'or en Guyane.

Le deuxième permis a d'ailleurs été perçu comme un feu vert par les entrepreneurs miniers. Pour Jean-Claude Guillaneau, directeur des Géoressources au BRGM (Bureau des Recherches Géologiques et Minières), «une douzaine de demandes de permis aurait été déposée à ce jour. Les entrepreneurs attendaient de voir si un deuxième permis serait signé, pour s'assurer que le premier permis n'était pas une erreur de parcours». Ce fut chose faite fin novembre avec le permis de Villeranges, accompagné d'une confirmation de l'intérêt porté par Arnaud Montebourg au développement de telles activités.

«La politique minière engagée par le ministre du Redressement productif, qui est réaffirmée par ce second permis de recherches minières en métropole, ouvre d'importantes perspectives de croissance pour les territoires, en garantissant des investissements dans des activités à fort potentiel technologique, la création d'emplois et une meilleure valorisation des ressources naturelles de notre pays.»

Un renouveau minier bien vu par le ministère, qui le traduit en nombre d'emplois. Comptez entre 100 et 300 salariés pour une mine.

Une histoire de petits métaux

Mais, alors que personne n'a fouillé le sous-sol métropolitain depuis plus de vingt ans, comment expliquer ce regain d'intérêt de la part des opérateurs miniers? Une explication de taille est à chercher du côté des «petits métaux». Michel Bonnemaison, directeur général de Variscan Mines, la société qui a obtenu le permis de Tennie:

«Ce sont ces petits métaux qui ont changé la donne. Ces métaux dit high-tech ne viennent pas seuls, ils sont associés aux métaux de base. Il y a une trentaine d'année, dans une mine de zinc, par exemple, on exploitait seulement le zinc. Aujourd'hui, on recherche aussi ces petits métaux qui peuvent jouer un rôle dans la rentabilité d'une exploitation, alors qu'ils n'étaient pas utilisés à l'époque. Si on joint à cela la hausse globale des prix des métaux, cela devient rentable.»

L'antimoine ou le tungstène, qui appartiennent à ces métaux high-tech, sont ainsi recherchés par la société Cominor dans la Creuse. Ces petits métaux sont aussi qualifiés de stratégiques ou de critiques car leur chaîne d'approvisionnement est menacée en Europe. Or leurs propriétés catalytiques, électriques, magnétiques, chimiques ou encore optiques en font des matériaux indispensables pour certaines filières de l'économie. La question de la sécurisation de leur approvisionnement est donc sensible.

«On peut envisager une évolution des modes de financements: des utilisateurs de ces métaux sont prêts à financer en avance des projets miniers pour sécuriser leur approvisionnement.»

Des contrats offtake[1] qui pourraient encourager les projets miniers pour lesquels les investissements se comptent en dizaine de millions d'euros, commente Michel Bonnemaison.

Alors que la France dépend aujourd'hui de l'importation pour son approvisionnement, elle disposerait dans ses sous-sols de ressources, principalement dans ses vieux massifs que sont le Massif armoricain et le Massif central, mais aussi dans les Vosges et les Pyrénées. Pour le directeur de Variscan Mines, qui a à ce jour déposé huit autres demandes de permis, «il existe un bon potentiel minier en France, puisque c'est en quelque sorte un terrain vierge: on n'y a pas cherché pendant 30 ans».

Toutefois, «en France, nous n'avons pas de gisement de classe mondiale, sauf découverte de gisements cachés, profonds», précise Jean-Claude Guillaneau du BRGM. Mais des gisements d'envergure européenne existeraient. Le BRGM dispose d'un inventaire partiel du sous-sol français. Effectué dans les années 1970-1985, il couvre 60% des zones considérées par les géologues comme étant les plus intéressantes à ce sujet. De plus, le Bureau de Recherches travaille aujourd'hui sur des zones cibles.

Une mine d'emplois?

A ce potentiel minier s'ajoute un contexte géopolitique.

«La mine nécessite de gros investissements, alors les entreprises hésitent de plus en plus à en faire dans des pays à hauts risques politiques, explique Michel Bonnemaison. On assiste à un repli de certaines sociétés, qui jouaient auparavant des coups de poker, mais qui se recentrent aujourd'hui sur des pays stables.»

Quitte à devoir se soumettre à une règlementation plus importante.

«Le handicap en France, c'est la lenteur administrative. Le manque d'éducation joue également un rôle. Les mines évoquent les gueules noires, Germinal... Mais aujourd'hui, on ne travaille plus de la même manière: cette image est à changer», plaide le directeur de Variscan Mines, qui décrit des exploitations de taille moyenne où la plupart du travail s'effectuerait de manière souterraine.

Les récents projets miniers rencontrent effectivement des réticences. Lors des consultations du public dans les zones concernées, la majorité des avis était défavorable. Dans la Sarthe, où les habitants gardent à l'esprit les pollutions engendrées par une ancienne mine, 85% des avis étaient en défaveur de l'octroi du permis de recherche.

Quant à l'emploi, les conséquences d'un renouveau minier sont à nuancer. «En France, il n'y a pratiquement plus d'acteurs, c'est une filière qui a disparu. Un seul gisement justifie peu une fonderie. Par contre, l'exploitation de plusieurs gisements pourrait entraîner la création d'une filière. Ouvrir des mines, c'est permettre de redémarrer une filière», dit Michel Bonnemaison. La société, basée à Orléans, est une filiale du groupe australien PlatSearch. Quant à Cominor qui mène les recherches dans la Creuse, c'est une filiale de La Mancha, un producteur d'or originaire du Canada, racheté par Naguib Sawiris, un magnat égyptien des télécoms, apprend-on dans Les Echos.

Michel Bonnemaison assure que «d'autres sociétés vont s'installer en 2014. La politique volontariste d'Arnaud Montebourg commence à porter ses fruits». Loin d'être une bizzarerie, le permis de Tennie pourrait bien n'être que le début d'une série: d'autres permis devraient être délivrés dans les mois à venir.

Hélène Ferrarini

[1] Un contrat par lequel l'acheteur s'oblige par avance à acheter un certain volume de production

Slate.fr

Voir les commentaires

Montceau a perdu un ancien mineur Louis Quéméner

Publié le par REVEL Stephane

Louis Quéméner, ancien mineur à Montceau durant 25 ans, est décédé le 6 janvier dernier. Habitant Le Vernois depuis 20 ans, cité des Castors, Louis Quéméner a été enterré à Saint-Vallier. Il a grandi dans le quartier de La Saule. Après obtention de son certificat d'études, il descend à la mine avec son père, à l'âge légal de 14 ans. Après un emploi de vendeur dans le magasin Millet, tailleur pour hommes, il retourne à la mine en 1945. Après 25 ans de travail "au fond", après avoir vécu les mouvements de grève, et assisté à la catastrophe de Plichon -il travaillait au puits Darcy à ce moment-là-, il décide de partir. Atteint de la silicose et alors que l'industrie du charbon décline, il devient, en 1968, le 1er mineur reconverti, et prend la gérance du camping municipal et du stade municipal de Nantua, dans l'Ain. De retour dans le bassin minier en 1971, il acquiert, avec son épouse Fernande, le bar de Montmaillot siège du football club de Sanvignes. Louis termine son parcours professionnel en tant que magas

"Louis naît à Paris, le 21 décembre 1928, durant le trajet qui conduit Aline, Marcel, ses parents, et leur petite Yvonne du pays breton vers notre bassin minier.

Petit Louis grandit dans le quartier de la SAULE… Il maîtrise la lecture bien avant son inscription à la Communale alors qu’on parle breton dans sa famille.

A 12 ans, il obtient brillamment son certificat d’études. Malgré l’obtention de ce diplôme important pour l’époque, il doit se diriger vers le « carreau » de la mine pour y trier le charbon avec sa mère. A l’âge légal, 14 ans, il doit descendre travailler au fond avec son père.

De 14 à 18 ans, une autre orientation professionnelle l’amène à devenir vendeur dans le magasin Millet, tailleurs pour hommes. Mais, en 1945, pour pouvoir « bien gagner sa vie », mieux vaut encore retourner à la mine, d’autant plus qu’en 46, il va rencontrer sa promise, Fernande, et après deux ans de fiançailles, le jeune couple s’unira devant Dieu le 26 mars 1946, pour fonder cette magnifique pyramide familiale assemblée autour d’eux aujourd’hui : leurs quatre enfants donneront, à leur tour naissance à 16 petits-enfants et 15 arrières-petits enfants.

Il a connu la grande grève de 1948 pendant laquelle il sculptait de beaux objets dans les « recippes », tronçons de bois récupérés au fond du puits. Il travaillait au puits de Darcy au moment où la catastrophe de Plichon s’est produite. Il y eut d’autres grèves…. Et les inondations des galeries suite à des pluies diluviennes… Durant l’hiver57, il fit si froid que Louis habitué à se rendre au puits à vélo, devait marcher à côté de sa bicyclette pour avancer sur le sol verglacé… Malgré les difficultés, les enfants n’ont jamais manqué de rien. Ils ont même été gâtés, à chaque Noël à chaque anniversaire. Louis et Fernande faisaient front dans la difficulté.

Louis a travaillé vingt-cinq ans au fond de la mine et « cela use un homme si solide soit-il. Aussi, atteint de la terrible silicose et menacé comme de nombreux autres mineurs par la crise du charbon », Louis et Fernande ont décidé de changer de vie. En 1968, Louis est le premier mineur reconverti.

A Nantua, où il va pouvoir respirer le bon air des sapins, il sera gérant du camping municipal, efficacement assisté de son épouse qui tiendra l’épicerie. Leur conscience professionnelle, leur efficacité et leur dynamisme sont très appréciés par l’équipe municipale et les notables qui viennent y jouer au tennis. Tous ont beaucoup de respect et d’estime pour Louis et sa compagne. L’aînée de ses filles s’y mariera, la seconde finira par se fixer professionnellement dans l’Ain.

Louis et Fernande, reviennent dans la région montcellienne en 1971. Ils acquièrent le bar de Montmaillot , siège du football de Sanvignes. Ils savent s’attirer respect et sympathie de la part des jeunes qui fréquentent, de plus en plus nombreux, leur établissement.

En 1976, ils décident de vendre. Leur nouvelle maison, à Pouilloux, lui vaudra l’appellation qui lui est restée de « Pépé de Pouilloux » par tous ses petits-enfants, sachant que désormais ses quatre enfants sont mariés.

Louis termine son parcours professionnel comme magasinier aux Nouvelles Galeries, à Montceau.

En 1979, il prend une retraite bien méritée.

Louis aurait pu comme un bon « vieux » mineur se caler dans un fauteuil et attendre…. Mais non ! Avec son épouse, ils avaient toujours mis à profit les congés payés hérités de 36.

Chaque année, trois semaines de vacances en Bretagne sous la tente avec les enfants, lui permettaient, outre la détente, de retrouver son père et sa mère revenus au Moulin de la Rive, ainsi que sa sœur Yvonne.

A la retraite, Louis et Fernande résident dans le sud de la France 6 mois par an. Le climat méditerranéen a des effets bénéfiques contre le mal qui ronge ses poumons; ils profitent de leur mobil-home accueillant et des relations chaleureuses avec leurs voisins de camping.

Louis est un homme modeste, humble, respectueux de chacun et respecté de tous.

Sous une carapace un peu rude se cache une personnalité attachante : sa culture et son savoir étendus et éclectiques ont souvent surpris même les plus érudits de ses enfants ou petits-enfants… Sa grosse main câleuse sur votre joue ou frictionnant brusquement vos cheveux révélaient une tendresse maladroite, jamais traduite en paroles.

Louis a élevé ses enfants dans la droiture, le goût du travail, la foi chrétienne et l’esprit laïque.

Son unique horizon fut sa femme bien-aimée : miroirs réciproques, ne vivant que par l’autre et pour l’autre. Ils furent si complémentaires, si dissous l’un dans l’autre et, cependant, si chacun soi-même, tellement inséparables qu’on peut difficilement parler de Louis sans parler de Fernande.

Enfants, petits-enfants, arrières- petits- enfants dont il connaît chaque visage et chaque prénom, se souviendront de son combat interminable et acharné contre la maladie, et de l’assistance inconditionnelle qu’il porta à Fernande lorsqu’elle connut, elle aussi, de graves problèmes de santé. « Je ne la lâcherai pas » affirmait-il dans ces moments difficiles…

Depuis quelques mois, il avait compris qu’il ne pouvait pas reculer davantage les limites de la vie: on ne peut éternellement reconstruire son château de sable en péril devant la marée montante.

Louis a alors minutieusement préparé son départ : semant des souvenirs heureux dans le cœur de ceux qui restent : à Noël, il a distribué les cadeaux aux petits et aux grands, la veille de son départ, il a offert une dernière sortie en « combi » à son épouse. Une dernière fois, il a relevé ses « mailles » sur internet, pour la dernière fois encore, il a joué un petit air d’accordéon. Puis il est parti dignement…. sans faire de bruit …. le 6 janvier 2014, jour des rois."

le 13/01/2014 le Journal de Saone et Loire

Voir les commentaires

L'histoire oubliée des mines de charbon d'Osani

Publié le par REVEL Stephane

Oui, il y a bien des terrils à Osani. Peu connus du grand public, ils sont toujours visibles autour du village et ils attestent d'une activité minière liée à l'extraction du charbon.

Les premières recherches sur la houille d'Osani ont débuté vers 1843 et l'intérêt suscité pour les filons s'est définitivement arrêté en 1974.

Les derniers témoins du travail minier sont décédés, cependant, certains habitants ont encore des anecdotes en mémoire. S'ils confient facilement, qu'ils allaient« y jouer enfants », il semblerait que les mines et leurs galeries soient vouées à disparaître sous le maquis… comme dans l'imaginaire collectif. Leur histoire est-elle trop liée à un sentiment de duperie ?

Spéculations d'avant-guerre

La première concession fut attribuée à la société Perrier en 1889. Après plusieurs tractations, elle passe de main en main et sert les intérêts financiers de différents industriels.

Dès le début du XXe siècle, une société remplace l'autre. Chaque nouvel investisseur augmente le capital de l'entreprise et revend les actions de la mine, sans entreprendre une véritable exploitation du site.

« Si une telle affaire s'était passée de nos jours, nous aurons tout de suite compris qu'il s'agissait d'un montage financier et d'une belle arnaque ! », confie Lucette Danielou Ceccaldi, l'enfant du village, adjointe à la mairie d'Osani.

Parfois à la mine il régnait une certaine activité, (essentiellement de 1900 à 1943) elle ne sera cependant jamais rentable. En un siècle, à peine plus de 2 000 tonnes d'anthracite seront extraites du sous-sol.*La majorité des mineurs venait du continent et d'Italie. Sur de très courtes périodes, jusqu'à 80 travailleurs séjournaient dans la commune.

« Notre région était occupée par des bergers, ils avaient leurs terres et leur activité pastorale. Ils ne travaillaient pas à l'extraction du charbon », précise Lucette.

Accumulant des problèmes, celui du transport puis celui de la mauvaise qualité de l'anthracite, la mine sera finalement mise en sécurité, puis la renonciation à la concession sera acceptée en 1974.

« Le minerai était descendu des crêtes par des wagonnets tirés sur des treuils, explique un habitant. Sur la plage de la Gradella, il reste encore la ruine du bâtiment d'entrepôt. Et un débarcadère artificiel avait été construit au large. »

Une ancienne machine à vapeur destinée à produire l'énergie pour tirer les wagons est toujours sur place dans un terrain privé.

« Après la fermeture de la mine, les habitants se sont servis. Il n'est pas rare de voir au village des treilles ou des poutres fabriquées avec les rails de l'ancienne mine », raconte Lucette Danielou-Ceccaldi. Certains terrains ont gardé en héritage des stigmates et par endroits, le sous-sol est un « véritable gruyère ». Les infortunés propriétaires ne peuvent plus construire sur ces parcelles à jamais instables.

Aujourd'hui les entrées des galeries sont bouchées et interdites au public. Aucun projet de réhabilitation n'est envisagé. Et, le conservatoire du littoral est devenu le propriétaire des vestiges de la plage de la Gradella.

* Sources : Mines et mineurs de Corse, d'Alain Gauthier aux Ed. Albiana.

Corse Matin vendredi 10 janvier 2014

Voir les commentaires

Teillay : les mines de la Brutz, une histoire de fer et d'hommes

Publié le par REVEL Stephane

Teillay, petite commune de 1000 habitants est située à la frontière avec la Loire-Atlantique. Teillay, tire son nom de tilleul, comme un lieu planté de cette variété d'arbres. Elle est bien connue pour abriter les anciennes mines de La Brutz, des mines de fer exploitées de 1920 à 1950.

L’activité des mines de fer de Brutz a été abandonnée en 1950. Mais des mineurs retraités et des passionnés par l’histoire de cette industrie régionale ont décidé de sauvegarder leur patrimoine minier. Retour sur le carreau de la mine avec des anciens.

Pierre Lefeuvre​ est président de l'association Villages et patrimoine - Mines de la Brutz. Ancien fils de mineur, Il explique pourquoi il a eu envie de préserver ce site.

Ce reportage d’octobre 1996 revient sur la valorisation et la réhabilitation de ces mines de fer, avec des témoignages d’anciens mineurs.

Dans la forêt de Teillay se trouve "la Tombe à la fille", un lieu très étonnant où en 1795, Marie Martin fût torturée et pendue pour avoir dénoncé une bande de Chouans qui se cachait dans la forêt. Marie est devenue Sainte Pataude. On lui accorde de nombreuses vertus (stérilité, fièvre, soigner les enfants qui ne peuvent pas marcher, paralysie, débilité), et sa tombe couverte de fleurs et d'offrandes, s'est transformée en lieu de culte.

Voir les commentaires

Un documentaire sur les anciens mineurs marocains du nord diffusé sur France 3

Publié le par REVEL Stephane

Un documentaire qui retrace l’histoire des ex-mineurs marocains du Nord Pas-de-Calais sera diffusé ce soir en avant-première à l’hippodrome de Douai avant d’être retransmis sur France 3, le 11 janvier prochain. Réalisé par Marie Bonnard, le film de 52 minutes revient sur le sort de Samate Abdellah, un ancien mineur marocain, et de plusieurs de ses collègues victimes de discrimination raciale entre 1960 et 1980 lorsqu’ils travaillaient dans les mines du Nord Pas-de-Calais.

Après des décennies de combat contre l’injustice, d’anciens mineurs marocains qui avaient travaillé pour la France, dans les mines du Nord Pas-de-Calais, dans les années 1960 jusqu’aux années 1980, pourront en partie être soulagés. Victimes de discrimination raciale, leur histoire est restée longtemps rangée aux oubliettes. Ce soir, à l’hippodrome de Douai, la réalisatrice, Marie Bonnard, a choisi de revenir sur le vécu de ces milliers de mineurs marocains à travers un film documentaire de 52 minutes. Le 11 janvier, le film intitulé « Les ayant-droits » sera également diffusé sur France 3.

L’histoire de ces ouvriers évoque une « rocambolesque » affaire d’injustice. Entre 1960 et 1980, 78 000 hommes avaient été recrutés au Maroc par les Charbonnages de France afin de travailler dans les mines. Durant 30 années de service, raconte France 3, ils se sont battus pour obtenir les mêmes droits de traitement que leurs collègues polonais ou italiens, en vain.

L’un des ouvriers qui a mené son combat contre l’Etat français est parvenu à se faire justice et ce, vingt ans après la fermeture des mines de charbon dans le Nord Pas-de-Calais. Samate Abdellah a intenté un procès contre l'Etat pour discrimination raciale. L’homme, ainsi que 10 de ses collègues, ont finalement obtenu gain de cause en février dernier. Ils ont été suivis en France et à Ouarzazate par la réalisatrice du film Marie Bonnard.

1 600 ex mineurs marocains devraient être indemnisés

Mais ce n’est que le début. Plusieurs autres collègues marocains de Samate Abdellah ont été lésés. Selon les chiffres révélés par la source, quatre-vingt-dix nouveaux dossiers sont aujourd'hui en cours de traitement. Le combat contre l’injustice et la discrimination raciale n’est pas sur le point d'être clos.

En attendant de savoir combien d’anciens mineurs seront concernés, l'agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (AGNDGM), a déjà été obligée à rétablir justice. En effet, elle a été condamnée à verser 40 000 euros à chacun des demandeurs. D’après la même source, cette jurisprudence devrait concerner 1 600 ex mineurs marocains.

Pour rappel, après la fermeture des puits dans les années 1980, les mineurs marocains avaient réclamé leur droit à convertir en capital les avantages en nature que les mineurs perçoivent à vie, autrement dit, la gratuité du logement et du chauffage. Cette procédure avait permis à leurs collègues français et européens d'acquérir le logement qu'ils occupaient.

Publié le 06.01.2014 à 18h32 | Par El Hadji Mamadou Gueye

Voir les commentaires

À Lewarde, travail de titan, pour mines format fourmi

Publié le par REVEL Stephane

« Mini-mine, maxi-passion », l’exposition du Centre historique minier de Lewarde porte bien son nom. C’est qu’il en faut, de la passion (et de la patience !) pour réaliser les modèles réduits exposés, dont certains ont demandé des milliers d’heures de travail.

En particulier, toute une série de modèles qui reproduisent avec fidélité des sites emblématiques du patrimoine minier du Nord - Pas-de-Calais, comme la fosse Delloye à Lewarde, la fosse numéro 1 à Courrières ou la numéro 7 à Lens-Wingles. Ces dernières, entièrement réalisées en allumettes, montrent une maîtrise et un souci du détail impressionnants.

Bonne idée de la part du Centre historique minier, l’exposition permet également de découvrir une maquette en cours de réalisation. Et donc, de mesurer la tâche titanesque que cela représente. Depuis l’ouverture de l’exposition, une équipe de six modélistes travaille d’arrache-pied à la réalisation d’une maquette au 160e de la mine de Lewarde dans les années 1960, au temps où elle fonctionnait encore. Bâtiments, passerelles, chevalets, tout est reconstitué en miniature, jusque dans les moindres détails. Pour ce faire, les modélistes se sont d’ailleurs appuyés sur les plans d’origine des bâtiments, qu’ils ont mis à l’échelle et fidèlement reproduits à l’aide de carton, bois et plastique. Un travail de fourmi qui sera bien récompensé, puisque l’imposante maquette, une fois terminée, sera exposée dans le hall du musée.

Mini-mines, maxi-passion, jusqu’au 31 décembre. 10h-19h, 5,9 €.

La Voix du Nord

Voir les commentaires

La mine d’Antully les inquiète

Publié le par REVEL Stephane

Autun Morvan écologie craint que la mine de fluorine d’Antully (ouverture prévue en 2018) ait un impact sur l’environnement. Mais les éléments concrets manquent.

Il faut que nous nous positionnions rapidement. Et si nous voulons réagir, il ne faudra pas attendre l’ouverture de l’enquête publique. Il serait alors trop tard. » Suite à l’assemblée générale de l’association Autun Morvan écologie (lire ci-dessous), une conférence-débat a été organisée sur le projet d’exploitation de la fluorine à Antully qui devrait débuter en 2018 (lire notre édition du 19 octobre dernier). À cette occasion, Lucienne Haese, vice-présidente de l’association, n’a pas caché son inquiétude.

« La mine à ciel ouvert et l’atelier de concentration de la fluorine qui sera construit en pleine forêt de Planoise se trouveront à proximité immédiate de l’étang du Martinet, réserve d’eau potable de la communauté urbaine Creusot Montceau. Je pense que cette problématique de l’eau questionne certains élus », a expliqué la vice-présidente persuadée que si l’association avait la certitude que l’exploitation de la fluorine avait des conséquences sur l’eau, et qu’elle arrivait à les mettre en exergue, le projet d’exploitation serait rapidement arrêté. « L’Agence régionale de la santé de Bourgogne, qui a identifié un risque sur l’eau, avait d’ailleurs émis un avis défavorable à l’arrêté du préfet permettant à la société Garrot-Chaillac d’effectuer des sondages pour analyser la teneur en fluorine des sols », a appuyé Lucienne Haese.

Si l’association Autun Morvan écologie ne s’oppose pas pour l’instant à l’exploitation de la fluorine sur le plateau d’Antully, elle a néanmoins identifié d’autres risques inhérents à l’ouverture de la mine sur une vingtaine d’hectares. Selon certains de ses membres, la pollution pourrait, en plus d’être due à la fluorine elle-même, être causée par la présence d’autres minerais comme le cuivre, le plomb, l’argent où le zinc. « Il faudrait savoir quels sont les minerais associés sachant qu’une fois broyés, ils se diffuseront beaucoup plus facilement dans les sols », a appuyé un adhérent de l’association avant de s’interroger sur l’ouverture réelle d’une enquête publique. « Celle-ci a déjà été réalisée en 1972 ou 1973. S’agissant là d’une mutation de concession (Garrot-Chaillac a racheté la concession minière à la société d’entreprises, carrières et mines de l’Estérel au mois d’août dernier, N.D.L.R.), je ne vois pas ce qui justifierait l’ouverture d’une deuxième enquête publique… »

« Il nous faut recueillir davantage d’informations pour prendre une position ferme. Il faut que nous sachions par exemple comment sera transporté le minerai. Les dirigeants de Garrot-Chaillac nous ont affirmé que la fluorine rejoindra la gare de Marmagne pour être acheminée en train », a insisté Lucienne Haese. Le problème, c’est que cette gare a été rasée au mois de novembre dernier.

Autre dossier qui va occuper les adhérents d’Autun Morvan écologie en 2014 : le projet d’implantation d’une méga scierie à Sardy-lès-Épiry (58). Car si l’exécution d’un arrêté préfectoral autorisant le début des travaux a été suspendue à trois reprises par le tribunal administratif de Dijon en 2013 (décision confirmée par le conseil d’État le 9 octobre, qui a jugé que le projet ne répondait pas à « des raisons impératives d’intérêt public majeur », et, de fait, ne pouvait pas s’affranchir de la protection d’espèces naturelles protégées), il reste à la justice de se prononcer à nouveau sur six arrêtés instituant le bien-fondé du projet et contestés par les opposants. Cette bataille judiciaire entamée depuis plus d’un an par des associations, mais aussi par un collectif d’habitants, devrait trouver son épilogue cette année.

Le Journal de Saone et Loire

Voir les commentaires

La friche minière de Cabasse s'apprête à accueillir un parc photovoltaïque

Publié le par REVEL Stephane

La mine de bauxite de Cabasse, fermée au début des années 1990 puis laissée à l'abandon, a commencé sa mutation. Dans quelques semaine, un parc photovoltaïque de 20 hectares sera opérationnel.

Plus de vingt ans qu'il se bat. Vingt années durant lesquelles il aurait pu baisser les bras. Mais Régis Dufresne, le maire de Cabasse, n'est pas du genre à laisser tomber.

Lui qui a connu le village à l'heure des mines de bauxite avait fait de la réhabilitation et de la requalification du site un combat. Vivant presque comme un crève-cœur les deux années d'abandon, de 1990 à 1992, de cette ancienne friche minière livrée au vandalisme, aux pillages ou encore aux squatters.

En ce début d'année, on peut presque dire qu'il en voit le bout.

Depuis septembre, les camions et engins de chantiers se succèdent pour réaliser un parc photovoltaïque géant de vingt-trois hectares et redonner vie à ce site qui a nourri tout le bassin durant plusieurs dizaines d'années.

Obstacles multiples

Deux dizaines d'années, c'est le temps qu'il a d'ailleurs fallu pour, enfin, voir les premiers panneaux fixés au sol. Entre-temps, batailles juridiques, obstacles de dernière minute, projets qui tombent à l'eau se sont succédé…

La réhabilitation de la zone semblait presque maudite. Seuls les amateurs de rave party y trouvaient leur compte. « Les mines ont fermé en 1990, puis le site a été pillé, saccagé durant deux ans, explique le maire. Un golf a, un temps, été envisagé, puis nous avons fait pression sur l'exploitant pour racheter l'espace. »

C'est chose faite en 1992 pour un prix de 75 millions d'anciens francs (environ cent vingt mille euros). D'autres obstacles prennent alors le relais. L'application du périmètre de protection du lac Sainte-Suzanne empêche plusieurs projets d'aboutir, la seule possibilité est alors de se tourner vers les énergies renouvelables.

« En 2007-2008, un parc éolien est envisagé, mais interdit car survolé par les tracés des hélicoptères de la base du Cannet,regrette le premier magistrat, qui ne baisse cependant pas les bras. « En 2008-2009 émerge le photovoltaïque. Ça a fait"tilt",ajoute-t-il. On y voyait une réhabilitation sans nuisance de transport, ni visuelle… Une société recherchait un grand site pour faire une installation maximale… »

Recettes substantielles

La société espagnole « Soleol 1 » rafle la mise. Mais, comme rien n'est simple dans cette histoire, il faut là encore batailler pour que l'entreprise puisse s'installer. La sous-location étant impossible, la commune qui loue les cent vingt hectares du site à Pizzorno, qui en exploite une partie pour son usine de valorisation des déchets verts, est dans l'obligation de renégocier avec le géant des déchets afin de louer directement à la société espagnole.

Une solution est finalement trouvée et c'est la municipalité de Cabasse qui établit un contrat de location de quelque trente-trois hectares à hauteur de quatre-vingt-six mille euros par an sur un bail emphytéotique de quarante ans.

Sur ces trente-trois hectares, « Soleol 1 » est en train d'installer plusieurs milliers de panneaux photovoltaïques qui produiront une puissance de douze mégawatts, soit la consommation d'une ville de quatre mille cinq cents habitants. Il s'agit là de l'une des plus grandes installations du département.

Positionné entre l'unité de fabrication de compost à l'est, les deux excavations dans lesquelles la compagnie des eaux et de l'ozone à l'ouest, qui exploite le lac Sainte-Suzanne pompe l'eau, ce parc vient finaliser le projet de réhabilitation voulu par le maire à l'époque de la fermeture des mines.

« Nous sommes la seule commune qui a utilisé une ancienne friche industrielle. Nous n'avons pas sacrifié de terre exploitable,se félicite Régis Dufresne. Ce parc s'intègre bien aux exigences du périmètre et répond aux accords du Grenelle de l'environnement. Aujourd'hui, le moindre mètre carré de l'ancien site est exploité, il n'y a plus rien à louer, c'est au-delà de ce qu'on aurait pu espérer», conclut-il, satisfait.

Un projet global qui, en outre, rapportera des recettes substantielles à la commune pendant plusieurs années…

Publié le samedi 04 janvier 2014 Var Matin

Voir les commentaires

Hautmont, dernier marbre rouge belge

Publié le par REVEL Stephane

VODELÉE - La carrière de Hautmont, à Vodelée, est la dernière à extraire des dalles de marbre rouge, perpétuant une ancestrale tradition.r

Une petite colline sépare Vodelée et Romedenne. Sur le premier village, quelques hommes s’activent à extraire de gros blocs rougeauds d’une paroi abîmée. Un engin transporte le volume un peu derrière lui… sur le territoire de Romedenne! C’est en effet juste à la frontière entre ces deux villages que l’on extrait les derniers marbres rouges belges destinés à la confection de dalles, carrelages et autres tablettes de fenêtres.

C’est une tradition ancestrale que l’on perpétue là. Jadis, toute la région était percée de carrières de marbres: Rance, Senzeille, Romedenne, Neuville, les sites sont encore nombreux à porter les stigmates de ces activités économiquement importantes en Entre-Sambre-et-Meuse. On extrait encore de quoi faire de la dolomie. Mais à Vodelée, ce sont des gros morceaux que la société Merbes-Sprimont tire du monticule.

«Vers l’extérieur de la carrière, il est plus foncé, virant vers le bordeaux, nous explique Jean-Christophe Vassart, directeur de la société. C’est le «rouge griottes». Plus loin, c’est le rosé royal. Au cœur, on tire le gris des Ardennes et ses déclinaisons.»

La carrière n’est pas exploitée en permanence. C’est à la demande qu’une équipe rejoint le site pour exploiter quelques centaines de tonnes de gros blocs, qui sont ensuite acheminés à La Buissière, où ils sont sciés et polis dans l’usine du groupe.

L’exploitation de la carrière, qui fut abandonnée pendant des années, a repris à la fin du siècle dernier. Comme Hautmont est la dernière à produire de gros éléments pour la construction, elle est sollicitée pour de nombreux chantiers de restauration. «En 2008, nous avons fourni deux colonnes massives pour le château de Versailles. Nous fournissons aussi des dalles pour des restaurations de palais sur Bruxelles, en Italie ou des châteaux en France, ou juste pour remplacer des éléments de cheminées. Nous avons aussi participé à la rénovation de la gare de Leuven.

Jadis, de nombreux éléments étaient faits de marbre rouge belge. Nous sommes les derniers à en fournir. C’est donc logiquement chez nous que l’on s’adresse pour les restaurations.»

Sur mesureaux professionnels

Merbes-Sprimont ne vend pas en direct. C’est aux tailleurs et marbriers qu’il faut s’adresser pour s’équiper correctement. «Nous répondons alors au cas par cas, en sciant aux dimensions demandées.»

Du marbre sur mesure. Nous sommes bien dans la perpétuation d’un savoir-faire wallon. «Jadis, on exploitait beaucoup. Cette pratique a été abandonnée ou presque. C’est dommage. On sous-exploite notre potentiel, en Wallonie. Notre sol et notre sous-sol comportent bien des richesses que nous n’exploitons plus. Notre credo, c’est de proposer du belge dans un secteur où beaucoup ont fui. On relocalise, en quelque sorte.

Pourtant, ce sont des Portugais qui participent aux campagnes d’extraction! «Nous n’avons pas le choix. Il n’existe plus de formation de carrier chez nous. Donc, pour exploiter quelques mois par an, nous faisons venir du personnel de l’une de nos carrières au Portugal puisque nous ne pouvons pas former des gens à chaque fois pour des contrats de quelques semaines…» Si la demande augmente, cependant, Merbes-Sprimont ne demande qu’à accroître ses périodes d’extraction à Hautmont. Pourquoi pas, en étendant la production à des moellons si la mode devait reprendre. Dans la région, on voit tellement de maisons aux façades rosées par le marbre régional! «L’utilisation du marbre belge n’est plus trop à la mode dans nos maisons. Mais cela reviendra, c’est cyclique», rassure Jean-Christophe Vassart.

www.merbes-sprimont.be

L'avenir.net

Voir les commentaires

1 2 > >>