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Dourges : des galibots de l’école Ferry préparent une exposition sur la mine

Publié le par REVEL Stephane

Faisant désormais partie du patrimoine de notre région, la mine a laissé des traces indélébiles d’un passé révolu dans le paysage du bassin minier.

Chevalements, terrils, musée et quelques bâtiments résistant au temps, voilà ce qui reste d’une industrie qui avait fait vivre et souffrir des générations de mineurs, appelés aussi les gueules noires. Aussi, il est nécessaire de rappeler à la nouvelle génération ce qu’avaient représenté ces femmes et ces hommes dans le Nord-Pas-de-Calais dans leur milieu professionnel, la mine. C’est tout simplement un devoir de mémoire afin de ne pas oublier.

Une réelle motivation

L’école Ferry ne veut pas oublier. À l’initiative de la directrice, Isabelle Hourdequin, des classes travaillent à la préparation d’une exposition sur le thème de la mine : « Avec ma collègue Melle Rossi, nous avons mis en place un projet pédagogique sur la mine avec les classes de CE2 et CM1. C’est un sujet qui fait partie de notre patrimoine et qui reste encore assez proche de nous. Les enfants ont des parents ou des grands-parents qui ont travaillé à la mine. Certains sont malheureusement morts de la silicose. En plus, nous sommes dans un environnement qui est propice à ce thème, puisque nous avons sous les yeux des vestiges de la mine dans notre paysage quotidien. Enfin nous avons aussi la possibilité de faire des visites à proximité pour illustrer le projet. »

Celui-ci a beaucoup intéressé les élèves qui ont très vite adhéré en montrant une réelle motivation. La directrice poursuit « Tout de suite, chez eux, ils ont demandé des renseignements sur la mine, ils ont rapporté des objets et ils ont beaucoup participé en classe. » Différents travaux ont été réalisés sur des textes, des poésies et certains ont même obtenu des récompenses : « Avec l’aide de notre intervenant municipal en arts plastiques, Christophe Golka, les enfants ont travaillé différentes techniques comme le découpage, le coloriage, l’assemblage, la peinture. Ils ont contribué à la création de paysages et également à la fabrication de maquettes avec lesquelles nous avons participé à un concours organisé par le musée de la mine de Lewarde. La classe de CM1 a obtenu le troisième prix et la classe de CE2 le premier prix. Celui-ci a permis à la classe de gagner une visite du musée qui a eu lieu ce vendredi matin. »

D’autres actions ont été mises en place avec le pôle patrimoine de la CAHC. Les élèves ont notamment bénéficié de deux visites de la fosse 9-9bis d’Oignies. « Avec une animatrice de la CAHC, nous sommes montés sur le terril pour observer le paysage minier si particulier. La deuxième visite consistait à la découverte des différents bâtiments situés sur le carreau de la fosse. Enfin une troisième sortie a permis aux enfants de visiter la cité Bruno de notre ville. Toutes ces visites étaient illustrées de documents avec des questions-réponses, des dessins à réaliser. » Pour finaliser tout ce travail commencé en septembre, une exposition sur invitation, composée des maquettes, dessins, affiches, photos et objets, sera présentée le jeudi 13 mars dans l’enceinte de l’école Ferry.

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Grande-Synthe: l’Association des anciens mineurs prépare son quarantième anniversaire

Publié le par REVEL Stephane

Daniel Maudoux, originaire de Lens, est intarissable lorsqu’il évoque l’univers des gueules noires. Il sait de quoi il parle. Cet ancien mineur est fils et petit-fils de mineur. De plus, sa grand-mère était une « caffu » (femme à la coiffe), employée au triage.

Samedi, le président de l’Association des anciens mineurs a tenu l’assemblée générale en annonçant déjà la programmation de 2015, celle du quarantième anniversaire de l’association. Une occasion festive attendue, bercée pour le moment des récits, truffés d’anecdotes, de la vie ouvrière des mineurs de fond, contés par quatre membres du bureau.

« Ma femme a le droit de venir, mais interdit de toucher aux objets ! » Daniel Maudoux est déterminé quand il s’agit de préserver sa précieuse collection dédiée à son premier métier. Il faut dire que depuis son arrivée dans la cité des cheminots, à Saint-Pol-sur-Mer, en 1974, il a accumulé une mine d’or : « Je possède toutes les archives concernant l’actualité du charbon. J’ai même l’article sur la démolition de la cité minière d’Auchel (Pas-de-Calais). »

Au côté de ces albums, il livre qu’il confectionne des maquettes en allumettes : « J’ai réalisé pour le musée un chevalement de deux mètres de haut avec 29 624 allumettes exactement. » La structure réalisée se dresse au beau milieu d’un plateau de 42 m², représentation à l’échelle d’une exploitation minière et de son réseau ferré. La maquette attire bon nombre de visiteurs. Chaque année, plus de 800 personnes franchissent le seuil du musée : « On raconte les conditions des mineurs, les mémoires du charbonnage. Il nous faut plus de deux heures pour tout présenter. » On peut même y retrouver une « caffu », à l’image de la grand-mère du président.

L’année prochaine, ce sera le quarantième anniversaire : « Nous espérons la venue de la troupe de théâtre qui joue l’histoire de Germinal et la fosse d’Arenberg. On aimerait également qu’un artiste vienne chanter en patois. ».

En attendant, l’association composée de 68 adhérents se prépare à s’associer aux manifestations locales comme le carnaval enfantin, le salon Évasion, la Saint-Martin une fête où « au concours de betteraves, y a pas de perdant ! » P. C.

Centre Langevin, rue Cortot, à Grande-Synthe. Ouvert le samedi, de 14 h à 16 h 30, et le dimanche sur réservation ( 03 28 27 84 10).

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Tourisme. Le Pays segréen reprend les rênes de la Mine bleue

Publié le par REVEL Stephane

Le site touristique sera géré par le syndicat de Pays. Objectif affiché : en faire un « phare » pour attirer les touristes en Anjou bleu.

Un point d’interrogation planait sur la Mine bleue. En effet, depuis la liquidation, le 18 décembre dernier, de FD Tourisme, la société qui en assurait la gestion dans le cadre d’une délégation de service public, son avenir semblait écrit en pointillé.

Qui, pour la reprendre ? Fallait-il la reprendre, justement ? Avec quels moyens, quels acteurs, quelles perspectives, quelles ambitions ? Autant de questions qui, aujourd’hui, ont trouvé une réponse.

C'est, désormais, le syndicat de Pays Anjou bleu segréen qui en assurera la gestion. Sous la forme d’une régie et non plus par le biais d’une délégation de service public. À la clé : des économies, grâce, notamment, à une mutualisation des moyens.

« Nous voulons mettre en place, autour de la Mine bleue, des synergies avec l’ensemble des prestations touristiques du territoire », précise Bénédicte Flamand, directrice du syndicat de pays, qui assurera, à terme, la direction du site.

Ouest France Segré - 12 Février 2014

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Charbonnage du Hasard: une collaboration avec Blegny-Mine envisagée

Publié le par REVEL Stephane

Le Charbonnage du Hasard dispose de la première machinerie d'extraction au sommet, fonctionnant avec deux moteurs courant continu de 135 kw. L'outil centenaire est toujours en excellent état. Il a été classé au même titre que la salle des machines. La lampisterie, cœur du site, sera elle aussi préservée même si elle n'est pas classée.

Il faut que ce site soit tourné vers l'Euregio et qu'il s'inscrive dans un redéploiement social et culturel, insiste Michel Born, qui estime sur le fait que la lampisterie doit être utilisée comme lieu de brassage multiculturel, à l'image de la cité Jardin toute proche, vestige architectural des cités minières.

La réaffectation des charbonnages limbourgeois de Winterslag et Waterschei, préservés et utilisés comme espace culturel, doit être source d'inspiration pour le projet de redéploiement. Le site de Blegny-Mine doit également faire partie de la réflexion globale concernant l'avenir historique du site.

Le Charbonnage du Hasard date de 1848. Il a compté jusqu'à 1.200 mineurs. On extrayait quotidiennement quelque 1.000 tonnes de charbon à Cheratte.

lundi 10 février 2014 RTBF

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Bruay-La Buissière : «Sur les 13 cokeries du bassin minier, il ne reste que Carbolux. Ce site doit être protégé»

Publié le par REVEL Stephane

La démarche a de quoi surprendre, mais elle est, on ne peut plus sérieuse. Sébastien Glaubert, Billysien de 32 ans, a constitué un dossier pour une demande de protection aux Monuments historiques de neuf bâtiments de l’ancienne cokerie Carbolux. Rencontre sur le site avec ce passionné de la mine.

Quand il n’est pas au volant de son camion, Sébastien Glaubert investit beaucoup de son temps dans la préservation du patrimoine minier. Un passe-temps qui peut étonner chez un trentenaire, père de famille. Et pourtant, ça l’a pris à l’âge de 8 ans. « À l’époque, j’accompagnais mon père, photographe, sur les démolitions de chevalement. »

La mémoire minière, il l’a aussi reçue en héritage. Entre son grand-père paternel, immigré polonais, mort deux ans avant sa naissance de silicose, et son grand-père maternel, immigré italien. Aujourd’hui, Joseph, alias Giuseppe, a plus de 80 ans, mais il plonge encore régulièrement dans ses souvenirs avec son petit-fils. « J’aime quand il m‘en parle. Il avait 18 ans, la Seconde Guerre mondiale prenait fin. Avec ses copains, il a traversé toute la France qui se relevait péniblement. Il est venu travailler dans les mines et logeait dans des baraquements. » Joseph a aussi payé un lourd tribut au fond. Il est désormais sous oxygène. Sébastien le regarde avec fierté, mais sait bien que si les mines tournaient encore, il ne voudrait pas y descendre. « Ce que je souhaite, c’est préserver ce morceau d’histoire », explique-t-il à l’entrée de Carbolux où le nom du site s’inscrit en mosaïque dans l’esprit années 30.

« Je sais que le lieu est occupé par Emmaüs »

Sébastien qui est président de La Mine de France rappelle : « N’importe qui peut demander la protection d’un monument. Mais quand une asso le fait, ça a plus de poids. L’obtenir signifierait que les bâtiments concernés ne pourraient plus être détruits, mais restaurés dans l’état. Sur les 13 cokeries du bassin minier, il ne reste que Carbolux. Il faut agir. » Ce militant du patrimoine nuance : « Je sais que le lieu est occupé par Emmaüs, que cela sera synonyme de contraintes pour eux, mais il faut conserver ces façades. À l’intérieur, ils pourront faire ce qu’ils veulent. Et ce qui a déjà été fait, ne sera pas défait. » Il désigne un bâtiment en briques rouges : « Il date des années 30. Quand la brique est orangée, ce sont les années 60 et les Houillères. » Au total, l’asso a repéré neuf bâtiments et les portails d’entrée. Historique, photos et plans ont été transmis à la direction régionale des affaires culturelles il y a deux semaines. Sébastien, lui, continue d’amasser les documents sur le sujet. Au cas où…

Association La Mine de France, 42, rue du Bois, 62 420 Billy-Montigny, 067960 01 36.

Retour sur l’histoire du site

Avant que les Houillères ne lâchent le site et qu’Emmaüs s’y installe, que fabriquait-on ici ? Du « carbolux », tout simplement. « Les mines de Bruay avaient mis au point la fabrication d’un produit sans fumée, explique dans son dossier à la DRAC Sébastien Glaubert. Il était préparé spécialement à cet effet par distillation à basse température. Une opération totalement différente de celle qui se produit dans un four à coke à haute température (...) La distillation à basse température éliminie seulement les gaz, goudrons et matières volatiles en excédent, tout en laissant intacts les principes utiles d’une combustion, facile mais lente, propre et économique. »

La compagnie des mines de Bruay implante son usine sur le territoire de Gosnay et Bruay en 1931. « C’est l’unique cokerie de France à produire du coke à usage domestique. »

L’installation est impressionnante avec pas moins de trois batteries de 25 fours. Les Houillères reprennent la gestion du site, mais dans les années 60, le coke domestique ne trouve plus preneur. La cokerie cessera son activité en décembre 1969. Dans les années qui suivent, les principales installations sont démantelées. Aujourd’hui, les hautes cheminées ont toutes disparues.

L’association Emmaüs est arrivée sur le site en 1982. Elle l’a aménagé pour l’adapter à son activité. Reste, à préserver aux yeux de l’association, neuf bâtiments et les deux entrées. Notamment celle constituée de pilastres emblématiques puisqu’elles portent les inscriptions « Mines de Bruay, Carbolux ». Sébastien Glaubert insiste : « Il s’agit, pour nous, de protéger les façades. S’il y a classement, l’activité ne sera pas empêchée. Changer une gouttière sera certes un peu plus compliqué qu’avant, mais c’est pour que l’histoire du bassin minier reste vivace. »

Publié le 01/02/2014

Par AGNÈS MERCIER

La Voix du Nord

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Cévennes : la conférence sur la pollution des sites miniers a mobilisé

Publié le par REVEL Stephane

A Thoiras, la réunion publique fait état d'analyses inquiétantes.

Ce ne sont pas moins de 15 communes, plus ou moins représentées, qui se sont montrées intéressées par la réunion publique tenue sur la pollution des sites miniers. Une situation décrite par les analyses effectuées sur le site de l’ancienne mine de Saint-Félix-de-Pallières et Thoiras en 2012 et 2013 par le laboratoire ICF Environnement.

La réunion, menée par le docteur François Simon, de Saint-Félix, était ouverte par les présidents des associations organisatrices. Marc Sabatier (“Pourquoi pas Thoiras”) était heureusement surpris de voir cette nombreuse assistance et précisait sa volonté d’informer sur la situation actuelle.

Pauline Bouzige a présenté l’association Riverains des mines de la croix de Pallières, qui a pour but d’informer la population sur les risques liés à la présence de métaux lourds.

Des analyses qui révèlent une importante pollution en métaux lourds

Parole était ensuite donnée à Stéphane Garcia, ingénieur de l’école des Mines de Saint-Etienne, qui commentait les résultats des analyses, effectuées dans les puits, galeries, sur les stockages de stériles, les haldes, bordures aquifères... La pollution s’y avère très importante, les teneurs en plomb, zinc, cadmium, fer, arsenic ou antimoine ayant des valeurs moyennes très supérieures (de 10 à 200 fois) aux valeurs indicatives à partir desquelles une action curative est nécessaire ! Les risques de contamination, pour les personnes (surtout les enfants), les animaux et l’environnement sont décrits à partir de trois vecteurs principaux : ingestion des sols, inhalation des poussières, consommation d’aliments produits sur ces sols.

Après avoir énuméré les différentes solutions de dépollution, il proposait aux membres de l’assistance de poser leurs questions.

Des témoignages poignants

Les échanges apportèrent de nombreux témoignages, certains poignants comme celui de Michel Bourgeat, riverain du ruisseau de Paleyrolles, le plus pollué, qui a vu en quelques années périr cinq de ses chiens et son âne de cancers identiques, sans que ses alertes ne soient prises en compte dans une étude épidémiologique, par exemple. Un constat repris par beaucoup.

Nombre de questions ont également porté sur les démarches à faire, tout en rappelant celles déjà effectuées mais restées lettre morte...

Midi Libre

30/01/2014

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Lorraine : Nouvelle galerie de mine ouverte au public à Neuves-Maisons

Publié le par REVEL Stephane

Une nouvelle galerie est désormais ouverte au public sur le site minier du Val de Fer, à Neuves-Maisons. Elle complète la galerie historique de 1874 qui mène à une ancienne poudrière. Cette dernière avait été rouverte en 1993 après un chantier de réhabilitation titanesque entrepris par des passionnées.

L’idée était de faire revivre la mémoire d’un site qui est aujourd’hui le seul témoin de l’extraction du minerai de fer dans le bassin de Nancy. Il s’agit également de l’un des seuls de ce genre ouverts au public en Meurthe-et-Moselle.

La galerie nouvellement ouverte avait été percée pour répondre aux directives de sécurité minière. Il fallait en effet creuser une galerie de 52 mètres prolongée par une autre dite de jonction de 32,50 mètres permettant de rejoindre celle de la poudrière que le public peut visiter sur 1 km. Le chantier de sa rénovation a duré plus de deux ans. Il a été réalisé selon des techniques traditionnelles. Les bénévoles ont pour cela travaillé à front de taille comme le faisaient les mineurs en 1874. L’avancement des travaux a été ralenti par des fissures qu’il fallait consolider avec des injections de béton et par la rencontre d’une succession de petits rochers.

L’aménagement de la nouvelle galerie, creusée à flanc de colline sous le massif de Haye, a représenté un investissement de 170 000 euros. Davantage de personnes pourront désormais être accueillies. La fréquentation du site est d’ailleurs passée ces dernières années de 2 500 à 5 000 visiteurs par an.

D’autres travaux de réhabilitation devraient être menés sur le site. Un des quatre accumulateurs enfuis sous la terre pourrait ainsi être dégagé pour être présenté au public. Un centre de formation certifiant tourné vers les métiers de la chaudronnerie ou de la ferronnerie pourrait également ouvrir ses portes dans quelques années.

Rappelons qu’au plus fort de son activité, la mine du Val de Fer de Neuves-Maisons a fait travailler jusqu’à 700 gueules jaunes.

Le 29/01/14 Obiwi

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