Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Courry - Des curiosités géologiques à la Cocalière

Publié le par REVEL Stephane

Les amateurs de géologie seront ravis en pénétrant dans la grotte de la Cocalière, située sur le plateau des Gras, à une trentaine de kilomètres d'Alès.

Cette cavité fête ses 35 millions d'années et continue de se former, jour après jour. Lors de la visite commentée (1 h environ) on découvre, les yeux grands ouverts, les fines draperies inérales et les massives stalagmites. Les disques, concrétions circulaires, sont spectaculaires, et malgré la dominance de la couleur ocre, le blanc et le gris scintillent également dans ce monde souterrain.

Les salles se succèdent, salle des Colonnes ou du Puits de l'Aventure, avant de ressortir émerveillé et de regagner la surface. Penser à se couvrir car à l'intérieur la température ne dépasse pas les 14 °C.

Du 1er juillet au 31 août, 10 h-18 h.

Gratuit -6 ans, 7,50 e (6-12 ans), 9,50 e.

Informations au 04 66 24 34 74.

www.grotte-cocaliere.com

Midi Libre le 28/06/2014

Voir les commentaires

Ancienne mine de Canari : le long chemin vers la réhabilitation

Publié le par REVEL Stephane

Le chantier titanesque entrepris en 2009 s’est achevé au mois de mars dernier. Il reste sous surveillance. Ce site amiantifère n’a pas dit son dernier mot. Un phénomène d’érosion vient d’être constaté

Les habitants du Cap Corse ont toujours entendu parler de l'ancienne mine d'amiante de Canari. Quand elle était en activité, puis lorsque l'usine a fermé et le scandale de l'amiante éclaté.

Le récent chantier de réhabilitation aurait pu mettre un terme à cette histoire et permettre de refermer une page très douloureuse pour de nombreuses familles. Mais il n'en est rien.

Un phénomène d'érosion vient d'être constaté par les services de l'Ademe, mandatée par le préfet de Haute-Corse pour mettre ce site en sécurité.

Le problème se situe au niveau du rejet des eaux de ruissellement provenant du site, dans le talus côté mer, près de la route départementale 80.

Une difficulté nouvelle qui va nécessiter la réalisation d'une étude géotechnique préalable. En effet, il s'agit de savoir précisément où intervenir. Le détournement des eaux vers une zone stable permettra de protéger l'ancien point de rejet. Cette modification va réclamer toutefois trois semaines d'interventions.

Afin de coordonner cette nouvelle étape dans la protection et la mise en sécurité du site, une réunion a été organisée à Bastia, en présence de tous les acteurs concernés à l'image des services de l'État, des élus des communes limitrophes ou du conseil général. Tous les partenaires se sont accordés sur la nécessité de mener ces travaux mais il fallait encore les définir. La découverte de ce phénomène d'érosion tombe plutôt « mal » en ce début de saison touristique qui s'annonce en Haute-Corse assez prometteuse. Un calendrier a donc été établi, avec un double objectif : terminer les travaux avant l'été et limiter la gêne aux riverains et à l'activité économique, cruciale pour le Cap Corse, en cette période de l'année.

« Cette intervention sur l'ancienne usine de Canari se déroule en deux temps. Tout d'abord, trois jours sont consacrés à l'installation sur le site et à la réalisation de sondages géotechniques. Nous avons demandé à l'entreprise Vinci Construction Terrassement de se charger des travaux »,expliquent les services de l'Ademe.

Sept nuits de travail jusqu'à la fin juin

Cette phase a débuté la semaine dernière.

Ensuite, la construction d'un fossé destiné à détourner les eaux aura lieu au cours d'une deuxième phase qui ne doit pas excéder sept nuits de travaux. Ainsi, les ouvriers et les techniciens seront à pied d'œuvre du 23 au 27 juin, de 22 heures à 6 heures. Il est important ici de préciser que l'intervention n'affectera pas la circulation automobile sur la RD 80.

Fermée il y a cinquante ans, puis laissée à l'abandon, l'usine de Canari a fait l'objet en 2009, d'un titanesque chantier de réhabilitation. Le premier de ce type en France puisque la mine était le seul site d'extraction d'amiante.

Cependant, la mise en sécurité du site destinée à protéger et les habitants et l'environnement a été un véritable parcours du combattant.

Le chantier a dû être interrompu durant une année, en raison des conditions de travail et de sécurité des ouvriers au contact des fibres d'amiante sur le site. Le chantier qui s'est finalement achevé au printemps dernier aura coûté plus de onze millions d'euros.

Même si la réhabilitation est terminée, au regard de l'unicité de l'ouvrage et des difficultés rencontrées ces dernières années, le site demeure sous surveillance, pour un an encore.

Une mission assurée par les services de l'Ademe et qui a permis justement de constater ce phénomène d'érosion.

le dimanche 22 juin 2014 Corsematin.com

Voir les commentaires

Des maisons sur d’anciennes galeries de mine

Publié le par REVEL Stephane

Un long processus de 5 ans est en train de s’achever à La Chapelle-sous-Dun, avec la destruction de cinq maisons à la sortie du bourg, en direction de Châteauneuf.

Ces maisons, dont les propriétaires ont été expropriés, étaient en effet construites dans une zone à risque, au-dessus des anciens gisements de charbon qui ont été exploités entre le début du XIXe siècle et les années 1950. « Par endroits, il y a jusqu’à quatre galeries qui se superposent », explique le maire, Michel Cannet.

Un maire qui regrette la nécessité de cette destruction : « Seul un ménage exproprié est resté sur la commune. Nous avons perdu des habitants, et on ne peut pas dire que cette histoire a servi l’image de notre commune. Mais avec ces travaux, nous allons pouvoir tourner la page. »

JSL le 19/06/2014

Voir les commentaires

Le régime minier de Gardanne fête ses 120 ans

Publié le par REVEL Stephane

"Le régime spécial des Mines n'a plus aucun avenir", reconnaît amèrement Christian Da Canal, responsable régional de l'Agence nationale pour la garantie des droits de mineurs. Ancien mineur, il tenait, vendredi, devant la mairie, un stand d'animation destiné à fêter les 120 ans de la sécurité sociale minière.

Dans un pays qui ne compte plus qu'une centaine de mineurs en activité (essentiellement pour l'extraction de talc et de sel), ce régime spécial est aujourd'hui l'un des plus déficitaires et semble voué à l'extinction. "Nous comptons encore 135 000 bénéficiaires dont la moyenne d'âge est de 80 ans, indique Christian Da Canal. Chaque année, environ 5 % d'entre eux décèdent. Les prestations continueront d'être versées jusqu'au dernier. Mais difficile dans ces conditions d'imaginer un avenir au régime qui, de plus voit son budget également diminuer de 5 % par an".

Chez Filieris (l'organisme créé en 2009 pour reprendre la gestion de la branche mine), on ne voit pas tout à fait les choses sous le même angle. "L'avenir, c'est nous", affirme Stéphanie Firetto, la chargé de communication du groupe qui profitait de l'événement pour faire sa promotion et expliquer aux curieux venus faire leur marché, que "Filieris, ce n'est pas une mutuelle. Les gens s'imaginent que ce n'est que pour les mineurs alors que depuis 2005, nous sommes ouverts à tous les publics, poursuit-elle. Même si le taux d'ouverture, c'est-à-dire le taux d'accueil des patients non-miniers qui bénéficient de nos offres de soins, est de 80 % dans le Sud-Est, un chiffre bien meilleur que dans le Nord".

L'activité minière peut redémarrer en France

Président de la Carmi du Sud-Est, Dominique Diago justifie la création de Filieris en se basant sur ce constat : "L'État ne pouvait pas laisser mourir une offre de santé efficace avec son réseau de praticiens et de médecins, dans des zones qui sont souvent des déserts médicaux. Il s'agit juste d'un transfert de personnels et de locaux à une autre enseigne mais le contenu reste le même".

Avec les gisements encore présents dans les sols de France (et les débats qui s'agitent autour de l'éventuelle extraction de gaz de schistes), on peut imaginer qu'un jour, l'activité minière rennaisse en France. Et quid de son régime social ? "C'est impossible puisque les mineurs ne peuvent plus s'affilier au régime depuis 2010, rétorque Dominique Diago. Rien ne nous assure que nous ne soyons pas obligé de le faire dans 10 ou 20 ans mais, concrètement, ce ne serait pas assez rentable, ça coûterait trop cher.Il faudrait commencer par dénoyer les mines, mais le plus cher, ce serait surtout de les sécuriser".

Ancien mineur, élu à la santé, Marius Comti (qui estime que les avantages des mineurs devraient être étendus à toute la population) semble d'accord : "On peut imaginer rouvrir les mines mais on butera sur un problème de savoir-faire. C'est donc un régime qui se meurt".

Des sociétés de secours à "Filieris"

Après la fermeture progressive des mines de fer et de charbon jusque dans les années 2000, le Régime spécial devient peu à peu obsolète. Un décret Bertrand d'août 2011 prévoit alors sa disparition au 31 décembre 2013. Le versement des retraites et pensions est désormais assuré par la Caisse des dépots et consignations, tandis que la gestion des prestations sociales (dûes aux anciens mineurs, à leurs veuves et ayant-droits), est confiée à "Filieris", un organisme privé chargé d'une mission de service public. Pour éviter d'être vidé de sa substance, Filieris ouvre ses prestations à tous les publics, y compris non-miniers.

L'organisme s'appuie alors sur un réseau déjà constitué, en France, de 167 centres de santé (avec généralistes, spécialistes, infirmiers et pharmaciens) et de 82 établissements hospitaliers, médicaux et sociaux (avec assistantes sociales ou aides à domiciles). Les nouveaux affiliés disposent désormais de droits similaires à ceux des anciens mineurs (à condition toutefois d'adhérer à une mutuell

La Provence.com

Publié le Lundi 16/06/2014

Voir les commentaires

La Cour des comptes alerte sur StocaMine, la bombe à retardement alsacienne

Publié le par REVEL Stephane

C'est un sévère rappel à l'ordre à l'Etat dans sa gestion du dossier StocaMine. Dans un référé publié lundi 16 juin, la Cour des comptes épingle les « graves conséquences » de l'« attentisme » des pouvoirs publics concernant ce centre de stockage unique en France, situé dans une ancienne mine de potasse du Haut-Rhin, dans lequel dorment 44 000 tonnes de déchets industriels ultimes non recyclables et hautement toxiques.

Les magistrats de la rue Cambon regrettent que, dans ce « sujet perçu comme très sensible par les ministres et leurs cabinets », « des missions » et deux concertations « se sont succédé sans déboucher sur une solution ». La question du traitement final des déchets enfouis dans ce centre fermé depuis 2003 à la suite d'un grave incendie, n'est toujours pas tranchée onze ans après : faut-il les remonter à la surface ou les confiner sous terre et la solution adoptée doit-elle concerner l'intégralité ou une partie seulement du rebut ?

La Cour des comptes chiffre le coût de cette « inaction des pouvoirs publics » à un minimum de 45 millions d'euros à la fin de 2012, à raison de huit ans d'attente avec des charges annuelles de 5,5 millions d'euros d'entretien de la mine et des structures, et de frais de personnels.

44 000 TONNES DE DÉCHETS DANGEREUX

Situé dans le sous-sol de Wittelsheim, à 550 mètres de profondeur, StocaMine a ouvert ses portes en février 1999, sous la forme d'une filiale de l'entreprise publique Les Mines de potasse d'Alsace (MDPA). Ce centre, le premier du genre en France, était perçu comme une solution pour traiter les déchets ultimes et comme une occasion de reconversion dans un bassin potassique en perte de vitesse. En trois ans, 19 500 tonnes de déchets de classe 0, les plus dangereux (mercure, arsenic, cyanure, etc.), ont été entreposés dans les alvéoles au fond de la mine, ainsi que 24 500 tonnes de résidus d'incinération et d'amiante, de classe 1.

Lire l'enquête : Dans les sous-sols de Stocamine, la bombe à retardement alsacienne

Mais, en septembre 2002, à la suite d'un incendie dans l'un des blocs de déchets, 74 mineurs sont intoxiqués, le PDG de l'époque est condamné à quatre mois de prison avec sursis, et StocaMine à 50 000 euros d'amende, qui ne s'en relèvera pas : le centre, qui n'a jamais été rentable, ferme ses portes en 2003. Depuis, les MDPA ont été liquidées, mais il reste la question des déchets, qui divise experts, élus et population locale.

SIX ANS DE MISSIONS ET CONCERTATIONS

Après une première mission lancée en 2008, une concertation publique sur les scénarios de fermeture de StocaMine a été lancée en 2010 sous l'égide d'un comité de pilotage (Copil) composé de treize experts. En s'appuyant sur des études menées par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), dix d'entre eux ont préconisé, dans un rapport de 2011, le retrait partiel des déchets contenant du mercure et le confinement des autres au fond.

C'est pourquoi en décembre 2012, la ministre de l'écologie de l'époque, Delphine Batho, a ordonné le retrait de 11 % des déchets, dont 56 % des éléments mercuriels, et le confinement du reste du site. Mais alors que les travaux avaient débuté, la ministre a relancé le débat, sous la pression des élus alsaciens et des ONG, en organisant une nouvelle procédure de concertation publique du 15 novembre au 15 février 2014. En jeu : cinq options de fermeture s'échelonnant de la sortie des 11 % de déchets – l'opération en cours – à l'extraction de la quasi-totalité du rebut. Selon les scénarios, le coût du déstockage varie de 84 à 150 millions d'euros, et sa durée de sept à onze ans.

DIFFICULTÉ DES TRAVAUX

« La nouvelle concertation ne doit pas, une nouvelle fois, retarder le traitement d'un dossier dans lequel les aspects environnementaux, techniques et sanitaires des différentes options n'ont pas changé depuis la fin de la précédente concertation », prévient, dans ses recommandations, la Cour des comptes. « Aucun aspect nouveau ne semble justifier une solution plus longue, plus risquée et plus coûteuse pour l'Etat que celle décidée à la fin de 2012 », conclut l'institution.

Sans compter, ajoutent encore les sages de la rue Cambon, que ces retards accroissent « la difficulté des travaux et les aléas techniques ». Il y a effectivement urgence : les galeries s'affaissent sous l'effet de la pression due au creusage. Et surtout, de l'eau s'infiltre dans la mine, à raison de 100 000 m3 par an. D'ici trois cents ans, l'eau noiera la mine, avant de parvenir chargée en éléments toxiques, d'ici mille ans, à la nappe phréatique d'Alsace, la plus vaste d'Europe.

Le déstockage maximal est défendu par de nombreux élus, anciens mineurs et associations locales au nom de la protection des habitants. Ils craignent la pollution de la nappe phréatique du fait de la remontée de substances toxiques. Mais, selon StocaMine, ainsi que l'Ineris, le confinement de l'essentiel des déchets garantira la potabilité de l'eau « à long terme » car il entraînera une « très forte » dilution des substances, jusqu'à des teneurs « très en dessous » des seuils règlementaires. Les ministres chargés du dossier, Ségolène Royal à l'écologie et Arnaud Montebourg à l'économie, devront arbitrer d'ici à la fin de l'année et sceller le sort de StocaMine.

Le Monde.fr | 16.06.2014

Par Audrey Garric

Voir les commentaires

Déplacement à Delémont d'un bâtiment de 300 tonnes

Publié le par REVEL Stephane

La tête d'un puits de mine à Delémont a été déplacée jeudi de 55 mètres pour laisser la place à la construction d'un magasin. L'opération de déménagement de ce bâtiment bientôt centenaire de 17 mètres de haut et d'un poids de plus de 300 tonnes a duré moins de six heures.

"Nous n'avons rencontré aucun problème et le bâtiment est toujours debout", a expliqué Régis Froidevaux, le président de l'association de la tête du puits de mine. Le coup d'envoi de l'opération a été donné à 06h00 et le déplacement était terminé vers 11h30. Plus de 500 personnes ont assisté à ce "spectacle".

Le bâtiment a été transféré sur 7 rails et poussé par des vérins hydrauliques à la vitesse moyenne de 10 mètres par heure. Ces travaux ont été menés par l'entreprise qui a opéré le déplacement du gigantesque bâtiment industriel à Oerlikon (ZH) en 2012.

Vestige architectural

Trois mois de travaux de préparation auront été nécessaires pour procéder à ce déplacement spectaculaire. La tête du puits de mine de Delémont est un vestige architectural unique de l'exploitation minière en Suisse, témoin de plus d'un siècle d'extraction de minerai de fer.

De cette exploitation d'importance nationale, il ne subsiste qu'un seul vestige architectural: la tête du puits du site des Rondez. Ce bâtiment construit en 1917 abritait la machinerie de l'ascenseur qui donnait accès aux mines. La recherche du minerai à Delémont a cessé définitivement en 1945.

Le projet de construction d'un nouveau magasin prévoyait la démolition de ce bâtiment.

BlueWin

Voir les commentaires

Conférence sur la mine d’hier: Jacques Fédiaczko, un véritable puits de science

Publié le par REVEL Stephane

Samedi, à l’occasion du 10e anniversaire de l’association des Amis de la fosse Boca et pour rendre hommage à l’ancien président Stanis Soloch, décédé en juin 2012, le comité a organisé une conférence ayant comme thème, la mine d’hier.

Pour mener les débats : Jacques Fédiaczko, 67 ans, d’origine ukrainienne, il a travaillé 20 ans comme mineur de fond à Sin-le-Noble, puis il fut chef d’équipe à Wallers-Arenberg, avant de finir sa carrière en sécurisant les puits de mine. Pendant presque deux heures, il a expliqué et répondu aux questions de façon précise et intelligente. Sa première explication a été d’indiquer qu’un puits de mine, comme par exemple celui de la fosse Boca, est contrôlé tous les six mois, tout en ajoutant qu’une fosse n’est jamais seule.

Les dangers de la mine

Pour respecter le phénomène d’aération, il y a obligatoirement un second puits, il peut se trouver sur le site ou à quelques kilomètres. Il a aussitôt abordé les dangers de la mine et le grisou, composé principalement de méthane, un gaz invisible et inodore, qui se dégage des couches de charbon. Il a relaté l’accident de Courrières du 10 mars 1906 qui a fait 1 099 morts. Un coup de grisou qui a soulevé la poussière de charbon, cette dernière, beaucoup plus explosive que le grisou, s’est mis en auto combustion et la flamme a parcouru 110 kilomètres de galeries en moins de deux minutes. Suite à cette catastrophe, Jacques Taffanel, ingénieur, travaille au centre de recherche des charbonnages, à Liévin, avec comme unique objectif d’éviter qu’une telle catastrophe puisse se reproduire. Il va préconiser les arrêts-barrages contre les poussières, ils furent dénommés taffanels, du nom de leur inventeur.

Malgré cela, en 1974 un coup de grisou fait 42 morts à la fosse de Liévin, mais pour Jacques Fédiaczko, la chaux des arrêts-barrages n’avait pas été changée, et la chaux ainsi humidifiée, n’a pas joué son rôle de protection. Autre indication intéressante, jusqu’en 1947, pour qu’une famille puisse jouir du logement gratuit, un de ses membres devait absolument travailler à la mine : « Voilà pourquoi dans le film Germinal, Miou Miou décide de se rendre à la mine, après la mort de son mari ». Il a terminé par plusieurs autres renseignements : le 22 février 1880, Émile Zola est descendu à la fosse Renard et c’est suite à cette visite qu’il a décidé d’écrire Germinal. Entre 1925 et 1930, les mines ont vu l’arrivée de Polonais, et à partir de 1950, d’Italiens, de Marocains et d’Algériens.

Quelques avancées

En 1948, la grève a permis quelques avancées, mais, celle d’avril 1963, qui a duré deux mois a contribué à baisser les heures de travail et à améliorer les salaires. Enfin pour lui, l’avenir c’est Gazonor, une société française basée et opérant dans la région Nord – Pas-de-Calais, consacrée à la recherche, à l’extraction, à la purification, à la préparation et à la vente de gaz de mine et gaz de couche récupérés dans le sous-sol de l’ancien Bassin minier de la région. Suite à cette conférence passionnante, les membres de l’association ont rendu hommage à leur ancien président, autour d’une exposition photographique et en présence de sa veuve et de plusieurs de ses enfants.

Voir les commentaires