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Mine reconstituée et symphonie colorée

Publié le par REVEL Stephane

Outre les visages, Pascal Baudry a aussi saisi des objets du quotidien des mineurs, cette fois-ci sur fond blanc. De l'histoire des mines de Faymoreau il n'y a aucune photo prise au fond. Les techniques de l'époque rendaient trop dangereuses les prises de vue au flash. Le photographe vendéen Valentin Roussière, décédé à 73 ans en 1983, a néanmoins immortalisé la vie de la mine et de la verrerie. On peut ainsi voir, ci-contre le chevalement du puits Bernard.

Une architecture spécifique

Outre l'exposition des photos de Pascal Baudry, une visite du centre minier de Faymoreau c'est aussi la découverte d'une véritable ville minière à l'architecture spécifique, comme figée. Jusqu'à 400 ouvriers et leur famille y ont vécu, certains y périrent dans des éboulements ou dans des coups de grisous.
Si le parc est aujourd'hui un lieu privé, la découverture de la mine reconstituée est bluffante, comme celle de la chapelle. Elle s'illumine de la symphonie colorée des dix-huit magnifiques vitraux réalisés par Carmélo Zagari. La devise de ce peintre, sculpture et vitrailliste est « n'oublie jamais d'où tu viens ». Il faut dire que son père, Calabrais, était mineur à Saint-Étienne.
Une fois garé sur le parking et après avoir longé le restaurant typiquement « années 30 », on monte doucement vers le musée en traversant un village minier. Puis on arrive à la « salle des pendus » (vestiaire), la lampisterie avant d'emprunter la descente simulée à 525 m.

Le 20/02/2015 La Nouvelle Republique

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Mémoire de mineurs participera aux Journées du patrimoine

Publié le par REVEL Stephane

L’association est passée de 20 à 32 adhérents. En 2014, différentes actions ont été menées tout au long de l’année : repérage du circuit des Trois-Mines, interview vidéo d’anciens mineurs…

L’association Mémoire des mineurs et des mines de La Chapelle-sous-Dun a été créée le 24 janvier 2014. Vendredi soir, l’association a tenu son assemblée générale, à la salle des fêtes, sous la présidence de Gérard Labrosse qui fait le point sur cette association dynamique qui fourmille d’idées.

Comment se porte l’association après une année ?

Fernand Laurent, par sa première conférence, a été le détonateur de la création de notre association, qui ne ménage pas ses efforts. Nous sommes passés de 20 à 32 adhérents, ce qui fait une belle progression et qui montre que les gens sont très intéressés. Différentes actions ont été menées tout au long de l’année : repérage du circuit des Trois-Mines, interview vidéo de Claude-Marie Ballandras et de Marcel Buffard, anciens mineurs de La Chapelle-sous-Dun, formation des guides pour l’accompagnement sur le circuit, six circuits guidés et commentés ont réuni près de 70 personnes…. Bref une année chargée ou la récolte de documents aussi bien miniers que de la vie du village a été abondante.

Quels sont vos projets pour 2015 ?

La publication d’une brochure, des dates sont à définir pour le circuit guidé des Trois-Mines, possibilité d’organiser des visites pour des groupes à partir de huit personnes (les membres adhérents ne payent pas). L’Office de tourisme en organisera deux sur juillet/août. Nous participerons aux Journées du patrimoine, les 19 et 20 septembre, à la salle des fêtes de La Chapelle-sous-Dun. Il y aura une sortie pour les adhérents au Musée de la mine, de Saint-Étienne. Nous ferons aussi d’autres enregistrements audio ou vidéo de témoins de cette époque, nous formerons d’autres guides. La quête de documents continuera. Une brochure est en préparation pour 2016.

La cotisation pour les membres actifs s’élève à 13 €.

le 15/02/2015 Le journal de Saone et Loire

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À la Maison du mineur de La Grand-Combe, les bénévoles n’hibernent pas

Publié le par REVEL Stephane

La Maison du mineur avait pris ses quartiers d'hiver, quelques jours seulement après la tenue de Charbon ardent consacrée à Jean Jaurès. Les animations avaient été concentrées précisément sur la place baptisée du nom de ce personnage historique assassiné il y a un peu plus d'un siècle.

Depuis, la vitrine du patrimoine grandcombien est en hibernation. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne s'y est rien passé. En effet, les deux agents du patrimoine, Laurent Aiglon et Marc Jouve, y préparent activement la prochaine saison. De leur côté, les membres de l'association des Amis du musée du mineur s'y retrouvent principalement le mardi après-midi. Un groupe une nouvelle fois affecté par la récente disparition de l'un des siens, René Granel. Un mineur de fond qui savait de quoi il parlait lorsqu'il contait l'histoire de la mine.

Si les proches du président, Christian Brun, ne sont que rarement au complet, ils n'en définissent pas moins quelques priorités au niveau des travaux à réaliser. Dernièrement, c'est la salle de la machine d'extraction qui a fait l'objet d'un nettoyage en règle, ce qui était fort nécessaire, il est vrai. Le déplacement des panneaux d'exposition afin de laisser place au grand banquet de Sainte-Barbe et de Charbon ardent, avait laissé un grand vide, devant être comblé à quelques jours seulement de la réouverture.

Tous les panneaux seront donc remis en place, ce qui demande une main-d'œuvre disponible sous l'œil averti des responsables afin que l'agencement soit conforme. Au niveau des menus travaux, on a souvent rencontré le président et Jean-Pierre Bouvier, affairés à réparer nombre de cadres endommagés, le plus souvent épaulés par Marc Jouve. Ce dernier en a profité pour évoquer un constat un peu inquiétant quant à l'intérêt du musée. En effet, à ce jour, très peu de groupes ont émis l'intention de venir découvrir l'histoire de la mine et du charbon. Mais rien de catastrophique, tout peut changer très vite.

MIDI LIBRE le 14/02/2015

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«Les mangeuses d'hommes»

Publié le par REVEL Stephane

L'archéologue Claude Dubois fait appel au financement participatif pour publier «Les mangeuses d'hommes», un ouvrage qui raconte la véritable épopée que fut l'exploitation des mines de zinc de Bentaillou et de Bulard dans le Couserans pendant les XIX et XXe siècle.

Perchés à 2350 M. d'altitude, les bâtiments, littéralement incrustés dans un piton rocheux écrasé par le Mail de Bulard, sont les derniers vestiges de ce que fut la plus haute mine d'Europe.

C'est là qu'entre 1901 et 1918, une centaine de mineurs se sont relayés pour arracher près de 40 000 tonnes de minerai de zinc à la montagne. «Cette mine, la plus haute d'Europe, a été surnommée la reine des Pyrénées mais aussi la mangeuse d'hommes eu égard aux conditions de travail extrêmes. Il y a eu de nombreux accidents, des morts» explique Claude Dubois, archéologue.

Le minerai était très réputé alors pour sa pureté exceptionnelle. «L'un des filons s'appelle le filon du berger. La légende dit que c'est un berger descendant chercher l'une de ses brebis tombée, a retrouvé l'animal et remonter un caillou à l'éclat métallique un peu sombre, du zinc» détaille Claude Dubois. L'un des plus fous épisodes de l'industrie minière en Ariège pouvait commencer, «le pari d'une audace incroyable.»

Cette histoire et l'histoire de la mine voisine de Bentaillou, Claude Dubois, auteur d'une thèse sur les mines de zinc en France, la raconte dans son livre «Les mangeuses d'hommes.» Ce n'était pas Germinal, non, c'était pire. Les six puits de la mine de Bulard s'étageaient entre 2500 et 2700 mètres d'altitude !

Ils ont taillé leur empreinte dans le roc comme ce chemin de 400 à 500 mètres dans la paroi. «Le sentier allant aux travaux, taillé dans le roc à pic, était, en temps ordinaire, assez dangereux pour qui n'avait pas le pied très sûr, impossible pour quiconque avait la moindre prédisposition au vertige. Quand il était couvert d'une épaisse couche de neige et de verglas, il devenait franchement inquiétant» rapportait en 1910 l'ingénieur Tréfois cité par Claude Dubois.

Sur le site de Bentaillou au-dessus de Sentein, 110 000 tonnes de zinc furent extraites de la mine exploitée entre 1853 et 1953. Là encore, cela a été «une sacrée aventure» rapporte Claude Dubois. Une aventure qui allait structurer la vallée. Près de 500 personnes travaillaient pour la mine, des galeries jusqu'aux bocards où l'on broyait le minerai. Qui se souvient que jusqu'en 1937, un tramway électrique reliait Saint-Girons à Sentein ? Aujourd'hui, il reste tant à Bentaillou qu'au pied du mail de Bulard (2 750 mètres d'altitude) un patrimoine industriel incroyable. Le découvrir se mérite. Cheminer vers ces mines d'altitude permet de prendre conscience de l'audace des ouvriers de l'époque capables d'affronter la montagne sauvage quand ce n'était pas les spéculateurs anglais, français attirés par la perspective de faire beaucoup d'argent en peu de temps.

Mais c'est une autre histoire à découvrir dans «Les mangeuses d'hommes» à paraître.

Le financement à moitié acquis

L'association Pyrène et Claude Dubois font appel à Ulule la plateforme de financement participatif pour boucler le projet du livre «Les mangeuses d'hommes» édité chez Privat. Le principe est simple : sur une somme de 4 500 € nécessaire au financement de pre-achat d'ouvrages jusqu'à concurrence des frais d'imprimerie, 2 062 € sont d'ores et déjà acquis grâce aux dons de cinquante contributeurs. Les personnes intéressées peuvent donner de 10 € à 100 € et plus. Selon le montant du don, on peut obtenir une contrepartie qui va d'une photo extraite du livre commentée par Claude Dubois à un exemplaire dédicacé en passant par une randonnée conférence sur le site des mines. On peut aussi choisir de ne pas réclamer de contrepartie.

http ://fr.ulule.com/epopee-mines

Publié le 09/02/2015 La Depeche.fr

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Blegny-Mine pour éclairer le passé voisin

Publié le par REVEL Stephane

Soutenue par l’Europe, Blegny-Mine, patrimoine de l’Unesco, va servir à ressourcer nos proches voisins néerlandais et autres sur leur passé.

l y aura 50 ans en 2015, le Premier Ministre des Pays-Bas annonçait au Théâtre d’Heerlen la décision de son Gouvernement de fermer les mines néerlandaises, toutes situées dans le Sud-Limbourg. L’application de cette décision sera rapide, brutale même, les 12 mines en activités fermant leurs portes entre 1966 et 1974, provoquant un séisme social dans une région où le charbon constituait la base d’une mono-industrie et où les promesses de reconversion n’ont été que partiellement et très temporairement tenues. La Province du Limbourg, la Ville d’Heerlen et la plupart des communes minières du Sud-Limbourg ont souhaité commémorer cet anniversaire en mettant sur pied un vaste programme d’activités tournées à la fois sur la connaissance de ce passé douloureux et la transition vers le présent et l’avenir. Ce programme, intitulé «Het Jaar van de Mijnen», a été lancé en grandes pompes à Heerlen le 17 décembre. Il associe également des partenaires eurégionaux qui se réunissent notamment dans le cadre du projet européen Creative Europa. C’est dans ce cadre que Blegny-Mine a lancé, avec l’aide de la Province de Liège et du bureau liégeois de l’Euregio Meuse-Rhin, un projet d’accueil spécifique du public néerlandais, destiné à lui faire découvrir, à travers la mine de Blegny, divers éléments de sa propre histoire. Un programme combiné a été mis sur pied en collaboration avec le Musée de la Mine d’Heerlen et la cellule «Het Jaar van de Mijnen», destiné dans un premier temps au public scolaire. Des actions «grand public» sont également en préparation avec le journal néerlandais «De Limburger». La cellule «Mijnerfgoed» de Genk s’est également jointe au projet, dans le but de réaliser des enregistrements de mineurs permettant de mieux cerner les différences et les ressemblances entre les différents bassins. Ce lundi 2 février, des anciens mineurs des deux Limbourgs et les guides néerlandophones (anciens mineurs ou non) de Blegny-Mine vont se rencontrer pour la deuxième fois à Blegny-Mine (la première rencontre a eu lieu à Heerlen il y a 10 jours) pour se découvrir mutuellement et échanger sur leurs expériences et leurs connaissances, de façon à préparer au mieux les visites qui débuteront en mars. Une belle idée européenne de rapprochement…

vendredi 30 janvier 2015

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