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Le musée de la Mine d’Auchel se prépare à accueillir son 100 000e visiteur

Publié le par REVEL Stephane

Une année 2014 chargée, la barre des 100 000 visiteurs qui va être dépassée en 2015, un nouveau guide... Le musée de la Mine d’Auchel ne manque pas d’actualité.

Gros bilan, lundi, pour le musée de la Mine, lors de son assemblée générale. En 2014, après l’installation de deux nouveaux tableaux d’affichage visibles sur la voie publique, l’établissement a accueilli Bijou, son second cheval, installé dans la galerie. Mezo quant à lui, a été déplacé à l’écurie, « pour prendre un peu de repos ». En milieu d’année, l’équipe a également accueilli une nouvelle recrue : François Pezé, petit-fils de mineur, est désormais le cinquième guide du musée.

« Que du bonheur »

François Pezé, 28 ans, chauffeur livreur saloméen, est petit-fils de mineur de Wingles. Il est passionné du monde de la mine depuis son enfance : « C’est en moi, comme un héritage. » À 18 ans, il acquiert la première pièce de sa petite collection, une lampe de mineur.

Dix ans plus tard, il prend une semaine de congés pour se faire la visite d’une dizaine de musées de la mine, en France et à l’étranger. Lorsqu’il arrive à Auchel, il trouve en Daniel Vos toutes les réponses à ses questions. « Et comme il cherchait de nouveaux guides, j’ai suivi une formation… Et depuis, c’est que du bonheur », raconte le néoguide. Qui n’hésite pas à prendre sur ses congés pour assurer les visites.

Pour sa vingt-huitième année d’existence, le musée – cinquième site touristique le plus visité du territoire d’Artois Comm. – accueillera en 2015 son 100 000e visiteur. Quant à Claudine Vos, qui « œuvre dans l’ombre depuis 2008 », dixit son président de mari Daniel Vos, elle intègre le bureau et devient secrétaire.

La Voix du Nord publié le 20/03/2015

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Montceau « Ça fumait de tous les côtés »

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd’hui, René a 87 ans. Né à Saint-Vallier, cet ancien mineur se souvient, comme si c’était hier, de la ville occupée par les Allemands puis de la fermeture des mines. Il raconte.

Ici, à Montceau, ça fumait de tous les côtés ! », se souvient René Benoit, ancien mineur. Né à Saint-Vallier, aux Bois Francs, fils de mineur de fond, René savait dès son plus jeune âge qu’il allait faire carrière dans les mines : « À l’époque, on ne nous demandait pas notre avis. C’était comme ça, la suite logique. »

C’est tout naturellement qu’à l’âge de 14 ans, il est allé s’inscrire au travail, accompagné de son père. « Dans le temps, il y avait du boulot partout. Il suffisait de s’inscrire pour en avoir, Rappelle-t-il. J’ai commencé à travailler au crible 3, aux Alouettes. C’était à la place de l’Embarcadère. Ça a beaucoup changé », constate René.

Pour se former, alors qu’il avait déjà commencé à travailler, il se rendait deux fois par semaine à l’école de la mine : « C’était à la 9e. On nous apprenait à faire des “gueules de loup”, explique-t-il. On nous emmenait dans une carrière à ciel ouvert pour nous montrer les galeries et nous apprendre à les boiser, pour les faire tenir. »

Un travail harassant, récompensé par un moindre salaire. « Je me souviens de ma toute première paye. J’avais gagné 300 francs (NDLR : l’équivalent aujourd’hui de 101,904 €). On ne gagnait pas charrette, commente René. Heureusement, il y avait la fête des mineurs, la Sainte-Barbe. Pour l’occasion, les hommes recevaient un paquet de cigarettes et les femmes, un paquet de café ».

Après deux ans de crible, René est descendu « à la voie normale », à la Maugrand, en préparation mécanique. Enfin, il avait « l’âge de toucher aux machines » : « Je suis devenu aiguilleur. On écoutait les ordres du chef de manœuvre pour diriger le machiniste qui emmenait les wagons pleins de charbon au triage. »

En 1947, il a fallu que René effectue son service militaire. Il est donc parti en Allemagne, en Forêt-noire, où il a passé un diplôme d’infirmier : « J’aurais pu devenir infirmier mais en rentrant du régiment, j’ai réalisé que je préférais nettement travailler avec les machines » assume-t-il fièrement.

Petit à petit, à force de travailler, le Valloirien a monté les échelons et est rapidement passé d’aiguilleur à chef de manœuvre pour terminer sa carrière comme machiniste, au lavoir des Chavannes.

« J’y ai passé seize années. On sortait 300 wagons par jour, on les triait par ordre de départ pour transporter le charbon. En gros, on faisait le tacot », résume cet ancien mineur qui est parti en retraite à l’âge de 55 ans, en 1982. « Mon patron ne voulait pas me laisser partir mais je n’en pouvais plus et ce que je voulais, c’était qu’on embauche des jeunes, à ma place », confie René.

Ému, il rappelle ce qu’il a ressenti lors de la fermeture des mines : « Ça m’a fait beaucoup de peine. Des puits ici, il y en avait, du travail aussi. Mais tout s’est arrêté. Je me souviens de la fermeture du puits Darcy (NDLR : près de l’Ecuyer), en 1992. On avait tous défilé de la 9e jusqu’au puits Darcy. »

Les yeux embués de larmes, René termine : « La Saône-et-Loire, c’était le seul département qui pouvait vivre par lui-même avec l’industrie et le textile. C‘était une très belle époque. »

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Locmaria-Berrien Ancienne mine. La saison se prépare

Publié le par REVEL Stephane

La saison se prépare pour les adhérents et bénévoles de l'Asam (Association de sauvegarde de l'ancienne mine). Ces derniers se sont réunis, mardi, à la mairie, pour travailler sur l'élaboration des flyers. 3.000 seront distribués dans les différents lieux d'accueil des touristes un peu partout dans le Finistère. Agrémentés de photographies attractives, ils contiendront toutes les informations nécessaires à la venue des visiteurs. Il a été décidé également de refaire le site Internet avec le point cyber communautaire. <

Au programme

L'association participera aux secrets du Parc, les 11 et 12 avril, en ouvrant les portes de la Maison de la mine et en proposant des visites. La saison démarrera le 20 juin avec la Journée du patrimoine du pays et se terminera avec la Journée européenne du patrimoine, le 20 septembre. Durant cette période, la Maison de la mine accueillera les visiteurs du mercredi au dimanche, de 14 h à 17 h, avec des visites guidées du site de l'ancienne mine, le mercredi.

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Quand les souvenirs des mineurs remontent à la surface

Publié le par REVEL Stephane

En marge des visites du site, le centre minier de Faymoreau (85) propose une série de portraits d’épouses ou d’enfants de mineurs. Un travail de mémoire indispensable.

L'idée est née en 2006 du centre minier de Faymoreau : recueillir la parole de celles et ceux dont le destin fut étroitement lié à l'extraction du charbon. C'était presque déjà trop tard, beaucoup de mineurs avaient disparu. Mais grâce au travail mené par le photographe Pascal Baudry en collaboration avec la médiatrice culturelle du site et avec l'aide de l'Association du pays minier, ces pans de vie sont désormais préservés.

« A chaque séance de prise de vue, nous avons fait en sorte que les témoins doivent traverser les lieux afin que les souvenirs remontent », indique le photographe installé à Maillezais et dont la carrière s'est longtemps déclinée en reportages pour des agences de presse et titres tels que Libération, Le Figaro, Le Nouvel Observateur, que ce soit en France, en Albanie, en Argentine, etc.
Sur chaque cliché, une émotion passe quand ce n'est pas une information. Ainsi, si la photo représentant Odette Baubrieau raconte la souffrance d'avoir perdu son père dans un éboulement en 1926 et d'avoir été placée, comme ses six frères et sœurs, dans des fermes environnantes, il n'est pas utile de lire la légende du cliché de René Tillier, petit-fils des dirigeants de la société des mines, pour comprendre son… extraction. Il apparaît avec son épouse et leur mise, leur sourire, leur maintien, raconte une tout autre histoire.

La formidable explosion qui fit huit morts l'avant-veille du 14 juillet 1945

Au fil des visages, tous immortalisés sur fond noir pour rappeler l'univers charbonneux, on découvre l'émotion de Marc Puente, fils d'un mineur de fond espagnol mort lors de ce fameux coup de grisou de 1945 au puits Bernard, dont la formidable explosion fit sortir tout Faymoreau sur le pas de sa porte. Huit mineurs périrent ainsi l'avant-veille du 14 juillet, dont quatre prisonniers allemands.
Visage déterminé, regard perçant, Madeleine Mimaud fut infirmière, son mari médecin, chirurgien, dentiste et pharmacien. Il soignait gratuitement les mineurs et leurs familles. C'est lui qui décidait qui devait définitivement remonter, en fonction du taux de silicose.
Sur le visage, dans la posture d'Emmanuelle Jirotka on sent toute la dignité de cette femme de mineur. Son mari Joseph, d'origine tchèque, a extrait le charbon à Faymoreau de 1937 à 1955. Il jouait au foot dans l'équipe de la mine. Son premier travail dès qu'il remontait, était de se rendre au poulailler pour gober trois œufs et ainsi, pensait-il, « se nettoyer le corps ». Elle, c'est le linge de la famille patronale qu'elle nettoyait. Emmanuelle et Joseph, aujourd'hui disparus, ont eu deux enfants dont Lola qui témoigne aussi et dont le bon visage est familier des Niortais. Beaucoup ont croisé celle qui devint Mme Prunier par son mariage, dans sa teinturerie de la rue des Cordeliers.
Ils étaient venus de Pologne, d'Espagne, de différentes régions de France ou plus simplement des environs : la mine a marqué leurs familles à jamais.

pratique

> Centre minier de Faymoreau ouvert jusqu'au 1er novembre du mercredi au dimanche de 14 h à 18 h 30 (de 10 h à 19 h en juillet et août).
> Tarifs : musée + village/vitraux avec audioguide : 9 € (adultes), 6,50 € (réduit), 5,50 € (8/18 ans). Musée : 6,50 €, 4,50 € ou 3,50 €. Exposition seule : 4 €, 3 € ou 2 €
> « Témoins de la mine, portraits » : l'exposition est visible jusqu'au 8 mars.
> Animations : « Vis ta mine en famille ! » tous les jours d'ouverture ; « Les mercredis des galibots », pour les 7/12 ans, les 25 février et 4 mars l'après-midi.
> A partir du 14 mars jusqu'au 1er novembre, le centre minier présentera l'exposition « Séismes et tsunamis, vivre avec le risque ».
> Tél. 02.51.00.48.48. ; www.centreminier-vendee.fr

Le 20/02/2015 la Nouvelle Republique

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