Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Patrimoine : à la découverte de la mine des Barrencs

Publié le par REVEL Stephane

L’association ‘Patrimoines, vallées des Cbardès a proposé une rando découverte des Barrencs. Au cœur du célèbre district minier de Salsigne, le gisement des Barrencs, est formé par deux filons principaux (Mourral de La Grave et des Barrencs de Fournes) dépassant 500 m de longueur pour une épaisseur variant de quelques centimètres à 3 m. Encaissés dans les terrains paléozoïques, ils sont minéralisés essentiellement en chalcopyrite, cuivres gris, galène et oxydes de fer

Entre les années 1890 et 1960, ce gisement a fait l’objet de recherches minières visant à évaluer son potentiel économique. A défaut de zones minéralisées susceptibles d’être exploitées, les mineurs modernes ont recoupé d’anciens chantiers d’exploitation de très grande ampleur. Les recherches réalisées en 2009 avaient permis de confirmer l’existence d’une phase d’exploitation remontant à l’époque romaine républicaine.

Ce site exceptionnel forme une zone d’exploitation souterraine de plus de 300 m de longueur et près de 120 m de hauteur. Nos randonneurs ont pu apprécier un magnifique paysage au terme de cette randonnée découverte exceptionnelle.

Mardi 30 Juin 2015

L'independant

Voir les commentaires

Visite de la mine d'argent des Hautes-Alpes

Publié le par REVEL Stephane

Une idée pour rester au frais alors que la canicule approche : visiter à l'Argentière-la-Bessée l'une des plus vieilles mines du Sud Est. Elle employait jusqu'à 500 ouvriers. Aujourd'hui elle fait partie du patrimoine industriel de la région.

Mine d'argent... à l'Argentière-la-Bessée

La présence de filons de plomb argentifère dans la montagne a donné son nom au village...
Une idée de ballade dans les Hautes-Alpes si vous recherchez la fraîcheur : la visite guidée de la mine d'argent de l'Argentière-la-Bessée, une des plus vieilles mines de la région Sud Est.

L'exploitation minière a commencé dès le Xème siècle. Pendant la révolution industrielle, entre 1785 et 1908, plusieurs compagnies minières ont employé jusqu'à 500 personnes pour extraire le minerai jusqu’à 300 mètres sous les versants de la montagne. En 1908 le filon est épuisé et la mine ferme.

Depuis 1992, le site fait l’objet de fouilles archéologiques et de chantiers de bénévoles pour réhabiliter et valoriser ce patrimoine industriel.
Accompagnés d’un guide, vous pouvez parcourir une partie des 20 km de galeries souterraines

  • Par Mariella Coste
  • Publié le 28/06/2015
  • France 3 Provence Alpes

Voir les commentaires

Carmaux : le verre et la mine ont leur musée

Publié le par REVEL Stephane

Musées

Musée/centre d'art du verre

La grande particularité du Musée/Centre d'art du verre (MCDAV) consiste dans l'attractivité et la nouveauté. En effet, chaque année, sur plus de 1000 m² de nouvelles expositions présentent l'actualité de la création contemporaine en verre dans les domaines des arts plastiques, du design et des métiers d'art.

Les collections du musée

Les collections actuelles constituent un socle patrimonial solide en cours d'enrichissement. La collection de Carmaux qui s'étend de l'Antiquité à nos jours, s'enrichit activement depuis 2011.

Elle comprend actuellement : 3000 œuvres, objets, œuvres d'art, fragments d'objets, outils, archives, collections d'étude et documents d'étude.

Cette année , le musée du verre accueille une nouvelle exposition issue de la résidence d'Angeline Dissoubray, Thibault Lafleuriel et Sébastien Leroy réalisée à Carmaux en 2014. Cette exposition s'intitule «Biotopes, le verre entre terre et mer».

Les démonstrations

À la suite de la visite du musée, dans une ancienne chapelle assistez aux démonstrations de souffleurs de verre et percez les secrets de fabrication de la silice en fusion.

Deux verriers vous feront partager leur savoir et leur passion pour le verre à travers des démonstrations réalisées tous les après-midi sauf le mardi.

Ouvert tous les jours sauf mardi de 10h à 12h et de 14h à 18h.En juillet / août : tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 19h.Tarifs individuels.6€/adulte

3€/enfant (moins de 12 ans).

Tarifs groupes.4€/adulte.2,5€/enfant.Tarif réduit.

4€ (enfant de 13 à 18 ans, demandeur d'emploi, étudiants, titulaires des minimas sociaux).

Téléphone :05 63 80 52 90 .www.museeverre-tarn.com

Domaine de la Verrerie, BP 40, 81400 Carmaux.

Le musée de la mine départemental

Pour découvrir le travail des mineurs qui a fait la gloire et la richesse du Carmausin, allez visiter le musée de la mine à Cagnac.

Une galerie de 350 mètres a été reconstituée avec une gare souterraine, une galerie de boisement où travaillaient les boiseurs, une galerie de traçage, de servitude et enfin une galerie d'écoulement.

Les machines et outils sont présentés en situation

De mai à octobre : tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Juillet et août : tous les jours de 10h à 19h.

Visite libre enfant individuel 4 € .

Enfants à partir de 5 ans jusqu'a 18 ans.

Visite libre adulte individuel 7 €.

Visite guidée adulte individuel 7 €.

Visite guidée enfant individuel 4 €.

Visite libre groupe adulte 7 €.

Visite libre groupe enfant, 4 €.

Visite guidée groupe adulte, 5.5 €.Visite guidée groupe enfant, 5.5 €.

Étudiant, 4 €.

2 Avenue de Saint-Sernin, 81130 Cagnac les mines.

Téléphone :05 63 53 91 70.

La Depeche du Midi Publié le 22/06/2015

Voir les commentaires

Loos-en-Gohelle : voix croisées et mots de vérité sur le monde de la mine

Publié le par REVEL Stephane

Jusqu’au 5 juillet, une flopée de manifestations sont programmées pour fêter le 3e anniversaire du classement du bassin minier au patrimoine de l’Unesco. Entre autres rendez-vous, on a choisi de suivre une visite du 11/19 avec une guide professionnelle et... un ancien mineur. Exceptionnel !

Cécile et Lucien ont formé, dimanche, le temps d’un après-midi, un duo exceptionnel chargé d’animer une visite guidée du site du 11/19. Morceaux choisis.

Histoire d’une rivalité

C’est en 1890 que la compagnie des mines de Lens a commencé à exploiter le site loossois. C’était son 11e puits. « Il a très vite employé de nombreux mineurs : 1500 mineurs, qui ramenaient 1500 tonnes de charbon par jour », précise Cécile. Soit chaque jour, une tonne par mineur ! « À l’origine, on ne pouvait pas mélanger le groupe de Lens avec celui de Liévin, confie Lucien. Il y avait un mur entre les deux, une vraie rivalité. On ne s’est réunis qu’après les grèves de 1948 et la nationalisation des Houillères. » Là où Lensois et Liévinois ont toujours été d’accord, c’est sur la qualité de leur charbon : « Chez nous il est beaucoup plus riche, mais sa poussière colle aux poumons. Dans le Nord, c’est un charbon maigre, qui a moins de valeur. »

Première descente

Une voix dans l’assistance interroge : « C’est profond comment, un puits ? » Eh bien, ça dépend des endroits. « Plus on va vers l’ouest, plus c’est profond, explique Cécile. Du côté de Valenciennes, la veine de charbon était à 100 m de profondeur. Ici, il faut descendre à 200 ou 300 m. Et vers Bruay, c’était encore plus compliqué. » Lucien se souvient encore de sa première descente au fond. « J’ai eu peur le premier jour. J’avais 14 ans. On était 56 dans la cage et ça descendait à 8 m par seconde. » Dans le groupe, les enfants écarquillent les yeux. Travailler à 14 ans ? « Eh oui, ma mère était veuve, il fallait que je l’aide. Quand je suis allé voir l’ingénieur pour être embauché, j’étais encore en culottes courtes. Et épais comme un fil de fer... »

La quinzaine

Cécile montre le bâtiment où les mineurs venaient chercher leur quinzaine. « Chacun venait à la trappe pour montrer sa fiche de travail et avoir sa paie. » Et c’était bien payé ? « Faut pas croire qu’on gagnait beaucoup, répond Lucien. Il y avait souvent des retenues sur salaire. Quand on récoltait pas assez de charbon par exemple. Ah non, c’était pas facile mais on avait que ça. » Des mots de vérité qui contrastent avec les images de propagande de l’après-guerre, celles qui montraient de fiers mineurs pétant de santé, fiers d’exercer un « métier d’avenir ». « C’était ce qu’on disait pendant la bataille du charbon. Il fallait qu’on produise toujours plus pour atteindre les 100 000 tonnes de charbon par jour. »

Morgane, 8 ans, n’en perd pas une miette : « C’était dur comme travail ! » Elle pose plein de questions à Lucien. Qui répond, touché par l’intérêt sincère de l’enfant. « Quand je vais dans les écoles, c’est pareil. Ils veulent tout savoir. »

Catholiques et protestants

Direction la cité des Provinces, fondée en 1890, rasée pendant la Grande Guerre puis reconstruite. « Elle s’appelait autrefois cité Saint-Pierre, du nom de Pierre Destombes, administrateur de la compagnie ». Cécile explique comment, des maisons aux écoles, en passant par les églises, tout était contrôlé par les compagnies des mines. L’éclairage de Lucien est édifiant : « À la Sainte-Barbe, on était tous obligés d’aller à la messe. Ils vérifiaient. Si on n’y allait pas, on risquait gros... » Le fonctionnement de la compagnie des mines de Lens, « hyper catholique », dixit Cécile, contrastait avec celui de sa voisine de Liévin, « dont le fondateur était protestant, et qui n’exerçait pas du tout le même contrôle sur les ouvriers. »

Paternalisme

Arrêt devant La Goutte de lait. « C’est là qu’étaient donnés les soins des bébés, qu’on faisait stériliser les biberons, explique Cécile. La mortalité infantile était proche du 0 dans ces cités où tout était organisé, encadré ». Les garçons allaient à l’école jusqu’à 12 ans, puis à la mine. Les filles, elles, partaient à l’école ménagère « pour apprendre à coudre, à cuisiner et à devenir une bonne mère de famille ». Malheur à ceux qui ne suivaient pas le chemin tracé. « Les chefs surveillaient tout, témoigne Lucien. Il y avait des gardes des mines qui passaient vérifier que le ménage était fait. Ils obligeaient à passer le balais même sur les trottoirs. »

La visite touche à sa fin. On passe devant les écoles de la cité. Lucien soupire. « Je me souviens des grandes fêtes qu’on faisait dans les écoles à la fin de l’année. Tout le monde venait. Il y avait les bals de quartier aussi. » Quelques mots de nostalgie avant de se séparer. Grâce à Lucien, on a retenu quelques leçons.

Publié le 22/06/2015

PAR ANNE-LISE TENEUL

La Voix Du Nord

Voir les commentaires

Hussigny-Godbrange : plongée dans les entrailles de la terre

Publié le par REVEL Stephane

La mine de fer d’Hussigny-Godbrange ouvre ses entrailles au public. La visite propose un circuit à travers les anciennes galeries conservées en l’état, uniques dans la région. Pendant deux heures, les visiteurs vivent au rythme de la mine : l’obscurité, les bruits, la poussière et les engins mécaniques, qui évoluent à quelques mètres de là. Une simulation de tir de mine est également au programme.

Les prochaines visites guidées de la mine de fer sont prévues samedi 4 et dimanche 5 juillet, à 10h et 14h30. Il est conseillé aux participants de se munir de vêtements chauds et de chaussures de marche. Le casque et la lampe de mineur seront fournis sur le carreau de la mine.

Tarif : 10 €. Réservation : 03 82 44 40 16 ou 07 88 17 75 85.

Le Republicain Lorrain le 21/06/2015 à 12:00

Voir les commentaires

Sallaumines: mineur de fond, un métier, une passion qui fait toujours rêver Richard Janicki

Publié le par REVEL Stephane

Sallauminois de naissance, Richard Janicki est issu d’une fratrie de trois enfants. Orphelin dès l’âge d’un an, il a, dès le début de son adolescence, remplacé son père pour les tâches lourdes de la maison (rentrer le charbon, casser le petit bois pour allumer le poêle à charbon, le jardin…). Après l’obtention de son certificat d’étude primaire, il entrera comme galibot à la fosse 5 de Sallaumines, le début d’une grande passion démarre et ne le quittera pas.

À 18 ans, il entre au centre de formation de Fouquière-lès-Lens et deux ans après il obtient son CAP de mineur, diplôme qu’il est fier d’afficher dans son salon. À son retour du service militaire, qu’il effectue en Algérie, il reprend son activité de mineur à la fosse 5 de Sallaumines. En 1965, il suit pendant 2 ans des cours d’agent de maîtrise au centre de formation de Noyelles-sous-Lens et reprendra son activité de mineur de fond au 9 de Harnes, au 4/5 de Méricourt, au 2 bis d’Hénin pour revenir au 5 de Sallaumines et terminer sa carrière en 1990.

Un musée dans le jardin

Marié et père de trois enfants, âgé de 75 ans, Richard ne peut vivre sans cette passion de son ancien métier. À la fermeture des puits de mines et avec l’autorisation des Houillères de l’époque, il a récupéré, dès 1985, des objets et du matériel du fond. Habitant dans une maison de mineur, depuis plus de 60 ans, rue d’Avesnes, il a entreposé tout ce matériel dans son jardin. Et rien ne manque à l’appel : berlines, étançons, galerie TH300 de fond (14 kg pour les initiés) équipée d’arçons en acier et de grillage, marteaux-piqueurs, pelles de 5 cotes et 7 cotes, mannequins d’un mineur et son galibot habillés en tenue de travail d’époque et chez lui on ne compte plus les lampes à benzine, casques, barrette en cuir, gaillette, fossiles…

Une richesse de souvenirs qui retrace bien toute cette passion de mineur que cultive Richard Janicki. D’autres collections s’ajoutent à cette dernière, il possède plus d’une vingtaine d’anciennes pompes à eau de ferme, balances de commerce, il est également placomusophile, nom donné aux collectionneurs de capsules de bouteilles de champagne, et grand jardinier. Il participe d’ailleurs cette année au concours des jardins fleuris et potagers.

Publié le 18/06/2015

La Voix du Nord

Voir les commentaires

Une mine de balades, avec vue sur les Monts du Lyonnais et du Beaujolais

Publié le par REVEL Stephane

Sourcieux-les-Mines (Rhône) Jadis génératrice de plomb et de cuivre, la commune offre aujourd’hui maintes promenades agrestes à l’ouest de Lyon.

Une commune qui a changé six fois de nom, au moins, au fil de son histoire. Qui dit mieux ? C’est le score que peut revendiquer le site, si l’on en croit ses historiens, qui est passé du nom romain de Selsiacus à celui de Sourcieux-les-Mines, en passant par Sourcieux-sur-Sain-Bel, Sourcieux-sur-L’Arbresle et quelques autres appellations.

Une chose est sûre : ici, la mine a longtemps occupé une place de premier plan dans la vie et l’évolution de la commune et de ses habitants. Après l’empreinte de l’implantation romaine, qui a laissé là les restes de l’un des quatre aqueducs alimentant alors en eau les bains, les fontaines et les villas de Lugdunum, alias Lyon ; après la dépendance à une riche et puissante entité voisine, l’abbaye bénédictine de Savigny, sont apparues les mines de plomb et de cuivre, permettant d’alimenter les fonderies de Sain-Bel et de Villefranche-sur-Saône. Mais participant aussi, via l’extraction de la pyrite de fer riche en soufre qui permettait la fabrication de l’acide sulfurique, aux premiers pas de l’industrie chimique régionale.

Tout cela a laissé des traces sur un site qui a vu naître un grand nom du football français, René Domingo. Un patrimoine modeste, mais bien mis en valeur et stimulant la composante touristique du lieu. Ainsi une superbe croix en pierre dorée, sculptée au XVe siècle au pied du clocher de l’église et aujourd’hui classée comme monument historique. Ainsi la sobre chapelle de Fouillet née, quant à elle, au XIXe siècle, à la suite d’un vœu : après un ouragan qui dévasta la région mais épargna une statuette de la Vierge se trouvant en ces lieux, posée sur une pierre, les habitants de Sourcieux décidèrent d’élever là une chapelle. Devenue aujourd’hui un lieu de visite, récemment restauré, bénéficiant d’une vue panoramique sur Lyon, les Monts du Lyonnais et du Beaujolais, voire les Alpes.

Du coup, à Sourcieux-les-Mines comme alentour, la liste des promenades est longue. De la balade des Landes, dévolue aux randonneurs déjà expérimentés, à l’excursion Saint-Antoine à travers les anciennes installations minières, en passant par la balade de la Forge, idéale en famille et la flânerie des Croix. Sans oublier les détours par les circuits découvertes du Beaujolais des Pierres Dorées : Brévenne au Crêt d’Arjoux, collines des mines et de l’aqueduc romain au pays des Bigarreaux, grimpette au mont Mercruy avec vue imprenable sur Lyon. Bonne promenade !

Office de tourisme et Espace Découverte du Pays de l’Arbresle, 18, place Sapéon, L’Arbresle

Tel : 04 74 01 48 87.

Voir les commentaires

Drame de l'amiante, il y a 50 ans la mine de Canari fermait ses portes

Publié le par REVEL Stephane

Vendredi, une stèle célébrant les 50 ans de la fermeture de la mine d'amiante de Canari en Haute-Corse a été inaugurée. Une mine qui a fait un temps la fortune de la région, avant qu'on ne s'aperçoive de la dangerosité extrême de l'amiante.

Elle fut le poumon malheureux de toute une économie. De quelques centaines de tonnes extraits au début de son exploitation en 1941, la production de la mine de Canari atteignit les 30.000 tonnes en 1961, couvrant 50% des besoins industriels de la France.

Des centaines de mineurs y travaillèrent pendant des années, sans protection, inhalant quotidiennement et pendant des heures des fibres d'amiante. Pourtant, dès 1963, les syndicats en dénonçaient les dangers.

"Les syndicats à cette époque là ont eu entre leurs mains des radiographies", se souvient le maire de Canari Armand Guerra, "et on s'est aperçu que plusieurs personnes étaient déjà atteintes d'asbestose".

L'asbestose. Une affection pulmonaire grave qui touche les personnes qui ont inhalé de la poussière d'amiante. C'est également un cancérogène, en cause dans les cancers broncho-pulmonaires, et dans les cancers de la plèvre.

En 1965, les alertes sanitaires et surtout l'épuisement de la ressource entraînent la fermeture de la mine de Canari. Le site est laissé à l'abandon pendant 40 ans, exposant ses fibres aux quatre vents, sur le versant ouest du Cap Corse.

Un titanesque chantier de réhabilitation

En 2009, des travaux de stabilisation des abords de l’usine sont entrepris. 11 millions d'euros sont investis pour terrasser les roches amiantifères et protéger l'environnement d'un éventuel glissement de terrain et des milliards de fibres cancérigènes qui seraient alors soulevées.

Pour les ouvriers commencent un chantier titanesque qui durera deux ans. Pour se protéger, tous les employés portent combinaison et masque à ventilation assistée, prennent trois douches par jour et ne restent pas plus de 2h30 sur le site. Pour éviter la dispersion des fibres d'amiante, de l'eau de mer est stockée dans des cuves d'eau puis aspergée sur le chantier.

Les travaux de réhabilitation n'ont pas concerné l'usine, restée en l'état. La cérémonie qui s'est déroulée vendredi a rendu hommage aux 1.400 ouvriers qui ont travaillé dans la mine d'amiante de Canari entre 1926 et 1965. Combien y ont laissé la vie ?

Selon un rapport du Sénat de 2005, l’utilisation de l’amiante, interdite depuis 1997, est responsable de 35.000 décès survenus entre 1965 et 1995 en France, et serait responsable de 65.000 à 100.000 décès d'ici 2030.

En 2013, 80 dossiers ont été déposés auprès d'Ardeva, l'association régionale de défense des victimes de l'amiante. Parmi ces plaignants, cinquante d'entre eux sont morts depuis.

  • Par Grégoire Bézie
  • Publié le 13/06/2015
  • France 3 Corse

Voir les commentaires

Sur les pas des mineurs de Decazeville

Publié le par REVEL Stephane

Plus de 50 ans après la grande grève de 1 962 annonçant la fermeture des puits, Decazeville garde en elle l'esprit des «gueules noires». Et ces vestiges restaurés comme autant de marqueurs de mémoire.

Il trône à la lisière de la cité née de la mine. Tel un colosse aux pieds d'argile. À lui seul, le chevalement a permis l'extraction de millions de tonnes de charbon.

Muet depuis le milieu des années «60», aujourd'hui seul, il témoigne de ce passé qui vit la ville et ses ramifications proches pousser comme autant de champignons. «Decazeville» ! «La Sala», aussi. Fondée au XIXe siècle par le Duc Decazes qui créa en 1826, avec l'aide du polytechnicien François Cabrol, les «Houillères et Fonderies de l'Aveyron».

De village, Decazeville se métamorphosa en cité minière et sidérurgique qui, à son apogée, au XXe siècle compta jusqu'à 9 000 travailleurs. Avant de subir, comme ailleurs, le déclin de l'industrie minière avec la fermeture, d'abord des puits, annoncée par l'État centre. Conséquence immédiate, la grande grève des mineurs de Decazeville qui vit plus de 1 500 mineurs rester 66 jours au fond de la mine.

C'était entre le 23 décembre 1961 et le 26 février 1962. Suite à quoi, il ne resta que «la Découverte», plus importante mine à ciel ouvert du pays, jusqu'à sa fermeture en juin 2001.

Pour mieux connaître cette histoire, l'office de tourisme propose des visites guidées sur le patrimoine minier et industriel de la ville comprenant trois étapes : l'ASPIBD, le Musée de Géologie et le site de La Découverte avec le chevalement de mine. Renseignements et réservations : Tél. 05 65 43 18 36.

Et pour toute autre information touristique Office de tourisme

(visites, randonnées, informations, découvertes…) square Ségalat, tel : 05 65 43 18 36.

La Dépêche du Midi

Publié le 08/06/2015

Voir les commentaires

Chalmoux Le village face à l’après-mine

Publié le par REVEL Stephane

52 ans après la fermeture de la mine de Chizeuil, la question des résidus d’extraction reste prégnante, entre recyclage et enfouissement.

Non loin du hameau de Sauvigny, coule le ruisseau du même nom. À Chalmoux, on l’appelle le “ruisseau rouge”. À juste titre. Le cours d’eau borde le gisement de pyrite de fer qui, jusqu’en 1963, était exploité sur les hauteurs de Chizeuil. L’eau y est plutôt claire. Seulement, les dépôts ferreux accumulés au fond de son lit lui donnent cette apparence colorée qui a fait fuir poissons et grenouilles. « Même les bêtes ne boivent pas de cette eau, à cause du soufre », explique le maire de la commune, Guy Lavocat.

52 ans après l’exploitation de la dernière galerie, les traces de l’activité minière sont nombreuses. Il y a un quartier, hors du temps, où s’alignent les maisons construites sur le même modèle. La devanture d’un cinéma subsiste toujours, témoignant d’une vie alors débordante. Et puis, quasiment du jour au lendemain, la commune a perdu 400 habitants. Victime de la concurrence exercée par l’exploitation de gisements à ciel ouvert en Mauritanie, la mine de Chizeuil a fermé, car déclarée non rentable. Laissant derrière elle ses vestiges, ses galeries. Tout un héritage, lourd à assumer.

Vendredi après-midi, Guy Lavocat avait profité de la visite du sous-préfet, Philippe Saffrey, pour évoquer cette problématique. Pour les précisions d’ordre technique, deux experts géologues étaient également autour de la table, en mairie : Manuel Byrne et Pierre Colin. Aujourd’hui, c’est la société Solvay qui est chargée de la réhabilitation environnementale.

Près du hameau de Sauvigny, 200 000 à 300 000 m³ de résidus de traitement sont toujours là pour témoigner de l’ampleur des extractions d’antan. Le site, interdit au public, se situe au bout d’un chemin en terre longeant les vestiges d’une immense laverie. Ces sables blancs teintés de rouille ont été utilisés par des sociétés de cimenteries. Mais aujourd’hui, la question du recyclage semble plus problématique. « On peut utiliser cette silice dans les pneus, le verre… », explique Pierre Colin. Actuellement, des tests sont réalisés sur place afin de séparer le sable du minerai L’évacuation lointaine des résidus, elle, est désormais interdite. C’est aux abords de la mine de Chizeuil que la question devra être réglée.

Susceptible de s’étaler sur deux ans, le chantier pourrait se concrétiser par l’enfouissement des minerais dans les dernières galeries exploitées à Chizeuil, aux Roches-Gagneaux. De quoi poser de nouveaux problèmes environnementaux ? « De toute manière, la nature du sol est ferreux, l’eau est ferrugineuse », rassure Pierre Colin. Situé à la limite des communes de Chalmoux et de Neuvy-Grandchamp, le site des Roches Gagneaux laisse deviner une exploitation express, à une époque où la mort de la mine de Chizeuil était programmée. Les galeries y sont de diamètre plus important qu’ailleurs : en pleine forêt, des effondrements rappellent cette activité.

La menace d’un sol qui pourrait se dérober n’est d’ailleurs pas complètement isolée. Ainsi, il y a une dizaine d’années, la municipalité avait fait l’acquisition d’un imposant bâtiment construit vers 1950 pour les cadres de la mine. L’idée était alors d’y créer des logements sociaux, jusqu’à une injonction du sous-préfet n’interdise l’utilisation de ces locaux. La raison ? Des galeries souterraines auraient été susceptibles de menacer l’équilibre de la bâtisse. Depuis, de nouvelles études ont été réalisées : « la stabilité est assurée », indique Manuel Byrne.

« La voûte et la galerie sont intactes, poursuit Pierre Collin. On est loin d’un risque de rupture ». Ceux-ci basent leurs conclusions sur des forages et autres mesures géophysiques : la galerie en question se situe à 12 mètres de profondeur.

Voir les commentaires