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Mine de Salau : contre la réouverture

Publié le par REVEL Stephane

Un projet de réouverture de l'ancienne mine de Salau, dans le haut-couserans, provoque une levée de boucliers dans cette partie de l'Ariège. Une pétition vient d'être adressée au ministère de l'Economie et de l'Industrie.

Il ne s'agit que d'un projet, appuyé sur l'octroi d'un permis exclusif de recherche soumis par la société Variscan mines pour effectuer de la prospection à Salau, en vue de la réouverture du site d'extraction du tungstène. Mais ce projet avance. Et les riverains s'inquiètent, une pétition est en ligne (1), adressée au ministère de l'Industrie. «Récemment, des géologues se sont installés à Salau pour effectuer des prélèvements, confie Pascal Boulanger-Parquet, l'un des membres de l'association Couflens-Salau Demain. Ils ont loué l'un des appartements de la cité Anglade (2). Ils veulent ouvrir une galerie de 2 500 mètres de long, à partir du cœur du village, pour effectuer des recherches. Puis reprendre l'exploitation.»

Des nuisances, et surtout la peur de l'amiante

Cette perspective, l'association la rejette en bloc. Essentiellement à cause des nuisances : le passage des camions, la poussière d'amiante, les questions de sécurité, la préservation de l'environnement. «Il faudra bien trouver une place pour les déblais, reprend Pascal Boulanger-Parquet. Ils ne pourront pas servir de granulats, en raison de leur forte teneur en amiante. Et l'amiante présentera également un véritable danger pour les salariés et à la population». L'amiante, c'est la principale peur des opposants à la réouverture de la mine.

De son côté, la société Variscan, à l'origine de la demande de permis, ne cache pas son intérêt pour le site. Interrogé en octobre 2013, Michel Bonnemaison, Ariégeois de souche, directeur général de Variscan, expliquait qu' «il y a un potentiel minier sur l'Ariège non négligeable. Nous ne sommes pas dans de l'anecdotique, l'Ariège a un gros potentiel qui nécessite des sondages notamment par rapport au tungstène».

Dans sa ligne de mire, dès cette date, la mine de Salau, qui pourrait receler des trésors de tungstène. «Il faudrait au moins 50 millions d'euros pour la première phase d'exploration et 400 de plus pour l'ouverture de la mine de Salau», calculait-il rapidement.

Et ce potentiel existe probablement : «En 1985, de nouveaux indices prometteurs ont été trouvés à la côte 1 780 m. Ces résultats portaient à 1 million de tonnes de minerai et à 15 000 tonnes d'oxyde de tungstène le potentiel géologique prouvé !», relate Brigitte Gaston-Lagorre dans un article très documenté (3). Cette richesse n'a jamais été exploitée. L'année d'après, la mine fermait.

1-Acessible sur le site change.org, elle compte près de 600 signatures. 2-Construite à la fin des années soixante par la Société des Mines d'Anglade, elle comptait 68 logements construits pour les mineurs.

3- Cet article très documenté, qui retrace l'histoire de la mine et donne de passionnants détails sur l'exploitation du tungstène, est disponible sur le site patrimoine-seixois.

En 1986, la mine ferme, 130 mineurs au chômage

Nous sommes en 1986. Après 15 ans d'exploitation, la mine ferme ses portes. La concurrence du tungstène chinois, bien moins cher, ne laisse aucune chance à la production ariégeoise. 130 mineurs se retrouvent au chômage. Aucun reclassement n'est possible sur place. Le village se vide peu à peu. Quelques années plus tard, il ne reste que 17 habitants permanents. Les appartements de la cité Anglade - 68 logements - construits pour les mineurs, comme les chalets en bois réservés aux cadres, sont loués aux estivants. Les anciens bâtiments d'exploitation sont à l'abandon, souvent tagués. Depuis, Salau dort au pied des 20 kilomètres de galerie creusés lors de l'exploitation du site minier

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Saint-Renan. Sous le lac, une mine d'étain

Publié le par REVEL Stephane

Le souvenir reste vivace chez les anciens de la commune mais les plus jeunes l'ignorent : à Saint-Renan, l'actuel lac de Ty-Colo, aujourd'hui base de loisirs nautiques, cache une ancienne mine d'étain, qui fut exploitée durant 16 années. « Nous étions des écologistes avant l'heure. Il y avait des marécages à notre arrivée. Lorsque l'extraction a pris fin, nous avons reconstitué, comme promis à l'origine, toutes les parties cultivables que l'on trouve aujourd'hui dans la vallée et construit les barrages pour retenir l'eau ». Ainsi s'exprimait, il y a quelques années, Charles Pavot (aujourd'hui décédé, NDLR), responsable de la Comiren, qui exploita l'étain à Saint-Renan, de 1960 à 1975. Des cailloux noirs « bizarres » C'est en 1958, après dix années passées dans l'exploitation des algues, que cet ancien officier de la Royale s'est lancé dans l'aventure. « À l'époque, le commissariat à l'énergie incitait les privés à rechercher de l'uranium. Avec quelques amis et un petit financement, nous avons démarré nos recherches dans le secteur de Saint-Renan. Nous ramenions également toutes les pierres un peu bizarres au labo. C'est ainsi que nous avons découvert du minerai noir dans plusieurs ruisseaux se jetant dans la vallée ». Les pierres noires en question se révéleront être de la cassitérite, autrement dit de l'oxyde d'étain, pur à 75 %. De ce fait, « le site allait rapidement être considéré comme l'un des meilleurs du monde », relate le journaliste Yves Cariou, auteur d'un livre fort documenté sur le sujet, paru en 1999, aux éditions Le Télégramme. Deux dragues suceuses Commence donc, en 1960, l'exploitation de cette vallée, longue de 7 km et large de 600 m, entre Ty-Colo et Lannéon. La mine, exploitée au début à ciel ouvert, devait se révéler rapidement très rentable. « Au monitor (lance à haute pression), chargé de désagréger les alluvions avant leur passage en laverie, succéda au bout d'une année une drague suceuse, puis une seconde, quelques années plus tard. Toutes deux flottant sur les lacs en formation et allant aspirer le minerai à près de 10 m de profondeur », détaille Yves Cariou. Au plus fort de son activité, la Comiren employa jusqu'à 180 personnes. Des mineurs qui travaillaient 24 heures sur 24, six jours sur sept ; et qui, du fait de leur statut particulier, purent partir à la retraite à l'âge de 50 ans. Au total, près de 7.000 tonnes de cassitérite furent extraites des carrières, jusqu'à épuisement du site. « L'étain extrait partait ensuite au Portugal, en Espagne ou en Angleterre, pour être transformé en métal pur », rappelle Pierre Pailler, également auteur d'un ouvrage sur « La capitale de l'étain ». Aujourd'hui, Saint-Renan abrite une « rue de l'Étain » et commémore cet âge d'or en réservant une salle de son musée d'histoire locale à la Comiren. À noter qu'un autre chantier sera ouvert plus tard, à Bourg-Blanc, sur une portion de l'aber Benoît. Il est aujourd'hui totalement immergé, comme Ty-Colo et les quatre autres étangs de Saint-Renan. La seconde vie de l'étain Malgré l'arrêt de l'exploitation, en 1976, l'étain a connu, en quelque sorte, une seconde vie. Les sous-produits, à savoir les millions de m³ de sable d'excellente qualité et de gravillon issus des carrières, seront largement utilisés par des entreprises de travaux publics du secteur. Le pont Schuman, à Brest, et plusieurs ouvrages de Saint-Brieuc en sont issus... Tout comme les soubassements des voies-express Brest-Morlaix et Brest-Quimper.

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/saint-renan-sous-le-lac-une-mine-d-etain-16-07-2015-10707099.php

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Neuves-Maisons : les mines du Val de Fer en fête

Publié le par REVEL Stephane

Carreau minier du Val de Fer de Neuves-Maisons. Les métiers du fer seront à l’honneur à l’occasion de la fête de la forge et des métiers du fer qui se déroulera sur le site de la mine du Val de Fer le 25 Juillet, avec notamment des visites de la mine et des démonstrations d'artisans forgerons.

L'est Republicain 16/07/2015

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«Mangeuses d'hommes» l'épopée des mines de Bulard et du Bentaillou en Ariège

Publié le par REVEL Stephane

Napoléon Bonaparte connaissait déjà le département de l’Ariège comme pourvoyeur de soldats et de minerai de fer, deux ingrédients nécessaires pour assouvir ses rêves de conquêtes.

Mais au siècle suivant la révolution industrielle guide les hommes à exploiter d’autres filons, souvent dans des endroits improbables, pourvu qu’ils rapportent.

Tel est le cas en Couserans. Si l’exploitation de la mine de plomb-zinc de Bentaillou, à Sentein, s’inscrit dans le long terme avec une dizaine d’exploitants qui se sont succédé de 1853 à 1953, celle de la mine de Bulard se distingue par 18 années de défi à la haute montagne.

Tant est si bien que sa réputation de «mangeuses d’homme» rivalisait avec celle de «reine des concessions des Pyrénées».

En découvrant, au cœur des Pyrénées, après des heures de marche en montagne, les imposantes ruines de bâtiments accrochés au piton de Bulard, ou les bâtiments dressés sur le petit plateau de Bentaillou, on ne peut que s’interroger: comment des hommes pouvaient-ils vivre là, si haut, si loin de tout dans des conditions extrêmes, les pieds dans la neige l’hiver, chaussés de sabots de bois? Quelles richesses ces mines à 2000 et 2500m d’altitude devaient receler pour justifier une telle audace?

«Les mangeuses d’hommes, l’épopée des mines de Bentaillou et de Bulard en Ariège» donne un aperçu très complet de leur quotidien. Ce livre est un résumé partiel du travail réalisé par Claude Dubois qui a fait de l’industrie minière une passion suffisamment prenante pour présenter une thèse de doctorat d’Histoire à l’université de Paris Sorbonne en 2004 et alimenter un site blog dédié (www.histoiredesmines.canalblog.com).

Cet ouvrage de vulgarisation retrace l’histoire riche et étonnante de ces mines et permet d’entrevoir ce qu’étaient la vie et el travail des mineurs isolés à haute altitude. Une histoire qui dresse une galerie de portraits de spectateurs, d’aventuriers, de pirates des mines, mais aussi des plus prestigieuses entreprises. Une histoire qui relève que ces mines perchées au bout du monde ont parfois été pionnières et à la pointe du progrès.

Les mangeuses d’hommes, l’épopée des mines de Bentaillou et de Bulard en Ariège
Claude Dubois
Editions Privat
Collection Nature et Patrimoine
320 pages, 18 € TTC
ISBN : 978-2 — 7089-5941-5

ariège

culture

Laurence Cabrol | 15/07/2015 Ariege News

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Exposition à St-Etienne : la mine dans l’objectif de Félix Thiollier

Publié le par REVEL Stephane

Passées par le Japon et le musée d’Orsay à Paris en 2012-2013, les expositions sur l’oeuvre de Félix Thiollier sont toujours particulièrement réussies et attractives pour le grand public par la qualité de leurs réalisations. A partir de ce mercredi 15 juillet, les clichés du photographe stéphanois (1842-1914) seront visibles dans la Loire au coeur de l’exposition « Félix Thiollier, la mine, le monde » au musée de la Mine de Saint-Etienne.

Philippe Peyre, conservateur du musée de la mine de Saint-Etienne, avec Catherine Alison et Muriel Jacquemont, commissaires de l’exposition, ont trié plus de 800 photographies consacrées uniquement au monde minier sur les 27 000 photographies du fonds Thiollier. En partant de ces classements photographiques, ils ont essayé de reprendre les itinéraires de prise de vue de ces images tout en les classant par thème. Lors de ces identifications et analyses paysagères, ils se sont aperçus que Félix Thiollier rentrait peu à l’intérieur des enceintes de puits de mines stéphanois préférant des vues extérieures des fumée des scories, des puits miniers ou autres vues de grappilleurs de charbons.

Un catalogue d’exposition est en cours d’écriture et sa sortie est prévue pour le mois de novembre 2015. L’exposition, visible au musée de la Mine de Saint-Etienne, se terminera le 31 mars 2016.

JERÔME SAGNARD

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