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À l’époque où Angres était une commune minière

Publié le par REVEL Stephane

Angres s’est beaucoup transformée ces dernières années et sans ses cités on aurait quelque peine à croire qu’elle fut une commune minière avec un siège très actif : le nº 6 des Mines de Liévin. Cette fosse située à la bordure sud du Bassin minier est la dernière avant les collines d’Artois.

Des sondages furent effectués, puis abandonnés à Angres en 1855. Ils avaient été effectués par la Compagnie des mines d’Auchy-au-Bois. En 1905, celle de Liévin reprit les recherches à l’ouest du village dans un secteur appelé le Transvaal. Une allusion à la guerre coloniale des Boërs en Afrique du Sud contre les Anglais. La mine était adossée au bois Saint-Cyr qui continua à lui fournir un environnement boisé. Ce bois servit de chasse réservée pour les ingénieurs de la Compagnie.

L’exploitation va commencer en 1908 pour atteindre rapidement les 1 800 000 T dès 1910. Avec la construction des cités, on passe de 464 à 2 810 habitants à la veille de la guerre (4 500 actuellement) Dernier puit de la Compagnie de Liévin, le 6 disposait d’un rattachement à la Centrale d’Avion ce qui lui valait une électrification complète alors que les plus anciens fonctionnaient avec une machine à vapeur.

Mort du premier puits

Le 4 octobre 1914, l’avant-garde allemande arrive par la rue d’Avion et occupe Angres sans combat. Du fait de la bataille pour reprendre Lorette, Angres va se trouver aux limites du front. Les batteries allemandes installées sur le carreau de la fosse et sur les hauteurs du Caumont tirent sur le plateau et entraînent la riposte des canons français. La mine comme le village subissent de graves dommages. Le puits qui n’est plus exploité est peu à peu noyé. En 1915 quand les Anglais percent le front, les Allemands qui ont déjà fait main basse sur du matériel dynamitent le cuvelage, rendant la mine inexploitable. On a parfois dit que c’était pour éviter toute intrusion par les galeries car les mines de Lens et de Liévin étaient reliées entre elles, mais il y a eu une volonté délibérée de détruire l’industrie française. Le 13 avril 1917, l’offensive anglaise libère la mine qui offre le spectacle dantesque de machines de débris et de ferrailles tordues. Au village, il ne reste rien des maisons et des cités.

La renaissance

Les briqueteries marchent à tout-va, on exploite des sablières au bois de Givenchy. Un chemin de fer à voie étroite, le Decauville, hérité des armées transporte matériaux comme débris. Dès 1920, les Compagnies font venir de Westphalie comme de Silésie des familles polonaises qui aideront à la reprise des activités. La destruction du 6 est si importante qu’elle sera l’une des dernières à reprendre ses activités. Ce n’est qu’en 1925 que les pompes viendront à bout de l’exhaure ou dénoyage. L’opération aura coûté plus de 40 M de l’époque ! Le puits nº6 et son pendant le 6 bis qui sert de retour d’air sont rééquipés de 1932 à 1939 : chevalement et machine d’extraction. L’invasion de 40 tombes sur un siège qui a recouvré sa pleine activité. En 1941, les mineurs du 6 rejoignent la grande grève patriotique. Arrestations et premières déportations frappent les grévistes dont sept angrois.

Le déclin…

Arrivent 1945 et la Libération mais aussi la nationalisation. Le 6 fait désormais partie du Groupe de Liévin des Houillères Nationales, puis à partir du 1er janvier 1967 du groupe de Lens. Son effectif de 2 475 ouvriers en 1963 tombe à 500 ouvriers en 1971. Le charbon remonte au 4 d’Avion. Le 1er septembre 1971, il est transformé en puits de service. Peu à peu, les installations seront démantelées et le chevalement sera abattu en février 1990. Il faudra deux tentatives pour le mettre à terre. L’emplacement des puits est marqué par une trappe et les bâtiments ont été réutilisés par les services techniques de la ville. J. DELIGNE (CLP)

Publié le 16/08/2015

La Voix du Nord

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La fête de la mine à Palairac

Publié le par REVEL Stephane

On sait que le sol des Hautes Corbières renferme des cavités superbes, et un réservoir d'eau phénoménal. Ce que l'on sait moins, c'est que sa richesse a été longtemps exploitée et que les mines étaient nombreuses autrefois. C'est un ensemble de sites souterrains, mais aussi un pan de l'histoire économique de ce bassin que les communes des Hautes Corbières vous proposent de découvrir le 9 août.

L'Association pour la préservation et la mise en valeur du patrimoine minier des Corbières, en abrégé «Mines en Corbières», créée en 2011, regroupe 14 communes des Corbières qui possèdent des vestiges miniers : Albas, Auriac, Cascastel-des-Corbières, Davejean, Maisons, Massac, Montgaillard, Padern, Palairac, Quintillan, Talairan, Tuchan, Villeneuve-les-Corbières et Villerouge-Termenès. Exploitées depuis l'époque romaine jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, les mines des Corbières n'ont jamais été des exploitations de taille importante, mais elles furent nombreuses et concernèrent des métaux variés : fer, cuivre, plomb, argent, antimoine, or. Depuis sa création, l'association Mines en Corbières a fait le recensement des vestiges de cette activité minière : cavités, galeries, fours. Afin de le faire découvrir au plus grand nombre, l'association organise, le dimanche 9 août, la première Fête de la mine en Corbières. Cette manifestation se déroulera à Palairac, avec en matinée, au col de l'Estagnol, une randonnée de découverte des vestiges miniers de Las Coupes (Palairac) et Marmairane (Villerouge). D'autres activités auront lieu au village : méchoui à midi (réservation obligatoire avant le 1er août), conférences à 15 heures, et toute la journée : fondeurs de métaux pour montrer les techniques anciennes de traitements des minerais, présentation vidéo en boucle, exposition de minéraux et de matériels, chasse au trésor, buvette.

La Dépêche du Midi Le 09/08/2015

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Des animations entre ciel et terre, entre éoliennes, mine et moulins

Publié le par REVEL Stephane

Ally. L’association Action Ally 2000 organise, tous les jours en juillet et août, des visites et activités pour promouvoir les sites touristiques du plateau.

Visites au grand air ou sous la terre, c’est la devise de l’association Action Ally 2000 qui va organiser tout l’été des animations sur le plateau d’Ally.

Le programme « Show de vent » s’articulera entre activités ludiques, sportives et sur le thème du vent.

Des activités ludiques

Des visites des moulins à vent d’Ally et du parc éolien d’Ally-Mercoeur seront programmées. Seuls ou avec un guide, les visiteurs découvriront le mariage des moulins du XIXe siècle avec les éoliennes, modernes et écologiques, mais aussi les différentes utilisations du vent à travers les siècles.

Cette année, l’association a innové et proposera des activités spécialement dédiées aux enfants : de la fabrication et décoration de cerfs-volants monofils jusqu’à leur mise en vol. Des chars à voile sur herbe seront également proposés à la location.

Pour ceux qui s’intéresseraient plus à ce qu’il se passe sous la terre plutôt que dans les airs, l’association a tout prévu et a concocté un programme « Terre ». Comme le plateau d’Ally regorgeait d’antimoine, de nombreuses mines sont creusées dans les sous-sols. La mine d’antimoine et de plomb argentifère de la Rodde, la seule véritable mine dans le Massif central à explorer, sera accessible pour des visites quotidiennes. Les visiteurs joueront aux apprentis mineurs, équipés de casques, bottes et imperméables, fournis sur le site, et arpenteront les galeries sécurisées à la découverte des différents métaux. Encore une fois, l’association a tenu à ajouter un aspect ludique à la découverte du territoire en organisant, cette année, un atelier de recherches de minéraux à l’aide d’un géologue.

En parallèle de ces visites quotidiennes, trois activités nocturnes sont mises en place. Deux représentations de la pièce de théâtre « Les gens de mines » (voir par ailleurs) seront présentées en soirée, en juillet et août. Puis, la 14e visite nocturne des moulins, tous illuminés, plongera les participants dans une ambiance surprenante et sera suivie d’une potée auvergnate.

« Show de vent »

Visites des moulins à vent d’Ally et du parc éolien d’Ally-Mercoeur, tous les jours de juillet et août, entre 14 et 18 heures.

Réservations obligatoires pour le char à voile sur herbe.

« Terre »

Visite de la mine d’antimoine et de plomb argentifère de la Rodde, unique « vraie » mine à explorer dans le massif central, en juillet et août, tous les jours de 14 à 18 heures.

Spectacle « Les Gens des mines »

Jeudi et jeudi 20 août.

Accueil à 20 h 30 au parking de la mine, sur le mont des romains là-haut, au hameau de « Montrome ».

Tarifs : 8 euros, gratuit - 10ans.

Inscriptions obligatoires.

Randonnée nocturne

Vendredi 7 août, randonnée et potée auvergnate.

Renseignements et réservations auprès d’Action Ally 2000 au 04 71 76 77 22.

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Saint-Florent-sur-Auzonnet : place nette sur l'ancien carreau de mine

Publié le par REVEL Stephane

La commune a acquis le bâtiment de l'ancienne bascule des mines et 2000m² de terrain à la SMC (Société Méridionale de Caisserie) afin d'y installer le futur musée de la Mémoire des Mineurs.

Cette parcelle fait partie de l'ancien carreau de mine. Tous les camions qui entraient et sortaient devaient être pesés, une fois à vide, l'autre fois à plein.

Cette importante activité a cessé lors de la fermeture du puits de Saint-Florent, et, petit à petit la nature a repris ses droits avec une incroyable ardeur sur le sol bitumé. Gros pins, ronces et arbustes divers ont envahi l'endroit, de façon désordonnée. Un envahissement gênant sur le plan esthétique qui donne un sentiment d'abandon et de mauvais entretien, ceci à proximité immédiate de l'Espace Aragon dont le musée fera bientôt partie, et qui va recevoir ce week-end beaucoup de public à l'occasion du festival d'art contemporain.

Avec, en outre un risque d'incendie par ces temps de sécheresse.
Afin d'éviter tous ces désagréments, la municipalité a décidé de régler le problème en faisant place nette, tronçonneuses en main. Une tâche dévolue aux employés municipaux Romain Niel, Jean-Jacques Brouard et le stagiaire Julien Palade. Les arbres abattus ainsi que les branches seront transportés au dépôt du Peyrouses qui commence à prendre de l'altitude depuis l'interdiction de brûlage des végétaux.
Les administrés qui souhaitent récupérer des troncs doivent s'adresser à la mairie.

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Un passé minier mis en lumière par Camp de base

Publié le par REVEL Stephane

C'est un sentier qui serpente sur le flanc de la montagne. En contrebas, on entend les cloches de l'église de Ferrières égrener les heures et le doux chant de l'Ouzom qui sépare ces 2 villages : Louvie-Soubiron et Ferrières, ces 2 départements : les Pyrénées Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, et même ces 2 régions : Aquitaine et Midi-Pyrénées. Sur ce chemin désormais bien entretenu, on marche sur les pas des anciens mineurs. Les témoignages de Jean-Marie Brioulet, de Jean Beuille ou d'Hélène Parent, fille de Jean Rabat (chef d'exploitation jusqu'à la fermeture) ont permis d'en connaître un peu plus sur cette mine fermée en 1962. Ce chemin désormais si paisible a connu pendant des siècles une certaine agitation et le son de la sirène a longtemps rythmé la vie du village et de ses habitants. Si les Romains connaissaient l'existence du minerai, il ne commencera à être exploité qu'au XVIe siècle avec l'accord du seigneur de Louvie. Le village de Ferrières, qui doit son nom à l'exploitation de ces mines, comptait 850 habitants en 1830 dont de nombreux étrangers venus travailler ici. En 1866, la mine est arrêtée pendant plusieurs années en raison de la fermeture des forges d'Arthez-d'Asson. A la veille de la Deuxième Guerre mondiale, le besoin en fer étant important, l'activité reprend de plus belle. Une voie ferrée est construite et le petit train à vapeur remplace les camions pour le transport du minerai jusqu'à Coarraze. L'association Camp de base, qui depuis 2012 a lancé le projet avec l'aide des communes de Louvie-Soubiron (sur laquelle est située la mine) et Ferrières, a entrepris un gros chantier de débroussaillage et de sécurisation des entrées.

En 2014, mise en place de la signalétique et des panneaux d'interprétation. Ce sentier des mines a été inauguré les 27 et 28 juin. Avec le soutien des 2 communes, mais aussi grâce à Jacky Brioulet, à l'origine du projet, et de Maurice Calestreme, 1er président de l'association, ce projet permet de découvrir un passé industriel qui aurait pu rester dans l'oubli. Loin de vivre dans le passé, l'association a pour objectif de dynamiser la vie des habitants de Ferrières avec de nombreux projets et animations le long de l'année.

Nathalie Noguès

Publié le 28/07/2015

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La mine de 1900 par le photographe stéphanois Félix Thiollier

Publié le par REVEL Stephane

Exposition. Félix Thiollier a photographié le pays noir à la fin du XIXe siècle. Ses clichés, d’une beauté rare, sont exposés au parc-musée de la Mine Couriot à St-Étienne. Des paysages miniers étonnants de Saint-Étienne et la vallée de l’Ondaine.

Né en 1842 à Saint-Étienne, Félix Thiollier est originaire de la bourgeoisie rubanière.

Photographe et éditeur, il est l’ami de peintres et de grandes figures des milieux artistiques et culturels de Saint-Étienne, capitale de la révolution industrielle alors en marche.

700 photos témoignages

Entre 1890 et 1900, dans une démarche très originale pour l’époque, il s’attache à la mine et aux puits de Saint-Étienne, de La Ricamarie, du Chambon-Feugerolles. Il rassemble plus de 700 photos prises lors de longues promenades, par tous les temps, toujours sur les mêmes chemins. Des photos en noir et blanc et quelques-unes en couleur, saisies grâce au procédé novateur des frères Lumière qu’il est l’un des premiers à utiliser.

En 2012-2013, le musée d’Orsay avait consacré une exposition à l’ensemble de l’œuvre de Félix Thiollier. Celle qui est installée au parc-musée Couriot à Saint-Étienne s’attache à son travail sur la mine.

Dans la salle d’exposition temporaire, des photographies sont projetées en grand format, tournant en boucle simultanément sur trois écrans.

Puis elles s’offrent à nos regards, dans de délicates lumières, déposées sur des supports bas aux lignes épurées de métal et de bois. De nombreuses explications les accompagnent. Des clichés sont également exposés dans l’une des salles du nouvel espace muséographique.

Nous découvrons des paysages imprimés sur la pellicule dans des plans très larges aux cadrages très précis.

Une sensation d’espace et d’immensité nous saisit, de beauté aussi. Dans ces images, nous plongeons avec émotion dans un autre monde de la mine. Partons pour un voyage visuel dans le temps, comme vers un autre pays. Sous la neige, sous des ciels chargés, parfois crépusculaires, se dévoilent de vastes espaces parcourus d’ombres fantomatiques et de silhouettes industrielles. Ici un crassier fumant, là une carrière à remblais, des réserves de bois, des amas de ferrailles. Le ciel, la brume, les fumées, les fumerolles se mélangent. Le ciel lourd fusionne avec la terre éventrée. Le noir rencontre le blanc.

Des sites lunaires

Dans ses œuvres d’un esthétisme rare, Félix Thiollier nous livre sa vision de la mine. Témoignages photographiques d’un monde à part entière, avec ses paysages, ses habitants, humains et animaux.

Au milieu de ces sites saisissants, presque irréels, lunaires ou désolés, l’homme et la civilisation sont là, au détour de quelques scènes de vie plus que de travail, qui sembleraient presque théâtralisées : des grappilleurs en action, des mineurs à sortie du puits ou faisant la queue devant le bâtiment de paye. Des femmes, des hommes et des enfants en habits d’époque, nous invitent à leur imaginer des quotidiens, des prénoms, des histoires…

Julie Debiesse

Le Progres Publié le 27/07/2015

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Neuves-Maisons : l’atout carreau de l’ancienne mine de fer

Publié le par REVEL Stephane

Le tourisme industriel a de l’avenir s’il s’appuie sur le réseau associatif, le bénévolat, le mécénat, de nécessaires subventions publiques dans la proximité d’un bel environnement naturel.

C’est tout à fait le cas du site de l’ancienne mine de fer de Neuves-Maisons. Le carreau minier vient d’être réaménagé et officiellement inauguré hier. On peut dire que ce carreau est un atout pour le développement touristique d’un secteur allant de Toul à la colline de Sion que l’on peut d’ailleurs voir depuis le site minier à l’orée de la forêt de Haye, dont le cadre de verdure permet des spectacles à l’antique. C’est là que les discours d’inauguration ont été prononcés devant une nombreuse assistance sans avoir besoin d’une sono. « Ecoutez ce calme et les oiseaux » a dit le maire Jean-Paul Vinchelin juste avant le passage, réacteurs à fond, d’un autre oiseau, un Mirage de la base d’Ochey. « Les travaux se sont élevés à 150.000 €, dont 80 % de diverses subventions publiques » a-t-il précisé. Nombre de bénévoles ont pris part aux travaux dont lui-même, le mercredi, « en bleu de travail ». Il a également salué Louis Burton, curé de Chaligny, un ancien de l’Atelier mémoire ouvrière.

Pas moins de quatre conseillers régionaux représentaient Jean-Pierre Masseret. Le conseil départemental était notamment représenté par Mme Audrey Normand et M. Trogrlic, maire de Pompey, qui précisait : « ensemble nous forgerons notre avenir », tandis que le député Dominique Potier notait « ce lieu a une âme ». Secrétaire général de la préfecture et sous-préfet, M. Jean-François Raffy, a rendu hommage aux anciens « qui nous donnent les éléments pour l’avenir. Soyons fraternels et gardons espoir. » Le maire a salué le travail de l’Atelier mémoire ouvrière depuis 40 ans. M.Vincent Ferry, président de l’Agence du patrimoine et de la culture des industries, a détaillé les travaux mettant en valeur un mur et l’entrée des accus où le minerai était déchargé des wagonnets appelés « tazas » par les mineurs, puis embarqué sur les wagons du « coucou » en direction de l’aciérie.

L'est républicain le 24/07/2015

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