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Journée du patrimoine au musée de la mine de Gagnières

Publié le par REVEL Stephane

Les bénévoles de l'association G.T.M.A., « Gagnières du Temps des Mines à Aujourd'hui », ont décidé de prendre une part active aux journées du patrimoine le samedi 19 et le dimanche 20 septembre 2015.

Depuis le début du mois d'août la Galerie Historique et Culturelle de Gagnières dont ils sont les principaux concepteurs accueillent, complémentairement aux nombreuses collections permanentes de fossiles, minéraux, outils, documents, … une exposition sur le thème : « 40 ans sur les traces de la faune du Parc des Cévennes ».

Une quinzaine de panneaux décrivent la diversité des espèces animales (reptiles, oiseaux, petits mammifères, mouflons, rapaces …qui demeurent ou ont demeuré dans cet espace naturel aujourd'hui préservé.

En sus, durant ces deux journées, exceptionnellement, prêtées par un particulier seront présentées des lampes de mineurs, singulières voire étonnantes qui s'ajouteront à celles habituellement exposées. « Certaines sont remarquables par leur conception, leur âge ou leur origine…», expliquera aux visiteurs, avec verve et détails, Claude Panis, le spécialiste « maison » de ces emblématiques témoignages du passé minier de la commune et de bien d'autres.

Elles seront donc visibles, ainsi qu'un diaporama sur le thème national « Patrimoine industriel du XXI°siècle », les 19 et 20 septembre de 15 heures à 18 heures dans le musée de la mine, proche de l'église.

Entrée gratuite - Renseignements au 07 82 13 15 21.

MIDI LIBRE 19/09/2015

Jean-Marie Gay

  • Email : jeanmarie.gay@wanadoo.fr
  • Tél : 06 33 19 01 73
  • Agence : Alès

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Nœux-les-Mines : la mine d’avant-hier, d’hier et d’aujourd’hui pour les Journées du patrimoine

Publié le par REVEL Stephane

Cette année, à Nœux-les-Mines, les Journées du patrimoine durent une semaine ! Visites du musée de la mine, expositions au centre Brassens et accueil d’élèves du Béthunois… on ne va pas chômer avenue Pierre-Guillon.

Alain Duty et Jean-Guy Sniatecki ont astiqué leurs « barrettes »… enfin leur casque et leur béguin de mineur. Ce week-end, les guides du musée de la mine de Nœux-les-Mines sont fins prêts à assurer leur mission : aller vers le public et livrer anecdotes et petites histoires de la grande ère charbonnière. Le premier est l’homme aux 9 fosses, il a connu les puits du nº3 à Nœux, du 7 à Verquin…

Le second est passé par le 10 de Sains, le 13 d’Hersin et Mazingarbe. Ils ont en commun un passé professionnel et ont tout deux débuté leur carrière de mineur, en tant que galibot, « à l’âge où l’on fait un mineur, après c’est trop tard, car c’est un métier trop dur », déclare Alain Duty. C’était à 14 ans. À peine plus âgés des enfants qu’ils vont accueillir durant la semaine, du lundi 21 au vendredi 25 septembre. Car pour les guides nœuxois, il y aura du « rab’ » cette année pour les Journée du patrimoine.

Avec l’office de tourisme de la région de Béthune-Bruay, le musée de la mine va accueillir 265 élèves (10 classes de CM1 et une de l’Institut d’éducation motrice) de l’arrondissement, venus d’Hersin, de Douvrin, d’Houdain, de Béthune, de Cambrin… Durant une demi-journée, ils visiteront des bâtiments de la fosse nº1 bis de Nœux mais aussi une « sensibilisation à la notion de Patrimoine mondial, de valeur universelle exceptionnelle, d’inscription et de protection des sites inscrits dans le périmètre Bassin minier Patrimoine mondial », précise-t-on du côté de l’office de tourisme.

Et si on rouvrait les mines

C’est le titre sans point d’interrogation – un brin provocateur mais hautement attractif –, d’une des deux expositions proposées au centre culturel Brassens. Elle est le fruit de Simon Lancelevé et Mickaël Manessier, étudiants en journalisme et en médecine. Dans le cadre d’une bourse financée par le Département, le Ruitelois et le Divionnais ont passé 6 mois aux côtés des derniers mineurs anglais de Hatfield, dans le Yorkshire.

Sur des panneaux, photos, témoignages, récits et mannequins avec équipement de mineur d’aujourd’hui sont annoncés. La seconde exposition est plus institutionnelle, mais tout aussi intéressante assure le guide Alain Duty. « Le bassin minier classé au patrimoine mondial, ça veut dire quoi ? On ne le sait pas toujours », explique l’ancien mineur. L’office de tourisme tentera de répondre aux questions à travers l’exposition.

Publié le 16/09/2015

PAR DAVID CIERNIAK

La Voix du Nord

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À Nœux, l’église Sainte-Barbe n’a pas bonne mine

Publié le par REVEL Stephane

À 137 ans, l’église du haut de Nœux est l’ombre d’elle-même. Rongé par la fiente des pigeons et attaqué par la végétation, l’édifice, fermé depuis 2012, est désormais propriété de la commune. Qu’en faire ? La raser ? Impossible, elle est classée. La rénover ? Oui, mais ça risque de coûter cher.

L’église des mines

Élevée en1878, grâce à un financement de la compagnie des mines Vicoigne, l’église Sainte-Barbe porte les marques de la toute-puissance industrielle de l’époque. Ses flancs d’usine en briques rouges rappellent ses origines, Mais aujourd’hui, l’édifice religieux n’est plus qu’une ombre.

La maison de « Dieu » est devenue l’hôtel des courants d’air et le salon des pigeons. « C’est une verrue ! », commente un riverain en regardant l’état de délabrement du bâtiment : vitraux cassés, portes condamnées, arbustes qui prennent racines dans les murs… En novembre 2014, la ville trace un périmètre de sécurité. Une mesure de précaution provisoire. Neuf mois plus tard, les barrières sont toujours là.

Don empoisonné

Fin 2012, le diocèse, incapable d’en assurer l’entretien, ferme l’église Sainte-Barbe et envisage de désacraliser le lieu. À quelques mois des municipales de 2014, elle devient un enjeu politique. « Depuis 2003, nous réclamons la restauration de l’église Sainte-Barbe, car elle fait partie de l’identité culturelle nœuxoise », déclare le groupe d’opposition Vivre à Nœux de Jacques Switalski, portant le sentiment d’une partie de la population du haut de Nœux.

Jacques Villedary, maire, n’est pas vraiment intéressé, redoudant le coût abyssal des travaux de réfection. Mais sous la pression, il finit par faire voter au conseil municipal une délibération permettant à la ville de racheter l’église pour l’euro symbolique. Un don empoisonné, aux milliers d’euros estimés, la facture des travaux avoisine aujourd’hui les 2 M € !

Rénovation complexe

La marge de manœuvre n’est pas grande pour les élus. « L’église est classée à la fois par les Bâtiments de France et inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, ce qui limite aussi le champ de recherche des financements », rappelle Jacques Switalski, qui siège aujourd’hui dans les rangs de la majorité. Sans oublier que l’église est aussi sous le sceau d’une clause de diocèse, l’ex-proprio.

Le don pour l’euro symbolique était accompagné de l’obligation que l’édifice demeure « un lieu de culte où sont célébrées des cérémonies religieuses ». Donc pas question d’en faire une halle d’exposition, de quartier voire de spectacle. C’est réfection à l’identique.

La résurection

En avril 2015, à la demande de Jacques Switalski, techniciens des Bâtiments de France et du conseil départemental dressent un premier constat. Désormais, c’est au conseil muncipal de délibérer pour saisir un ingénieur des Bâtiments de France, seul capable de présenter un devis précis des travaux.

L’église en quelques dates

1864 Le 1er janvier, la paroisse Sainte-Barbe est créée.

1875 Le conseil d’administration des mines débloque 100 000 F pour sa construction. Le chantier est confié à l’architecte Constant Moyaux, grand prix de Rome.

1876 On creuse les fondations en 1877.

1878 Le 25 août Mgr Lequette, évêque d’Arras, bénit la cloche Julie. Le parrain est M. Dupont et la marraine, Julie De Bracquemont, épouse du directeur général de la compagnie minière.

1913 Le 26 octobre, Fernand Lesert inaugure les orgues.

1914 Durant la Première Guerre mondiale, elle sert de chapelle ardante pour les soldats tombées à Lorette, dont un général Moussy, qui donnera son nom à une rue située à proximité de l’église.

1929 Le 12 juin, elle accueille le congrès eucharistique diocésain auquel participent 15 000 fidèles.

2011 Le 4 décembre, jour de la Sainte-Barbe, faute de moyens pour l’entretenir, le diocèse ferme l’église.

Publié le 26/08/2015

PAR DAVID CIERNIAK La voix du nord

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Toute une vie au fond de la mine

Publié le par REVEL Stephane

Raymond Kiener a commencé sa carrière de mineur de fond dès l’âge de 14 ans. Il a travaillé durant une trentaine d’années au puits Saint-Charles à Petite-Rosselle. Il préside aujourd’hui la Société des mineurs du Creutzberg.

Les souvenirs se bousculent. Raymond Kiener a travaillé toute sa carrière à la mine. Il se rappelle, jeune garçon, des hommes qui « descendaient au fond avec des chevaux. Les animaux tiraient les berlines. C’était avant que les machines n’arrivent. »

En 1955 peu après ses 14 ans, Raymond intègre le centre d’apprentissage du puits Saint-Joseph à Petite-Rosselle. Son CAP de mécanicien général en poche, il passe son brevet de soudeur pour travailler à la forge. « Je me souviens encore de mon maître forgeron. Un Allemand. Il s’appelait Wolfgang. »

Après trois mois de formation, Raymond rejoint le puits Saint-Charles, où il officiera jusqu’à la retraite. Ses toutes premières années de métiers sont marquées par le décès de son frère Joseph à la mine. « Le schiste lui est tombé derrière la tête », raconte Raymond, le regard triste. Joseph n’avait alors que 16 ans.

Hasard du calendrier, quelques années plus tard, Raymond est victime d’un accident, le même jour et le même mois que son jeune frère. « La berline a sursauté. Elle a frappé contre la porte principale qui m’est tombée dessus. » L’ancien mineur reste philosophe : « Les accidents étaient fréquents à l’époque. »

Raymond quitte la mine en 1959 pour endosser l’uniforme. « J’ai fait la guerre d’Algérie pendant cinq ans. De bons et de très mauvais souvenir s », lance le septuagénaire. Plus de cinquante ans après, Raymond peine toujours à trouver les mots pour parler de son expérience sur le front.

À son retour au pays, il reprend le chemin de la mine. « Je voulais y retourner, retrouver les gars au fond. » Installé à Stiring-Wendel, Raymond se marie et fonde une famille. Les années défilent. Le retraité se remémore surtout une date : 1978.

« Je suis resté coincé six heures sous un éboulement. J’étais le dernier à être évacué. J’ai vu défiler toute ma vie. » Bilan : de multiples fractures, le bras droit fichu. Le mineur reste un certain temps à la maison avant de reprendre son activité.

« J’ai été muté. J’ai passé les dix dernières années de ma carrière au service technique. Je descendais toujours au fond, pour vérifier le système de boulonnage intégral et la pression du terrain. »

En 1986, la santé de Raymond se dégrade. I l se fait opérer de la colonne vertébrale. « Je ne marche plus très bien, j’ai des vis dans le dos », s’excuse-t-il. Deux ans avant la retraite, le Stiringeois travaille « au jour », dans les bureaux des houillères. « Ça ne m’a pas plu du tout, c’était la catastrophe ! »

Raymond prend finalement sa préretraite en 1987. Reconnu invalide à 70 %, cela ne l’empêche pas de mettre son temps à profit pour s’investir au sein de la Société des mineurs du Creutzberg.

« J’ai été adjoint de l’association pendant trente-cinq ans », souligne-t-il Élu président en 2012, Raymond est entouré d’un comité d’une quinzaine de personnes.

La société a fêté dernièrement ses 50 ans. Elle compte encore 400 membres aujourd’hui. « On se retrouve entre anciens mineurs. Chacun revient sur son histoire. » Les souvenirs se partagent.

Le 23/08/2015 à 09:00 Le Republicain Lorrain

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Saint-Priest-la-Prugne : le traitement de la mine d'uranium compromis

Publié le par REVEL Stephane

L'extraction d'uranium de la mine de Saint-Priest-la-Prugne, à moins de 40 km de Roanne, a duré de 1956 à 1980. La dernière solution de réhabilitation a été rejetée cet été par Areva.

Le géant du nucléaire Areva a de nouveau fait savoir que le dernier projet de réhabilitation de l'ancienne mine d'uranium des Bois noirs Limouzat était de nouveau abandonné. L'opérateur français, par la voix du responsable de sa filiale Après-Mines France, Christian Andres, avance cette fois des oppositions locales et la non-maîtrise foncière. Des arguments qui n'auraient convaincu personne, depuis les services de l'Etat (le secrétaire général de la sous-préfecture de Roanne suit le dossier, Ndlr), à la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dréal) ou le collectif des Bois noirs (1), la Fédération de la pêche, la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna) et les élus locaux, dont Huguette Burelier, maire de Saint-Priest-la-Prugne.

Concernant le dernier argument notamment, l'ancienne préfète de la Loire, Fabienne Buccio, avait signifié à l'opérateur en 2014 que l'Etat s'engageait dans une procédure de Déclaration d'utilité publique pour résoudre le point des acquisitions foncières. Après cette dernière réponse négative, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a adressé un courrier à la direction d'Areva, lui demandant de revoir sa position. A noter que les premières propositions remontent à 1996. En réalité, la raison se trouverait plutôt dans les difficultés financières que rencontre Areva.

Néanmoins, son futur déshabillage au profit d'EDF et d'Ergie n'a pas empêché le groupe de signer le 15 juillet dernier deux importants contrats sur plusieurs années avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Par ailleurs, le département « Valorisation des sites » d'Areva confirme avoir pour obligation « d'assurer le suivi des opérations de démantèlement et de valorisation des anciens sites datant des années 1950 et 1960 (comme c'est le cas ici, Ndlr) arrivées en fin d'exploitation pour y accueillir de nouveaux projets ! ».

Aujourd'hui, la radioactivité des résidus du site est inquiétante et elle est malheureusement éternelle. Un bilan environnemental a été demandé à plusieurs reprises. Il aurait dû être réalisé dans les deux ans suivant la circulaire européenne de 2009, mais l'Etat avait alors accordé des délais supplémentaires en vue de créer une installation classée pour la protection de l'environnement.

Aline Vincent

1) Créé il y a plus de 35 ans pour que les sites contaminés fassent l'objet d'un traitement systématique.

le 21 août 2015 - Aline Vincent L'essor

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Liévin : Saint-Amé, cette église atypique qui a la mine pour religion

Publié le par REVEL Stephane

Édifiée en 1874 par la Société des Mines de Lens, l’église Saint-Amé est à la fois la plus grande de Liévin et certainement la plus originale grâce à ses vitraux « miniers » signés Judith Debruyn. Petit arrêt sur images et sur anecdotes grâce à Patrick Adèle, de la Maison de la Mémoire, qui a joué le guide.

Lumineuse, étonnante, flamboyante, mais aussi porteuse d’un tragique souvenir : celle de la catastrophe du 27 décembre 1974. Pousser la porte de Saint-Amé, c’est avoir d’emblée le regard happé par la série de vitraux qui, à la manière d’une bande dessinée, racontent la vie de la mine. Ses petits bonheurs (les vacances à La Napoule, les harmonies, le marché…) et ses grandes douleurs.

Dans le chœur, la pièce maîtresse et inaugurale de l’artiste Judith Debruyn : on y voit un chevalement entouré d’anges emportant au ciel les âmes des victimes. Missionnée au départ pour réaliser uniquement ce vitrail, Judith Debruyn va convaincre la municipalité qui lui attribuera la réalisation de tous les vitraux en 2008. Trente-et-un vitraux, quatre ans d’un travail titanesque pour cette Douaisienne qui a tenu à inscrire le nom des 42 victimes de la catastrophe. Pour le reste, « on retrouve la thématique des quatre éléments (l’eau, la terre, l’air et le feu) mais aussi de scènes de la vie quotidienne des mineurs et une évocation du passé agricole de Liévin, ce que beaucoup de visiteurs ignorent », confie Patrick Adèle.

Modernité surprenante

Depuis son édification en 1875, Saint-Amé a connu plusieurs visages. La couleur de Judith Debruyn a succédé à l’austérité. Même si, au bout du compte, la modernité a toujours été chevillée à Saint-Amé. « À la reconstruction en 1935, les gens avaient l’impression que leur église n’avait pas de vitraux car c’était alors du verre cathédrale sans illustration , une esthétique très moderne pour l’époque », commente le guide. Puis, dans les années 1980, la modernité s’est traduite de manière moins heureuse. « On a ensuite remplacé ce verre cathédrale par du polyester de mauvaise qualité qui a très mal vieilli. »

Les anciens Liévinois se souviennent peut-être de ces étonnantes passerelles qui étaient jadis installées de part et d’autre de l’édifice et dont on a perdu la trace lors de la reconstruction. Leur raison d’être est pour le moins savoureuse. « Il y avait d’un côté l’école des filles et de l’autre l’école des garçons. Ces passerelles permettaient aux élèves d’assister directement à l’office sans risquer de faire des mauvaises rencontres en chemin qui les détourneraient de Dieu », indique le guide. Autre temps, autres mœurs…

VISITER L’ÉGLISE ? OUI, MAIS...

L’église de Saint-Amé est fermée au public en dehors des offices. Elle n’est pas pour autant interdite à la visite puisque des groupes de dix à quinze personnes y viennent de temps à autre écouter les explications précises et passionnées de Patrick Adèle. « C’est généralement une étape prévue par les Tour Operator pour des groupes qui viennent visiter le Louvre. »

Il y a donc une demande pour visiter Saint-Amé. Mais pour y répondre correctement, il faudrait embaucher un guide et ça, ça n’est pas pour demain...

L’étonnante histoire du bas-relief de Mason

À gauche de la nef, caché derrière une vitre, le monumental bas-relief de Raymond Mason intrigue à plus d’un titre. Comment ce sculpteur anglais ami de Picasso et de Giacometti, a-t-il pu être inspiré par la catastrophe de Liévin ? Tout simplement par voie de presse, en lisant un article du Provençal qui relatait la triste nouvelle, alors que l’artiste était en vacances dans le Midi de la France.

Le sculpteur s’est donc appuyé sur des photos de presse de l’époque pour réaliser cette œuvre poignante où l’on voit les Liévinois pétris d’effroi, hagards, en ce jour si gris du 27 décembre 1974. Il a d’abord exécuté le même jour un bas-relief inspiré par le cliché en question puis, au printemps suivant, s’est rendu à Liévin pour voir les lieux de la tragédie. Étonnamment, l’œuvre est restée inconnue des Liévinois pendant une vingtaine d’années : « Il a fallu que quelqu’un tombe dessus par hasard dans un musée pour que l’information parvienne jusqu’à Liévin », rapporte Patrick Adèle. Par la suite, l’œuvre a été rachetée par la Ville et exposée dans l’hôtel de ville avant de trouver tout naturellement sa place dans l’église.

Publié le 21/08/2015

PAR HERVÉ NAUDOT

La Voix Du Nord

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Un légendaire train nazi aurait été retrouvé

Publié le par REVEL Stephane

VARSOVIE, Pologne – Deux hommes prétendent avoir retrouvé en Pologne un mythique train nazi qui, selon la légende locale, a été chargé d’or, de pierres précieuses, d’armes et d’objets d’art puis caché dans des tunnels secrets pour échapper à la progression des troupes russes vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Les historiens préviennent que l’existence de ce train n’a jamais été prouvée hors de tout doute, mais les autorités prennent au sérieux la chance de récupérer des trésors qui enflamment l’imagination depuis des décennies.

«Nous croyons qu’un train a été trouvé. Nous prenons cette information au sérieux», a déclaré jeudi à l’Associated Press Marika Tokarska, une dirigeante du district de Walbrzych, dans le sud-ouest de la Pologne.

Elle a révélé que son bureau a reçu ce mois-ci deux lettres d’un cabinet d’avocats qui représente les deux hommes, un Polonais et un Allemand qui demeurent anonymes. Les deux individus offrent de révéler l’emplacement du train en retour de 10 pour cent de sa valeur.

Elle a dit que l’embauche d’avocats donne de la crédibilité aux hommes, tout comme des éléments qui démontrent qu’ils sont familiers avec le contenu du train. Les documents précisent ainsi que le train fait 150 mètres de long et qu’il contient des armes, des objets de grande valeur et des métaux précieux, sans toutefois préciser où il se trouve.

Les autorités se disent prêtes à payer la rançon si l’information est valide. Mme Tokarska met toutefois en garde contre des conclusions hâtives, puisque la lettre des hommes contient des références topographiques qui permettent de penser qu’ils ne connaissent peut-être pas la région à fond.

Un des avocats des hommes, Jaroslaw Chmielewski, a comparé cette découverte à celle du Titanic, lors d’une entrevue accordée une station de radio locale.

Johanna Lamparska, qui a écrit au sujet du train et de l’histoire de la région, croit qu’il s’agit peut-être d’un canular.

«Nous avons eu plusieurs histoires du genre depuis quelques années, des gens qui prétendent savoir où est le train, a-t-elle dit à l’Associated Press. Mais on n’a jamais rien trouvé.»

Le gouverneur du district a néanmoins déjà réuni les policiers, les pompiers et d’autres pour discuter de la manière la plus sécuritaire de gérer la situation, puisque le train — s’il existe — pourrait fort bien être piégé. L’accumulation de méthane sous terre pourrait aussi poser un danger grave.

L’histoire locale fait état d’un train allemand qui a quitté la ville allemande de Breslau (aujourd’hui la ville polonaise de Wroclaw) en avril 1945, vers l’ouest en direction de Waldenburg (Walbrzych). Il s’est volatilisé quelque part le long du trajet de 60 kilomètres.

Pendant la guerre, Adolf Hitler avait entrepris de créer un vaste réseau sous les Góry Sowie, une chaîne de montagnes dont le nom se traduit par «monts des Hiboux» — le projet «Riese», ou «Géant», que les Nazis n’ont jamais complété.

La région appartenait alors à l’Allemagne et le projet comprenait sept réseaux de tunnels différents. Il devait probablement servir de quartier-général militaire, mais le projet demeure entouré de mystère à ce jour.

Mme Lamparska dit que la région est remplie de marécages et de montagnes, où les Nazis avaient construit des rails et des tunnels secrets s’enfonçant sous les montagnes.

La légende provient d’un mineur polonais qui dit l’avoir entendue de mineurs allemands tout juste après la guerre; ces mineurs auraient vu le train être poussé dans un tunnel. Le mineur a passé toute sa vie à chercher ce train, selon Mme Lamparska.

L’identité des deux hommes ajoute maintenant au mystère.

«C’est peut-être des balivernes, ou bien ils ont obtenu des informations directement des Allemands, a dit à la station TVN24 un secouriste local, Krzysztof Szpalkowski. Peut-être qu’un de ces hommes est un descendant des gens impliqués.»

Le 20/08/2015 Metro

Par Vanessa Gera The Associated Press

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Oignies: À la découverte des trésors miniers du Roches Club

Publié le par REVEL Stephane

Aujourd’hui à 17 heures, simples curieux et passionnés de géologie sont invités à découvrir les trésors du Roches Club, rue Kennedy, juste à côté de l’école Brassens. Un bon moyen de mieux connaître le sous-sol de la région.

Les boyaux des mines du Nord Pas-de-Calais regorgeaient de trésors. Arlette et Lucien Hnat, présidente et trésorier du Roches Club, ont à cœur de le prouver aux visiteurs, accompagnés de Roger Diettenbach, l’un des membres fondateur de l’association et mineur de fond 37 ans durant. « C’est un fossile vivant », blague Lucien. Et bien vivant pour un fossile. Même s’il est « un peu dur d’oreille » de son propre aveu, à 85 ans, il reste un véritable puits de connaissances en matière de fossiles et de pierres, toujours déterminé à transmettre sa passion.

Les visiteurs pourront découvrir l’une des dernières gaillettes extraites du sous-sol de la région mais aussi les différents calibres de charbon. « Plus c’était petit moins c’était cher. Chez nous, on achetait surtout des braisettes », se remémore Arlette. Reste donc aux visiteurs à découvrir ou redécouvrir ces fameuses braisettes tout comme le charbon sang et or, coloré aux couleurs du club lensois et « vendus à l’entrée du stade ». « Le RCL, c’était quelque chose à l’époque », rappelle Roger.

Mais ce sont surtout les vestiges que Roger et ses amis ont ramenés des entrailles de la mine qui font la richesse de l’association. L’ancien mineur passé par les fosses de Bully et Oignies présente ses petits bijoux : des fossiles de plantes trouvés au fond de la mine. Des fougères, dont « une graine fossilisée très rare », mais aussi des morceaux d’arbres mesurant plus de 30 mètres nichés dans le charbon peuplent les locaux du Roches Club. « Quand on était dans les boyaux, on voyait parfois certains de ces arbres entiers », explique, les yeux pétillants, l’ancien mineur.

2 000 pièces à découvrir

Le butin, amassé par l’association depuis sa création en 1971, est impressionnant. En tout, plus de 2 000 pièces sont à découvrir. On y retrouve pêle-mêle « des moules de crânes retraçant l’évolution des hominidés », des dents de requin, un crâne et une patte d’ours des cavernes, mais aussi de nombreuses pierres, comme des calcites ou autres géodes.

De nombreux fossiles trouvés ailleurs que dans les mines et parfois même antérieurs à l’ère carbonifère sont également exposés, comme de magnifiques ammonites. Les amateurs auront tout le temps de contempler puisque les trois mordus de géologie s’attachent « à rester et à discuter avec les gens aussi longtemps qu’ils le souhaiteront ».

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Dechy, une commune qui ne veut pas perdre son histoire ni ses racines

Publié le par REVEL Stephane

La création du Musée de la mémoire sociale de Dechy, il y a un peu plus d’un an, permet de fixer un pan important de l’histoire contemporaine de la commune. Résultat d’un travail de bénévoles éclairés et de la volonté municipale, son intérêt dépasse largement le cercle communal.

Petit ? Oui. Touffus ? Aussi. Intéressant ? Tout autant. Le Musée d’histoire sociale de Dechy a peut-être une dénomination un peu prétentieuse, mais il concentre avec simplicité et une relative densité l’histoire contemporaine de la commune à partir de vers 1860, c’est-à-dire l’ouverture du puits de mine, jusqu’à nos jours.

Davantage que l’histoire, c’est l’âme qui a habité la ville qui est exposée. La poutre maîtresse c’est la mine, donc les mineurs, donc la question sociale et l’immigration. L’autre événement qui marque Dechy, c’est la Seconde Guerre mondiale. Mais la guerre dans une ville minière, communiste, où l’émergence de réseaux clandestins est immédiate, avec la terrible répression qui suit. Et une figure qui émerge dans ces années dramatiques, celle de Célestin Leduc (lire ci-dessous).

Ce musée, ouvert en avril 1942, a été créé grâce aux dons des Dechynois. Et dans un lieu symbolique de la ville, un ancien café restauré dont Célestin Leduc fut le gérant, et où les premières réunions de son groupe de résistants se tiennent en 1941.

Un poêle d’une maison de mineurs, de la vaisselle, des pics, des casques, des instruments plus techniques, des photos, des revues et documents d’époque ayant un rapport avec la mine (très intéressants), etc. Voilà ce que la première salle offre. Présenté de cette façon, on peut penser que se rendre au Centre historique minier de Lewarde apportera plus et mieux. Ce n’est pas pareil. Si on se prend au jeu dans ce petit espace, on n’en finit pas d’être arrêté par un objet, une annotation, un document, le tout dans une salle reconstituée dans un intérieur de café, ce que cet endroit fut. On peut s’asseoir et consulter les revues exposées.

La deuxième salle a moins de cohérence. On y trouve aussi bien des instruments de musique de la fanfare (minière) de Dechy, des uniformes de pompier ou de soldat de la Première Guerre, des munitions, des unes de journaux, etc.

La troisième salle est la cave où une mise en scène reconstitue les réunions de résistants qui s’y sont tenues jusqu’en 1941 : pénombre, vieux poste de radio, armes accrochées au mur, silhouettes sombres peintes sur les murs par La Palette dechynoise, table de réunion au milieu…

Une volonté commune

L’élan bénévole qui est à l’origine de ce musée est le fait d’amoureux de la commune qui savent ce que trier et organiser veulent dire. Un objectif, du travail et les bonnes connaissances se sont unis pour donner ce résultat qu’on doit à l’Association de la mémoire sociale de Dechy. Il faut aussi citer Jacques Capelle, le maire précédent, qui a préempté le local lors de sa vente. Et surtout le maire actuel, Jean-Michel Szatny, qui souhaitait que ce pan d’histoire de la commune ne s’étiole pas avec le temps. Il a ainsi fait voter les crédits nécessaires pour que l’association puisse mener ce projet à bien.

Musée d’histoire sociale de Dechy, 23, rue Célestin-Leduc ; ouverture les mercredis et samedis de 10 h à 12 h. Visite de groupe possible en dehors des jours d’ouverture en téléphonant au 06 79 71 77 80.

L’entrée est gratuite.

Un hommage à Célestin Leduc

Ce musée a été inauguré le 12 avril 2014, en hommage à Célestin Leduc, fusillé par les Allemands le 12 avril 1942, avec d’autres, à Wambrechies. Pour les membres de l’Association de la mémoire sociale de Dechy, M. Leduc est à la fois un militant qui a la défense de la classe ouvrière dans le sang et un philanthrope, engagé contre toutes les oppressions. Syndicaliste mineur licencié en 1919, il a beaucoup œuvré pour la bonne intégration des vagues d’immigrés polonais, italiens et même tchèques qui arrivent à Dechy avant et après la Première Guerre pour travailler à la mine. Jean-François Caré, président de l’association, signale une particularité : « Il n’est pas anticlérical, ce qui est rare pour un communiste à cette époque. » Communiste, il l’a sans doute toujours été, mais il le devient « officiellement » lors de la création de ce parti (le PCF), en 1920.

Après son licenciement, il devient le gérant du café qui est aujourd’hui le musée. C’est sa femme qui le fait tourner, lui travaillant dans la métallurgie.

Avec la défaite de 1940, son destin ne peut être que tragique. Ce syndicaliste et membre du PCF actif est fiché depuis longtemps par la police française, des renseignements que les Allemands récupèrent. Dirigeant du PCF dans le Douaisis, c’est un des organisateurs de la grande grève des mineurs à la fin du printemps 1941. Le passage à la Résistance suit aussitôt. Le réseau auquel il appartient fait sauter les départs de lignes électriques de la centrale de Sin-Dechy, en novembre. M. Leduc ne pouvait être qu’arrêté et il ne pouvait l’ignorer. L’hommage que lui rend ce musée est plus que mérité.

Publié le 18/08/2015

PAR JEAN-LUC ROCHAT

La Voix Du Nord

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