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A Varangeville, près de Nancy, la dernière mine de sel en France prépare l'hiver

Publié le par REVEL Stephane

Elle est la dernière mine de France encore en activité et elle produit du sel de déneigement. La mine de Varangeville se prépare pour l'hiver. Le gisement est inépuisable puisqu'en 150 ans d'existence, seuls 200 kilomètres de galeries ont été exploités.

Le seul accès au fond du puit s'effectue par la "cage", une sorte d'ascenseur plutôt étroit, c'est grâce à cet appareil que descendent les mineurs. Ils sont cinquante à travailler chaque jour à 160 mètres au fond, dans un dédale de galeries sombres où l'air est vif et la température est d'environ 15 degrés. En bas, point de gueules noires mais des hommes manifestement satisfaits de leurs conditions de travail, "ce n'est pas Germinal" souligne Dominique, 55 ans dont 18 passé au fond, "on travaille en deux postes à raison de huit heures par journée de travail et ici, tout est mécanisé".

Ici, aucun risque de coup de grisou, le sel ne dégage aucun gaz "on utilise la méthode de l'explosif" explique Didier Casanova, le responsable de la mine "les charges sont positionnées dans des trous que l'on a percé au préalable et à chaque tir, on abat 500 tonnes de de sel", commence alors le ballet des chargeurs, de véritables monstres d'acier pesant plusieurs tonnes et dont on se demande comment ils ont pu être descendu au fond. En fait, les pièces les plus imposantes des engins ont été découpées en pièce détachées et ressoudées une fois arrivées au fond.

Durant les hivers les plus rigoureux, la mine de sel de Varangeville produisait jusqu'à 500 000 tonnes par an mais depuis deux ans et des hivers plutôt doux, la production tourne au ralenti et les stocks sont pleins. "en 2010-2011, on a compté jusqu'à 500 camions par jour" explique Thierry Chevrier, le directeur du site "on était même incapable de répondre à la demande, il y avait de la neige partout, jusque dans la plaine" mais depuis deux ans rien de tout cela "notre activité est très dépendante de la météo" soupire un mineur, obligé de remonter à la surface en raison du manque d'activité au fond.

France Bleu

Par Mohand Chibani, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu dimanche 8 novembre 2015

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Thil : découverte historique dans une galerie de mine murée

Publié le par REVEL Stephane

Dans les dédales des mines du syndicat de Tiercelet, les bénévoles de l’Association d'histoire industrielle de Hussigny-Godbrange viennent d'effectuer une découverte... historique ! En s'introduisant dans une galerie murée au milieu des années 1970, les passionnés sont tombés sur une imposante bétonneuse allemande datée de 1939. Abandonnée à 2 km de l'entrée de l'exploitation, côté Thil, cette machine a été utilisée, durant la Seconde Guerre mondiale, pour couler les dalles des ateliers de montage des fusées V1. Des bombes volantes que les soldats du IIIe Reich n'ont jamais eu le temps d'assembler dans les entrailles du Pays-Haut, en raison de l'arrivée des Américains en septembre 1944.

Le Republicain Lorrain

http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-longwy/2015/11/05/photo-thil-decouvert-dans-une-galerie-une-machine-allemande

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La Sentinelle: sur les traces de la mine, qui a marqué la commune

Publié le par REVEL Stephane

L’association « Il était une fois La Sentinelle », avec son président Gilles Alexandre, partage ses recherches en dévoilant une petite tranche d’histoire sur le passé de la commune, à l’époque de la mine.

En 1830, des fosses viennent d’être creusées à La Sentinelle, dès que la compagnie a pu se rendre maîtresse du torrent d’Anzin, de 1820 à 1826. « On savait qu’il existait un lac souterrain, le torrent, à demi ensablé, qui empêchait toute recherche de houille entre Saint-Waast et Denain », précise Gilles Alexandre. Dès 1819, la compagnie d’Anzin creuse pendant quatre ans une longue galerie pour le drainage de ces eaux.

En 1826, on peut extraire le charbon des nouvelles fosses. C’est à cette époque qu’Anzin entreprend l’exploitation houillère dans le Denaisis. « Certes, nous n’avons à La Sentinelle qu’un reflet amoindri du pays noir qui se développe autour de Denain », indique le président. Mais quand on considère les rythmes de l’implantation minière à La Sentinelle, le phénomène n’est pas négligeable. Cinq fosses sont mises en route sur ce territoire, de 1825 à 1833. Gilles Alexandre : « La fosse Vedette démarre en 1828 et fournit 2 500 tonnes annuelles en 1830. Elle arrive à son maximum de 9 000 tonnes de 1834 à 1836. La fosse Ernest entre en exploitation en 1825, reprend de l’activité en 1839 pour plafonner aux alentours de 52 000 tonnes en 1860. La fosse Pauline débute en 1828 à 200 tonnes. La fosse Demezière, mise en route en 1825, atteint 13 000 à 15 000 tonnes entre 1834 et 1836. La fosse La Sentinelle est située quant à elle au-dessous du lieu-dit : le nouveau monde ouvre en 1825 et fournit 10 à 14 000 tonnes de houille entre 1826 à 1827. » Figurent aussi, sur le cadastre de Trith et sur la carte des concessions des mines d’Anzin, la fosse de Bone Air et la fosse de la Réussite, entrée en production en 1828.

« Le choix de la profession de mineur est l’attrait d’un salaire beaucoup plus régulier que dans l’agriculture et le textile de l’époque. De plus, dans les houillères, les crises sont moins amples. Signe tangible de l’importance de la mine », indique notre historien. En 1860 fonctionne à La Sentinelle l’école des Dames de la Sainte Union pour les enfants employés aux fosses. Animé par quatre religieuses, l’établissement compte alors 200 élèves.

Publié le 31/10/2015

B. F. (CLP)

La Voix Du Nord

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La mine de charbon la plus ancienne de Roumanie ferme après 156 ans

Publié le par REVEL Stephane

Petrila est aussi la mine la plus profonde d'Europe avec des puits descendant jusqu'à 940 m

La mine de charbon la plus ancienne de Roumanie, ouverte à Petrila (sud-ouest) en 1859 sous l'empire austro-hongrois, a fermé vendredi dans le cadre des promesses de Bucarest de liquider les mines non rentables.

"C'est un moment triste pour la vallée du Jiu (première région minière du pays, NDLR), qui va marquer pour la vie tous ceux qui, comme moi-même, ont travaillé ici", a déclaré lors d'une brève cérémonie Aurel Anghel, directeur d'une société d'Etat chargée de la fermeture de trois grandes mines, d'ici janvier 2018.

Petrila, qui est aussi la mine la plus profonde d'Europe avec des puits descendant jusqu'à 940 m, employait ces derniers mois à peine quelque 300 mineurs, contre 5.000 à son heure de gloire, sous le régime communiste.

Elle avait connu un pic de production en 1983, lorsqu'elle avait livré 1,2 million de tonnes de houille. L'année dernière, elle en a fourni 110.000 tonnes. Depuis la chute du régime communiste en 1989, les mines de la vallée du Jiu ont avalé des centaines de millions d'euros de subventions.

Mais en 2012, la Roumanie s'est engagée auprès de Bruxelles de mettre un terme graduellement aux aides de l'Etat versées aux mines non rentables et de se tourner davantage vers des sources d'énergie non polluantes.

"Je pense que l'activité aurait pu continuer sans problèmes ici si nos gouvernants s'étaient intéressés davantage à ce secteur", a déclaré un mineur, Adrian Damian, qui assure que la mine recèle encore d'importantes quantités de houille.

Après le 1er janvier, les équipements, dont un gigantesque moteur Siemens qui a fonctionné sans discontinuer depuis 1945, et les chariots utilisés pour le transport du charbon, seront vendus à la ferraille, tandis que la plupart des bâtiments, remontant pour certains au début du XXe siècle, seront rasés.

(AFP)

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L’épopée des mines de charbon

Publié le par REVEL Stephane

2001 marque la fin de l’extraction du charbon à la Mine Wendel en Lorraine, près de Forbach (trois ans plus tard, la dernière mine de charbon française ferme à La Houve). En arrivant sur le site minier à la Petite-Rosselle, un vaste parc accueille le visiteur. La reconversion n’en est qu’à ses débuts. Mais un bâtiment parfaitement rénové, l’ancien siège administratif de Wendel, invite à pénétrer dans cet univers si particulier que celui des mineurs de fond. Un bloc monumental de charbon indique d’emblée la thématique de ce musée.

Objets et maquettes, documents audiovisuels, photos et documents retracent l’histoire du charbon en Lorraine, la vie quotidienne du mineur et de sa famille. D’anciens mineurs apportent leurs témoignages via des bornes sonores. Au fil de la visite, on découvre la chaufferie des bains douches, les bancs de charge des lampes, l’infirmerie, le local des géomètres, l’atelier de lampisterie, le vestiaire des porions ou encore les douches.

Après cette découverte « théorique », direction les entrailles de la mine. Une curieuse construction rouge ressemblant à un immense livre ouvert, attire les regards et les pas des visiteurs.

En descendant quelques marches, le salut des mineurs est inscrit au-dessus de la porte : Glück auf. Comme des générations de mineurs avant eux, les visiteurs pénètrent dans une cage pour descendre au fond de la mine où sainte Barbe, la patronne des mineurs, les accueille.

L’illusion est parfaite (car en réalité la cage n’est pas descendue sous terre) : en débouchant dans les galeries, on s’y croirait ! Sauf que tout est propre, l’air est sec et ne résonne pas du bruit infernal des machines. Le circuit est parfaitement aménagé. Mais les guides, en grande partie d’anciens mineurs, savent retracer le quotidien des gueules noires, leurs conditions pénibles de travail et de vie… Certains savent si bien raconter, car ils l’ont vécu, qu’on oublie l’environnement muséographique si parfait !

Les engins impressionnants – machines de creusement, d’abattage, haveuses – sont impeccablement entretenus et en état de marche. Si une partie du matériel a été vendu lors de la cessation de l’activité minière, d’autres sont tellement immenses qu’ils resteront au fond. Quelques machines proviennent d’autres sites afin que toutes les différentes techniques d’exploitation du charbon utilisées jusqu’à la fermeture de la dernière mine française soient illustrées à la mine Wendel.

De nombreux outils complètent cet univers sous terre. Machine de creusement, chargeuse électrohydraulique, haveuse et piles ; en tout, des agents de charbonnages de France ont installé l’équivalent de 1500 tonnes en machines, de façon à reproduire fidèlement le travail dans la mine.

Entre les différentes galeries, un espace spécifique permet de mieux comprendre les différentes techniques utilisées. Un film en 3D permet de plonger définitivement dans la journée de travail d’un mineur au fond.

La transformation du site n’en est qu’à ses débuts. Après l’ouverture au public du musée « Les Mineurs Wendel », des projets sont en cours de réalisation afin de sauvegarder les bâtiments et d’ouvrir le site à d’autres activités.

En attendant, l’extérieur du carreau de la mine est accessible gratuitement. Un parcours qui va du parvis du musée jusqu’à la mine, explique l’histoire et l’évolution du site, la fonction des différents bâtiments, la remontée du charbon et son traitement dans le lavoir. De temps à autre, des visites insolites et autres manifestations sont proposées.

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Patrimoine. Ce vestige minier du sud de Caen va être dynamité

Publié le par REVEL Stephane

Implantés au sud de Caen, en 1923, pour alimenter en minerai la SMN, les fours à griller de Gouvix vont être détruits dans 7 jours. La faute à leur vétusté. Identité du passé minier de la commune, ce vestige va disparaître au grand dam de beaucoup d'habitant

J-3. Jeudi 15 octobre, vers 14h, un grand boum va retentir à Gouvix, petite commune de 760 âmes, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Caen. Les anciens fours à griller de la commune vont être dynamités.

Une partie du toit s’est effondrée en 2014

« Ça va faire drôle », souffle une habitante à l’évocation du paysage dépourvu de ce vestige minier. « Cest vraiment dommage car ils représentaient Gouvix. Cest une page qui se tourne », ajoute ce nouveau résidant de la commune. Mais parfois, la raison est plus forte que les sentiments.

Propriété de CMF Products, détenteur de la carrière située à Cauvicourt, à quelques kilomètres de là, les fours à griller de Gouvix vont être détruits « à cause de leur vétusté ». Il y a près d’un an et demi, en mai 2014, une partie du toit du bâtiment s’était effondrée. Ne faisant heureusement aucun blessé.

Culminant à 42 mètres, cette imposante structure métallique a été construite en avril 1923 par les mines de Gouvix et d’Urville. Quelques années plus tôt, ces dernières s’étaient réunies pour des raisons économiques pour construire un carreau d’exploitation commun, extrayant le minerai à 90 mètres sous terre.

Ces deux fours à griller créés en 1923 complètent alors leur dispositif et leur permettent de transformer le minerai brut, tout juste extrait des sous-sols, en minerai marchand. En effet, brûler le minerai à près de 1000°C permettait d’augmenter la teneur en fer de celui-ci afin de satisfaire aux exigences de la Société Métallurgique de Normandie (SMN), le principal client des mines du sud de Caen. Une fois grillé, le minerai tombait dans des wagonnets afin d’être acheminé sur le Plateau à la SMN. A l’époque, les fours produisaient environ 400 tonnes de minerai par jour.

« Jai travaillé 12 ans (1952-64) au carreau de la mine et aux fours à griller à Gouvix », explique André Costy, mineur dans la région pendant 33 ans, aujourd’hui âgé de 79 ans. « Cest mon grand-père qui avait dessiné les plans de ces fours à griller à Gouvix. Cela va faire bizarre la semaine prochaine ».

500 mètres de périmètre de sécurité

Fermés en 1968 car ils n’étaient plus assez rentables, les anciens fours à griller de Gouvix sont restés pendant plus de quatre décennies un patrimoine communal important. Même le site Internet de la commune l’arbore encore sur sa page d’accueil.

Véritable identité du passé minier de Gouvix, ces anciens fours à griller vont manquer à beaucoup, jeudi prochain, quand l’entreprise spécialisée en démolition les aura dynamités. « Il y aura un pincement au cœur », reprend André Costy. « Ce sera un moment triste, comme un deuil ».

Désireux « déviter les blocages », les propriétaires du terrain ne souhaitent pas qu’il y ait trop de monde sur site, jeudi prochain. « Un périmètre de sécurité de 500 mètres » sera, de toute façon, mis en place. Mais nul doute que beaucoup de curieux devraient toutefois faire le déplacement pour rendre un dernier hommage à ce pan de l’histoire minière de la commune.

Grégory MAUCORPS le 12/10/2015

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