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Enquin-les-Mines : une nouvelle signalétique pour valoriser le patrimoine

Publié le par REVEL Stephane

Les bâtiments, publics ou privés, qui présentent un intérêt architectural, ont désormais leurs panneaux. Histoire, pour les visiteurs, de ne pas passer à côté des trésors d’Enquin-les-Mines.

L’objectif de ces panneaux est double pour la municipalité d’Enquin-les-Mines. « Cela nous permet d’indiquer et de mettre en valeur le patrimoine communal tout en présentant aux visiteurs comme aux habitants des explications concrètes sur les lieux emblématiques et incontournables du village », explique la deuxième adjointe, Martine Noël.

La nouvelle signalétique concerne une quinzaine de bâtiments dont neuf édifices publics : la mairie, le groupe scolaire, la salle des fêtes, l’ancienne école maternelle, le monument aux morts, le calvaire ainsi que les églises de Serny, de Fléchinelle et d’Enquin-les-Mines. Les six propriétés privées représentées sont : la mine de Fléchinelle, la ferme des templiers, le moulin espagnol, la ferme de la Carnoye, l’ancienne brasserie et l’ancien moulin à eau de Serny.

Les panneaux sont de taille moyenne, quarante centimètres sur vingt. Ils sont illustrés d’images récentes ou de documents d’archives et retracent l’histoire des bâtiments.

De longues recherches

Un long travail de recherche pour Hélène Charles, chargée de communication de la mairie, qui a dû récolter les principales informations dans les archives communales et sur Internet.

La pose des panneaux a été effectuée par le personnel communal. L’impression des pancartes a été confiée à la société Creaforcom basée à Sailly-sur-la-Lys.

PUBLIÉ LE 25/05/2016

PAR OLIVIER DUFOUR (CLP)

La Voix Du Nord

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La mine de La Ferrière-aux-Étangs pourrait ouvrir au public

Publié le par REVEL Stephane

Cette galerie découverte il y a quelques années à plusieurs dizaines de mètres de profondeur est sujette à plusieurs études afin qu’un jour le public puisse y accéder.

Pourra-t-on un jour se balader dans les sous-terrains pour découvrir ou redécouvrir le métier des mineurs ?

Il y a quelques années, une galerie est découverte à 20 m de profondeur dans la mine de La Ferrière-aux-Étangs.

Des études sont engagées dont la dernière permet à l’association Savoir et le ferd’être optimiste.

De nombreux acteurs ont participé à cette étude notamment le Service départemental de sécurité et de secours (Sdis). « Il y a un gros travail de leur part sur les risques et l’accès au public. »

Pour que le projet voit le jour, le risque d’effondrement, qualifié de moyen ou faible, dans la zone de la galerie devra être levé.

« Il faudra donc des travaux de consolidation pour la sécurité », poursuit Michaël Herbulot, agent de développement de l’association.

Autre obstacle de poids : le taux de radon. Un gaz radioactif qui se dégage naturellement de la roche, sans danger à l’extérieur, mais qui dans un contexte clos peut être dangereux.

En parallèle, un comité de pilotage a été mis en place avec notamment le sous-préfet d’Argentan, le service sous-sol/après-mines de la Dreal, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le Sdis, l’ARS, Flers Agglo et l’association.

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Un mineur raconte son quotidien au Gothard

Publié le par REVEL Stephane

Ils ont sué au labeur et trimé sous terre pendant 17 ans, 360 jours par an et 24 heures sur 24. Lorsque le tunnel de base du Gothard sera inauguré en grande pompe la semaine prochaine, beaucoup d’entre eux auront déjà quitté les lieux. Les 2000 mineurs employés du chantier sont restés des anonymes, alors qu'ils ont réalisé l'ouvrage du siècl

Nostalgie, fierté et satisfaction; c'est ce qu'éprouve René Kaufmann lorsqu'il pense au tunnel. «Bizarre que le travail soit tout d'un coup terminé». René Kaufmann, un géant à la veste réfléchissante et à la poignée de main solide, vient de passer 14 ans dans le tunnel de base du Gothard.

D'abord dans le sauvetage minier, puis dans la gestion du matériel et enfin comme mécanicien de locomotive à Sedrun (GR), où les conditions géologiques difficiles n'ont permis de travailler qu'avec des explosifs.

Conditions extrêmes

Le dynamitage, c'est la discipline reine dans le tunnel. Le calme avant la tempête. Le maître dynamiteur effectue une dernière ronde de contrôle avant de procéder à l'explosion.

La détonation est assourdissante, l'onde de choc énorme. Impossible de l'éviter. L'odeur âcre d'ammoniac monte au nez des mineurs. Il fait chaud – jusqu'à 50 degrés – humide et la poussière est omniprésente. C'est ainsi que l'homme âgé de 46 ans décrit sa tâche quotidienne: «J'ai dû porter des camarades hors du tunnel parce qu'ils se sont écroulés».

Le travail par équipes au coeur de la montagne est dur: dix jours de labeur, quatre de congé. Les départs rapides ne sont pas rares. «Soit tu es fait pour le tunnel, soit tu ne l'es pas». René Kaufmann fait ce job depuis trente ans.

Son arrière-grand-père et son grand-père travaillaient déjà dans les mines. A Sangerhausen, petite ville d'Allemagne de l'Est, c'est la tradition. La localité était connue pendant des décennies pour son minerai de cuivre pur. Jusqu'au lent déclin entamé après la chute du mur de Berlin. Et l'arrivée de René en Suisse.

Drames humains

Depuis qu'il a seize ans, il est dans les mines. Le travail quotidien a connu des mutations dramatiques: alors que René Kaufmann a appris le métier depuis zéro, des machines guidées par satellite effectuent aujourd'hui beaucoup de tâches. Les premiers ouvriers s'attaquaient encore à la roche avec des pioches et des pelles. Mais pour Kaufmann, le défi est resté le même: «arracher» un tunnel à la montagne.

Ce qui est aussi resté pareil: les risques. Malgré la technologie la plus moderne, la peur est là quand l'ascenseur chute de 800 mètres à Sedrun et qu'une nouvelle journée de travail commence. Les blocs de roche instable, les substances chimiques, les incendies ou les accidents: beaucoup de dangers guettent dans la montagne.

Kaufmann l'a appris douloureusement: deux camarades ont perdu la vie dans le tunnel. Le souvenir de cet Allemand de 28 ans surtout est vif, devenu papa peu auparavant et mort écrasé entre deux wagons de ballast.

«C'étaient des moments durs. Aussi parce qu'on aurait pu éviter ces accidents», explique René Kaufmann. Son compatriote avait oublié d'appuyer sur le bouton d'urgence pour stopper le tout. Un mineur ne doit pas seulement respecter la montagne, mais aussi les machines. Les mineurs comptent aussi sur Sainte Barbe, leur patronne. Il n'existe pas un tunnel en chantier qui ne soit pas gardé par la sainte.

Une vie solitaire

Ce ne sont pas seulement les coups du sort qui soudent les mineurs. Leur vie est à l'image de leur travail dans la montagne. A Sedrun, Kaufmann et ses camarades vivaient en bordure du village, dans des containers installés au-dessus du chantier. Chacun avait une chambre individuelle. WC et douches se trouvaient à l'étage, les repas se prenaient à la cantine.

L'ensemble des mineurs provenaient de l'étranger, surtout d'Allemagne, d'Autriche, du Portugal et d'Italie. La camaraderie est capitale: «Nous sommes une petite famille». On s'invite pour des grillades, on joue au foot ou aux cartes. René est resté en contact avec certains collègues, «grâce à Facebook».

Vie de pendulaire

Seul le travail par équipes permet une vraie vie familiale. Après huit jours, Kaufmann prenait le volant de sa voiture et faisait 800 kilomètres. Il passait cinq jours avec sa femme et ses deux fils avant de reprendre la route pour la Suisse.

C'est étrange d'être un visiteur chez soi, explique-t-il. Une fois, lors d'une querelle, son fils lui a lancé: «Tu n'es jamais là quand on a besoin de toi». Faire déménager la famille n'était toutefois pas une option. René ne pouvait pas savoir qu'il resterait 14 ans en Suisse.

L'avenir reste ouvert. Et René Kaufmann est un peu désabusé. Il s'attendait à un peu davantage de considération ici: «Une fois le tunnel terminé, ils te laissent tomber comme une patate chaude».

Actuellement, il s'occupe des derniers entretiens dans la galerie. Son contrat expire la veille de l'inauguration festive du tunnel. Il s'est déjà annoncé à l'ORP, l'office régional de placement. Difficile d'imaginer faire autre chose que le travail à la mine. En Suisse, il est annoncé à la route du Gothard à Schattdorf (UR). Tunnel une fois, tunnel toujours.

Le Temps 30 mai 2016

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Ancienne mine de Salau : un impact à réévaluer

Publié le par REVEL Stephane

Le secteur minier de Salau, sur la commune de Coufflens, a servi de théâtre à une étude sanitaire et environnementale. Celle-ci n'a révélé aucun problème particulier mais il s'agissait, à l'époque (en 2011 et 2012) d'un site «pilote». La méthode utilisée a, depuis, été affinée. Un travail complémentaire va donc être mené de façon plus approfondie.

Si l'étude sanitaire et environnementale du secteur minier de Sentein a révélé d'importantes traces de pollution au plomb, entre autres, à Sentein et Bonac-Irazein (cf. « La Dépêche du Midi» du 5 mai dernier), celle menée sur le secteur minier de Salau, sur la commune de Couflens, s'est révélée beaucoup moins alarmiste. Il semble, en effet, que l'exploitation de la mine de tungstène, stoppée en 1986, a été moins polluante.

L'inventaire national des dépôts miniers et industriels, effectué de 2009 à 2013 en application d'une directive européenne datant de 2006, a abouti au classement en catégorie D du secteur de Salau, quand celui de Sentein s'est retrouvé classé E(1). Déterminer s'il y a pollution, et donc danger pour la population, a donc été une priorité. C'est pourquoi des experts de Géoderis sont allés «fouiller» le secteur de Salau (lire encadré) entre 2011 et 2012, donc avant le secteur de Sentein.

Une précision qui a son importance puisque, comme l'a rappelé Patrick Leverino, sous-préfet de l'arrondissement de Saint-Girons, lors de la présentation des résultats de l'étude, hier, «Salau a été retenu comme un site “pilote” au niveau national, avec une méthode qui a, depuis, été améliorée». En clair, la technique utilisée à Couflens a permis de développer et de donner de meilleurs résultats à celle retenue pour Sentein.

«Il va donc falloir mener une étude complémentaire sur le même secteur que celui déjà analysé en 2011, et aller plus loin en sondant la partie située en aval du hameau de Salau, comme on l'a fait pour Sentein», a annoncé Patrick Leverino. Cette nouvelle étude devrait, selon la Dreal (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), être réalisée à partir de 2017 pour une restitution des résultats, soit en fin d'année prochaine, soit au début de 2018.

Mais, comme l'a indiqué le sous-préfet de Saint-Girons, l'État ne va pas attendre deux ans avant de prendre des mesures de protection. D'une part, il ne faut pas oublier que l'exploitant de la mine a mis en sécurité les ouvrages miniers et les principaux dépôts entre 1996 et 1999. Ensuite, d'autres actions vont être menées dans les prochains mois. L'État financera ainsi l'installation de clôtures et de panneaux de signalisation, et la réalisation de travaux de végétalisation et de sécurisation des anciens dépôts.

(1) Les dépôts miniers et industriels ont été classés en cinq catégories allant de A (peu de risque sanitaire) à E (risque sanitaire important).

Les résultats de l'étude du secteur de Salau

Entre 2011 et 2012, l'étude environnementale a été menée en amont du hameau de Salau. Plus précisément dans les secteurs du Pic de la Fourque, du Bois d'Anglade, de l'ancienne mine d'Anglade et sur le Plat des Pommiers. «Les résidus miniers retrouvés contiennent des teneurs en métaux (tungstène, fer, cuivre et arsenic) liés à l'activité minière qui ne présentent pas de risques compte tenu de l'isolement du site», explique la synthèse de vulgarisation de l'étude, disponible sur le site Internet de la préfecture de l'Ariège. En outre, ladite synthèse indique que «les sédiments des cours d'eau ont été testés et apparaissent faiblement impactés tandis que toute trace disparaît après la confluence du Cougnets et du Salat». Lors de l'étude, 12 prélèvements d'eau et 43 prélèvements de sol et de résidus miniers ont été effectués.

Denis Slagmulder

La Depeche

Publié le 12/05/2016

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La Ferrière-aux-Etangs. Une galerie de mine ouverte au public ?

Publié le par REVEL Stephane

L’association le Savoir et le fer poursuit la restauration des sites miniers du Bocage. Un projet d’ouverture d’une galerie à la Ferrière-aux-Étangs pourrait voir le jour.

L'association le Savoir et le fer, qui s'est réunie en assemblée générale samedi 8 mai, a annoncé l'un de ses projets phares : ouvrir au public une ancienne galerie de mine située à la Ferrière-aux-étangs.

"Nous sommes en phase d’étude puisque la galerie se situe à une vingtaine de mètres sous la terre. La seule visitable aujourd’hui" a indiqué Michaël Herbulot, agent de développement de l'association.

Une étude de faisabilité faite par Flers agglo vient de rendre ses conclusions, annonce-t-il. "On a aussi travaillé avec les pompiers afin de voir comment accueillir un public à 20 mètres de profondeur et connaître les normes à respecter". Première étape : l'installation d'un circuit de ventilation, prévue le mois prochain.

Ouest France Publié le 09/05/2016 à 19:29

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