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Folschviller: la mine, témoin d'une ère prospère

Publié le par REVEL Stephane

En 1958, la mine de Folschviller employait plus de 2 000 personnes et atteignait une production annuelle de 956 000 tonnes de charbon dix ans plus tard. Hélas, peu à peu, toutes les mines de charbon lorraines ont fermé. Celle de Folschviller a cessé son activité le 2 mars 1979. Lorsque les Houillères du Bassin de Lorraine ont décidé de démonter le chevalement, les habitants de la commune se sont mobilisés pour sauver ce témoin d'un passé récent. À la demande de la municipalité, les HBL ont accepté, en août 1982, le maintien de l'ouvrage et sa cession à la commune au prix symbolique de 30 francs. En 1993, il a fait l'objet d'une inscription sur la liste complémentaire des monuments historiques. 4. Une ville dynamique

Le Republicain Lorrain 13/08/2016

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Bois du Cazier: la mine pour linceul

Publié le par REVEL Stephane

Le 8 août 1956, 262 gueules noires perdaient la vie dans l’incendie du Bois du Cazier. Soixante ans plus tard, cette catastrophe résonne encore dans les consciences.

Cette date-là est sans doute la plus triste de l’industrie minière belge. Un moment de douleur de l’histoire ouvrière. Pris au piège au fond du puits, les victimes surtout italiennes mais aussi belges du Bois du Cazier ont ému toute l’Europe en ce jour maudit de l’été 56. Tous ensevelis dans les entrailles de la mine, le prix à payer, celui du charbon à extraire, une vie rude soldée par une mort injuste et choquante. Le quotidien des mineurs, en ce temps-là, c’était de la suie, du labeur et cette fois-là des larmes, des larmes amères et noires à la vue des fumées âcres envahissant le ciel de Marcinelle. Il était 8h10 quand sonna le glas. Un incendie avait pris au fond d’une galerie. Un wagonnet mal engagé durant la remontée sectionne des câbles électriques au contact d’huile qui prend feu immédiatement. Celui-ci transforme le conduit en torche surchauffée qui ne laissera aucune chance aux hommes descendus à 1.035 mètres sous terre. La circulation d’air indispensable au fonctionnement de la mine amplifie le désastre. Tous mourront carbonisés, à peine reconnaissables, «Comme du charbon de bois tellement c’était dantesque », décrit Marcel Leroy, qui grandit sur ces terres avec le souvenir du drame. Le Bois du Cazier se transforme en mouroir, avec un impact démultiplié par les médias naissants, télés et radios accourus en masse dans une ambiance de deuil et de tension. Pierre Bellemare débarque pour Europe nº 1. Impressionné par ce qu’il découvre, il lance un appel à l’aide sur les ondes, livrant au passage des émissions qui passeront à la postérité. Onze survivants sont parvenus à s’échapper, profitant d’une dernière cage qui remonte. Ils laissent derrière eux leurs compagnons «dans un four sans oxygène». Ils sont les seuls miraculés du jour «tandis que les familles attendent dans l’angoisse, les mains accrochées aux grilles». «Le brasier durera des jours et des jours, obscurcissant l’horizon», rajoute Marcel Leroy.

Le roi Baudouin accompagné du Premier ministre de l’époque, Achille Van Acker, se rendra sur les lieux. Il faut attendre pour remonter les corps, procéder à la lente évacuation des victimes. Le 23 août, le verdict tombe de la bouche d’un sauveteur: «Tutti cadaveri». La foule reçoit la nouvelle tant redoutée entre silence et désespoir. Le pays se drape de noir. Les cercueils seront alignés, qui partiront soit pour le cimetière de Marcinelle soit pour le pays d’origine de cette chair à charbon. Car si les Italiens fournissent le plus gros contingent (136 morts), venant des régions les plus pauvres de la Botte, on compte aussi d’autres nationalités (95 Belges, huit Polonais, six Grecs, cinq Allemands, trois Hongrois, trois Algériens, deux Français, un Anglais, un Néerlandais, un Russe et un Ukrainien), une sorte d’Internationale de la misère. La mine a prélevé son dû, brisé des familles, laissé des veuves et des orphelins et un pays sous le choc. Des ténèbres surgiront bien des questions: la catastrophe était-elle évitable? La sécurité était-elle suffisante? Quelles leçons tirer? Qui est responsable? «En fait, on ne pouvait pas mettre en cause le système car il servait à faire tourner l’industrie. Le charbon, c’était le pétrole de l’époque. Il est d’ailleurs toujours la première énergie dans de nombreux pays. On était en pleine reconstruction d’après-guerre; il fallait du charbon pour la sidérurgie, les verreries, les usines. On ne pouvait pas condamner la mine, alors on a condamné l’ingénieur en chef Calicis qui a payé pour tout le monde. On a “puni ” un lampiste de haut niveau mais on n’a pas condamné la mine», estime Marcel Leroy. Celle-ci fermera plus tard avec l’émergence d’une autre économie basée sur le pétrole justement. Les mineurs ont été sortis un à un. Angelo Galvan, le “Renard du Bois du Cazier ”, n’y est pas étranger. Cet homme sec et noueux, chef porion de nuit et sauveteur, déjà silicosé, n’a pas hésité à descendre dans le boyau par une galerie parallèle rouverte pour la circonstance. Il connaissait les lieux comme sa poche. Il a rampé «comme un animal» durant un temps infini pour secourir ses camarades. Au fond, il n’a trouvé que les corps calcinés «de gars durs à la tâche, de véritables forçats morts sous terre». Un procès s’ouvrira pour établir les responsabilités, aux multiples recours, tribunal correctionnel de Charleroi d’abord, puis appel et cassation. Les familles recevront 5.000 FB en guise de dédommagement.

«Le Bois du Cazier fut une affaire d’hommes, rien qu’une affaire d’hommes, rappellent Alain Forti et Christian Joosten dans leur livre, un scénario écrit dans une dramatique simplicité». Il s’est inscrit dans la mémoire locale et universelle, devenant le symbole d’un temps où les hommes ne comptaient pas ou guère. «C’est sans doute son seul bienfait: le Bois du Cazier a révélé la nécessité d’une Europe humaine au moment même où se mettait en place la Ceca (la Communauté européenne du charbon et de l’acier, ndlr). Les droits des travailleurs étaient inexistants, tout comme leur sécurité. On s’en est enfin préoccupé, les syndicats en tête», rajoute celui qui fut journaliste au “Soir illustré ” et qui reste ardent militant de la fraternité. Le Bois du Cazier est devenu “site de conscience ” de l’humanité au même titre que quelques grands sites majeurs dans le monde, témoins d’une page essentielle de la condition humaine. Il a son mémorial. On le visite mais en surface seulement. La galerie a définitivement été obturée et noyée sous les eaux par Angelo Galvan lui-même. Désigné Italien de l’année en 1956, il fut reçu et congratulé par le pape Pie XII au Vatican et par le président italien. Pour son courage et sa détermination, au péril de sa vie. La dernière mine wallonne du Roton à Farciennes a fermé en 1984. Mais il se produit encore beaucoup d’autres Bois du Cazier dans le monde actuel, en Chine, en Inde, en Ukraine ou au Chili. «Il faut se battre pour garder la mémoire vivante de ce qui s’est passé, se prononce Marcel Leroy. Pour que les jeunes générations, qui ne voient plus des terrils mais des collines verdoyantes sur lesquelles jouer, sans même imaginer le passé, n’oublient pas et prennent la mesure du sacrifice des anciens.» À Marcinelle, le 8 août, la cloche sonnera en souvenir des 262 disparus. «Une des dernières grandes commémorations avec les quelques témoins du drame encore vivants

A lire:

“La catastrophe du Bois du Cazier ”, par Alain Forti & Christian Joosten, Renaissance du Livre, 148 p.

“Angelo Galvan. Le Renard du Bois du Cazier ”, par Marcel Leroy, lucpire éditions, 135 p., 18€

“Le Bois du Cazier, patrimoine mondial ”, Renaissance du Livre, collectif d’auteurs, 175 p.

“Marcinelle 1956 ” au Musée de la Photo de Charleroi jusqu’au 4/12 –www.museephoto.be

Le Bois du Cazier – 6001 Marcinelle – 071-88.08.56. Expo “Mineur aujourd’hui dans le monde ”, jusqu’au 11 décembre – www.leboisducazier.be

Soir m

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Un projet pour la mine d’étain de la Villeder au Roc-Saint-André

Publié le par REVEL Stephane

L’association des Amis de la Villeder, créée dans les années 80, est relancée. Elle a comme projet phare la remise en état du site de la mine d'étain du Roc-Saint-André (Val-d'Oust), avec la création d'une salle d'exposition pour présenter l'histoire du site.

L’association des Amis de la Villeder, créée dans les années 80, est relancée. Elle prépare des animations pour les journées du patrimoine, les 17 et 18 septembre, et souhaite mettre en place un cycle de visites régulières et commentées à partir de 2017. Christian Chardola est le président de l’association, avec un bureau constitué en partie d’élus municipaux.La mine d’étain de la Villeder était exploitée du temps des Celtes et des Romains. Puis elle a été exploitée à partir de 1834 et fermée définitivement vers 1913. Près de 160 tonnes d’étain y ont été extraites. Sur 3 km, des galeries ont été percées autour du puits Saint-Michel qui faisait 256 m de profondeur. Une salle d’exposition présentera le site, son histoire et ses minéraux, comme la cassitérite, un des plus beaux cristaux au monde.

Ouest France Val-d'Oust - Publié le 07/08/2016

Renseignements : en mairie au 02 97 74 93 53.

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L’église où d’abord les mineurs sont descendus au fond

Publié le par REVEL Stephane

A priori, elle serait presque modeste. Et sa seule particularité visible, c’est un clocher étrange avec ses airs de campanile romain. Mais c’est un trésor. L’église de la Sentinelle est un puits de mine reconverti en lieu de culte et inscrit au patrimoine mondial. Grâce à la mairie, on peut la visiter en août.

LA SENTINELLE. L’élu Patrick Watiau pilote le petit groupe de visiteurs à travers le chœur, orné de jolis vitraux qui par miracle ont résisté à deux guerres. Direction la vraie rareté, qui fait tout le sel du lieu. Juste à l’entrée de la nef, un carreau de pierre bleue a été descellé, remplacé par une plaque mentionnant ce qui a été la première raison d’être de l’église. «Puits de mine de la Sentinelle, 1818-1852 ». Ici, avant que de prier, on a d’abord bossé dur. « Un cas unique au monde », selon l’élu sentinellois, de puits de mine de la première époque charbonnière repris par le diocèse de Cambrai, et reconverti par l’exploitant lui-même, la toute-puissante (à l’époque) Compagnie des mines d’Anzin.

Il y a d’autres perles à découvrir dans l’édifice. Un tableau de Sainte-Barbe, forcément, à qui l’église est dédiée, délicieusement naïf. Un joli chemin de croix, inscrit à l’inventaire des Monuments historiques. Et pile au-dessus de l’autel… un blason qui accueillait sans doute des armoiries (en hommage à la Compagnie ?) aujourd’hui effacées. Pas banal au fronton d’un tel lieu. Car toute l’église a été conservée dans son jus, jusqu’au détail, la main courante en fer forgé qui sert à grimper les marches hautes menant dans la nef.

Cet été-ci, l’église, qui sort de travaux mais en connaîtra d’autres encore, peut être visitée, sur rendez-vous. Derrière le bâtiment, dans une extension jouxtant l’actuelle église, une première salle était équipée d’un puits pour l’eau. Les mineurs s’y lavaient dans des baquets. Plus bas, une magnifique pièce voûtée avec des piliers en pierre bleue servait-elle de vestiaire. Car ce qui est aujourd’hui l’église de la Sentinelle témoigne aussi des premiers pas… de la mine. La fosse n’a été en exploitation que durant une trentaine d’années, jusqu’en 1852, deux années avant sa réaffectation. Pas encore de salle des pendus, ici. C’est dans de simples coffres en bois que les mineurs laissaient leurs affaires.

Rdv pour visite au 03 27 28 22

22. Tous les jours de 14 h à 17 h.

par Théodore TERSCHLUSEN

valenciennes@lavoixdunord.fr

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Patrimoine industriel : la mine de fer d'Hussigny-Godbrange (54)

Publié le par REVEL Stephane

Voilà 20 ans de jeunes passionnés d'histoire soutenus par la municipalité ont décidé de réveiller la mine endormie pour l'ouvrir au public.
Pari aujourd'hui réussi. Chaque année le site accueille des centaines de visiteurs.

Située à l'extrême nord de la Meurthe-et-Moselle, à la frontière avec le Luxembourg, la mine de fer d'Hussigny-Godbrange a été exploitée durant un siècle.

Elle a été fermée en 1978.

Il faut savoir que le bassin ferrifère lorrain était très productif, puisqu'il était le deuxième du monde, avec 4 milliard de tonnes extraites et
40 000 kilomètres de galeri
es.

Ce passé, et le désir de préserver ce patrimoine industriel ont poussé quatre passionnés a vouloir remettre en état la mine.
C'était en 1996.

Aujourd'hui, le projet bat son plein. Les bénévoles restaurent, achètent le matériel nécessaire, et passent la quasi totalité de leur temps libre à bichonner "leur" mine.

Passionnés qui avouent "avoir leur histoire au coeur".






Celle de ceux qui oeuvraient par 30 mètres de fond à l'exploitation de la mine.

Lors de la visite, on peut même assister à une simulation de tir de mine.
Rien n'y manque avec sirène, cordon de sécurité et pétards plus vrais que nature.

38 ans après sa fermeture, la mine reprend du service !
Accessible au public quelques week-end sur réservations, elle connaît un succès grandissant.

En 2015, 800 visiteurs ont pu découvrir ces métiers aujourd'hui disparus, qui ont donné à la Lorraine une des plus belles pages de son épopée industrielle.

  • Par Didier Vincenot
  • Publié le 01 août 2016 France 3 Chmapagne Ardenne

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VOSGES : LE CHARIOT DE LA MINE, UN OBJET À DÉCOUVRIR AUX HAUTES-MYNES DU THILLOT

Publié le par REVEL Stephane

Marchez sur les traces des mineurs des ducs de Lorraine et découvrez un patrimoine étonnant creusé dans le granite entre 1560 et 1761. Dans la mine de la Rouge-Montagne au Thillot, équipés d’un casque et d’une lampe frontale, vous accéderez au cœur du réseau souterrain. La visite de la mine est complétée par une exposition (photo Hautes-Mynes).

Les Hautes-Mynes du Thillot, 47, rue de la Gare au Thillot. Tél. 03 29 25 03 33. Ouvert tous les jours du 1er avril au 30 septembre de 10 h à 19 h.

Vosges Matin le 03/08/2016

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Deux chevalements miniatures à découvrir Petit musée de l'aspibd

Publié le par REVEL Stephane

Le petit musée du patrimoine industriel et minier de l'ASPIBD est ouvert tous les matins durant cet été, de 8 heures à 12 heures ainsi que le mercredi après-midi. Le jeudi matin, ce site patrimonial reçoit en outre les visites programmées de l'office de tourisme qui amènent les estivants sur les traces du riche passé decazevillois.

Le visiteur découvrira de nombreux matériels, produits, machines, photos d'époques, etc. Les deux galeries de mine reconstituées offrent un attrait évident. Mais les chevaux en résine, réalisés avec beaucoup de minutie, surprennent plus d'un touriste.

De plus, l'exposition consacrée à François Cabrol se poursuit jusqu'aux journées du patrimoine (en septembre). Vous pourrez ainsi connaître la destiné d'un homme qui a porté à bout de bras les projets industriels du duc Decazes et les a concrétisés.

Autre intérêt à découvrir au sein de ce petit musée : deux maquettes de puits de mine reconstitués récemment à l'échelle par Daniel Bénévent, docteur à la retraite, dont le papa était lui aussi docteur à Decazeville.

Le premier chevalement représente un puits de Brassac-les-Mines, qui était très haut et qui a été conçu dans les usines UCMD de Decazeville. Le second nous donne à voir le puits de mine méconnu de Campargue (entre Aubin et Rulhe d'Auzits). Foncé en 1919, le puits de mine de Campargue était curieusement placé en hauteur. Après des sondages favorables, lors des premiers travaux de fonçage, la présence de charbon abondant fut la saluée par le directeur de la Vieille Montage, le commanditaire dudit ouvrage qui offrit le champagne à ses mineurs.

Or, plus tard, il se révéla que le puits avait juste traversé des couches charbonneuses en relèvement et qu'il n'y avait pas grand-chose à retirer de son exploitation. Il fut abandonné dès 1920.

D'autres histoires de ce genre, sans les oublier le parcours de gens formidables, besogneux et solidaires, qui ont fait naître dans le Bassin une culture populaire et chaleureuse, vous attendent au petit musée de l'ASPIBD.

La Dépêche du Midi

Publié le 31/07/2016

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Centre historique de la mine King : ouverture le 13 août

Publié le par REVEL Stephane

L'ouverture au public du Centre historique de la mine King (KB3) à Thetford Mines se fera le 13 août prochain.

Le projet offrira aux visiteurs un site d’interprétation qui permettra non seulement de mettre en valeur des bâtiments miniers et leurs équipements, mais également le labeur des générations de travailleurs qui ont bâti la région de Thetford.

La visite commencera par le bâtiment de la forge où y sera présenté le vaste territoire qu’occupent les mines d’amiante au sein de la MRC des Appalaches. Les gens pourront y découvrir plus en détail les fonctions de ce bâtiment dans l’industrie minière, ainsi que le travail de forgeron.

Les visiteurs se dirigeront par la suite dans le bâtiment des Treuils. L’imposante machinerie étant toujours présente, il sera possible d’y constater le travail important et méticuleux que devait faire l’opérateur des treuils.

La visite se terminera par le bâtiment du Chevalement. On y présentera, entre autres, les différentes étapes que les travailleurs devaient faire avant et après leur quart de travail. Les visiteurs pourront également se rendre à l’observatoire situé au sommet du chevalement et y observer une vue 360 degrés sur la ville de Thetford Mines et ses paysages miniers.

Un projet controversé

Les travaux ayant débuté en octobre 2014 auront nécessité des investissements publics de 6,6 millions $. Les deux paliers de gouvernement s'occupaient de 80 % de la facture, soit 66 % pour le provincial et le reste pour le fédérale. Une campagne de financement public venait compléter le tout.

Ce projet avait attiré une certaine opposition de la part de la population. Plusieurs citoyens de Thetford Mines demandaient d'ailleurs la tenue d'un référendum à ce sujet. KB3 avait été soumis à un vote au conseil municipal le 17 juin 2014. Finalement, six conseillers avaient voté en faveur alors que quatre s'y étaient opposés au terme d'une longue séance publique qui avait attiré plus d'une centaine de personnes à l'hôtel de ville.

Pour visiter

Le Centre historique, situé sur la rue Bennett Ouest, sera ouvert tous les jours du 13 août au 5 septembre de 10 h à 17 h et du 6 septembre au 10 octobre de 13 h à 17 h. Les visites d’une heure et demie seront effectuées par groupes de 25 personnes et seront animées par des guides.

Plusieurs départs successifs sont prévus chaque jour. Pour connaître les différents tarifs du Centre historique ainsi que les forfaits offerts avec le Musée minéralogique et la visite minière, il suffit de consulter le :www.museemineralogique.com.

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"Ils ont trouvé 85 mineurs enlacés les uns aux autres, ils ont vu la mort arriver": Sergio revit le drame du Bois du Cazier

Publié le par REVEL Stephane

e 8 août 1956, peu après 8h du matin, une série d'incidents techniques couplés à plusieurs erreurs humaines ont provoqué un incendie meurtrier dans les galeries du charbonnage. 262 mineurs de 12 nationalités, dont une majorité d'Italiens et de de Belges, ont péri asphyxiés par les fumées toxiques. Une journée que Sergio Aliboni n’est pas d'oublier. Mineur, lui aussi, il travaillait sur un autre site et s'est rendu sur place ce jour-là.

A 8h10, le 8 août 1956, la sirène hurle à la mort. Dans les entrailles de la terre, des mineurs sont piégés. A ce moment-là, ils sont 275 dans la mine. La colonne de fumée se voit à des kilomètres. A 21 ans, mineur à Monceau, Sergio Aliboni comprend l’ampleur de la catastrophe et se rend sur place. "Les wagonnets emportaient les poutrelles puis arrachaient tous les câbles électriques, explique-t-il à nos journalistes Aurélie Henneton et Mickael Danse. C'était du feu instantané. Et on savait aussi pour les victimes que seul un miracle pourrait les sauver."


13 survivants

Sept mineurs sortent vivants le jour-même, puis 6 autres rescapés. Pas un de plus… Les sauveteurs viennent de France et d’Allemagne, mais ce n’est que le 23 août que les mineurs secouristes atteignent les 1.035 mètres sous terre. Il ne reste que des cadavres. Les malheureux sont remontés un à un, sur le dos de leurs compagnons.


"Ils savaient que c'était la fin"

"Ils ont trouvé 85 mineurs enlacés les uns aux autres, à genoux, continue Sergio Aliboni, l’un des fondateurs de l’Amicale des Mineurs des Charbonnages de Wallonie. Ils sont morts l’un après l’autre, ils savaient que c’était la fin pour eux. Ils ne savaient plus faire marche arrière, ils ne savaient plus aller de l’avant. Ils sont arrivés à la fin de la galerie. Ils ont vu la mort arriver."


200 veuves et 400 orphelins

Le drame fait 200 veuves et 400 orphelins. L’accident est une catastrophe nationale et internationale, puisque les victimes proviennent de 12 pays, majoritairement des Italiens. "L’homme n’avait aucune valeur. C’était le charbon, il avait plus de valeur que nous, plus de valeur que l’homme."

Sergio fait partie de ces mineurs qui sont passés de maison en maison pour annoncer les décès. Pas une famille n’a été épargnée.

Publié le 08 août 2016 RTL Info

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Pénestin. À la découverte de la plage de la mine d’or

Publié le par REVEL Stephane

Par Ouest-France

Chaque vendredi, Frédéric Brettier, chargé du patrimoine à Pénestin, présente l’histoire de la plage de la mine d’or à travers le prisme géologique.

Si beaucoup de gens s’y retrouvent pour profiter du soleil et de la mer, en famille ou entre amis, ils sont moins nombreux à connaître sa valeur patrimoniale. La plage de la mine d’or est un site géologique classé, unique en Europe. De sa falaise émanent les marqueurs des modifications qu’a connues le littoral sur plusieurs millions d’années.

C’est ainsi que chaque vendredi en période estivale, Frédéric Brettier, géographe de formation et responsable du patrimoine à la mairie de Pénestin, propose une visite de la plage sous cet aspect. Lors de la dernière visite, ils étaient une quarantaine de curieux à y participer.

« La première anecdote porte sur le nom de la plage, commence le géographe. En 1850, deux mineurs ont trouvé ici des paillettes d’or sur la plage, qui venaient en fait de la falaise. »

La ruée vers l’or

À l’époque, c’est l’emballement. Entre 1860 et 1914, Pénestin connaît sa propre ruée vers l’or, mais sans lendemain. Le taux d’or présent dans la falaise est en fait très faible, de l’ordre de 0,05 g/m³ de sable. Peu importe, les plus jeunes participants de la visite sont déjà à l’affût du moindre éclat sur le sol.

Et contrairement à ce que l’on pourrait s’imaginer, la teinte orangée de la falaise n’est pas due à cette présence d’or. « C’est le résultat du contact entre l’eau et le fer contenu dans ces sols, on appelle ce phénomène l’oxydation », explique Frédéric.

Une chaîne de montagne il y a 300 millions d'années

Plus loin, le guide explique comment les différentes strates de sédiments visibles dans la tranche de la falaise témoignent des différentes situations qu’a connues le littoral : « L’élément le plus marquant, c’est la trace d’un fleuve qui se trouvait là il y a 300 000 ans et qui s’étendait sur plusieurs dizaines, voire centaines de mètres de largeur. On a même retrouvé des traces d’activité humaine. »

En remontant encore beaucoup plus loin, il y a 300 millions d’années, ce n’était pas un fleuve mais bien une chaîne de montagnes, plus haute que l’Himalaya, qui se dressait là.

Si personne n’a finalement mis la main sur une paillette d’or, beaucoup se réjouissent, à l’image de Christine, une vacancière habituée du coin : « C’est vraiment intéressant, j’en apprends beaucoup sur un paysage que je côtoie depuis un moment. Et puis la géologie ça me parait ennuyant quand c’est théorique, mais de voir les choses concrètement, ça donne une autre dimension à la chose. »

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