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À la Maison de la mémoire : « Femmes à la mine, portrait au XXe siècle »

Publié le par REVEL Stephane

Vendredi, à la Maison de la mémoire, a eu lieu le vernissage de l'exposition « Femmes à la mine, portrait au XXe siècle ».

 

Une exposition extraordinaire, nostalgique et très émouvante de ces travailleuses à la mine, qui sera visible jusqu'au 30 novembre. Une exposition réalisée par le Centre historique minier de Lewarde, la Maison de la mémoire et le service culturel et centres sociaux de la ville de Liévin. Le ruban a été coupé par Dominique Massin, adjointe au maire, en présence de d'André Dubuc, directeur du Centre historique minier de Lewarde, Jean-Marie Lequint, président de l'Office de la Maison de la Mémoire, Frédéric Talaga, directeur du service culturel et centres sociaux, Guy Dubois, poète patoisant, et de l'association des Gueules Noires et leur président Lucien Laurent ainsi que la chorale La joie de vivre, sous la baguette de Marie-Laurence Hecquet, qui interpréta Les Lampistes et Ça se passait à Liévin.

 

Les « culs à gaillettes »

Basée sur une enquête ethnologique menée sur le rôle et la place de la femme au sein de la société minière du Nord - Pas-de-Calais, cette exposition propose une série de clichés du début du XXe siècle aux années 1960, pris dans le but d'illustrer des documents de communication tels que des cartes postales ou des journaux d'entreprise. Il s'agissait de différentes images de femmes inscrites dans la société minière : image de la femme au travail, au triage, dans les lampisteries etc. La plupart travailleront au triage, protégées de vieux vêtements. Les « culs à gaillettes » (elles s'essuyaient les mains charbonneuses sur leur pantalon) manipulent chaque jour des tonnes de charbon, dans le froid, la chaleur, le bruit et la poussière, sous la surveillance des contremaîtres. Seule coquetterie, la coiffe ou « béguin » qu'elles attachent différemment selon les fosses. À partir des années 1960, la mécanisation du triage et la modernisation des lampisteries écartent les femmes du travail à la mine. Les images sont alors centrées sur les écoles ménagères créées par les Houillères où la jeune fille est préparée à son futur rôle d'épouse et de mère de mineur.

André Dubuc met l'accent sur l'importance de cette exposition : « C'est important aujourd'hui de rendre hommage à la vie des mineurs et particulièrement aux femmes qui ont travaillé dans la mine et sont même descendues au fond jusqu'en 1892. Ensuite la loi l'interdisait. Puis elles ont travaillé au triage et à la lampisterie, ici nous avons exposé quelques photos de ces moments parmi les 500 000 que nous avons dans les archives, les 3/4 des images de la France », précisa-t-il.

Quant à Guy Dubois, il retraça parfaitement le rôle des femmes, mineurs, épouses et mères avec quelques anecdotes pleines d'émotions. L'exposition se déroulera jusqu'au 30 novembre. L'entrée est libre.

 

dimanche 16.10.2011, 05:19  - BERNARD KACZMAREK (CLP)

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