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Albi. André, 81 ans, et 10 km à pied tous les jours

Publié le par REVEL Stephane

«La marche c'est ma drogue !» A 81 ans, André Molinier affiche une forme épatante. Il ne se passe pas un jour sans qu'il avale des km de bitume d'un bon pas : «On m'a trouvé du diabète en 1995. Mon docteur m'a préconisé 3/4 d'heure de marche rapide. J'en fais une ou deux par jour, 10 km au moins. L'été je pars à la fraîche ; lever 6h.»

André est né le 16 août 1931 à Albi et savoure depuis 31 ans une retraite de mineur de fond bien méritée.

L'école ? il était fâché avec. Il est rentré à la mine en 1947, à 16 ans à Cagnac. Le travail était dur : «Dans certaines galeries on travaillait à poil, on ne supportait aucun vêtement avec la chaleur et la poussière. Dans d'autres on travaillait dans l'eau à cause des infiltrations.» André parle de

«bons moments» et de pénibles aussi, «quand après un éboulement il fallait sortir les camarades.» Hormis la marche et acheter le pain, une autre tâche quotidienne incombe à ce discret et dynamique retraité : ouvrir le foyer des mineurs retraités du Breuil, au bout de sa rue, au 39 avenue du Breuil. Club qu'il préside depuis 4 ans, ouvert à tous, mineurs ou non : «Si on n'acceptait que les mineurs, on aurait fermé depuis longtemps ! Nous ne sommes qu'une quinzaine sur les 75 adhérents, on se raréfie.» Comme dans un club des aînés, on y joue au rami et à la belote, «on fait des goûters, on offre le café et on organise un repas par an. C'est convivial, les veuves s'y retrouvent.»

Un club né en 1991

Les seuls interdits, et là-dessus André est intraitable : «Fumer et parler politique ou religion !» L'octogénaire est attaché à ce club né en 1991 : «En 2004, on s'est battu pour le garder. Les Houillères qui étaient propriétaires ont vendu à Néolia ; nous voulions rester. J'ai plaidé notre cause auprès de Néolia et de la mairie, car nous faisions du social. La ville nous proposait un créneau à la maison de quartier ; ce n'était pas suffisant, car on ouvre du lundi au samedi, de 13h30 à 18h30 toute l'année. Finalement on est resté.» André et son épouse Raymonde se plaisent au Breuil. Le seul bémol : la circulation qui s'est intensifiée depuis la fermeture du PN 123. «Sinon, ici on est à la campagne tout en étant en ville. Que vouloir de plus ?»

 

Publié le 25/10/2012 La Depeche

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