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Au temps de la mine,le pont de La Royale

Publié le par REVEL Stephane

Construit sur le Gardon
en 1830, ce pont était avant tout un ouvrage industriel servant à la fois les mines de Rochebelle et les fonderies de Tamaris. C'était un pont suspendu. Sa structure métallique reposant sur des piliers de pierre, comportait deux niveaux. Celui de la partie supérieure était équipé de deux voies étroites où circulaient des wagonnets de charbon en provenance de la mine de Rochebelle et destiné, à l'origine, aux fonderies. Le tablier était réservé à la circulation et permettait aux usagers, piétons, cyclistes et automobilistes, d'aller de La Royale à Tamaris et vice-versa. Robert Gardies, ancien mineur au puits de Fontanes puis de Destival raconte: «
Les wagonnets étaient tractés par un cable sans fin, entraîné par une machine électrique. A l'aller, ils

étaient chargés de charbon. Après avoir traversé le Gardon, ils arrivaient au culbuteur qui se trouvait, en bout du pont, sous Destival. Une fois vidés, ils tournaient sur place et repartaient vers Rochebelle.» Ce système d'évacuation du charbon ne fonctionnait que le jour. La nuit, c'était l'équipe d'entretien qui s'occupait des installations pour en assurer le bon fonctionnement.
«A la réception du charbon, poursuit Robert,
se trouvait une bande transporteuse qui l'acheminait vers le criblage situé tout à côté.» La partie inférieure
ouverte à la circulation permettait d'aller à Tamaris, au Soulier, à La Grand-Combe par La Blaquière. Les mineurs habitant le quartier de la Royale et Cendras l'empruntaient pour aller travailler au puits de Fontanes ou à celui de Destival.
«En sortant de leur travail, précise Robert,
les mineurs se rendaient au lavabo qui se trouvait près de la sortie du pont. Le bâtiment existe encore de nos jours. Tout à côté et à une vingtaine de mètres, sur la doite, il y avait le 'Café de la Terrasse' tenu par M. Planque successeur de M. Mazoyer. Figure pittoresque du quartier, Marie Laynaud. Elle vendait des mottes de charbon qu'elle charriait dans sa brouette!» Le pont, devait s'effondrer, lors d'une violente crue du Gardon, le 10 novembre 1976. A ce sujet Robert Raconte: «
Le dernier à avoir franchi le pont en voiture, ce jour-là, fut M. Darteyre, ingénieur aux HBC.Il affirmait avoir ressenti une forte vibration alors qu'il franchissait la rivière.» Le pont a été immortalisé par Costa-Gavras qui, en 1966 y a tourné des séquences de son film '
Un homme de trop'. «Je me souviens bien du tournage, rappelle Robert
. Il y avait beaucoup de camions bâchés et des caméras, partout, sur le pont.» Remplacé par une passerelle, sous la municipalité de Roger Roucaute, il ne reste plus de l'ouvrage original que l'entrée monumentale du côté de La Royale.
Roger ROUX
Le pont de La Royale dit aussi pont de Tamaris, en 1909. Il n'en reste plus que l'entrée monumentale. Le pont a été immortalisé par le film de Costa Gavras Un homme de trop, tourné en 1966

Roger ROUX

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