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Ils ont connu et racontent les Sainte-Barbe d’antan

Publié le par REVEL Stephane

Alors que se déroule ce dimanche le repas de Sainte-Barbe organisé par le Musée de la Mine, du chemins de fer, de la verrerie, retour sur quelques Sainte-Barbe d'antan.

Alors que se déroule ce dimanche le repas de Sainte-Barbe organisé par le musée de la Mine, du chemin de fer et de la verrerie, retour sur quelques Sainte-Barbe d’antan à travers les témoignages de ceux qui les ont vécues.

La Sainte-Barbe des cadres de la mine, témoignage de Roger Lenet

« Tous les ans ils faisaient la Sainte-Barbe, il n’y avait que les cadres qui y allaient, avec le directeur, tout ça… Les mineurs la faisaient chez eux comme ça mais ils n’avaient pas droit au banquet. Le curé de la Garenne ? Bien sûr que oui, le curé y était. Il chantait, il paraît. Il chantait « Alouette, gentille alouette », c’est mon beau-père qui me racontait ça. Il y avait un joli banquet, il se faisait au Curier. Il y avait une salle derrière qui était faite exprès pour ça, c’était une salle de la mine… C’était un restaurant d’Épinac qui y faisait, Monsieur Lanier, c’est marqué dessus le menu, c’est lui qui faisait le repas. Il n’y avait que des ingénieurs et des chefs quoi, les chefs mineurs tout ça c’était les cadres, les ouvriers eux n’y allaient pas… »

La Sainte-Barbe prend son homme, témoignage de Dolly Moingeon

« On aimait notre curé, on n’était pas curé mais c’était un bon vieux curé pour là. Il nous appelait : « Ch’tite peute. Tu vas venir au catéchisme, hein, ch’tite peute. » Ça voulait dire vilaine, ch’tite vilaine, il causait en patois, comme les mineurs. Il s’était mis à la page ! C’était un curé qui convenait pour nous. On n’était tous pas croyants, pas pratiquants, on allait à la messe pour la Sainte-Barbe parce qu’on avait droit à une brioche en sortant… Il y avait aussi la fanfare qui rentrait et qui jouait à l’église. Là c’était plein, croyants, non croyants. On était contents, et puis ce n’était pas une messe, c’était une fête, presque, pour nous… La fête de la Sainte-Barbe c’était l’emblème du mineur, parce qu’on disait dans le temps, et ça je l’ai tout le temps entendu dire, « A la Sainte-Barbe la mine prend son homme ». Ça veut dire qu’à la Sainte-Barbe, il y avait un tué à la mine, ou un coup de grisou, avant ou après. Croyance ou non croyance, on avait peur ! Oui, elle prend son homme la Sainte-Barbe. »

Les escargots, témoignage d‘Yvonne Combaret

Pour la Sainte-Barbe, chez nous dans le café, alors là ! On mangeait des escargots, oh, là, là, là qu’est ce qui pouvait se manger comme escargots. Ma mère elle en faisait venir de Nolay par douzaines… Ah les escargots ! Il faut que je vous dise que pour la Sainte-Barbe, les mineurs avaient droit à une prime. Ceux qui n’avaient pas 21 ans, ils avaient 40 sous, 2 francs, c’étaient les bénéfices, voilà. Les autres, plus âgés, ils avaient plus de bénéfices ; ils passaient tout dans les escargots, vous pouvez être tranquille, tellement qu’il s’en mangeait !

 

Epinac

 

Le 02/12/2012 à 05:00 par Chantal Pitelet (CLP) avec Évelyne Gaudin

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