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La galerie du ruisseau des Ayes

Publié le par REVEL Stephane

Nous voici parti ce jour pour explorer plus complètement le niveau 6 de La Motte d'Aveillans.

La galerie qui sort à ce niveau est aussi connu sous le nom de galerie du ruisseau des Ayes.

Nous nous garons au dessus des dernières maisons c'est à dire au niveau 5 de La Motte d'Aveillans.

Âpres nous être équipées nous redescendons le long de la route jusqu'au niveau de la première maison.

Celle-ci se trouve à la même altitude que la sortie de la galerie on peut donc légitimement penser que nous sommes en face de l'ancienne recette de la mine.

En témoigne la zone plane devant la maison qui devait certainement servir pour le stockage du charbon et des berlines de mines.

Au vu de l'altitude cette galerie doit être très ancienne donc la traction des berlines devaient se faire au moyen de chevaux.

Il faut savoir que contrairement aux mines de Lorraine et du Nord ici les chevaux ne restaient pas dans la mine mais sortaient tous les jours après le travail.

Nous continuons donc de descendre le long de la route pour arriver au niveau de la maison qui se trouve dans le virage.

De la nous bifurquons pour remonter le long du ruisseau en effet on ne peut plus acceder à la galerie depuis la maison celle-ci étant privée aujourd'hui.

Donc nous remontons le ruisseau puis nous remarquons sur notre gauche la trace de l'ancienne voie étroite servant aux berlines de charbon, un peu au dessus sur notre droite nous remarquons de l'eau rougatre, signe evident d'une ancienne galerie de mine.

Nous arrivons devant celle-ci est fermé avec une date inscrite dans le ciment 1999 ce qui correspond à la date de fermeture.

Par contre nous ne trouverons aucune date sur la pierre faitière pouvant nous indiquer de quand date cette galerie, par contre on peut remarquer que celle-ci devait être importante en effet on a pris la peine de la maçonnée en pierre de taille.

Ce que l'on peut dire c'est qu'aucune galerie des niveaux supérieur que nous avons pu retrouvée non fait l'objet d'une telle attention signe d'une évolution dans la manière d'extraire le charbon.

On peut émettre une hypothèse que nous avons en face de nous le signe d'une certaine industrialisation de l'exploitation mettant fin à l'exploitation par des mineurs paysans, même si ceux-ci ont continuait à exister sous la forme de travailleurs paysans.

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Sylvain POST 20/01/2010 09:16



Difficile d’être plus catégorique que Louis Simonin, l'auteur le plus cité et le plus repris de la littérature minière, lorsqu’il affirme en 1867, dans «La vie souterraine»,
«qu’une fois entrés dans la mine les chevaux n’en sortent plus ». Que « Germinal », dix-huit ans plus tard, décrive une mine se refermant sur les chevaux comme un tombeau n’a
donc rien de choquant. Que l’opinion, aujourd’hui encore, soit presque unanime à penser que ces animaux ne revoyaient jamais le jour et qu’ils mouraient aveugles est beaucoup plus surprenant.
Aussi peut-on se demander d’où vient cette croyance qui ne prend pas en compte l’introduction, vers 1920, de cages assez grandes pour accueillir un cheval. Et d’oublier qu’en 1936, les chevaux de
mine obtiennent deux semaines de pâture, lorsque le mineur a droit à ses premiers congés payés.


Ainsi, au siècle dernier, dans les mines de charbon du Nord-Pas-de-Calais, les chevaux remontaient toutes les trois semaines ou tous les six mois, selon le cas. Les compagnies minières avaient
intérêt à ce que ces "moteurs animés"  fussent au meilleur de leur forme. D'où les règlements sur le respect des rations journalières, les remontes périodiques et la
répression des mauvais traitements.


En Lorraine, les chevaux des houillères voyaient également le jour régulièrement, tandis que l'entrée et la sortie des chevaux étaient quotidiennes dans la plupart des sites à flanc de
côteau des mines de fer.


Je réagis en tant qu'auteur du livre intitulé  «Les chevaux de mine retrouvés», ouvrage complet sur l'utilisation de la traction animale pour le transport souterrain du charbon
en France et dans les mines de la Sarre. Sans oublier les mulets du Gard et les ânes de l'Aveyron, compagnons traditionnels des "Gueules noires", là où la machine à vapeur ne pouvait
pas aller, là où l'électrification, économiquement, ne se justifiait pas.


 


Sylvain POST


Journaliste honoraire et auteur



Sylvain POST, journaliste honoraire, auteur 19/01/2010 09:01