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Le terril 36 de l'avenue Guillon belvédère noeuxois depuis 30 ans

Publié le par REVEL Stephane

Qui s'en souvient ? C'est en 1982 que le terril de l'avenue Guillon a commencé à être aménagé pour les loisirs. Un peu éclipsée par sa voisine recouverte par les pistes de ski, cette montagne de charbon conique reste un belvédère très prisé par les randonneurs.

Le circuit urbain proposé par l'office de tourisme passe à ses pieds mais les marcheurs souhaitant boucler un tour de ville en une heure et demie ne prennent pas toujours le temps de l'escalader. En revanche, les Noeuxois sortant pour une promenade digestive qui ne reculent pas devant le raidillon et les marches accédant au sommet sont récompensés de leur effort musculaire. Culminant à 65 mètres, ce sommet noeuxois offre un beau panorama sur les collines d'Artois et sur la chaîne des terrils, et notamment sur les terrils jumeaux du 11/9 de Loos-en-Gohelle. Du moins, quand l'horizon est dégagé. Le terril 36 de Noeux-les-les-Mines est classé ZNIEF, autrement dit zone d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Comme celui de Labourse dont on connaît sans doute le parcours santé.

Siège de la MJC et du musée de la mine installé dans l'ancien centre d'apprentissage des galibots, l'avenue Guillon est une zone de loisirs depuis belle lurette. À la grande époque des mines, déjà, un stade-vélodrome y avait été aménagé. C''était en 1923. La piste du vélodrome a disparu au profit des tribunes du stade Camille-Tisserand construites en 1948. La première piscine noeuxoise avait également été implantée avenue Guillon par la compagnie des mines de Noeux - Vicoigne dans les années vingt.

Du belvédère, on a une vue imprenable sur la cité-jardin aux noms de fleurs (rues des Roses, des Coquelicots, des Jonquilles) où les ouvriers mineurs voisinaient avec les chefs porions.

C'est surtout des exemples de reconversions, de réhabilitations, enfin de symboles de l'après-mine que l'office de tourisme souhaite montrer au fil de son circuit urbain. Le parcours débute au stade de glisse, avec ses pistes de ski aménagées sur un terril. Puis, après un coup d'oeil sur les corons de la rue Moussy réhabilités dans les années soixante-dix, le marcheur découvre dans le quartier Sainte-Barbe l'ancien mess des cadres des mines transformé en restaurant. Un peu plus loin, les « Grands Bureaux », qui datent de 1873 et étaient le centre administratif de la compagnie Vicoigne-Noeux-Drocourt, ont connu une requalification précoce en abritant en 1966 le premier magasin Leroy Merlin. La boucle emprunte l'avenue Guillon puis, au bout de la rue de Boulogne, passe au pied des anciens bâtiments de la fosse 3 avant de longer le lac aménagé à la place d'un terril plat et de remonter vers la piste de ski.

Si l'on connaît bien la ville, il ne faut pas se priver d'y apporter ses propres aménagements en incluant l'ascension du terril 36. • 

 

La Voix Du Nord Publié le 09/08/2012

 

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