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Mémoires et cultures, 20 années sur les traces de la mine

Publié le par REVEL Stephane

L'association, présidée par Marcel Barrois, figure syndicale des mineurs, souffle cette année ses 20 bougies. L'occasion de revenir, à travers une exposition, sur les nombreuses actions et manifestations qu'elle a menées au fil des ans.




Émanation de l'association mai-juin 41, Mémoires et Cultures s'attelle, depuis 20 ans, à transmettre l'histoire de la mine et, notamment, à rappeler le rôle des populations minières dans les grands mouvements démocratiques et sociaux de la région. Un engagement qui a d'ailleurs payé avec l'obtention, en 2001, de la reconnaissance, par l'État, du caractère patriotique et non revendicatif de ces grèves de 1941 qui ont marqué le début de la Résistance. « Cela a permis aux 1 400 camarades arrêtés, déportés et fusillés à cette époque de ne pas tomber dans l'oubli et d'entrer dans les livres d'histoire », souligne Serge Barrois, secrétaire de la Maison syndicale qui abrite l'asso. Cet anniversaire est donc l'occasion de revenir sur les nombreuses manifestations organisées, au fil des ans, par l'équipe de bénévoles : la mise en place de clubs patrimoine, destinés à sensibiliser les scolaires sur l'épopée du charbon, les rencontres-débats, les concerts. Et surtout les multiples expositions qui, mises bout à bout, retracent plus d'un siècle d'histoire du bassin minier, des premières luttes à la rénovation de la Maison syndicale, classée à l'inventaire des monuments historiques, en passant par la catastrophe de Courrières et les grandes avancées sociales d'après-guerre.
Le fruit de recherches historiques poussées, enrichi de précieux documents. Car la Maison syndicale dispose d'archives exceptionnelles, en particulier du journal hebdomadaire La Tribune de la région minière. Un trésor qui, au grand regret de Marcel Barrois, le président de Mémoires et Cultures, est rongé par l'humidité, faute d'aide des collectivités. « Nous demandons, depuis des dizaines d'années, leur mise en valeur et leur ouverture au service de la recherche historique et culturelle, sans recevoir de réponse », regrette-t-il.w

 


CÉLINE DEBETTE La voix du nord le jeudi 17 novembre 2011

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