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Mine : Variscan va chercher du cuivre en Bretagne dès cette année

Publié le par REVEL Stephane

L'entreprise, fondée par d'anciens géologues du BRGM avec des capitaux australiens, croit l'exploitation de minéraux rentable à nouveau dans l'Hexagone. Elle espère démarrer rapidement l'exploration d'un premier site.

2013 devrait être la relance de la mine en France. Tout au moins celle de l'exploration minière puisque une entreprise française prévoit de démarrer plusieurs chantiers rapidement. « Si tout se passe bien, la première exploration devrait débuter dans quelques semaines, probablement en Bretagne », espère Michel Bonnemaison, directeur général de Variscan.

Cette entreprise de quelques ingénieurs a été fondée par d'anciens géologues du BRGM voilà deux ans avec des capitaux australiens. Ils estiment que la hausse des cours des matières premières et une révision des inventaires géologiques rendent la mine à nouveau rentable en France, 30 ans après le déclin de l'activité dans l'Hexagone. Il ne reste plus en France que quelques exploitations dans le sel ou la bauxite.

L'entreprise a déposé dix demandes de permis d'exploration dans le but de trouver les métaux stratégique comme le cuivre, le zinc, l'or, le germanium, etc. Quatre sont déjà à un état avancé.

A Tennie dans la Sarthe , sur un site de 205 km2, un gisement volcanique contiendrait du cuivre, du plomb mais aussi du zinc ou des minerais annexes comme le germanium utilisé dans le secteur de l'électronique et des énergies vertes. « Au cours actuel, le seul cuivre permettrait de rentabiliser l'opération », estime Patrick Lebret,

Une opération similaire a été entreprise à Merleac dans les côtes d'Armor où le projet s'étend sur le double de la superficie. Ces deux dossiers devraient être signés par le ministère du Redressement productif dans les semaines à venir.

Une autre demande se situe entre Nantes et Rennes sur l'ancienne mine d'étain d'Abbaretz où les géologues convoitent une nouvelle lame d'étain et de tungstène. Un quatrième dossier est plus délicat, il s'agit d'une vieille mine d'or à Saint-Pierre-Montlimart dans la même région. La préfecture souhaiterait que les futurs exploitants assument le passif environnemental du site.

300 à 500 millions d'investissement par projet

L'entreprise prévoit pour chaque site 5 ans d'exploration et 10 à 12 millions d'euros d'investissements. Outre des mesures par avion, l'opération implique des forages. En cas de succès, il faudra alors convaincre des investisseurs de consacrer de 300 à 500 millions d'euros pour exploiter le gisement. Chaque mine emploierait 150 à 200 personnes.

« Selon les statistiques mondiales, il faut 10 explorations pour trouver un gisement. Nous misons nous sur une probabilité de 30 %, le jeu en vaut la chandelle », estime Michel Bonnemaison. Ce dernier s'avoue surpris de l'accueil plus positif que prévu des populations locales. « Nous avons anticipé les tendances qui devraient influencer la révision du code minier. Nous consultons par exemple le public alors que le droit actuel ne l'exige pas », justifie un autre fondateur, Jack Testard. Pour éviter toute contestation, Variscan promet de développer des mines souterraines.

MATHIEU QUIRET

Les Echos

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