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Patrimoine : quel avenir pour la mine de Montbelleux ? - Luitré

Publié le par REVEL Stephane

Des élus, des historiens, des voisins et des passionnés ont entrepris l'année dernière de se constituer en association pour évoquer le devenir de la mine de Montbelleux. Jean Hérisset est le président de cette structure nommée « Mémoire de la mine de Montbelleux : MMM ».

L'idée première retenue étant une sauvegarde des lieux et de faire vivre le site au même titre que les Landes de Jaunouse de Billé, le Saut Roland de Dompierre ou la Granjagoul de Parcé. Mais, sur le plan de la sécurité, les kilomètres de galerie d'une mine désaffectée de tungstène et d'étain sont bien plus dangereux que le patrimoine oral ou les Landes de Jaunouse. D'ailleurs, pour des raisons de sécurité, le site est interdit d'accès à tout public.

« Tout doit disparaître »

La Direction régionale de l'environnement, de l'Aménagement et du Logement (Dreal) a rapidement mis les points sur les « i ». « Leur avis est sans appel, a évoqué Jean Hérisset, on rase tout. Point à la ligne. Tout doit disparaître ». Les membres de la MMM vont tout faire et rapidement pour tenter la sauvegarde de ce lieu si chargé d'histoire : « Les décisions sont prises : nous devons donc mener une opération coup-de-poing et rapidement ! On va ramer à contre-courant. »

Maria Simon, Marie-France Connault ou Alain Planchet partagent ce point de vue : « L'ampleur et l'intérêt du site en valent la peine, il y a des lieux et du matériel à faire valoir. » Une aubaine sourit à l'association : « La journée nationale du patrimoine rural, fixée le 19 juin, aura pour thème le patrimoine caché : ça ne peut pas tomber mieux. » L'ouverture du site au public s'imposerait pour cette journée-là. L'association bénéfice de l'entier soutien de M. Rosso, Direceur Général des mines de Montbelleux. Et Michel Balluais, le maire, emboîte le pas à toutes ces volontés.

Un parrain ? Une marraine ?

La mine doit « parler » avant qu'il ne soit trop tard. « Elle ne doit pas rester amnésique, souligne Jean Hérisset. Il faut tout récolter pendant que c'est encore possible : les témoignages, les photos, les documents pour compléter les expositions déjà réalisées. »

Toutes les forces vives des environs vont y participer : la Granjagoul, les anciens salariés, les voisins. Trouver un parrain ou une marraine à cette action de sauvetage serait également une bonne idée, selon les membres de l'association.

 

Ouest France jeudi 03 mars 2011

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