Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ecomusée des Mines de fer de Lorraine à Aumetz

Publié le par REVEL Stephane

Trente ans après la fermeture définitive de l’exploitation du puits de Bassompierre, la mine de fer d’Aumetz est devenue un écomusée dédié à la mémoire ouvrière des 35 000 mineurs du bassin ferrifère lorrain.

Au point d’attente de la cage, au pied du chevalement de la mine, un petit escalier s’enfonce dans le sol. Cinq mètres plus bas, il mène à un tunnel qui reliait directement les vestiaires et la célèbre salle des pendus au quai d’embarquement, direction le fond. Les outils ont à nouveau été accrochés. Le « baromètre des accidents » s’affiche au mur. Quatre coups de sonnerie réglementaires, le panneau « permissif » s’allume. Les hommes sont prêts à descendre 160 mètres plus bas. Une quinzaine de mineurs pouvait remonter ensemble des entrailles de la Terre. Ils se connaissaient tous. Ils discutaient. C’est cette aventure humaine et technique hors norme qui est racontée aux visiteurs d’Aumetz.

Le petit groupe de passionnés qui gère le site a dernièrement réalisé un travail remarquable en dégageant une partie du puits et en réaménageant le quai d’embarquement des mineurs avant la descente au fond. Ils ont pour cela « foncer » pendant plusieurs mois le puits de mine qui avait été comblé jusqu’à la surface après le démantèlement du site en 1984. Dix tonnes de gravats ont été extraites à la pelle et remontées au seau pour dégager le puits jusqu’au niveau du quai d’embarquement des hommes, soit une hauteur de 5 mètres pour un diamètre de 6,50 mètres. Une fois ce dur labeur accompli, les bénévoles ont remis en état et à l’identique les équipements électriques dans la galerie, le quai et le puits.

Après la découverte du chevalement, de l’impressionnante machine d’extraction, de la forge et des énormes compresseurs, les touristes peuvent désormais s’arrêter au pied de la cage, à cet endroit où l’on bavardait autrefois, pour s’imprégner de l’ambiance qui régnait dans cette partie de l’exploitation, quand les hommes attendaient le skip pour descendre au fond, mais aussi quand ils débarquaient une fois leur poste terminé. Les mineurs ont emprunté ce quai à partir de 1964. Ils évitaient ainsi d’attendre dehors, par n’importe quel temps.

Le 05/05/13

Commenter cet article